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Ecole alternative ou pas ?

Posté : dimanche 1 mars 2020 à 19:36
par Tarkan
Bonjour à tous,

Je ne sais pas trop quoi penser de la situation et j'ai besoin d'un avis de parents qui ont vécu la scolarité de leur enfant TSA.
Notre fils a fait sa rentrée en petite section de maternelle cette année dans une petite école de village, avec une maitresse qui est aussi la directrice. Elle est en pré retraite. Nous sommes avec un Sessad cette année et Léon a une AVS. Cela devait être des conditions de rêve pour démarrer son année à l'école en terme d'accompagnement. Mais voilà que cette dernière malgré le diagnostic ne prend pas en compte les aménagements prévus pour Léon (pictogrammes, moment de pose pour décompresser, gestion des temps d'attente, elle bride l'avs et s'en sert comme Atsem, elle le punit et lui crie dessus quand il a un comportement inadapté. Ce qui ne sert à rien. Elle a repoussé l'intervention du Sessad qui avait peur de la braquer encore plus. Léon n'est scolarisé que le matin et décompense à la maison de sa matinée. Il aime tout de même l'école. Je me pose des questions pour l'année prochaine car il doit avoir la même maitresse. J'ai envi de tenter une école alternative Montessori ou Steiner ? Avez vous tester une école de ce type pour vos enfants ? je suis une ancienne élève Steiner et j'adore cette pédagogie mais est ce vraiment adapté à nos enfants TSA? Doit on les laisser dans l'école public qui se veut inclusive dans les fait ? Qu'en pensez vous?

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : dimanche 1 mars 2020 à 20:27
par hazufel
Ce n’est pas le modèle de l’école qui sera important, mais bien la bienveillance et l’accompagnement des enseignants.
Montessori a des côtés bénéfiques parce qu’ils expérimentent beaucoup, ce qui est préférable aux apprentissages chez les personnes autistes, MAIS ils favorisent énormément l’autonomie, qui est très compliqué pour les autistes.
Mes fils ont été en Montessori en cp et CE1 après avoir été en grande détresse en maternelle publique avec des instits très peu bienveillantes.
L’année de cp a été la moins pire car ils avaient tous deux des instits très prévenantes, qui ont accompagné leurs différences et les ont beaucoup accompagné notamment pour structurer leurs journées et les aider dans les consignes. Mais elles sont parties en fin d’année et après les instits de CE1 ne suivaient pas les PPS.
Depuis le début du CE2 ils sont scolarisés par le cned, ont maintenant un niveau très bon, sont de nouveau joyeux, et sont très accompagnés dans leurs apprentissages (ils sont TSA / dyspraxiques / dysgraphiques).
Pour Steiner, l’idéologie est plus que controversée, mais la structure en elle même n’est pas plus adaptée aux TSA qu’une autre.
À noter également que depuis plusieurs années beaucoup d’enfants non gérés en public atterrissent dans ces écoles.
Soit des enfants avec troubles et suivis, mais aussi des enfants avec troubles sans suivis et aussi beaucoup d’enfants à problèmes de comportement, par manque d’éducation.
C’est loin d’être un contexte bienveillant pour des enfants avec des difficultés sociales.

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : dimanche 1 mars 2020 à 22:39
par Antigone
Les deux pédagogies sont très intéressantes, et elles peuvent avoir de nombreux effets positifs sur les enfants. Les théories sont remarquables. Je ne sais pas si elles sont adaptées à votre fils, car je ne le connais pas assez mais il pourrait s'y épanouir. En effet, les classes montessori ont des effectifs assez petits donc on peut espérer un cadre plus serein. En général (vu le prix que les parents paient) l'environnement de la classe est agréable, silencieux, lumineux enfin loin de certaines classes mal isolées, mal équipées.... Le principe de l'autonomie est surtout acquis par le "apprend moi à faire seul", c'est à dire pas d'enseignement "magistral" en groupe, un travail très individualisé, les élèves avancent à leur rythme... d'autant plus qu'il n'y a pas de carnet de suivi ou de compte à rendre sur des évaluations (ce qui peut avoir un effet pervers, cela dit)

Par contre, le problème c'est que ces écoles ne sont sous aucun contrôle. C'est à dire que les formateurs y font ce qu'il veulent (exemple de dérapage grave avec une directrice accusée de maltraitance à l'école montessori de Grenoble). Ils ne rendent de compte à personne et il n'y aura plus d'AVS ou de suivi "spécial" pour lui.
Je rejoins Hazufel sur la question de la bienveillance des enseignants... il faut savoir que pour être formateur Montessori il n'est pas exigé de connaissances particulières en pédagogie et en ^sychologie (je m'étais renseignée avant de devenir instit dans le public) : il faut juste... PAYER. Très cher. La formation revient à 2500 euros je crois. Evidemment personne ne sera "recalé" après avoir payé un tel prix. Cela veut dire qu'il pourra y avoir des formatrices compétentes et passionnées... et les autres. C'est vraiment à vérifier avant d'envisager ce type d'école (le parcours, la bienveillance des formatrices)
hazufel a écrit : À noter également que depuis plusieurs années beaucoup d’enfants non gérés en public atterrissent dans ces écoles.
Soit des enfants avec troubles et suivis, mais aussi des enfants avec troubles sans suivis et aussi beaucoup d’enfants à problèmes de comportement, par manque d’éducation. C’est loin d’être un contexte bienveillant pour des enfants avec des difficultés sociales.
Là dessus je ne suis pas d'accord. Vu les tarifs des écoles prohibitifs le nombre d'enfants qui atterrissent là "faute de mieux" est très minimes (de toutes façons, le public n'a pas le droit de refuser des enfants. Aucun ne peut être renvoyé). Par contre, c'est un vase clos. Aucune mixité sociale, ou culturelle. Les enfants qui sont scolarisés en montessori sont des enfants issus de classes favorisées, n'ont pas été confrontés à beaucoup de profils différents. Je ne sais pas bien ce qu'il en est de l'inclusion dans ces écoles.

Le dernier argument, et non des moindres, c'est le coût de ces écoles. Je comprends que l'on fasse tous les sacrifices pour le bien être de son enfant. Mais malheureusement certains pourraient en abuser... si vous envisagez l'ecole alternative surtout il faut la visiter de fond en comble et ne pas hésiter à demander des recommandations des personnels, des CV (vous avez le droit, vous achetez un service : ce n'est pas un service public).

Enfin, là aussi je rejoins Hazufel, les écoles Montessori n'ont pas le monopole de la pédagogie montessori (juste le copyright pour utiliser ce nom). Beaucoup d'enseignantes du public (moi la première) y sont venues et l'exploitent. Pas nécessairement dans son intégralité (personnellement, je lui vois aussi des limites et j'apprécie d'explorer d'autres pistes parfois) mais elle est très présente, surtout en maternelle. Peut être qu'avant d'envisager une école alternative, il serait intéressant de se renseigner sur d'autres écoles publiques, ou encore privées (mais sous contrat avec l'état) pour voir comment ça se passe...

Après je crois qu'il faudrait aussi discuter avec cette enseignante. Et l'AVS. L'AVS a une fiche de mission : elle n'a pas le droit de s'occuper d'un autre enfant que votre fils. C'est illégal. Point. Ça ne se discute pas. Pour ce point là vous devriez prendre RDV avc la directrice de l'école, et l'instit. Pour le reste... si je me mets à sa place (j'ai aussi un élève autiste dans ma classe de petite section) c'est très difficile de répondre aux besoins de chacun. Je comprends que vous aimeriez qu'elle suive les recommandations mais elle risque de ne pas y arriver. Je n'y arrive pas. C'est trop demander à une seule personne qui a déjà en charge 25 élèves avec eux aussi des besoins. Par contre la "traduction" des consignes en picto, le fait de l'emmener faire des pauses à l'écart... c'est le rôle de l'AVS. C'est elle/lui qui doivent le faire. Comme vous le dites ce ne sont pas des ATSEM. Je pense que l'urgence, avant d'envisager de le sortir du public, c'est de remettre les choses à plat : qui est le rôle de qui? . Ce ne sera pas marrant, mais ça paiera. Pour ce qui est de crier pour le "discipliner"... :cry: ça me désole. Chez moi c'est mon ATSEM qui le fait "non mais il est mal élevé; il a besoin de limite". C'est de l'éducation. Ce n'est normalement pas votre rôle, mais il ne faut pas hésiter à rappeler (ce support est bien : https://www.bloghoptoys.fr/infographie- ... ees-recues) quelles sont ses difficultés...

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : dimanche 1 mars 2020 à 23:28
par Tarkan
Merci pour vos retours ça fait du bien de pouvoir échanger. Nous sommes à Colmar en Alsace, j’ai regardé toutes les écoles et le privé nous réserve des classes à plus de 30 élèves..avec 600 élèves maternelle/ Primaire.
Notre fils est un enfant qui parle très bien et qui peut suivre une scolarité normale mais qui est très envahi au niveau sensoriel, des soucis de compréhension des
Consignes, une matinée d ecole lui coûte beaucoup. Mais je me suis bagarrée pour qu il est une AVS présente 12h, une prise en charge avec le sessad et on a fait l’ESS avec tous les aménagements.
Notre psychologue libérale était présente le jour de la rentrée pour former l avs et lui fournir les picto, la maîtresse avait une demi journée de formation organisé par le sessad avec les ecoles de la région, c est la seule ne pas avoir assisté à cette formation.
On ne demande même pas à la maîtresse d intervenir mais de laisser l’avs jouer son rôle!! Il prend beaucoup sur lui à l ecole et decompense à la maison. Aucune discussion possible. Notre fils n est pas encore propre et quand l avs n est pas là personne ne le change et il se fait disputer parce qu il fait dans sa couche....alors oui je suis prête aujourd’hui à aller dans une école alternative pour qu il bénéficie d’un peu plus de bienveillance. Je suis la première à dire qu’on en demande beaucoup aux enseignants sans les moyens nécessaires. Mais quand les aides sont là..... et qu’on fait du dressage en prétextant qu on a l expérience de l enseignement et que se sont les enfants qui en pâtissent, je ne comprends pas..

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : lundi 2 mars 2020 à 6:10
par hazufel
Mes fils ont aussi eu un excellent niveau de vocabulaire très petits, et n’ont jamais eu aucune difficulté de compréhension dans les apprentissages, ils ont un très bon niveau, mais ils ont besoin d’aménagements pour le sensoriel, les interactions, la formulation des consignes, de guidance pour l’attention et la gestion des émotions / de la frustration / l’estime de soi.
Ce n’est possible pour nous qu’avec l’école à domicile par le Cned dont le niveau est considéré comme très bon.

Pour la mixité sociale Antigone a raison (même s’il y a de nombreuses origines dans ces écoles) mais pour les enfants rejetés du public, il y en a vraiment pas mal et le niveau social des parents n’est absolument pas corrélé au niveau d’éducation qu’ils peuvent donner à leurs enfants.
Là je parle des enfants rejetés du public suite à des problèmes de comportement dus à l’éducation.
Rejetés n’est pas pour moi ici synonyme d’exclus de l’école, mais aux parents qui on aura fait des remarques de comportement au sujet de leur enfant et qui décident de partir de l’école.
Dans les écoles privées HC, les parents deviennent clients, la relation peut être donc très différente...
Il y a aussi d’autres types de rejets, et mes enfants faisaient partie de ce lot. Ceux qui ont des troubles et qui ne peuvent suivre dans le scolaire, faute d’accompagnement spécifique, et/ou faute de volonté des instits.
Il y a dans le public des instits très impliqués et bienveillants, comme il y en a des très éloignés de leur pédagogie en Montessori.
Ils prônent un accompagnement individualisé or la réalité est souvent que l’enfant doit coller à leur mode de fonctionnement, ce qui n’est pas franchement possible pour une personne autiste sans cadre, reformulation, aide au démarrage, emploi du temps fixe.

Mon médecin, la psychiatre qui a diagnostiqué mes fils et enfin, la sous directrice de l’école elle même, ont indiqué également le problème que devient les effectifs de ces écoles (en terme d’enfants difficiles à gérer pour des raisons comportementales, non issues de troubles particuliers).

Pour les classes silencieuses, si c’est mieux qu’en public où les enfants sont malheureusement trop nombreux, la douce anarchie des classes Montessori fait qu’elles sont quand même relativement bruyantes surtout lorsqu’il y a deux perturbateurs.
Dans l’école ou était mes fils, il y en avait dans toutes les classes.
De plus, comme la demande est grande pour ces écoles, les effectifs par classe augmentent.

Une chose importante aussi, les écoles Montessori sont privées hors contrat, il est bien moins simple d’y avoir une avs même si ça reste possible.

Et enfin, la pédagogie Montessori est très intéressante en elle même comme le souligne Antigone, mais elle doit être adaptée à l’enfant TSA, car faire tout seul peut juste être impossible parfois.
Et nombre d’écoles n’ont que le nom et le tarif Montessori, alors que des classes dans le public appliquent les principes fondamentaux de Montessori dans leurs apprentissages.
Mais encore une fois, c’est la bienveillance de l’équipe qui est à rechercher.

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : lundi 2 mars 2020 à 10:55
par Antigone
hazufel a écrit :Pour les classes silencieuses, si c’est mieux qu’en public où les enfants sont malheureusement trop nombreux, la douce anarchie des classes Montessori fait qu’elles sont quand même relativement bruyantes surtout lorsqu’il y a deux perturbateurs.
Je pense en effet que la méthode montessori mal comprise et mal appliquée peut avoir des effets pervers. Avant de se tourner vers ces écoles, il faut s'assurer que la méthode Montessori est vraiment correctement mise en oeuvre. Si vous ne l'avez pas encore fait, lisez les livres de Céline Alvarez sur le sujet (le second pourrait vous être utile). Normalement Montessori ce n'est pas du tout laissez l'enfant faire ce qu'il veut quand il veut. Au contraire. Elle insiste particulièrement sur la nécessité de faire travailler les enfants à surmonter les obstacles, à respecter les règles, à ne pas papilloner d'une activité à l'autre... Or non, sa liberté est uniquement celle des apprentissages et de la vitesse des apprentissages. Certainement pas de le laisser crier, sauter, mettre le bazar sans ranger...Le rôle du formateur est crucial pour observer, guider et aller sans cesse au devant des besoins de l'enfant (= faire évoluer ses apprentissages à son rythme pour qu'il ne s'ennuie pas ou qu'il ne se sente pas en échec). Malheureusement, pour des raisons de facilités certains s'arrêtent à "laisser l'enfant autonome = le laisser faire ce qu'il veut". Il règne alors dans ces classes une ambiance de halte-garderie mal gérée... et les enfants en souffrent.
hazufel a écrit : à je parle des enfants rejetés du public suite à des problèmes de comportement dus à l’éducation.
Rejetés n’est pas pour moi ici synonyme d’exclus de l’école, mais aux parents qui on aura fait des remarques de comportement au sujet de leur enfant et qui décident de partir de l’école.
Ah oui... oui je suppose que ça peut être une dérive. On disait aussi beaucoup cela du privé pendant un temps. Je ne sais pas quel est le pourcentage de ces enfants...mais pour l'avoir expérimenté il suffit de deux élèves "perturbateurs" pour bousiller toute la classe.
Tarkan a écrit : Notre fils n est pas encore propre et quand l avs n est pas là personne ne le change et il se fait disputer parce qu il fait dans sa couche....alors oui je suis prête aujourd’hui à aller dans une école alternative pour qu il bénéficie d’un peu plus de bienveillance. Je suis la première à dire qu’on en demande beaucoup aux enseignants sans les moyens nécessaires. Mais quand les aides sont là..... et qu’on fait du dressage en prétextant qu on a l expérience de l enseignement et que se sont les enfants qui en pâtissent, je ne comprends pas..
Je comprends. Je suis navrée que malgré vos efforts vous soyez si mal tombée... je ne cherche pas d'excuse au collègue. d'ailleurs, refuser de changer un enfant est de la maltraitance (d'autant qu'en petite section les enseignants ont des ATSEM précisément pour ça) et nous n'avons plus le droit de refuser un enfant sous prétexte qu'il n'est pas propre. Les ATSEM peuvent aussi être très dures avec les enfants (je pense que c'est parce que leur statut est plus ambigu... elles ont tendance à gérer les enfants comme si il s'agissait des leurs. Or ce n'est pas possible). Cela dit, je continue de penser que discuter serait bon même si vous sortez votre fils du système éducatif "classique". N'hésitez pas à faire remonter vos plaintes à la hiérarchie (l'inspection pédagogique, la directrice de l'école n'est pas une supérieure hiérarchique). Il n'y a que comme ça que les choses changent : un petit rendez-vous avec l'inspecteur, vous expliquez vos griefs et là ça bouge; Surtout si les lois ne sont pas respectées comme cela semble être le cas. Même si vous ne voulez pas continuer dans cette école, ce serait bien que vous puissiez prendre le temps de faire des courriers à la hiérarchie ôur leur dire pourquoi vous en ête arrivés là. Pour les futurs petits Léon qui viendront et qui n'auront peut être pas d'autres possibilités que le public.

Modération (hazufel) : correction de balises

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : lundi 2 mars 2020 à 11:19
par hazufel
Antigone a écrit :
lundi 2 mars 2020 à 10:55
Je pense en effet que la méthode montessori mal comprise et mal appliquée peut avoir des effets pervers. Avant de se tourner vers ces écoles, il faut s'assurer que la méthode Montessori est vraiment correctement mise en oeuvre. Si vous ne l'avez pas encore fait, lisez les livres de Céline Alvarez sur le sujet (le second pourrait vous être utile). Normalement Montessori ce n'est pas du tout laissez l'enfant faire ce qu'il veut quand il veut. Au contraire. Elle insiste particulièrement sur la nécessité de faire travailler les enfants à surmonter les obstacles, à respecter les règles, à ne pas papilloner d'une activité à l'autre... Or non, sa liberté est uniquement celle des apprentissages et de la vitesse des apprentissages. Certainement pas de le laisser crier, sauter, mettre le bazar sans ranger...Le rôle du formateur est crucial pour observer, guider et aller sans cesse au devant des besoins de l'enfant (= faire évoluer ses apprentissages à son rythme pour qu'il ne s'ennuie pas ou qu'il ne se sente pas en échec). Malheureusement, pour des raisons de facilités certains s'arrêtent à "laisser l'enfant autonome = le laisser faire ce qu'il veut". Il règne alors dans ces classes une ambiance de halte-garderie mal gérée... et les enfants en souffrent.
Je suis tout à fait d'accord, d'ailleurs Céline Alvarez a experimenté la pédagogie Montessori, dans le public et dans une zone difficile. En appliquant les vraies méthodes de Maria Montessori. Force est de constater aujourd'hui que les méthodes ne sont pas si bien appliquées dans les apprentissages, dans les écoles estampillées Montessori, et même pour celles affiliées à l'AMF... :?
Antigone a écrit :Ah oui... oui je suppose que ça peut être une dérive. On disait aussi beaucoup cela du privé pendant un temps. Je ne sais pas quel est le pourcentage de ces enfants...mais pour l'avoir expérimenté il suffit de deux élèves "perturbateurs" pour bousiller toute la classe.
Voilà, et dans les 3 classes qu'il y avait dans la section grands de mes fils, il y en avait au moins trois au minimum par classe...
J'ai eu par la suite pas mal de retours de professionnels en ce sens, et notamment d'une directrice d'une école alternative où mes fils auraient pu aller, et qui commençait maintenant à sélectionner les parents selon leur implication pédagogique et éducationnelle. Parce qu'elle voyait trop de dérives de parents se considérant clients.

Antigone a écrit : Cela dit, je continue de penser que discuter serait bon même si vous sortez votre fils du système éducatif "classique". N'hésitez pas à faire remonter vos plaintes à la hiérarchie (l'inspection pédagogique, la directrice de l'école n'est pas une supérieure hiérarchique). Il n'y a que comme ça que les choses changent : un petit rendez-vous avec l'inspecteur, vous expliquez vos griefs et là ça bouge; Surtout si les lois ne sont pas respectées comme cela semble être le cas. Même si vous ne voulez pas continuer dans cette école, ce serait bien que vous puissiez prendre le temps de faire des courriers à la hiérarchie ôur leur dire pourquoi vous en ête arrivés là. Pour les futurs petits Léon qui viendront et qui n'auront peut être pas d'autres possibilités que le public.
Je suis d'accord aussi là dessus. N'hésitez pas non plus à remonter la MDPH, le fait que le pps ne soit pas respecté et que les consignes du Sessad non suivies.

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : jeudi 21 mai 2020 à 23:40
par Tarkan
Merci à tous pour vos retours.
Nous avons sollicité l'enseignant référent pour lui faire part des problématiques rencontrés et de lui même il a mentionné l'intérêt de changer de maitresse pour l'année prochaine ce qui ne va pas être simple...
Mais il m'a proposé aussi une place en unité d'enseignement maternelle. Je suis vraiment partagée entre le faite que cette UEMA peut être bénéfique pour notre fils qui serait soulagé sur le plan sensoriel avec un effectif de 7 enfants, une cadre très structuré, et donc plus apaisant car il prend énormément sur lui pendant la matinée et il décompense à la maison. Mais j'ai peur qu'il ne soit pas à sa place avec des camarades qui ont un autisme plus lourd que le sien.. Il est très difficile en ce moment avec des comportements défis toute la journée, il casse, se tape, nous tape. Il ne joue plus depuis longtemps.

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : vendredi 22 mai 2020 à 21:38
par Marisol
Avez vous eu des témoignages/retours sur cet UEMA ?

Avez vous de l'aide ? des conseils ? d'un pédopsy ? éducateurs ? ou autres ?

Ce ne sera jamais "parfait" ... mais pas à cause de vous, ni de lui, ni de personne (sauf parfois de quelques adultes).
C'est comme ça, et votre enfant est très très jeune ...

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : samedi 23 mai 2020 à 9:29
par Antigone
Je ne connais pas ces UEMA, encore moins celle dont vous parlez en particulier. Mais sur le principe, je suis plutôt favorable par rapport aux écoles Montessori, Freinet ou je ne sais quoi. Les UEMA ont normalement du personnel qui a été formé à l'autisme (contrairement à l'école "classique" ou à des formateurs montessori), des ressources et des moyens différents...
Comme ça, à chaud, j'ai tendance à voir cela comme une vraie chance pour Léon.
Je pense aussi que ce serait un bon point de départ pour la suite... en effet, une fois intégré un système "alternatif", il sera plus difficile pour Léon de rejoindre une école "classique" si il le souhaite, ou qu'il en a besoin. En passant par l'UEMA il y aura la possibilité d'avoir une vraie continuité pédagogique, avec des échanges entre les enseignants etc.
J'ai aussi lu leur documentation, sur le site et je me dis que le fait qu'ils intégrent les différentes thérapies dans les journées (ergo, ortho etc.) pourrait être un soulagement pour l'enfant et les parents... Cela évite les double journées, où il faut courir partout après l 'école. (je pense à mon élève dont la maman a deux enfants autistes, et passe son temps à emmener l'un où l'autre en suivi...le petit a parfois des journées de dix heures, avec des changements de lieux beaucoup trop important pour un enfant autiste).
Bref, sur le papier, je pense que je donnerai une chance à cette UEMA. (d'ailleurs, il faut que je me renseigne sur leur recrutement parce que ça m'intéresse en tant qu'enseignante).

Après, comme conseille Marisol, il vaut mieux d'abord faire une ou plusieurs visites, rencontrer le personnels et voir des parents d'élèves si c'est possible....
Tarkan a écrit : Mais j'ai peur qu'il ne soit pas à sa place avec des camarades qui ont un autisme plus lourd que le sien..
Je comprends votre inquiétude. En tant qu'enseignant malheureusement on y est régulièrement confronté lorsqu'on accueille des enfants avec des handicaps. "mais cet enfant, il n'a pas sa place avec le mien". Souvent c'est l'angoisse que l'enfant en question (c'est le cas de mon élève autiste), soit un mauvais exemple ou entraîne la classe vers le bas (enfin plutôt en primaire, du coup). Ce n'est jamais le cas. Je crois que c'est ce qu'il y a de plus magique... c'est toujours l'inverse. Chacun prend ce qu'il y a de meilleur en l'autre. Et je suis sûre que même si leur autisme est plus sévère, ces élèves auront des choses à apprendre à Léon.
Les enseignants seront là aussi de toutes façons.
Tarkan a écrit :Il est très difficile en ce moment avec des comportements défis toute la journée, il casse, se tape, nous tape. Il ne joue plus depuis longtemps.
C'est peut-être rien...enfin, je veux dire par là que c'est temporaire.
Je ne sais pas comment cela se passe chez vous pour le suivi pédagogique, lié au confinement etc. mais lorsque je prends contact avec des parents de NT en ce moment, j’entends beaucoup "mon enfant a régressé". Certains ne sont plus propres par exemple. D'autres ne veulent plus rien faire. Je pense que leurs repères ont été bousculés trop vite, trop fort...Ca a du être d'autant plus violent pour Léon.

Pour cette UEMA, je pense qu'il faut aussi garder à l'esprit que ce n'est pas un engagement sur 5 ans. Si Léon ne s'y sent pas bien, vous restez libre de décider si il reste ou non. Mais au moins vous saurez que vous avez tout essayé...

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : samedi 23 mai 2020 à 22:15
par Arcane
Tarkan a écrit :
dimanche 1 mars 2020 à 23:28
Merci pour vos retours ça fait du bien de pouvoir échanger. Nous sommes à Colmar en Alsace, j’ai regardé toutes les écoles et le privé nous réserve des classes à plus de 30 élèves..avec 600 élèves maternelle/ Primaire.
Notre fils est un enfant qui parle très bien et qui peut suivre une scolarité normale mais qui est très envahi au niveau sensoriel, des soucis de compréhension des
Consignes, une matinée d ecole lui coûte beaucoup. Mais je me suis bagarrée pour qu il est une AVS présente 12h, une prise en charge avec le sessad et on a fait l’ESS avec tous les aménagements.
Notre psychologue libérale était présente le jour de la rentrée pour former l avs et lui fournir les picto, la maîtresse avait une demi journée de formation organisé par le sessad avec les ecoles de la région, c est la seule ne pas avoir assisté à cette formation.
On ne demande même pas à la maîtresse d intervenir mais de laisser l’avs jouer son rôle!! Il prend beaucoup sur lui à l ecole et decompense à la maison. Aucune discussion possible. Notre fils n est pas encore propre et quand l avs n est pas là personne ne le change et il se fait disputer parce qu il fait dans sa couche....alors oui je suis prête aujourd’hui à aller dans une école alternative pour qu il bénéficie d’un peu plus de bienveillance. Je suis la première à dire qu’on en demande beaucoup aux enseignants sans les moyens nécessaires. Mais quand les aides sont là..... et qu’on fait du dressage en prétextant qu on a l expérience de l enseignement et que se sont les enfants qui en pâtissent, je ne comprends pas..

🤦🏻‍♀️🤦🏻‍♀️🤦🏻‍♀️🤦🏻‍♀️
Pré-retraite...
Voilà je pense que tout est dit.
Je pense qu'elle fait partie de l'ancienne génération...
L'éducation à la dure etc...

Bon courage (je ne connais pas assez bien les écoles alternatives)

Re: Ecole alternative ou pas ?

Posté : lundi 25 mai 2020 à 13:30
par Space
Quelque soit le type d’école, vous ne serez jamais à l’abris de tomber sur un(e) enseignant(e) incompétent(e) voire violent(e) - quelque soit sa génération - et de ma propre expérience cela peut être même pire dans les écoles alternatives, qui de plus sont beaucoup plus libres dans leurs manières de fonctionner et n’en font pas forcément un bon usage.