Troubles du sommeil

Discussions portant plutôt sur le point de vue des parents d'enfants autistes ou Asperger, par exemple : j'ai un problème avec mon enfant, que puis-je faire ?
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Lita
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Re: troubles du sommeil

#106 Message par Lita » dimanche 15 juin 2014 à 11:27

Il existe de la mélatonine vendu sous forme de complément alimentaire (pas besoin d'ordonnance). Il y a 1mg de mélatonine (chronobiane)
J'avais demandé au docteur L si je pouvais en donner à mon fils car pour moi ça marchait bien.
Il m'avait dit, au contraire, de lui en donner, et si ça l'aide surtout, de continuer car ça lui permettra d'être plus disponible pour l'école.

Donc je lui en donne la moitié d'un comprimé, ça lui réussit bien.
Hier je ne lui en ai pas donné, à 23h15 il ne dormait pas encore (il a 7 ans).

J'essaie de ne pas lui en donner systématiquement, surtout le week end, mais bon... Lui même le demande en plus, ça fait parti de sa routine du soir.
Diagnostiquée Aspie, hpi et tda au cra fin 2013 à 29 ans.
1 enfant de 9 ans - Diag aspie au CRA en 2015

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3enfants
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Re: troubles du sommeil

#107 Message par 3enfants » mardi 22 juillet 2014 à 22:21

G, bientôt 7 ans, a régulièrement du mal à s'endormir. Il peut être calme, mais pas du tout prêt à dormir. Là, il est 22h1/4, son frère et sa sœur dorment depuis belle lurette (1 h ?), lui toujours pas... il est très calme, ne fait quasi aucun bruit... mais il ne dort pas, et ce bien qu'on ait passé l'après-midi à la piscine. Il a lu un moment, et maintenant il est sur son lit, chambre calme sans lumière sans être dans l'obscurité absolue, et ne se sent toujours pas fatigué... Et demain matin, comme d'hab', il aura se réveillera en dernier, voire même j'irai le réveiller pour qu'il ne soit pas trop décalé par rapport à notre rythme de vie.
J'en ai parlé à la toubib, j'ai posé la question de la mélatonine... elle est contre le fait de prescrire quoi que ce soit pour dormir à un enfant. Comme c'était quasi les vacances, je n'ai pas insisté. Par contre à la rentrée, si ça continue, il faudra faire quelque chose, heureusement je connais un autre médecin qui connais très bien les TSA et sera à même de prescrire ou conseiller quelque chose d'adapté.
3 enfants : une fille Asperger, un fils TED NS et le frère ... "sans étiquette" (traits autistiques + éléments de précocité)... !
mon blog : cuisineallergo.canalblog.com

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Tugdual
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Re: troubles du sommeil

#108 Message par Tugdual » mardi 22 juillet 2014 à 22:27

3enfants a écrit :J'en ai parlé à la toubib, j'ai posé la question de la mélatonine... elle est contre le fait de prescrire quoi que ce soit pour dormir à un enfant.
Ce n'est pas son rôle d'être pour ou contre
quoi que ce soit. Son rôle est d'analyser ce
qui pose problème à son patient, puis de lui
proposer des pistes, en expliquant pour
chacune de ces pistes leurs avantages et leurs
inconvénients, de façon à ce que le patient
puisse choisir en toute connaissance de cause ...
TCS = trouble de la communication sociale (24/09/2014).

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isra
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Re: troubles du sommeil

#109 Message par isra » mardi 22 juillet 2014 à 22:37

Bien exprimé Tugdual, je plussoie :bravo:
Diagnostiquée SA en janvier 2015

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Virgy&coco
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Re: troubles du sommeil

#110 Message par Virgy&coco » mercredi 23 juillet 2014 à 22:38

Mon fils 5 ans AHN a toujours eu beaucoup de mal a s'endormir , et une fois endormis je doit tout les soirs lui tourner son coussin ,le découvrir et parfois meme le changer car il est trempé tellement il a transpiré ! J'ai toujours passer du temps avec lui le soir pour que le rassurer a s'endormir mais rien n'y fesais , puis un jour je lui est acheter un lit 1 place et demi pour me mettre a ses coté le soir et lui raconter une histoire, et je reste a ses coter en lui répètant de fermer les yeux toutes les 2mn et au bout de 15mn il s'endort ! je perd un peu plus de temps le soir car je passe moi ou son papa environ 30mn par soir a l'endormir entre l'histoire le petit bavardage et le dodo mais au moin il ne met plus 2h a s'endormir et cela sans medicament.Une fois endormis il ne se réveille que très très rarement pour boire et se rendort aussitot. Pour la transpiration ca va aussi un peu mieux car il a moin le temps de cogiter avant de dormir mais malgrer tout je tourne encore et toujours son coussin et tout les jours je doit changer sa tete d'oreiller.
Voila pour mon experience, j'espère que tu trouveras toi aussi une solution.

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Re: troubles du sommeil

#111 Message par Tugdual » jeudi 24 juillet 2014 à 9:51

Un article tout récent sur Futura-Sciences :
-> Certains comportements favorisent les insomnies
Futura-Sciences a écrit :Pourquoi devient-on brutalement insomniaque ? Des chercheurs de l'Académie américaine
de la médecine du sommeil (AASM) ont identifié quelques erreurs de comportement de défense
contre des situations stressantes qui augmentent les chances de conduire à court terme
à l'apparition d'insomnies.

FuturaSciences_sommeil.jpg
Les femmes dorment plus que les hommes, mais souffrent d'un déficit de sommeil plus important.
Ce qui n'est pas sans conséquences sur la vie quotidienne, car des nuits trop courtes entraînent
un manque d'attention et de concentration, diminuant les capacités de réflexion et pouvant engendrer
des accidents de la circulation par exemple. © mark sebastian, Flickr, cc by sa 2.0

Dans une étude, la première du genre, des chercheurs de l'Académie américaine de la médecine du sommeil
(AASM) ont exploré ce qui conduit à souffrir d'insomnies de courte durée après des événements stressants.
Selon l'étude, fuir sans les affronter les facteurs stressants, se tourner vers la drogue et l'alcool et utiliser
des appareils multimédias comme moyens de distraction comptent parmi les mécanismes d'adaptation
dangereux qui pourraient conduire aux insomnies.

« Notre étude est parmi les premières à montrer que ce n'est pas le nombre de facteurs stressants
qui compte pour déterminer si vous allez souffrir d'insomnies, mais votre réaction à ces facteurs »,
déclare l'auteur principal, Vivek Pillai, chercheur universitaire au Sleep Disorders & Research Center
de l'hôpital Henry Ford, à Détroit dans le Michigan. Si un événement stressant peut conduire à une
mauvaise nuit de sommeil, c'est la façon dont vous réagissez qui peut faire la différence entre
quelques mauvaises nuits et une insomnie chronique ».

Presque 3.000 sujets, qui n'avaient jusqu'ici pas souffert d'insomnie, ont été interrogés à propos de
leurs mécanismes d'adaptation et on leur a demandé d'exprimer la façon dont ils percevaient
les situations stressantes dans leurs vies. Un an plus tard, les sujets qui souffraient d'insomnies
à court terme étaient ceux dont les réactions au stress correspondaient aux mécanismes d'adaptation
mentionnés plus haut. Cependant, les chercheurs ont également pu identifier des solutions potentielles
pour ne pas être victime d'insomnies quand les choses vont mal.

L'insomnie peut réduire la résistance au stress ce qui à son tour va favoriser l'insomnie. Il est donc
important de réagir rapidement lorsqu'une crise d'insomnie à court terme pointe le bout de son nez
en réagissant de façon adaptée.
L'insomnie peut réduire la résistance au stress, ce qui à son tour va favoriser l'insomnie. Il est donc
important de réagir rapidement lorsqu'une crise d'insomnie à court terme pointe le bout de son nez
en réagissant de façon adaptée. © l i g h t p o e t, shutterstock.com

Un solution contre l'insomnie : les TCBPC

« Si l'on ne peut pas contrôler les événements extérieurs, on peut tout de même réduire leur
importance en faisant en sorte de ne pas appliquer de comportements non adaptés », déclare
Vivek Pillai. Selon les chercheurs, les thérapies cognitives basées sur la pleine conscience (TCBPC)
semblent être capables de mettre fin au "bavardage mental" qui gêne l'endormissement.
« Cette étude est un rappel important que les événements stressants et autres changements
importants dans une vie sont souvent causes d'insomnie, analyse le docteur Timothy Morgenthaler,
président de l'Académie américaine de la médecine du sommeil. Si vous vous sentez submergés
par des événements dans votre vie, parlez-en avec votre médecin afin de trouver des stratégies
pour réduire votre niveau de stress et améliorer la qualité de votre sommeil. »

Les insomnies à court terme désignent ici une incapacité à s'endormir au moins trois nuits par semaine
sur une période de moins de trois mois. Selon l'AASM, 15 à 20 % des adultes en souffrent et les femmes
sont plus souvent touchées que les hommes. Plusieurs autres études scientifiques publiées plus tôt
cette année dans la revue médicale The Journal of the American Medical Association ont indiqué que
la méditation pouvait légèrement soulager l'anxiété et la dépression chez certains individus.
L'étude sur le lien entre stress et insomnie a été publiée dans le journal Sleep.
TCS = trouble de la communication sociale (24/09/2014).

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Jean
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Re: troubles du sommeil

#112 Message par Jean » vendredi 10 octobre 2014 à 13:15

Article de l'année dernière.
La mélatonine (hormone du sommeil) influence le risque de diabète
3 avril 2013
Une production nocturne moins importante de mélatonine, l'hormone qui favorise le sommeil, est liée à un risque accru de diabète de type 2, confirme une étude américaine publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

La mélatonine joue un rôle important dans la synchronisation de l'horloge biologique (les rythmes circadiens) avec la tombée de la nuit. Libérée par la glande pinéale (épiphyse) du cerveau de la tombée de la nuit à la levée du jour, elle intervient dans la régulation de plusieurs processus physiologiques tels que la somnolence, la thermorégulation, la pression artérielle et le métabolisme du glucose.

Il est déjà connu depuis quelques années que les perturbations du sommeil augmentent le risque de diabète. Cette étude contribue à préciser les mécanismes de ce lien.

Ciaran McMullan et ses collègues du Brigham and Women's hospital (Boston) ont mené cette étude avec 370 femmes atteintes de la maladie et 370 femmes en santé.

La sécrétion de mélatonine durant la nuit variait considérablement d'une participante à l'autre, les plus hauts niveaux étant près de cinq fois plus élevés que les plus faibles.

Les participantes qui étaient diabétiques avaient de niveaux plus bas. Les plus faibles niveaux étaient liés à un risque deux fois plus important de diabète comparativement aux niveaux les plus élevés. Les taux plus élevés de mélatonine étaient aussi liés à une plus grande efficacité de l'insuline.

Certaines études suggèrent que la mélatonine pourrait agir directement sur l'insuline. Cette dernière est une hormone qui favorise l'utilisation du glucose par les cellules de l'organisme et par conséquent entraîne une diminution du taux de glucose dans le sang. Sa production décroit durant la nuit ce qui permet d'éviter une hypoglycémie et reprend durant le jour ce qui permet de réguler les variations de glucose amenées par les apports alimentaires.

Ces résultats soulèvent l'hypothèse qu'augmenter les niveaux de mélatonine pourraient diminuer le risque de diabète, hypothèse qui demeure à vérifier, soulignent les chercheurs qui mettent toutefois en garde contre les effets secondaires éventuels de la mélatonine, notamment lorsque pris de jour.
père d'une fille autiste "Asperger" de 37 ans

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Re: troubles du sommeil

#113 Message par Jean » jeudi 27 novembre 2014 à 13:44

Sommeil : gare à la lumière bleue le soir

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 24.11.2014 | Par Pascale Santi

Utiliser des écrans avant de dormir n’est pas forcément bon pour tomber dans les bras de Morphée. « La lumière est le principal synchronisateur de l’horloge circadienne », a rappelé, jeudi 20 novembre, Claude Gronfier, chercheur en chronobiologie à l’Inserm (Bron, Rhône), lors du 29e Congrès du sommeil à Lille. En particulier la lumière bleue des diodes électroluminescentes (LED), émise par les écrans des ordinateurs, téléviseurs, smartphones et autres tablettes, pour le rétroéclairage : elle active cent fois plus les récepteurs photosensibles non visuels de la rétine (cellules ganglionnaires) que la lumière blanche d’une lampe. La lumière solaire est celle qui compte le plus de bleu.

Notre organisme est soumis à un rythme biologique, dont dépendent presque toutes les fonctions biologiques, dont le sommeil. Logée dans le cerveau, dans l’hypothalamus, cette horloge est resynchronisée chaque jour, principalement par la lumière captée par l’œil. Elle transmet l’information à un ensemble de structures, de tissus et d’organes, afin de permettre un bon éveil le jour et un bon sommeil la nuit.

« Si on s’expose à une lumière enrichie en bleu, cela provoque un retard de l’horloge, donc un retard à l’endormissement et le plus souvent une dette de sommeil », explique Claude Gronfier. « Deux cas nous inquiètent : le travail posté et ceux qui s’exposent tard à cette lumière bleue, principalement aux écrans, et les jeunes adultes et les ados », souligne le chercheur. Dans ces deux cas, l’horloge est désynchronisée. « On voit des adolescents qui présentent certains des symptômes des travailleurs de nuit : sommeil perturbé, fatigue, dépression, troubles de la mémoire et de la cognition », pointe le neurobiologiste.
Jet lag social

Une enquête présentée le 21 novembre, menée auprès de 776 préadolescents (âge moyen : 12,4 ans) de quatre collèges de la région parisienne, par Sylvie Royant-Parola, présidente du Réseau Morphée, a montré que 10,6 % d’entre eux se réveillent pour jouer ou discuter en ligne la nuit. Un quart des 11-15 ans présentent un temps de sommeil trop court (moins de sep heures), souligne le professeur Damien Léger, chef du Centre du sommeil et de la vigilance à l’Hôtel-Dieu (Paris), dans PLoS One.

« Les adolescents vont être exposés plus longtemps à la lumière à un moment où ils ne devraient pas l’être, on parle de jet lag social, qui a deux effets, l’heure du coucher plus tardive et un impact biologique, le blocage de la mélatonine », une hormone favorisant l’endormissement, constate le professeur Yvan Touitou, chronobiologiste et membre de l’Académie de médecine. Une étude menée en 2012 par Mariana Figueiro du Lighting Research Center (New York), publiée dans la revue Applied Ergonomics, a montré que l’utilisation prolongée de tablette à écran LED dans la pénombre perturbe sensiblement la sécrétion de mélatonine. Dans un rapport de 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait déjà pointé les risques des écrans LED pour les enfants, dont l’œil filtre moins bien la lumière.

La liste des effets négatifs d’une dette de sommeil est longue : problèmes cardio-vasculaires, conséquences sur le système immunitaire, sur la concentration, le métabolisme, les résultats scolaires…

Le fait de traiter le retard de phase, en baissant l’exposition le soir et en l’augmentant le matin, peut toutefois inverser la tendance, a constaté Claude Gonfier sur une population proche de l’Arctique. « De la même façon que l’on parle d’hygiène de vie, il faut réfléchir à une hygiène de lumière », suggère-t-il. Outre les réflexes de bon sens, il est conseillé de réguler l’usage des écrans avant le coucher et de repérer si l’enfant a du mal à se lever le matin.
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zad
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Re: troubles du sommeil

#114 Message par zad » mardi 20 janvier 2015 à 12:34

mélatonine (à liberation prolongée, circadin) est maintenant remboursé par la sécu
sous certaines conditions

pour rappel, la mélatonine sous forme de préparation magistrale est aussi remboursé depuis lgtps
sous certaines conditions
Recommandation temporaire d’utilisation – Circadin® (mélatonine)

La commission (Séance du 13 novembre 2014) a rendu un avis favorable à l’unanimité pour la mise en place d’une Recommandation
temporaire d’utilisation (RTU) de la spécialité Circadin® per os dans le traitement du trouble du rythme veille sommeil
chez l’enfant de plus de 6 ans associé à un syndrome de Rett, à l’une des maladies neurodégénératives suivantes (syndrome de Smith Magenis, syndrome d’Angelman, sclérose tubéreuse de Bourneville), ou à un trouble neurodéveloppemental envahissant (trouble du spectre autistique), après échec des mesure non pharmacologiques et pharmacologiques disponibles et aux modalités de suivi des patients telles que proposées.

La posologie recommandée de Circadin® dans le cadre de cette RTU sera de 4 à 6 mg par jour, conformément
aux données de la littérature dans cette indication et chez ces populations.

A la demande de l’ANSM, un projet de protocole de suivi dans le cadre de cette RTU a été proposé par le laboratoire afin d’assurer :

- le suivi et la surveillance des patients qui bénéficieront de ce traitement,
- le recueil des modalités effectives d’utilisation du médicament,
- le recueil des données d’efficacité et de pharmacovigilance et de toute information pertinente sur
l’utilisation de ce médicament afin d’en assurer un meilleur usage.

Des fiches de suivi synthétiques ont été élaborées à cet effet. Elles sont fondées principalement sur l’évaluation
clinique des patients et la surveillance des effets indésirables.
http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/stor ... 5fbce9.pdf
TSA :mryellow:

pied-plume
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Re: troubles du sommeil

#115 Message par pied-plume » vendredi 13 février 2015 à 10:11

Je poste à mon tour car mon fils, qui aura 4 ans début mai, diagnostiqué souffrant de TSA (autisme infantile modéré ++), a des troubles du sommeil depuis le mois d'avril 2014. En fait, il ne veut plus s'endormir dans son lit.Même le rituel (histoire+chanson) ne fonctionne plus. Il ne s'endort que dans le salon. On le transporte après dans son lit, mais il n'y reste jamais longtemps, (4h00 en moyenne) et nous rejoint dans notre propre lit entre minuit et deux heures. Quand il dort jusqu'à 5h00 du mat' dans sa chambre c'est un miracle. Alors on le remet dans son lit, mais quand il fais ça six à sept fois dans la nuit, au bout d'un moment on le garde avec nous. Est-ce que vous avez des trucs à nous donner pour que la situation s'améliore. ? Je précise qu'il est tout seul dans sa chambre; Habitant un F4, son petit frère à sa propre chambre.

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ClaraO
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Re: troubles du sommeil

#116 Message par ClaraO » vendredi 13 février 2015 à 10:20

J'ai toujours eu des troubles du sommeil, j'ai mis 30 ans à comprendre d'où ça venait... Gamine, je refusais de dormir, j'ai été sous somnifères jusqu'à mes 10/11 ans (pour que mes parents aient une chance de pouvoir dormir, parce que perso je ne souffrais pas de ce manque de sommeil)... En maternelle, ils ne voulaient plus de moi l'après-midi car je refusais de faire la sieste, du coup je n'allais en classe que le matin. Je n'étais pas surexcitée ou bondissante, simplement je refusais d'aller dormir, je n'aimais pas ça, ça m'angoissait, et je déteste toujours autant !

Actuellement je prends de l'homeopathie pour dormir, ça m'a bien aidée, ça a été prescrit par une ORL (!!) homéopathe pour décontracter ma mâchoire pendant la nuit. En ce moment je suis fatiguée donc j'ai besoin de mes 8 heures de sommeil, mais je sais qu'après deux/trois jours de congés, je vais me lever à 6h30 ou 7h00, vacances ou pas vacances. Maintenant j'ai tendance à m'en réjouir, parce que ça me permet de consacrer plus de temps à mes loisirs ! (j'ai toujours vu le sommeil comme une perte de temps, et même si je sais que physiologiquement c'est utile, je n'arrive pas à considérer ça sous un autre angle...)

Le seul conseil que j'aurais à donner, c'est : gare aux somnifères, souvent proposés par les médecins. Certes, ça a un effet, mais ça reste artificiel et souvent mal perçu par l'enfant, qui a l'impression qu'on cherche à "l'éteindre" comme on éteint une télé... En tout cas c'était mon ressenti à l'époque. (et le truc qu'on m'a filé était potentiellement cancérigène, chouette alors ! :hotcry: )
pré-diagnostiquée Aspie en 2012 à l'âge de 30 ans - pas trop envie de faire confirmer le diag par le CRA mais ça pourrait changer...

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Manichéenne
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Re: troubles du sommeil

#117 Message par Manichéenne » vendredi 13 février 2015 à 10:25

Je n'ai pas du tout ce problème. Plutôt le problème inverse puisque la nuit mon fils n'ose pas sortir de son lit ni nous appeler, même s'il est malade ou qu'il a souillé ses draps.
Quelques idées, mais je pense que vous y avez déjà pensé pour certaines :
-améliorer son confort : lui mettre une veilleuse, laisser sa porte entrouverte...
-l'habituer à dormir dans son lit, quitte à dormir à côté de lui sur un matelas temporairement. Peut-être que ça lui permettrait de passer une nuit complète dans son lit et qu'après quelques fois ça irait mieux ? Mais il y a le risque qu'il perdre l'habitude de dormir seul...
-fixer une règle. Puisque rester dans son lit ne fonctionne pas, tenter une règle différente : le doudou reste dans son lit, par exemple.
-expliquer, encore et toujours. Il y a plusieurs livres avec de petites histoires pour enfant pour leur expliquer qu'ils doivent rester dans leur lit, et pas dans celui des parents. J'en ai au moins deux, il doit y en avoir plus.
Ce ne sont que les idées qui me viennent, elles ne sont peut-être pas adaptées/pas efficaces/déjà essayées.
Diagnostiquée Autiste Asperger et TDA.
Mère de 3 enfants : fils Aîné TDAH et TSA, cadet TSA de type Asperger.

pied-plume
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Re: troubles du sommeil

#118 Message par pied-plume » vendredi 13 février 2015 à 11:01

Alors, la veilleuse et laisser la porte entrouverte avec la lumière de la salle de bain allumée, on a déjà essayé, ça ne fonctionne pas. On a même essayer de rester dans sa chambre avec lui jusqu'à ce qu'il s'endorme (dès fois ça durait jusqu'à 23h00) mais dès qu'on sortait de la pièce, il nous rejoignait dans la salon et s'allongeait dans le canapé. Il ne veut même plus faire la sieste dans sa chambre. Il n'y joue même pas.

On a pensé à changer la décoration de sa chambre en mettant des trucs (poster, objet) de CARS car il aime beaucoup de ce dessin animé, mais on ne pourra le faire que lorsque les finances iront mieux. On a pas essayé le truc du doudou par contre.
Pour les livres si tu as des titres je veux bien. On ira voir à la bibliothèque. Pour discuter, on a même essayé de lui expliquer que son petit frère dormait dans son lit, mais j'ai l'impression qu'il ne comprend pas. Pourtant il a aucune déficience intellectuelles. le pédo-psy du CAMSP nous a rassuré la-dessus lors des bilans.

J'en est parlé au thérapeutes lundi lors de la réunion parents-bébé qu'elles tiennent à la MJC et la psychologue m'a dis qu'il avait sûrement besoin d'être rassuré. Si au moins on savait ce qu'il s’est passé en avril pour qu'il ne veuille plus dormir dans son lit...le seul truc qu'il y a eu c’est que je travaillais en CDD à l'époque et j'ai eu un mois d'arrêt maladie à cause d'une entorse entre mi-mars et mi-avril (date de ma reprise du travail). c'est à ce moment-là qu'il a plus voulu dormir dans son lit.

Pupuce
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Re: troubles du sommeil

#119 Message par Pupuce » vendredi 13 février 2015 à 14:41

J'ai eu le même problème que ton fils enfant, j'ai dormi avec le lit dans la chambre à côté de mes parents jusqu'à environ 4 ans. Ensuite, ils ont mis le lit dans ma chambre mais je refusais de m'endormir dedans. Je m'endormais sur leur lit quand ils lisaient et ensuite mon père me transportait dans mon lit(je m'en rappelle car une fois, je me suis réveillée pendant qu'il me portait, j'étais descendu de ses bras et étais retournée sur leur lit).

Petit à petit, ils on t réussi à me faire m'endormir dans mon lit, à force de rituels, de "petit petit nez" d'esquimaux, de lumière allumée dans le couloir, de réveils intempestif dans la nuit(je les rejoignais dans leur lit), de cauchemars etc..Mais on y arrive, je te rassure :mryellow:

Pour la sieste, pareil, mes parents et l'école maternelle ont renonceé à me faire faire la sieste car je ne dormais pas.

Vers l'âge de 7 ans, je pense que j'ai géré mon endormissement. Vers 8/9 ans, je gérais ma lumière et mon endormissement toute seule et ça me réussissait(je m'endormais après avoir lu et écoutant un poste de radio au lit vers 22 h en général).

Pour mon fils, comme je l'ai déjà dit sur le forum, l'endormissement est toujours compliqué à bientôt 10 ans. Toujours de la lecture, des caresses/massages et une chanson avant de dormir, sinon, il ne dort pas. Mais je ne doute pas qu'on y arrivera :) Bon courage pied-plume!
Officiellement non-autiste

"J'aurais pas été besoin" Nikos Aliagas, philosophe grec des Lumières

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dpld
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Re: troubles du sommeil

#120 Message par dpld » vendredi 13 février 2015 à 20:49

Comme Pupuce, j'ai dormi dans la chambre de mes parents longtemps, jusqu'au départ de ma sœur (elle s'est mariée). Lorsque j'ai intégré ma nouvelle "chambre", j'étais effrayée, je voyais des trucs, des ombres qui faisaient très peur.Je pense aujourd'hui qu'il s'agissait d'un effet des pupilles au passage dans le noir. J'avais 6 ans. J'ai donc vécu les années suivantes avec une lampe art déco que j'aimais beaucoup mais que maman devait venir éteindre une fois que sa fille s'était endormie :yawn: :wink:
Juste partir

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