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 Sujet du message: Re: Et si c'était l'inverse?
MessagePosté: Mercredi 13 Septembre 2017 à 19:53 
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Enregistré le: Jeudi 24 Octobre 2013 à 8:54
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pédeuceu a écrit:
Pourquoi vouloir améliorer quelque chose que vous avez en vous et qui ne fait de mal à personne?

Tu poses des questions à partir de postulats qui me semblent faux ou imprécis.
Qui sont "vous" ?
Qui a parlé d'améliorer quoi ?
Si c'est d'autisme que tu parles, qu'est-ce qui te fait croire que ça ne fait de mal à personne ?

Citation:
Pourquoi vouloir être autre chose que ce que vous êtes?

Je n'ai lu personne dans ce cas.

Je ne développe pas sur le reste...

_________________
Diagnostiquée Autiste Asperger et TDA.
Mère de 3 enfants : fils Aîné TDAH et TSA, cadet TSA de type Asperger.


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 Sujet du message: Re: Et si c'était l'inverse?
MessagePosté: Jeudi 14 Septembre 2017 à 5:54 
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Enregistré le: Lundi 28 Août 2017 à 9:22
Messages: 22
Localisation: Pyrénées-Atlantiques
Désolée pédeuceu de pourrir ton fil avec des histoires de fromages normés ou pas normés.
Tu ne pourris rien. Il faut que ça fermente que ça moisisse, que cela s'affine longtemps pour cela soit bon. J'adore les fromages!



Pourquoi vouloir améliorer quelque chose que vous avez en vous et qui ne fait de mal à personne?
Pour la première question, je généralise, mais normalement quand on cherche à améliorer quelque chose c'est que quelqu'un en souffre (soi même ou un tiers). Sinon, personne ne cherche l'amélioration, ni un autiste, ni un non autiste.


Tout le monde souffre autiste ou pas parce qu'il y a des normes et que ne pas correspondre à cette norme engendre frustration, incompréhension, souffrance. Le problème n'est-il pas justement ces normes à tout va?

Chercher coûte que coûte à s'intégrer demande de gros efforts mais pourquoi est-ce toujours dans le même sens que cela fonctionne?
Pour la deuxième question, la réponse me semble évidente : pour ne pas être seul tout le temps. On a tous besoin à un moment ou un autre d'avoir de l'aide, quelqu'un ou quelques uns sur qui compter. Il faut donc s'intégrer un minimum. Après, certes il ne faut pas que ça fonctionne toujours dans le même sens, une adaptation c'est un échange normalement, ça ne se fait pas à sens unique.
Parfois, il y a un déni des efforts faits par l'autre et c'est douloureux.


Ben je ne vois pas les choses ainsi. La solitude est mal vu dans notre société ( Vivre en couple, procréer pour la religion, suspicion d'anormalité, égoïsme etc...). On est inhibés de préjugés. Quelle est la part de la réelle souffrance et du formatage sociétale? La société nous demande de nous assimiler. Il n'y a pas réellement d'intégration donc d'acceptation des différences.


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 Sujet du message: Re: Et si c'était l'inverse?
MessagePosté: Jeudi 14 Septembre 2017 à 7:01 
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Enregistré le: Lundi 28 Août 2017 à 9:22
Messages: 22
Localisation: Pyrénées-Atlantiques
Je réponds vite car c'est l'heure du boulot. je ne mets pas les formes. Désolée.

Pourquoi vouloir améliorer quelque chose que vous avez en vous et qui ne fait de mal à personne? [/quote]
Tu poses des questions à partir de postulats qui me semblent faux ou imprécis.
Qui sont "vous" ?
Qui a parlé d'améliorer quoi ?
Si c'est d'autisme que tu parles, qu'est-ce qui te fait croire que ça ne fait de mal à personne ?

Je parle de l'autisme et de toutes autres différences. Mes postulats ne sont pas plus faux que d'autres . Je découvre, je lis et je fais une synthèse de ce que je vois dans les écrits. Comme toute synthèse, elle est personnelle et exclue les différences que peuvent ressentir certains. Vu de l'extérieur( C'est mon cas), le besoin d'amélioration est énorme et il y a souvent des appels à l'aide sur les posts. Pour le côté "faire du mal", les autistes sont comme tous les humains. Il y a du bon et du moins bon mais je ne pense pas que cela soit lié à l'autisme Asperger.

Pourquoi vouloir être autre chose que ce que vous êtes? [/quote]
Erreur. C'est sous-jacent voire explicite dans de nombreux posts d'ici ou d'ailleurs.

La diversité des analyses est primordiale. Accepter aussi.


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 Sujet du message: Re: Et si c'était l'inverse?
MessagePosté: Jeudi 14 Septembre 2017 à 11:09 
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Forcené
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Enregistré le: Mardi 3 Mai 2016 à 15:35
Messages: 567
Localisation: CILAOS
Au vu des rencontres avec d'autres aspis, ce que je perçois de eux n'est pas le syndrome d'asperger qui semble plutôt invisible et difficile à cerner, mais leur "moi social" qui est une structure psychologique issue des compensations des difficultés de vie que tout humain rencontre avec autisme ou pas autisme: UN MÉLANGE DE DEMANDE AFFECTIVE ET DE REFUS DE SE DÉVOILER: en résulte une demande laissant espérer des échanges, mais quand l'échange se concrétise un sabotage par une structure de protection de son intime dont on peut difficilement parler et que je nomme "le fire wall anti amitié" (l'amitié véritable et profonde engage en effet à révéler de l'intime, des sentiments, de l'Amour, du désir, des dépendances qui impliquent alors la peur de ses sentiments, la peur de désirer, la honte, la peur de ne pas en ce cas répondre à son identité sociale et à son idéal, la culpabilité... et tout ce qui n'a finalement rien à voir avec l'autisme qui est quelque chose de plus profond et sur le plan sensoriel)...
Cette structure de protection de l'intime conduit à compenser son non-échange intime pour se nourrir d'un partage de choses plus superficielles: chez les autistes on va peut être plus insister sur le partage des données "scientifiques" pouvant alimenter des intérêts spéciaux (mais qui se rencontrent rarement d'une personne à l'autre, un passionné des trains aura du mal à échanger avec un passionné d'oiseaux).

_________________
Diagnostiqué Asperger vers 37 ans (2007)


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 Sujet du message: Re: Et si c'était l'inverse?
MessagePosté: Lundi 18 Septembre 2017 à 7:25 
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Forcené

Enregistré le: Vendredi 16 Janvier 2015 à 8:51
Messages: 2421
Localisation: Pays de la Loire
Manichéenne a écrit:
Les non autistes.
Mais généralement, j'évite simplement de qualifier des gens sur l'absence d'une particularité. Ca mène trop souvent à des généralités abusives.

En plus, "NT" a maintenant différents sens selon la personne qui le reprend. On le trouve dans les communautés sur les troubles psy, sur le HPI, etc. Et assez vite on voit des dérapages, des critiques, ou le terme est changé pour l'horrible "normaux-pensants". Soit pour se sentir supérieur, soit pour trouver un bouc-émissaire à ses difficultés, soit pour renforcer l'effet de groupe et d'entre-soi... il y a de nombreux facteurs qui peuvent mener à un mauvais usage d'un terme qui regroupe tous les gens différents de soi dans une même catégorie.

Il y avait eu une remarque de la modération sur ce forum il y a longtemps parce que ça mettait mal à l'aise les parents et d'autres personnes de voir de plus en plus de discussions "contre les NT", des généralités assez dures et sans distinction. C'est toujours en post-it, je voulais le remonter récemment et puis j'ai oublié.


Pour revenir sur comment tu appelles les « neurotypiques », les « non autistes » c’est pas mal et il est vrai que qualifier les gens mène très souvent à des généralités complètement fausses, voire abusives. A une époque, je m’appliquais à dire « certains autistes », « certains neuropypiques » ou "la plupart des..." pour justement éviter cette généralité puisque le spectre est très large, autant chez les personnes autistes que chez les personnes non autistes mais il m'avait été reproché de ne pas appeler un chat, un chat… (il y a de la diversité chez les chats aussi, il n’y a que la nuit, et encore… que tous les chats sont gris).

Manichéenne a écrit:
Il y avait eu une remarque de la modération sur ce forum il y a longtemps parce que ça mettait mal à l'aise les parents et d'autres personnes de voir de plus en plus de discussions "contre les NT", des généralités assez dures et sans distinction. C'est toujours en post-it, je voulais le remonter récemment et puis j'ai oublié.


Bien sûr, cela peut mettre mal à l’aise et surtout ce n’est absolument pas constructif.

_________________
" Etre différent, c'est normal ! "

Maman de Tom, 11 ans, diagnostiqué TSA (AHN) en janvier 2016,
avec dysgraphie - TDA confirmé par les tests en mars 2017
Egalement épouse d'un homme au fonctionnement "atypique".


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 Sujet du message: Re: Et si c'était l'inverse?
MessagePosté: Mercredi 27 Septembre 2017 à 8:43 
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Habitué
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Enregistré le: Mercredi 20 Septembre 2017 à 21:11
Messages: 95
Localisation: Chambéry
pédeuceu a écrit:
Bonjour

Petite, je m'interrogeais déjà sur le fonctionnement de la famille, de l'école, à l'âge adulte beaucoup d'interrogations sur la société ( rapports entre les êtres humains, politique, religion). Pour moi, les choses étaient simples, directes, honnêtes et je ne comprenais pas pourquoi les gens ressentaient le besoin de dominer les autres, de nuire, de faire du mal, de cataloguer les individus comme si on pouvait les mettre dans des cases( racisme, sexiste...) .
Je ne ressens aucun de ses sentiments négatifs mais par contre, je suis souvent en colère face aux conséquences qu'ils engendrent!
.


Je ne crois pas qu'il faille être autiste pour être honnête, mais la plupart des NT (malgré les remarques précédentes j'aime bien : ça situe simplement, tout le monde sait de quoi on parle, et ça ne comporte aucune connotation négative. Je déteste les "personnes de couleur", "minorité visible", "technicien de surface" ... ).
Donc la plupart des NT - et la totalité de ceux que je connais que j'ai pu tester ... Ce qui ne fait pas beaucoup certes, mais 100% quand même - ne se posent pas la question dans les mêmes termes.
Si être honnête leur pose un problème, ils passent automatiquement en mode "tout pour ma pomme", et poursuivent leur intérêt. Parfois même ils s'en veulent. Mais ils sont capables de passer outre.
Ils ne sont pas méchants, ils sont câblés comme ça.
Moi je n'y arrive pas.
Je sais ce qu'il faudrait faire pour mieux m'intégrer, mais j'ai un firewall (j'ai bien aimé ce parallèle plus haut) qui me bloque : j'appelle ça des Valeurs.
Et mes valeurs sont supérieures à tout le reste (j'ai perdu la seule personne que je pouvais appeler "ami" et que je considérais comme un frère, pour leur rester fidèle).
Alors quand un concept aussi relatif que l'honnêteté (ne pas tromper son conjoint ... Qu'est-ce que ça veut dire au juste ?!) vient pourrir mes relations sociales à ce point, en toute conscience, sans que je puisse rien y faire, je suis bien forcé de constater que je ne suis pas"comme les autres".
Et quand on multiplie les exemples sur pleins d'autres sujets que je partage avec d'autres personnes qui se retrouvent dans un groupe qu'on appelle "aspies", je m'identifie à ce groupe.
Bien sûr, hors de ce groupe il y a plein de gens qui vivent les mêmes problèmes, mais pas tous ensembles, pas de la même façon, pas pour les mêmes raisons.
J'aime beaucoup la métaphore des fromages : on a besoin, parce que nous sommes humains, de rentrer dans une case. Appelez-moi camembert ou saint nectaire, mais donnez moi une étiquette !
C'est vital.
Et contrairement aux fromages, nous pouvons être dans plusieurs groupes en fonction des sujets considérés.
Comme les fromages, on n'a pas à choisir d'en faire partie. On y est ou pas. Mais on a le choix de chercher à savoir, et celui de le faire savoir.

_________________
"S'il vous plaît... dessine-moi un mouton".

*Diagnostic posé. Bilan complet en cours*Homme*48ans*


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 Sujet du message: Re: Et si c'était l'inverse?
MessagePosté: Mercredi 25 Octobre 2017 à 8:01 
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Occasionnel

Enregistré le: Lundi 28 Août 2017 à 9:22
Messages: 22
Localisation: Pyrénées-Atlantiques
Bonjour
Je suis autiste. Il m'a fallu quelques semaines pour "digérer"ce diagnostic, pas le fait d'être différente ( Cela, je le savais depuis toujours) mais de me rendre compte que ce ne sont pas les autres qui ont des cheminements hors normes mais moi. :shock:
Purée!!! Cela ne me plait pas de savoir que les agissements que je trouvais bizarres sont normaux! Je parle des normes, de l'esprit grégaire, du besoin de reconnaissance à tout prix etc...
Je n'arrive pas à intégrer ce qui est norme et pas norme et je ne suis pas sûre de le vouloir.

Je sais en tout cas une chose, c'est que ce diagnostic m'a libérée . Je parle enfin.Fini de réfléchir à tout ce que je dois dire et analyser les conséquences de toutes les paroles prononcées. Fini de prendre le temps avant de répondre, de me mettre à la place de l'autre pour comprendre! Cela me fatigue trop. Je n'ai plus envie. En plus, cela génère souvent de la frustration, de la colère et j'explose régulièrement.
Bon, il faut dire que dans mon travail, je suis "harcelée" depuis plus d'un an avec des périodes de calme puis d'attaques. Je réplique maladroitement depuis un mois et demi mais au moins quitte à ce qu'on m'enquiquine, il y aura une raison et j'espère intérieurement que cela les calmera.
Pour en revenir aux normes, je sais que pour mes collègues, je suis étrange que je n'accepte pas les choses établies, leur façon de penser et d'agir, que je ne rentre pas dans leurs normes. Euh là, je suis perdue. Leurs normes sont pour moi des "aberrations" et je dois penser qu'en fait mes collègues ont raison? Je ne parle pas du harcèlement qui est juste une preuve d’impuissance de leur part à me formater à leur image. Pourquoi devrais-je admettre que c'est ma façon de voir les choses qui n'est pas dans la norme? Je trouve leur fonctionnement dur, lunatique, hypocrite, brutal...J'ai souvent l'impression d'être au milieu de courtisans prêts à tout pour avoir les faveurs du grand patron.
Je peux résumer ce que je pense de mon milieu professionnel par: ?????????????????


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