L'empathie

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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paar
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Re: empathie

#331 Message par paar » jeudi 29 novembre 2018 à 0:28

mayasoleil7 a écrit :
mercredi 28 novembre 2018 à 22:14
en discutant avec ma psychologue, elle m'a sorti que les autistes avaient peu d'empathie et moi sur les forums, j'entends le contraire. en citant des situations où je me croyais empathique, elle me dit finalement que ce n'est pas de l'empathie mais de l'identification ou lorsque j'ai pitié de quelqu'un c'est de la compassion. elle me dit qu'on en reparlera à la prochaine séance pour y voir plus clair. mais dans bien des situations, je suis submergée par l'émotion de l'autre parce que je me reconnais dans la situation, ou que je me dis que j'aurais très bien pu me retrouver dans la même situation qu'elle.
lorsque j'ai travaillé en foyer d'aide sociale à l'enfance, le situations de placement était telle que je me disais que moi aussi mes enfants pourraient être placés car j'étais un peu comme les parents qui ont des difficultés (sociaux, psychologiques, addictions...) et je ne savais plus faire la part des choses, ni analyser les choses car j'étais trop impliquée dans la situation...lorsque je me suis mise à la place des sans abri, je me suis rappelée qu'à un moment donnée de ma vie, j'avis envie de tout plaquer, boulot, mari, maison, pour devenir sdf ou prostituée tellement je me détestais et que je me sentais comme une moins que rien, donc je me disais que cela peut arriver à tout le monde de se retrouver à la rue (empathie ou identification?)
lorsque j'ai fait un stage avec les victimes de violences conjugales, j'étais dans la même situation... j'ai toujours choisi des situations lors d'exposés qui me touchait personnellement (borderline, automutilations, violence conjugales, violences faites aux femmes et la dedans j'avais de très bonnes notes mais résultat, dans mon métier d'éducatrice, j'étais perdue car je n'arrivais pas à mette une distance entre mon vécu et celui des personnes dont j'avais la charge... la compassion c'est quand je plaignais ma mère quand elle me disait en pleurs que ses petits enfants ne viendront jamais la voir parce que je ne voulais plus avoir de contact avec mon beau père qui m'a fait des attouchements et avec qi elle est toujours car elle ne m'a jamais cru...

bref je suis un peu perdue, je me disais empathique pour le métier d'éducatrice mais finalement, je suis peut être moins empathique que je ne le croyais. a approfondir avec ma psychologue.
et je lui demanderais des explications sur ces états de déréalisations que j'expérimente assez souvent. soit lorsqu'une personne pleure en réunion, soit lorsque je suis toute seule et que je ne ressens plus mon corps ou que je suis débordée par mes émotions .

et vous qu'en pensez vous?


Modération (Tugdual) : Fusion de sujets (message unique).

tu me sembles vivre une forme d'empathie (sachant qu'il n'y a pas une définition exacte/unique) qui toucherait aux émotions et à l'identification, voire à la sympathie.... dans le langage courant on décrit l'empathie comme "se mettre à la place de l'autre" cependant l'expression reste ambiguë parce qu'elle peut signifier "imaginer vivre le même contexte, tout en restant soi" ou à contrario "comprendre ce que la personne vit jusqu'à être capable de deviner ses réactions/pensées" (ce pourquoi des psychopathes peuvent être cognitivement empathiques)...

concernant la sympathie, je cite wikipedia en mettant en gras la subtilité :
Le mot "sympathie" peut également signifier être touché par des sentiments ou des émotions. Ainsi, l'essence de la sympathie est la préoccupation forte qu'on ressent pour autrui. La sympathie existe lorsque les sentiments ou émotions d'une personne sont profondément compris et appréciés par une autre personne. L'état psychologique de la sympathie est étroitement lié à celui de la compassion, de l'empathie et de préoccupation empathique. Bien que l'empathie et la sympathie soient souvent utilisés indifféremment, une variation subtile dans l'usage courant peut être détectée. Faire preuve d'empathie, c'est répondre à l'état émotionnel d'un autre en renvoyant des sentiments d'un genre similaire8. La sympathie comprend non seulement l'empathie (mais pas toujours car l'erreur de jugement sur l'émotion de l'autre est aussi possible), mais implique aussi d'avoir un regard positif ou une préoccupation non éphémère pour l'autre personne.
il convient de préciser qu'en pratique, les gens que l'on considère comme "empathiques" peuvent également se tromper... ou bien ils peuvent avoir l'impression de se comprendre par contagion émotionnelle sans vraiment se comprendre au fond... l'empathie revêt donc plusieurs formes et strates

si je devais résumer

empathie : portée vers la compréhension au sens large (c'est à dire émotionnelle (d'où souvent identification) ou cognitive)

sympathie : attitude positive à l'égard d'autrui, avec une possible empathie

compassion : ressentir avec et chercher à venir en aide, mais ne pas forcément comprendre

contagion émotionnelle : transfert d'émotions

identification non empathique : il arrive que des personnes prêtent à tort des pensées/émotions à une autre personne qui ne les vit pas... tout en se reconnaissant dans leur situation et se retrouvant submergées par leurs sentiments

donc au final je dirais que chez toi, il y a peut-être un peu de tout :mrgreen: ... puisque tous ces concepts peuvent conjointement et simultanément se mêler à des degrés divers...
elle me dit finalement que ce n'est pas de l'empathie mais de l'identification ou lorsque j'ai pitié de quelqu'un c'est de la compassion
je pense que la psy fait erreur et qu'avoir pitié de quelqu'un se rapprocherait plus de la sympathie (car avoir pitié n'est pas une condition nécessaire à l'action)

... bien que la compassion prend originellement naissance dans la pitié (on "compatit" pour quelqu'un, mais peut-être qu'on ne lui vient pas en aide !)

Toujours wikipedia :
La compassion (du latin : cum patior, « je souffre avec » et du grec συμ πἀθεια , sym patheia, sympathie) est un sentiment par lequel un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d'autrui, et poussé à y remédier, par amour ou morale. D'où le besoin de ce mot, ainsi que de celui d'empathie. Les termes pitié et compassion sont souvent utilisés comme synonymes, bien qu'il existe des différences qui font que la compassion peut être considérée comme une vertu et non un seul affect. La « miséricorde » ou « commisération » peut s'apparenter à la compassion avec une sémantique plus religieuse.
TSA

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Re: L'empathie

#332 Message par mayasoleil7 » jeudi 29 novembre 2018 à 14:50

pour la compassion, je ne sais pas si je suis en plein dedans, car comme par exemple je plains ma mère et que je ressens sa peine quant au fait qu'elle n'aura jamais ses petits enfants à la maison à cause de mon beau père pervers, je ressent son émotion, la comprend mais ce n'est pas pour autant que je vais y remedier...je la laisse avec ses problèmes même si je ressens sa douleur et que je peux la comprendre.
maman bipolaire et pré diagnostiquée autiste, enfants, 1 avec un tsa et cyclothymique, Un autre enfant dysgraphique et un troisième tdah

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paar
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Re: L'empathie

#333 Message par paar » jeudi 29 novembre 2018 à 21:13

Dans le langage courant on peut parler de compassion : https://www.linternaute.fr/dictionnaire ... ompassion/
compassion , nom féminin

Sens 1 Sentiment de sympathie envers les maux d'une autre personne.

Exemple : Les instituteurs devraient faire preuve de plus de compassion envers cet enfant qui vient de perdre ses parents.

Synonymes : pitié, empathie, sensibilité, sympathie
Les dictionnaires donnent une signification approximative par souci de concision et simplification.

Toutefois cela reste différent de la définition précédente, puisque tu la laisses avec ses problèmes.

Or les définitions se modulent en fonction du sens qu'on leur donne au quotidien, et comme on assimile souvent l'empathie à la sympathie, ou encore à la compassion/identification etc... les termes finissent limite par devenir équivalents. :o

Le genre d'implicite pouvant poser problème pour un autiste.
TSA

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Re: L'empathie

#334 Message par Tedrainbow » vendredi 18 janvier 2019 à 17:39

Pour moi Pour que je pleure sur un une souffrance humain, c'est seulement si tu connait la mort a bébé pour mon opinion sinon je ne pleur pas sur le malheurs des gens dans le mondes.
Ces pas mon problème !
Donc quel qu'un qui me connait pas vraiment doit passé que je suis insensible mais je pense que ces plutôt l'inverse, si tu connait une souffrance vraiment très froid et très jeune en étant bébé et non un enfant, adolescent ou adulte homme ou femme.
Je peut pleurer pour cette personne et aimer ces gens !
L'empathie est quand même présente et je ne gueule jamais dans vie parce que c'est inutile depuis toujours même je n'aime pas une personnes.
Un TSA chez saccade a 24 ans..
Crudivorisme en santé biologique sans gluten.
Naissance bébé mort-né respiratoire.
Traumatisme envahisseur, réglé moi même.
Schizophrénie Léger.
Mon seul vrais ami, un Koala en peluche.

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mrl
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L'empathie et vous : est-ce que ça fait deux ?

#335 Message par mrl » mardi 16 juillet 2019 à 16:59

En écho à un autre fil de discussion, je me pose plusieurs questions...

Est-ce que vous arrivez facilement à percevoir les émotions des autres et à les prendre en compte ?
Comprendre les émotions des autres, est-ce que c'est un but vers lequel vous tendez ou bien est-ce que ça vous est indifférent ?
Est-ce que vous avez trouvé des astuces pour appréhender ces émotions ? Si oui, lesquelles ?
Est-ce que les émotions des autres vous effraient ? (peut-être devrais-je même demander "est-ce que vos propres émotions vous effraient ?")

Personnellement, je suis assez partagée : J'oublie que les autres ont des émotions et, quand je m'en rappelle, je souhaite les prendre en compte. Quelquefois, c'est trop tard, je ne me suis pas rendu compte et toute possibilité d'amitié (ou ce qui en fait office) disparaît.
Avec le temps, bien sûr, j'ai appris ce que l'autre ressentait dans telle ou telle situation, et donc ce que l'autre attendait de moi.
La seule astuce que j'ai trouvée pour décrypter les émotions d'autrui, c'est de décoder son ton. Évidemment, ça ne marche pas pour ceux qui ont une voix blanche, un ton monocorde (un ton comme le mien, en fait :mrgreen: ).

Les émotions des autres, lorsqu'elles sont fortes, m'effraient toujours un peu. Avec le temps, j'ai appris à me replier quand je me sentais mal, du moins sans attendre d'être trop mal.
Mais comme j'oublie souvent que les autres ont des émotions, je suis encore prise au dépourvu et me retrouve donc chargée de poids émotionnels qui me pèsent et dont je me serais passée.

C'est difficile d'éviter les deux écueils que sont le fait d'être emmurée vivante dans le repli sur soi et le fait de se noyer dans les émotions des autres.

Et pour vous, comment est-ce ?

Modération (Winston) : Message déplacé dans un sujet précédent (message unique).
Dans l'épaisseur brumeuse des limbes...
07/19 : TSA pré-diagnostiqué à l'oral
08/19 : traits autistiques sans pré-diagnostic possible en l'absence de témoignages sur la petite enfance. Pas de HPI
09/19 : HPI avec traits autistiques

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Re: L'empathie

#336 Message par Mlle-Qui » dimanche 18 août 2019 à 15:19

Je cherchais si un fil existait déjà sur l'empathie avant d'en créer un autre et je vois ton message récent Mrl.
Mais je me pose un peu les mêmes questions.

Sincèrement, je ne sais pas si je ressens de l'empathie ou si je fais un transfert d'émotion la plupart du temps.
J'étais persuadée d'être une personne hyper empathique, mais plus j'y pense, moins j'y crois.

Comment faire la part des choses réellement ? Comment savoir si c'est bien de l'empathie ou une identification sans empathie ?
Profil atypique HPI
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mrl
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Re: L'empathie

#337 Message par mrl » dimanche 18 août 2019 à 16:14

C'est drôle, je ne me souvenais même pas avoir créé ce fil. Même si, après réflexion, je me souviens du contexte m'ayant poussé à le faire.

Je ne saurais répondre à ta question sur l'empathie et l'identification.
J'ai trouvé ça sur le net, un article psychanalytique d'un bon niveau scientifique sur l'empathie et l'identification,article dont l'introduction explique l'évolution des notions : https://www.cairn.info/revue-francaise- ... ge-981.htm
Dans la perspective kleinienne, l’empathie n’est pas expliquée par l’identification. Elle la caractérise. Nous pourrions parler d’ « identification par empathie ». Le terme va être abandonné à mesure que seront mieux connus les mécanismes d’introjection et de projection, termes qui se substitueront à celui d’ « empathie » dans les concepts d’identification projective et introjective. Ce sont eux qui expliquent l’empathie.
[...]
Vingt ans plus tard, cette fois-ci dans la mouvance de l’école dite de la psychologie du moi, Ralph Greenson (1960) sort à nouveau de l’ombre l’idée d’empathie et, après en avoir montré l’intérêt clinique et même technique, reprend l’étude du lien avec l’identification. Ici, toutefois, l’ordre causal est inversé : l’identification explique l’empathie. Nous sommes empathiques envers autrui en nous identifiant à lui.]
Visiblement, tous les psys ne sont pas d'accord... Est-ce l'identification qui précède l'empathie ou l'inverse ?

Personnellement, je n'ai jamais pensé en termes d'identification. Par contre, j'aime bien le terme "compassion". Un prof, pendant mon cursus de lettres, m'a dit que le terme "empathie" a remplacé le mot "compassion", qui étymologiquement signifie souffrir avec, car trop connoté religieux pour notre époque.

Après, essayer d'être empathique (ou compatissant), même si ce n'est pas spontané, c'est je trouve une belle qualité morale. :D
Dans l'épaisseur brumeuse des limbes...
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Re: L'empathie

#338 Message par Ellendë » dimanche 18 août 2019 à 18:57

Mlle-Qui a écrit :
dimanche 18 août 2019 à 15:19
Je cherchais si un fil existait déjà sur l'empathie avant d'en créer un autre et je vois ton message récent Mrl.
Mais je me pose un peu les mêmes questions.

Sincèrement, je ne sais pas si je ressens de l'empathie ou si je fais un transfert d'émotion la plupart du temps.
J'étais persuadée d'être une personne hyper empathique, mais plus j'y pense, moins j'y crois.

Comment faire la part des choses réellement ? Comment savoir si c'est bien de l'empathie ou une identification sans empathie ?
De même que vous, je me croyais empathique... mais plus je lis et plus je m’aperçois qu’en réalité je peux l’être uniquement si j’ai vécu moi même la même expérience... d’ailleurs je me rends compte maintenant qu’à chaque fois que j’essaye de consoler quelqu un je fais toujours références à mes propres expériences, mon vécu. J’ai également fait mes études dans la communication et je suis sûre que c’est grâce à cela que je compense mon handicap.

Je pensais être intuitive mais je remets en doute du coup et je crois qu’en réalité mon cerveau perçoit des informations inconsciemment et me le retransmets intellectuellement.

Par exemple, il y a une semaine, mon conjoint et moi même étions invités chez un de ses collègues. Dans la soiree, sur la terrasse, j’ai « reçu » mentalement un message «  tu ne parles pas beaucoup! » et 10 secondes après la personne à côté de moi me dit : «  tu ne parles pas beaucoup » :crazy:
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Re: L'empathie

#339 Message par Autiste ou surdoué ? » lundi 19 août 2019 à 9:15

Bonjour,
Habituellement je n'interviens pas sur ce genre de sujet. Pour débattre d'un sujet si controversé, mal compris quand on le rapporte à l'autisme, sur un forum asperger, il me semblait au minimum nécessaire d'être diagnostiqué... Mais puisque tout le monde semble prêt à débattre sur le sujet, je vais me lancer aussi...
Comment peut-on ne pas reconnaître les sentiments chez les autres et porter tout le poids de leurs émotions ? Est-ce que l'on ne confond pas parfois "émotions" et "empathie" ?
Personnellement, j'ai plutôt l'impression d'être en décalage. C'est à dire de ne pas être capable de ressentir les émotions de mes proches (donc de les partager) plus fort que celles des autres. Voir pleurer un proche me fera le même effet que de voir pleurer un inconnu, et je me sentirais tout aussi impuissant. Si l'empathie est la faculté de se mettre à la place de l'autre, alors j'ai constaté que les gens ont une notion d'échelle que je n'ai pas. C'est à dire que plus une personne est "proche", plus elles sont "touchées". Je me mets en permanence des "barrières" pour ne pas penser à toutes les situations d'injustice et de souffrance qu'il y peut y avoir sur terre ou qui nous sont relatées, et ce qui rends certaines personnes de notre entourage triste n'est souvent que peu de choses. Comment avoir de la compassion pour une personne qui pleure un proche, âgé, qui est décédé naturellement, quand d'autres pleurent un enfant injustement mort ? La mort de ma mère, âgée, m'aura pas fait de peine car c'était dans l'ordre des choses. Un enfant victimes de sévices ou de maltraitance de la part des gens qui sont ses seuls repères (ses parents), cela me "touché" beaucoup plus car il ne peut pas comprendre ce qui se passe et est en désarroi.
Je passe mon temps à refuser d'avoir de l'empathie pour tout ce qui se déroule probablement sur terre ou ce que sur les médias nous servent au quotidien.
On peu appeler ça "se replier sur soi-même" mais, en ce qui me concerne, je vis plutôt ça comme "se déplier en soi même". Mais c'est un autre sujet.
Finalement, pour résumer, j'ai l'impression que l'empathie "normale" est très égoïste et correspond à une empathie qui tourne autour de sa "petite personne". J'ai souvent dit à mes enfants que le jour où je serai mort, c'est moi que ça aura le plus fait ch... de savoir que je mourrais, et que, si chagrin était possible dans un hypothétique "au-delà", c'est bien moi qui devrais en avoir de ne pas continuer l'aventure avec eux. Eux auront la chance de connaître la suite des évènements, de savoir ce qu'ils deviendront, de continuer leur vie. Alors pourquoi pleureraient-ils sinon par égoïsme ?
Voilà ma façon de voir les choses sur ce sujet.
Dossier déposé au CRA : en attente du R-V.
Possibilité d’asperger envisagée par plusieurs professionnels (dont une professionnelle du CRA).
HQI diagnostiqué.
Relations sociales rares et difficiles.

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