Aspergers travaillant dans l'enseignement

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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Aspergers travaillant dans l'enseignement

#1 Message par Meddio » dimanche 1 avril 2018 à 18:23

Modération (Tugdual) : Déplacement du sujet depuis "À propos de l'autisme et du S.A."


Bonjour,

Je crée ce fil pour savoir si parmi les Aspergers il y en a qui travaillent dans l'enseignement. Comment est-ce vécu ? Quels en sont selon vous les aspects positifs et les aspects négatifs ?

Merci,

Meddio

Je donne l'exemple

Aspects positifs

- Pas de travail en équipe
- Travail en grande partie individuel et faisable à domicile
- Peut correspondre à intérêt restreint
- Rôles bien définis avec les élèves (pour le frontal = je parle, personne ne parle sans mon autorisation sinon heure de colle)
- Présence d'une certaine routine et sécurité
- recrutement reposant uniquement sur maîtrise des sujets

Aspects négatifs

- Difficulté d'intégration aux équipes en salle des professeurs (mais ça serait pareil ailleurs)
- Capital imprévu avec les élèves
- Si l'on ne fait pas régner le silence dans la classe = impossible de tenir
- début de carrière qui implique mutation(s)
- Parfois difficile à tenir dans la durée

Ps : il se peut que j'édite ce message si je me rends compte que j'ai oublié un point positif ou négatif.
Modifié en dernier par Meddio le jeudi 19 avril 2018 à 22:42, modifié 1 fois.
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lulamae
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#2 Message par lulamae » lundi 2 avril 2018 à 7:14

Merci d'avoir créé ce fil @Meddio, c'est pratique de pouvoir discuter précisément du travail. D'ailleurs, une des choses qui me choquent, c'est que les profs parlent rarement d'enseignement, en termes de contenu. Ils parlent des élèves (ce qui ne me déplaît pas, mais j'ai rarement la même vision qu'eux), du fonctionnement du collège, de loisirs...
Tu as peut-être le sentiment qu'avec ton HQI tu possèdes un atout pour les relations sociales que ça implique ?

Avantages d'être prof (français en collège pour moi) :
- Le fait d'être salariée, et l'indépendance que cela permet de travailler, d'avoir été obligée également de passer le permis.
- L'emploi du temps carré et stable, qui donne une couleur à mes journées, selon le nombre d'heures, les horaires, les classes que j'ai ou non. Ca m'aide à compenser une perception du temps "déconstruite", problématique.
- L'effet de contraste entre le temps travail/vie personnelle, qui redonne de la valeur à des activités ménagères, ou faire les courses... d'abord parce que c'est toujours "moins pire" (repasser ou faire la vaisselle me paraît un break désirable au milieu de la correction de copies ! :roll: ).
- Les horaires qui coïncident avec ceux de mes filles, et me permettent de passer plus de temps avec elles, malheureusement pas sans pression ni soucis, les vacances qui permettent de se recharger.
- L'intérêt pour la préparation de mes cours, si j'arrive à faire ce qui me plaît, à ajuster les injonctions du programme à mes intérêts - il m'est arrivé de travailler la description dans Tolkien, par exemple, avec la Moria (description péjorative) puis Lothlorien (description méliorative). J'aime aussi utiliser l'image, et des passages de films.
- J'aime révéler les élèves à eux-mêmes par le biais de l'écriture, notamment poétique, ou théâtrale. J'ai monté des tas de projets sur tout ce qui m'intéressait, et j'ai fait accéder les élèves à des choses qu'ils n'auraient pas connues autrement. J'ai travaillé sur Saint-Exupéry et fait visiter un aéroclub, suite à quoi les élèves se sont vu offrir un baptême de l'air (j'avais une Principale géniale à l'époque), ou j'ai fait un projet sur deux ans autour du street art, dans le cadre duquel les élèves ont réalisé des toiles avec une intervenante, et exposé tableaux et poèmes, visité une exposition de Shepard Fairey, fait un tour de la ville de Bayonne avec toutes les peintures urbaines remarquables.
- La passion de repérer des élèves atypiques et d'arriver à les amener à jouer le jeu, se révéler, écrire, prendre confiance en eux et être intégrés dans le groupe.

Les inconvénients :
- La fatigue occasionnée par le bruit, ou par la lutte contre le bruit. A des moments où je reste fatiguée et convaincue que mes classes sont bruyantes, voire infériorisée parce que j'ai toujours l'impression que les autres savent faire et pas moi, je me vois de l'extérieur et me rends compte que j'ai d'aussi bons résultats que mes collègues à ce niveau.
- Fatigue des sollicitations permanentes des élèves, ennui de devoir se situer dans l'affectif, alors que je n'aime pas "bisounourser", même si je me considère comme bienveillante, car je ne me moque jamais des élèves, et j'essaie toujours de souligner leurs efforts, et de valoriser leurs points forts.
- Une lassitude due aux comportements et réactions que je trouve irrationnels de la part de l'administration, sans toujours oser demander de clarification. Peu d'encouragements et de retours positifs de ma pratique.
- Désintérêt envers l'évolution théorique du métier, les modes pédagogiques, je ne suis pas influençable sur ce plan, et j'ai du mal à ne pas le montrer ouvertement. J'ai tout de même été agréablement surprise par la notation par compétences, bien qu'elle ait ses limites, et je pratique assez facilement la double évaluation notes/compétences.
- L'impression d'avoir développé avec le temps un TDA : j'oublie beaucoup, j'ai des blocages, même quand je note les choses, j'ai du mal à me poser quand je me sens insécurisée (en salle des profs, dans ma salle avant les cours, en récré, le midi...). Corriger des copies commence à me prendre beaucoup de temps.
- Ennui des situations sociales obligées, refus de manger avec les collègues à midi, besoin de m'isoler pour me réparer.

Je réfléchirai dans un second temps, comme tu l'as fait sur un autre post, aux atouts et faiblesses que je peux avoir avec mon mode de fonctionnement. Ton post aide à faire le point, et c'est vraiment agréable de partager l'expérience de l'enseignement ! :bravo:
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#3 Message par pédeuceu » lundi 2 avril 2018 à 7:54

kjhgfdsdfghjk
Modifié en dernier par pédeuceu le mercredi 31 octobre 2018 à 22:06, modifié 1 fois.

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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#4 Message par Meddio » lundi 2 avril 2018 à 11:38

********
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#5 Message par Zengali » lundi 2 avril 2018 à 12:34

Assez d'accord avec tout ce que vous dites.
J'ai un bon contact avec les enfants, avec peu de moments où je ne sais pas quoi faire - en tant qu'enseignante, en tant qu'adulte éducateur - et je préfère toujours passer du temps avec des enfants qu'avec des adultes.
En revanche, toutes les interactions, travail d'équipe et autres me saoulent dangereusement.
J'ai fait ce boulot 18 ans et désormais je ne peux plus, dans la forme qu'il a pris, assurer mon bien être et ma santé physique et mentale. J'ai donc changé mais je regrette le temps passé avec les enfants.
Aspie et HPI,
et maman du même en pas pareil, il a 12 ans.

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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#6 Message par Meddio » lundi 2 avril 2018 à 13:38

Merci de ta réponse.

Pour quoi (vers quoi) as-tu changé de métier ? [Si c'est indiscret, dis-le moi et ne me réponds pas, je comprends]

Personnellement, il me reste 15 ans* à faire avant de pouvoir travailler à mi-temps ou de changer de métier (quand mon appartement sera remboursé, je n'aurais plus besoin de beaucoup d'argent pour vivre) et c'est ce qui me fait tenir les jours "sans". Car j'ai plusieurs fois été à deux doigts de craquer et d'être incapable de me lever. Et je sais bien que tout peut à tout moment arriver et que rien n'est sûr. Mais si je tiens 15 ans* (j'aurais alors 44ans), je pourrais mener une vie beaucoup plus agréable car même si ce métier est louable et utile à la communauté, je le trouve déjà très usant (et je n'ai que trois ans d'expérience). De plus, il ne me permet plus de m'adonner autant que je le voudrais à ce que je voudrais.



*sous réserve d'aucune mort, d'aucune maladie, d'aucune catastrophe.
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#7 Message par Zengali » lundi 2 avril 2018 à 17:16

J'occupe un poste à profil avec un fort côté gestionnaire qui m'autorise des heures et des heures de boulot solitaire dans la semaine pour des tâches qui pourraient paraître rébarbatives au collègue habituel, mais moi j'adore, j'ai un côté archiviste peu comblé et donc je me rattrape.
L'enseignement me manque mais je n'y vois plus en collectif, j'aimerais intervenir en one-to-one ou bien pour la toute petite enfance.
Aspie et HPI,
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#8 Message par Meddio » lundi 2 avril 2018 à 17:29

D'accord.

One to one = professeur particulier ?

J'imaginerais bien aussi un travail d'archiviste ou de tri en médiathèque (musique), quelque chose qu'on n'emporterait pas chez soi en ressassant ou en anticipant les situations (préparer mentalement le déroulé du cours puis revenir dessus après)

Si je changeais, je rêverais d'un travail qu'on laisse "sur place" car j'ai du mal à me lancer dans une activité quand je suis "parasité" mentalement par le travail.
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#9 Message par lulamae » lundi 2 avril 2018 à 19:09

Meddio a écrit :D'accord.

One to one = professeur particulier ?

J'imaginerais bien aussi un travail d'archiviste ou de tri en médiathèque (musique), quelque chose qu'on n'emporterait pas chez soi en ressassant ou en anticipant les situations (préparer mentalement le déroulé du cours puis revenir dessus après)

Si je changeais, je rêverais d'un travail qu'on laisse "sur place" car j'ai du mal à me lancer dans une activité quand je suis "parasité" mentalement par le travail.
Tout à fait d'accord : je rêve même d'un travail physique lié à la nature, être seule dehors en plein air - même factrice sur un vélo ça me tenterait. Et surtout ne pas, comme tu dis, y penser tout le temps et avoir le plus grand mal à décrocher pour avoir une vie.
Quand j'ai parlé de contenu par rapport aux discussions avec les collègues, c'est pouvoir parler de culture : auteurs étudiés, choix pédagogiques, le sens de notre travail, ou au moins de cinéma, de livres. C'est curieux de ne parler que des à-côtés ou des loisirs. Ca m'ennuie et j'ai rarement envie de participer, ou quand je le fais, je tombe à côté.
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#10 Message par lulamae » lundi 2 avril 2018 à 19:11

Zengali, tu as de la chance ! :D
A partir de 50 ans par exemple, ou 55, les profs qui le souhaitent devraient pouvoir évoluer vers de la remédiation par petits groupes, du soutien, de l'AP, quitte à effectuer quelques tâches administratives pour compléter.
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#11 Message par Meddio » lundi 2 avril 2018 à 19:26

Ah je comprends mieux : du coup, entièrement d'accord !
Modifié en dernier par Meddio le jeudi 19 avril 2018 à 22:44, modifié 1 fois.
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#12 Message par Zengali » lundi 2 avril 2018 à 19:59

Pour les aspies je pense qu'il y a aussi tout un panel de pédagogies institutionnelles alternatives qui offrent un cadre hyper sécurisant et permettent d'autres conditions de travail.
Le souci c'est qu'à part Montessori les autres pédagogies (notamment institutionnelle, avec les plans de travail, conseils de coopération etc. ceintures ) sont souvent réservées aux publics difficiles... Sauf en primaire où tout quelques collègues se forment et changent leurs pratiques - au risque de se voir accuser d'avoir mis le bazar dans leur classe si jamais un élève perturbateur ou deux viennent ... ben perturber.
Par exemple moi je serais mieux dans le spécialisé, pour diverses raisons, mais le fait qu'il y ait plusieurs adultes dans la classe me rend le travail insupportable épuisant et factice... même si les gens présents dans la classe me sont sympathiques, ont un bon contact avec les enfants etc.
L'évolution du métier me le rend donc complètement inapproprié, en comparaison avec ce que je pouvais vivre en classe il y a plusieurs années.
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#13 Message par Meddio » lundi 2 avril 2018 à 20:20

C'est sûr que le frontal n'est pas le mieux pour prendre en compte l'individualité de chacun ...

Je me demande même si le travail en îlot et le bruit et l'organisation qu'il implique peuvent convenir à un enfant Asperger avec l'effectif que nous avons ...

Après le spécialisé, il me semble, est un dernier recours car il exclut d'une scolarité normale. Mais pour y travailler, ça permet un meilleur suivi individuel mais implique en retour un travail d'équipe.
Modifié en dernier par Meddio le jeudi 19 avril 2018 à 22:44, modifié 1 fois.
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#14 Message par FidjiTiwi » mardi 3 avril 2018 à 12:21

Je viens apporter mon grain de sel, puisque j'ai repris le chemin de la classe après un an d'arrêt et la furieuse envie de tout plaquer.

le négatif, ce qui m'a donné envie de faire autre chose
- la fatigue. Le temps partiel est indispensable. Les soirées conseil de classe ou réunion parents profs, c'est une crise de spasmophilie assurée le lendemain.
- les relations avec les élèves de lycée. Ils sont trop compliqués à comprendre, trop jugeant.
- l'intégration dans une équipe. Je me sentais à peu près à l'aise dans mon ancien établissement, au bout de 12 ans !
- mon incapacité à monter les projets dont j'ai envie. Décrocher le téléphone pour appeler un intervenant extérieur... euh...
- le besoin d'avoir l'appui, le soutien de la hiérarchie. Si on me dit pas clairement "je suis super content(e) de votre travail", j'entends "vous faites de la m***", alors si il y a des critiques je m'effondre carrément.

Le positif, ce qui me fait retrouver ma classe avec le sourire, maintenant que j'ai travaillé sur moi-même
- la part d'autonomie. On peut travailler comme on le veut, on peut travailler seul, on a peu de comptes à rendre.
- les heures de solitude. Hormis les heures de cours, je suis chez moi à me ressourcer.
- la légitimité. Je maîtrise les codes de ma classe, vu que c'est moi qui les fait. En plus mon besoin d'explicite convient à beaucoup d'élèves.
- les relations avec les élèves de collège. Je suis explicite, claire, cohérente, juste. Et eux sont encore spontanés et ils rendent la confiance qu'on leur accorde.
- la possibilité d'aller vers les autres, de faire du "social" dans un cadre que je maîtrise. J'adorerais faire un boulot ou du bénévolat à 100% social, mais comme je panique dans les relations, ben c'est pas possible. Là, dans ma classe, je peux apporter de l'écoute, de la bienveillance à des jeunes qui sont souvent malmenés, et valoriser ce qu'ils savent faire. Chose que je ne peux pas faire si je n'ai pas ce cadre.

Et j'ai une super principale qui m'aide à prendre soin de moi. :kiss:
Maman de R (18 ans, HPI, TDA ?), N (16 ans, Asperger) et A (6 ans, en cours de diag).

THPI. RDV au CRA le 01/08/2019 : phobie sociale et trouble de la personnalité obsessionnelle.

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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#15 Message par lulamae » mardi 3 avril 2018 à 12:42

@Fidji'Tiwi : je me retrouve beaucoup dans ce que tu écris, et cela me redonne de l'espoir, car j'en suis plutôt à l'étape perte de confiance, et difficulté à remobiliser mes ressources.
J'ai réussi à "déployer mon potentiel" lorsque j'ai enseigné 11 ans dans le même établissement. J'ai demandé une mutation pour raisons familiales - en bref, nous avions fait construire une maison et j'ai obtenu un poste à proximité, nos filles ont changé d'école, et dans la foulée nous avons divorcé aussitôt installés, ça a été très dur à porter.
Depuis, j'ai été instable dans mes postes, et je n'arrive plus à retrouver la prof que j'ai été, à reprendre confiance. Et je ne sais pas encore si ma Principale est compréhensive. Est-ce que la tienne est au courant de ta situation ?
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