Aspergers travaillant dans l'enseignement

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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Antigone
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#136 Message par Antigone » lundi 20 avril 2020 à 20:50

Je vais essayer de m'expliquer une dernière fois, parce que je n'aime pas me sentir accusée de propos que je ne tiens pas mais après j'arrête...
Dehlynah a écrit :Je persiste à penser qu'on ne peut renvoyer dos à dos des parcours de vie,

Je suis bien d'accord, et en effet ma situation n'est pas comparable à celle des collègues. Ce n'est pas moi qui met tout ça côte à côte, c'est l'éducation nationale qui ne parvient pas à faire la part des choses. Le système actuel est en ma défaveur, c'est tout ce que je constate. Il ne s'agit pas de déshabiller paul pou habiller pierre mais d'avoir les mêmes possibilités que les autres. Seuls les PES avec enfant ont le droit de demander un changement de département. Je ne trouve pas cela juste, c'est tout. Soit c'est tout le monde, soit c'est personne (avec ou sans enfant, avec ou sans rqth, avec ou sans conjoint)
tu me diras aussi que j'ai "choisi" de divorcer, mais bon dans ce cas on a pas droit à l'erreur...
Merci de ne pas me prêter des propos que je n'ai pas tenu et que je ne tiendrai jamais. Je suis désolée que tu te sois sentie tellement visée , mais je n'ai jamais parlé d'erreurs en ce qui les concerne, ou en ce qui concerne n'importe qui. J'ai aussi rappelé que je pouvais moi aussi démissionner en "cas de besoin" même si cette perspective me fait peur. Et je me doute que ce n'est réjouissant pour personne. Après je viens de passer deux ans avec des collègues PES en réorientation avec enfant, je n'envie pas leurs situations et j'espère qu'elles obtiendront ce qu'elles veulent parce qu'elles le méritent ... mais... j'ai constaté que toutes avaient des possibilités de retour dans un ancien emploi mieux payé (elles le disaient elle-même), voir même à effet immédiat pour celles en disponibilité. Elles avaient également toute un conjoint qui gagne bien sa vie. Je ne souhaite évidemment pas qu'elles démissionnent (de toutes façons je ne vois pas en quoi ça ferait avancer l'affaire), ça ne remet pas en cause leurs "sacrifices", je fais juste remarquer qu'elles ont des portes de sortie plus confortables que moi (et que toi mais encore une fois tu n'as jamais été visée) et que donc, nos situations ne sont pas comparables et que donc je ne comprends pas pourquoi l'éducation nationale gère tous les dossiers de la même façon.
Chacun son parcours, si tu te sens lésée par tes collègues qui ont des enfants, c'est mal barré...
Je ne suis pas sûre de comprendre pourquoi "c'est mal barré". Après j'ai l'habitude de me faire rembarrer chaque fois que j'ai l'idée de faire des remarques sur les différences de traitement entre les célibataires sans enfant et les femmes avec enfants (pas seulement sur la vie professionnelle, sur tous les plans sociaux, politiques, personnels). Mais j'ai déjà abordé ça dans un autre topic, donc je laisse l'affaire close.

"
Tu as une RQTH? ( tu conduis?Tu es en lien avec ton médecin du travail?"
Oui à ces trois questions :D La conduite a été une laborieuse acquisition, très coûteuse mais j'ai eu la chance que mes parents ne lâchent rien (ni financièrement, ni moralement quand il fallait me traîner de force à l'auto école) Et j'ai fini par avoir le permis au 5ème essai... Je ne suis même pas une si mauvaise conductrice mais je déteste ça, et ça m'épuise. Du coup, quelque soit le lieu où je serai mutée je m'installerai à proximité (je le fais toujours, les gens n'ont jamais compris pourquoi j'habitais dans des trous paumés plutôt que les "grandes" villes mais bon...) C'est aussi pour ça que je redoute les postes de remplaçants : si je dois ajouter 150 km par jour à la journée de classe, je ne tiendrais pas longtemps c'est sûr.
Pour le médecin du travail, elle me soutenait et elle m'a dit qu'elle "plaiderait" en ma faveur si on lui demandait...sauf que malgré tous les documents fournis, l'inspection n'a même pas lu le dossier. PES sans enfant = pas de demande de changement de département. Ca s'est arrêté là. Je me dis que ce ne sera pas perdu et normalement, je pourrais retenter ma chance l'an prochain.. mais pour cette année c'est un coup dur. Je suis sûrement trop dépendante des médecins, traitements et c'est peut être une occasion d'essayer de "me débrouiller, mais c'est angoissant.

-j'ai un peu tout essayé, j'ai fait plein de petits boulots merdiques, je me suis fait virer, des boulots plus prestigieux et intéressants
Idem l'enseignement n'est pas une vocation à la base. Après je peux y prendre du plaisir, malheureusement pas dans n'importe quelle circonstance. Je vois bien que je ne suis pas aussi "adaptable" que mes collègues et ça me pèse. Je les envie vraiment de pouvoir retomber sur leurs pattes aussi vite (pas facilement mais sans trop de casse) et relativiser aussi. Je n'envisage pas l'enseignement comme une fin en soi de toutes façons, j'espère tenir le plus longtemps possible mais je pense aussi à des nouvelles formations (aussi parce que j'aime apprendre.
Bon courage à toi en tout cas, tu as l'air super investie, mais comme me disait une collègue infirmière ( ultra investie hein) en LEP, et qui avait bien capté mon côté ' à fond" : "t'auras pas de médailles, et même si tu devais en recevoir... - alors ma cocotte stp épargne-toi !!"
Si j'avais eu une médaille chaque fois qu'on me l'a dit... :roll: Ca fait partie des choses que je ne contrôle pas. Je suis censément en vacances mais en réalité j'ai passé toute la dernière semaine à créer des appli pour pouvoir continuer les apprentissages avec mes élèves et non pas juste des révisions. Et avoir des ressources adaptées à eux, à leurs besoins et pas "coller" sur des choses toutes faites, intéressantes mais pas nécessairement adaptées. Je vais me faire taper sur les doigts par la titulaire mercredi :wink: Elle m'avait ordonné de prendre des vraies vacances... (heureusement, elle est bienveillante quand elle dit ça. Parfois ça l'est moins et j'ai l'impression que le "tu en fais trop" sonne comme un reproche. :?
Je veux savoir comment je m'y prendrais, moi aussi, pour être heureuse. Vous dites que cest si beau, la vie. Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre." Anhouil

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Ogam
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#137 Message par Ogam » mardi 21 avril 2020 à 8:31

Bonjour Antigone, je sens que tes vacances ne sont pas de tout repos.
Seuls les PES avec enfant ont le droit de demander un changement de département. Je ne trouve pas cela juste, c'est tout. Soit c'est tout le monde, soit c'est personne (avec ou sans enfant, avec ou sans rqth, avec ou sans conjoint)
Je suis d'accord avec toi, cela me paraît invraisemblable que pour raison médicale, les PES futurs-titulaires ne puissent pas participer à l'EXEAT (on se demande si l'EN sait qu'il existe de grosses différences structurelles au niveau médical en fonction des départements et des régions et je ne te parle même pas des déserts médicaux), surtout qu'en Loire-Atlantique, tu as un excellent CHU et des structures médicales ainsi que des aides psychologiques et psychiatriques adaptées). Mais bon, certaines personnes te diront que tu ne peux pas comparer les motifs d'EXEAT pour les PES (enfants vs besoins médicaux).
Je ne suis pas d'accord avec cela. Car théoriquement, à l'Education Nationale, on devrait prendre en compte le fait que des départements dans une même académie présente des différences médicales (structurelles et spécialisées sur l'autisme) aussi énormes. Cela me paraît anormale que l'Education Nationale ne mette pas dans les meilleures conditions ses employés en les faisant changer de département (sous prétexte qu'ils n'ont pas d'enfant(s)). En effet, j'imagine le coût énergétique (et la fatigue) engendrée par des allers-retours incessants d'un département à un autre pour aller voir ses médecins ainsi que le temps nécessaire pour récupérer ... . Car professeur, c'est un métier exigeant, éreintant et qui a un impact sur la santé (physique et mentale) et cela implique un suivi médical et psychologique (mais encore faut-il avoir les structures adaptées à proximité).

Pour ce qui est de la démission, ce n'est à utiliser qu'en dernier recours, surtout si tu as un plan B à disposition (poste disponible aussitôt pour un métier en relation avec ton parcours universitaire et/ou professionnel) et ce, d'autant plus si tu as un filet de sécurité (avec le compagnon ou la compagne qui gagne bien sa vie). En revanche, si comme moi, tu as des diplômes universitaires qui font que pour trouver un travail, cela implique le passage par la case concours (de la fonction publique notamment), c'est un gros risque à prendre car c'est comme jouer à la loterie.
En effet, il faut déjà trouver le (ou les) concours où ton (tes) diplôme(s) (et ton parcours professionnel) peuvent te permettre d'avoir une plus-value par rapport aux autres candidats. il faut aussi avoir les moyens financiers pour pouvoir (sur)vivre en attendant de passer le(s) concours et surtout obtenir obtenir le fameux sésame du premier coup (ce qui est très aléatoire, je sais de quoi je parle).

Pour en revenir à moi, je sais que le métier d'enseignant n'est plus adapté pour moi. Non pas que je n'ai pas les compétences (notionnelles et pédagogiques) pour pouvoir le faire mais les modalités de travail ne sont pas adaptées pour moi. En effet, entre les classes surchargées, les élèves (et les parents) ingérables, le nombre d'heures passées dans (et en dehors) de la classe, le temps de préparation des cours, le niveau sonore, la relation avec les collègues et la hiérarchie (qui peuvent être de belles enflures au demeurant), les multiples casquettes que doivent avoir les enseignants sans avoir forcément la formation (assistante-sociale, psychologue, animateur, éducateur, éducateur spécialisé dans le domaine du handicap, conciliateur, j'en passe et des meilleurs) et le salaire qui va avec. Tout ceci fait que je vais arrêter d'être dans la grande famille de l'Education Nationale où Confiance et Bien-vaillance sont les maîtres mots (encore faut-il que la hiérarchie explique les définitions de ces deux mots car ce qui doit (ou devrait) s'appliquer pour les élèves, ne l'est pas toujours auprès des enseignants loin de là).

Je vais essayer à la rentrée de travailler dans une association, en collaboration avec une psychologue spécialisée dans le milieu de l'Autisme, pour faire des cours de soutien auprès d'enfants autistes. En effet, certains enfants sont laissés tellement à l'abandon (classes surchargés, temps passé en individuel avec l'élève, prise en compte de ses spécificités ...) que ces élèves (et ses parents) sont dans une énorme détresse. Je me dis que par rapport à mes expériences (personnelles et professionnelles) passées, les conditions de travail privilégiées (travail en individuel ou avec 2 élèves, faire du travail sur-mesure vis-à-vis de l'élève, atmosphère de travail où le niveau sonore est raisonnable...) font que je pourrais m'épanouir, être autonome financièrement et me permettre de faire de l'enseignement sans les contraintes de l'Education Nationale (qui peuvent être très lourdes).

Enfin, une dernière chose. Tu écris (je cite) que tu es censément en vacances mais en réalité tu as passé toute la dernière semaine à créer des appli pour pouvoir continuer les apprentissages avec mes élèves et non pas juste des révisions. Et avoir des ressources adaptées à eux, à leurs besoins et pas "coller" sur des choses toutes faites, intéressantes mais pas nécessairement adaptées. Je pense que cela peut être très enrichissant pour les élèves que tu accompagnes, d'avoir de tels supports pédagogiques mais je me pose trois questions :
  • Est-ce que (vu le temps que tu passes à faire ces applis) ces applis apportent une plus-value à la compréhension et aux apprentissages des élèves ?
  • Est-ce que tous les élèves ont accès à tes applications (réseaux internet, ordinateur et/ou smartphones) ?
  • Est-ce que tu arrives à trouver le temps pour te reposer et te ressourcer ?

Ces questions, je me les pose au vu du contexte actuel et des contraintes qu'imposent ce métier. J'étais comme toi, à être toujours plus ambitieux pour que les élèves réussissent, je ne comptais pas mon temps à préparer les cours ... . Mais maintenant je me dis qu'on n'est pas parfait, on ne le sera jamais, il faut donner les moyens que les élèves réussissent mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre santé car cela serait un ENORME gâchis.

J'espère Antigone que tu vas réussir à obtenir ce que tu recherches vis-à-vis de ton EXEAT et que tu vas réussir à t'épanouir dans ce beau métier (qui peut aussi briser des gens malheureusement).
En cours de diagnostique au CRA depuis l'envoi du dossier en décembre 2018 et suspicion d'autisme asperger grâce à des psychologues spécialisés.

Antigone
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#138 Message par Antigone » mardi 21 avril 2020 à 9:35

Ogam a écrit :Je suis d'accord avec toi, cela me paraît invraisemblable que pour raison médicale, les PES futurs-titulaires ne puissent pas participer à l'EXEAT (on se demande si l'EN sait qu'il existe de grosses différences structurelles au niveau médical en fonction des départements et des régions et je ne te parle même pas des déserts médicaux), surtout qu'en Loire-Atlantique, tu as un excellent CHU et des structures médicales ainsi que des aides psychologiques et psychiatriques adaptées). Mais bon, certaines personnes te diront que tu ne peux pas comparer les motifs d'EXEAT pour les PES (enfants vs besoins médicaux).
Je vois que tu as aussi une belle expérience sur le sujet... inutile de te raconter les regards que j'ai eu lorsque j'ai demandé (vraiment sincèrement et sans arrière pensée) à mes collègues pourquoi elles ne déménageaient pas plutôt en Sarthe (pour celles dont l'emploi du conjoint le permet, évidemment) avec les enfants... Je leur aurai proposé d'envoyer leurs enfants en internat en Russie, je n'aurai pas été plus mal jugée.
Ogam a écrit :En revanche, si comme moi, tu as des diplômes universitaires qui font que pour trouver un travail, cela implique le passage par la case concours (de la fonction publique notamment), c'est un gros risque à prendre car c'est comme jouer à la loterie.
En effet, il faut déjà trouver le (ou les) concours où ton (tes) diplôme(s) (et ton parcours professionnel) peuvent te permettre d'avoir une plus-value par rapport aux autres candidats. il faut aussi avoir les moyens financiers pour pouvoir (sur)vivre en attendant de passer le(s) concours et surtout obtenir obtenir le fameux sésame du premier coup (ce qui est très aléatoire, je sais de quoi je parle).
C'est justement le problème de mon parcours. J'ai de nombreux diplômes, quelques expériences, dans un domaine que j'adore mais malheureusement qui ne recrute pas sans concours et encore, même avec certains ne parviennent pas à trouver non plus. De toutes façons la question ne se pose pas pour moi, j'ai essayé pendant 5 ans toutes les catégories de concours du secteur et je n'ai jamais été admissible... Outre être assez démoralisant, ça a achevé de me faire sortir de ce secteur.
C'est pour ça que je me dis que dans quelques années, je pourrais essayer de nouvelles formations pour ensuite me réorienter. Sans ça, je n'ai aucune chance sur le marché du travail...
Est-ce que (vu le temps que tu passes à faire ces applis) ces applis apportent une plus-value à la compréhension et aux apprentissages des élèves ?
Elles ont été réfléchies pour en tout cas. Maintenant, c'est en effet très difficile de savoir puisque j'ai peu de retour de la part des parents... et que je n'ai plus mes élèves pour vérifier. J'espère qu'elles leur seront utiles, et je me dis que si je n'essaie pas je ne saurais jamais. J'espère pouvoir retrouver mes élèves avant juin et tester avec eux les petits jeux, les bilanter pour voir si en effet ça a été bénéfique...
Est-ce que tous les élèves ont accès à tes applications (réseaux internet, ordinateur et/ou smartphones) ?
Oui. Tous ont une connexion internet, et un téléphone. La plupart des ordinateurs. C'est pour ça que je suis passée avec l'option appli et QR code : pour que les activités soient faisables sur smartphone (surtout pour les élèves ayant des parents qui télétravaillent, et donc un ordi déjà surbooké). Les activités sont aussi prévues pour être faisable "en vrai" si les parents veulent éloigner les enfants des écrans, ou n'en ont pas. Par exemple, il y a un jeu pour mettre la table en associant le bon nombre de couverts au bon nombre de convive (oui ce sont des petites sections :D ) et je précise bien aux parents que c'est parfait si ils veulent le faire avec la vraie vaisselle et 4 peluches... au contraire. L'appli leur sert de guide pour comprendre la démarche et éviter qu'ils fassent prendre de mauvaises habitudes aux enfants.
Est-ce que tu arrives à trouver le temps pour te reposer et te ressourcer ?
J'essaie. Après, comme j'ai l'option TSA, lorsque je suis lancée sur une idée j'ai du mal à en décrocher avant d'avoir exploité les multiples possibilités qui s'offrent à moi...et avoir l'impression d'avoir fait le tour. Du coup, il m'est difficile de me ressourcer parce que mon cerveau est resté bloqué....

En tout cas, que ce soit Dehlynah ou toi vous avez de beaux projets pour l'avenir. Ca fait envie. Et c'est courageux d'essayer de rebondir, je sais l'énergie que ça demande...
Je veux savoir comment je m'y prendrais, moi aussi, pour être heureuse. Vous dites que cest si beau, la vie. Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre." Anhouil

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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#139 Message par Ogam » mardi 21 avril 2020 à 13:58

Merci pour ta réponse Antigone.
Garde courage car je me dis que la chance va bien finir par te sourire (même si pour l'instant, elle ne t'ai pas très favorable).
Prends soin de toi, essaie de te ressourcer, de prendre du recul sur le métier car il peut être très vite épuisant voire démoralisant (d'où l'intérêt d'avoir des activités extérieures comme la danse ou la musique).

Si jamais tu veux persévérer dans ce métier, tu pourrais aussi faire une spécialisation en suivant la formation Cappei (certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive) dont la fiche métier se trouve à l'adresse suivante : http://www.onisep.fr/Formation-et-handi ... pecialises.

Allez, bon courage à toi Antigone
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Dehlynah
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#140 Message par Dehlynah » mercredi 22 avril 2020 à 11:00

Coucou Antigone,
J'ai lu ta réponse, je peux pas répondre depuis mon ordi (occupé)et ne peux te citer, mais ok je comprends mieux (je me rends compte que j'ai réagi de façon autocentrée) vu les réactions de tes collègues (j'ai bien rigolé "comme si on leur avait demandé d'envoyer leur enfant dans un internat en Russie" tu dois avoir le sentiment qu' elles veulent le beurre et l'argent du beurre, alors que toi..tu demandes juste le minimum vital), et je comprends mieux ce que tu peux ressentir (mais ce que je ne comprends pas c'est qu'il me semblait-avec l'exemple de ma collègue entre autre - que la rqth donnait une possibilité d'être proche de son domicile, ah oui autre queqtion : es- tu syndiquée ?? Parce que pour le coup tu peux être soutenue),
Tu sais j'ai vraiment réfléchi à passer le concours du privé pour postuler et échapper aux mouvements mais je bloque avec le privé (même pour mes enfants), je crois au service public, et je pensais me lancer corps et âme dans ce service, j'ai la vocation je crois, mais avant le diag je voyais mes problèmes récurrents comme conjoncturels, j'étais dans une forme de déni et j'ai tiré sur la corde en me disant (c'est qu'une mauvaise passe...) alors que là je dois admettre qu'ils sont bel et bien structurels, c'est ce que tu as
ressenti aussi ? Parce qu'au fond nos problématiques et difficultés n'ont pas tellement changé, c'est notre regard...Et puis la recherche d'aides et de solutions adaptées à notre structure tsa...J'espère de tout coeur que ça va évoluer dans le bon sens pour toi, ce serait dommage pour l'En de se priver de quelqu'un d'aussi investi...
TSA (prédiagnostic : printemps 2018 - confirmation par psychiatre spécialisé : été 2019) - troubles anxio-dépressifs

fayette
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#141 Message par fayette » mercredi 27 mai 2020 à 22:20

Qui a repris le boulot ? Moi je le vis mal
Stress peur d'être contaminée et de contaminer les enfants, je m'énerve pour un rien.
TSA diagnostiquée en juillet 2019 dans un CRA

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PetitNuage
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#142 Message par PetitNuage » mercredi 27 mai 2020 à 23:18

Coucou, je précise dans ma réponse que je suis en attente de diagnostic. (pour un éventuel TSA ... pas pour le Covid !!)
je te réponds donc simplement comme une enseignante, avec ses spécificités, dans une situation très particulière !

J'ai également repris et trouve difficile de gérer présentiel et distanciel.
(j'ai les PS un jour et les MS le lendemain... donc je prépare pour le distanciel aussi car quelques parents sont demandeurs ...)

Les enfants sembleraient être immunisés naturellement contre le virus. J'espère que cela vérifiera avec le recul.
(je suis donc un peu plus rassurée que lorsque j'allais faire classe à des enfants de soignants
dans des écoles non réaménagées et où les gestes barrière étaient de ce fait plus difficiles à faire respecter en classe)

Mais je ne veux pas prendre de risque malgré tout et trouve les gestes barrière très pesants.

De plus, les enfants ne sont pas très concentrés et cette nouvelle forme d'enseignement n'aide pas à les concentrer.
L'ambiance de classe n'a plus rien à voir avec avant.
Bref, c'est compliqué....

Bon courage à toi également ... On verra ce qui est annoncé demain car j'en ai de plus en plus qui souhaitent revenir...

Ma psy pense, depuis qu'elle a découvert le syndrome d'Asperger, que je pourrais être Aspie.
Dossier envoyé au CRA. Délai d'attente annoncé 2 ans :roll: .

fayette
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Re: Aspergers travaillant dans l'enseignement

#143 Message par fayette » mercredi 27 mai 2020 à 23:53

Bon courage à toi pour la reprise
Moi aussi je fais les deux, je continue à poster des activités pour la moitié de classe qui n'est pas revenue
Être vigilante toute la journée met les nerfs à rude épreuve !
Bon courage aussi pour le diagnostic, moi ça m'a pris exactement 3 ans entre la demande et le diagnostic dans un CRA
TSA diagnostiquée en juillet 2019 dans un CRA

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