Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#61 Message par Nel Blu » dimanche 16 septembre 2018 à 11:07

Aeryn a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 7:39
Je le comprends également comme "3/4 des demandes aboutissent à un diagnostic différentiel (autre que TSA)".
Ce chiffre m'étonne un peu, j'avais notion qu'au contraire, les personnes qui se posaient sérieusement la question du TSA et qui "allaient au bout" de la demarche de diagnostic avaient souvent eu raison de s'interroger ... Ceci dit, les choses évoluent. C'était peut être le cas lorsque les TSA étaient moins médiatisés et que les personnes s'interrogeaient à ce propos suite à des recherches pour comprendre leurs difficultés, et pas parce qu'elles se reconnaissent dans une description lue dans un article, vue dans un film ou entendue à la radio, sur lequel elles sont tombées "par hasard".
Oui moi aussi j'ai entendu ça.De la part d'un psychiatre de la structure cité dans le PDF en plus.J'avais carrément posé la question, et il m'avait été répondu que le filtrage préalable amenait en majorité des personnes concernées.Après ça fait donc depuis 2014/15( ah le pdf date de cette période, donc cette estimation date de bien avant..).. cette estimation cité doit concerner tous les centres de la fondations, ou peut-etre avec des centres ressources autisme englobés ? dont le retour est p-etre différent et peut-etre incluent -il les demandes auxquelles ils ne donnent pas suite/qui ne vont pas jusqu'au bout (qui semblent tres massives..(?))
(encore un autre témoignage invérifiable dsl aha)
edit; journée d'étude du craif 7 MARS 2014 + nom d'un psy/fondation, c'est trop daté et pas assez précis pour en tirer une conclusion généralisée sur cette question je trouve..
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#62 Message par nouvo » dimanche 16 septembre 2018 à 13:48

Ixy a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 11:05
Plieur Fou a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 11:01
:shock:
Ixy a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 10:50
certains centres de diagnostic privilégient les faux postifs aux faux négatifs pour ne pas prendre de risque.
:shock:

Sérieux ? tu sors cette affirmation de où ? je suis curieux (pas toi Tugdual ? )
Alors là je ne sais plus mais c'est un témoignage d'une personne sur le forum de ce qu'un centre de diagnostic lui a dit. j'ai aucune possibilité de vérifier la véracité de ce témoignage bien sûr mais ça ne me semble pas délirant : on peut penser que c'est moins grave d'établir un diagnostic positif pour une personne qui n'est pas tout à fait concernée que d'établir un diagnostic négatif pour une personne réellement concernée.
Tu te rends compte Ixy de ta formulation ??
c'est exactement comme cela et avec de ces pratiques que se constituent voire se propagent des rumeurs à fausses rumeurs.

Tu pars d'un centre
(et relié à un témoignage.. qui plus est)
pour en arriver à écrire : "certains centres de diagnostic privilégient, etc.."

quant à ta mention suivante ?? (toute personnelle, autre ?)

" on peut penser que c'est moins grave d'établir un diagnostic positif pour une personne qui n'est pas tout à fait concernée que d'établir un diagnostic négatif pour une personne réellement concernée. "

je ne mesure vraiment ou pas tant la logique là-dedans
pensant qu'une personne autiste qui se verrait avec un non-diag de manière erronée peut aussi et autant (à plus) très mal le vivre par la suite.
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#63 Message par Ixy » dimanche 16 septembre 2018 à 13:55

Tu pars d'un centre
(et relié à un témoignage.. qui plus est)
pour en arriver à écrire : "certains centres de diagnostic privilégient, etc.."
Tu oublies le 'comme ça a été reporté'. Mais une recherche sur le forum permettrait probablement de retrouver le témoignage "de premièr degré " donc au moins cela c'est sourcé. De plus j'ai moi même entendu des professionnels qui allaient dans ce sens. Ce ne sont que certains centres puisque d'autres pensent que dès qu une personne est un tant soit peu autonome ce n est pas de l'autisme.
nouvo a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 13:48
je ne mesure vraiment ou pas tant la logique là-dedans
pensant qu'une personne autiste qui se verrait avec un non-diag de manière erronée peut aussi et autant (à plus) très mal le vivre par la suite.
C'est précisément ce que j'ai marqué.
Etudiant en doctorat maths&info, 26ans. Je n'ai pas de diagnostic /!\
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#64 Message par nouvo » dimanche 16 septembre 2018 à 14:18

ta phrase est celle-là :

" on peut penser que c'est moins grave d'établir un diagnostic positif pour une personne qui n'est pas tout à fait concernée que d'établir un diagnostic négatif pour une personne réellement concernée. "

j'avoue avoir eu un peu de mal à te lire (et m'y suis repris à plusieurs fois)
parce qu'il y a 4 grades:
- une personne non autiste et diag autiste
- une personne autiste et diag autiste
- une personne non-autiste et diag autiste
- une personne non-autiste et non diag autiste

là, pour moi, tu mélanges 2 extrêmes et tu en fais un lien
(alors qu'il n'y a pas de lien à aller en faire en l'état)

ce qui explique que j'ai peine à te lire / comprendre - parce que ton raisonnement n'est pour moi pas relié.

En plus, j'ai souvent de mal à lire les "on" (trop imprécis).

Alors ta phrase, si je me permets de la réécrire, devient :

""" il est moins grave d'établir un diag d'autiste pour une personne non-autiste que d'établir un diag de non-autiste pour une personne autiste """

et bien, comme je l'ai dit, je ne le pense pas.

Il n'est pas d'échelle de gravité à aller mettre
et cela, dans un sens comme dans l'autre, il peut être grave et de conséquences sérieuses qu'il y ait une erreur sur la personne et son diag.
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#65 Message par Ixy » dimanche 16 septembre 2018 à 14:29

Bien sûr mais dans tout test il y a des erreurs. On peut cependant contrôler cette erreur en privilégiant le rappel (cad qu on aura plus de faux positifs : personne non autiste diag autiste ) ou la précision (cad qu on aura plus de faux négatifs : personne autiste diag non autiste).

En général dans tout test médical on privilégie le rappel car on ne veut pas prendre de risque et on veut éviter les faux négatifs cad la personne a un diagnostic négatif alors qu'elle elle positive.
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#66 Message par nouvo » dimanche 16 septembre 2018 à 15:10

sur l'objet du topic de Plieur Fou

et vis à vis des réponses

(l'on doit pouvoir compléter qq peu à la marge,
par exemple : trouble de personnalité asociale, troubles d'opposition sévère vis à vis de certains comportements, trouble de personnalité schizotypique si pas mentionné )

et comme dit tout initialement, c'est avant tout et surtout le travail des pros tout ça
néanmoins, vis à vis de ce qui a été écrit et transmis
je pense que je peux transmettre cet ouvrage (manuel) de psychiatrie : http://www.asso-aesp.fr/wp-content/uplo ... iatrie.pdf
sur lequel (à mon niveau) je n'ai eu à redire
l'on pourra y trouver des compléments sur les différents éléments rapportés et sur l'autisme
(sur base DSM4)
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#67 Message par misty » dimanche 16 septembre 2018 à 16:03

Sur ce sujet, voir aussi ce que Jean a posté tout à l'heure (viewtopic.php?f=19&p=413352#p413339):
Vous avez tenu un séminaire en juillet qui se donnait "pour but d’examiner de façon objective des états psychologiques qui peut-être répondent à d’autres troubles au DSM ou qui en ont certaines caractéristiques, mais qui peuvent être pris à tort pour de l’autisme." Pouvez-vous donner un ou des exemples ?

NP : On a des descriptions amateur de l’autisme qui ont fait leur chemin, comme celles de Rudy Simone4 (qui n’a pas de diagnostic d’autisme et aux grandes compétences sociales, donc a priori elle se situe dans un profil bien loin de l’autisme), qui dans son livre Aspergirl conseille le régime de Natacha Campbell pour « guérir » l’autisme (comme on le sait, aucun régime ne « guérit » l’autisme, puisque ce n’est pas une maladie). Dans ses livres, une partie décrit l’autisme « Asperger » à partir de témoignages, mais d’autres aspects renvoient à une description de comportements névrotiques ou de Trouble de la personnalité limite, de mon point de vue. Il faut savoir que l’autisme n’est pas un état d’instabilité mentale, bien au contraire. Ce faux profil a eu une adhésion importante et connaît ses clones, au point où j’ai voulu vraiment savoir s’il n’y avait pas un 3ème type d’autisme (à part prototypique et Asperger, ce dernier étant supprimé du DSM 5 et désormais de la CIM 11) et c’est là que j’ai compris que la confusion venait de personnes qui rebaptisent des traits de troubles de la personnalité en troubles autistiques (de bonne ou de mauvaise foi). Peut-être même que ces profils n’entrent dans aucune catégorie du DSM. Ce sont donc des personnes en quête identitaire qui s’écrient qu’il faut « être soi-même », notion très éloignée de l’autisme, car on n’est pas axé sur l’égo ni sur la réussite sociale. Et nos intérêts spécifiques ne sont en rien une compensation à des troubles de la personnalité, mais notre mode de fonctionnement. Donc une personne autiste est faite pour être focalisée sur des sujets donnés, ce n’est pas un repli sur soi. Tout comme les neurotypiques sont axés sur le relationnel, les autistes le sont à des thématiques qui feront leur expertise.

Je vais sans doute m’attirer les foudres en disant cela, mais il est important de mettre un frein à la désinformation ou, en tout cas, de faire réfléchir.
nouvo a écrit :""" il est moins grave d'établir un diag d'autiste pour une personne non-autiste que d'établir un diag de non-autiste pour une personne autiste """

et bien, comme je l'ai dit, je ne le pense pas.
Eh bien perso je le pense. Pour la plupart des pros, ce qu'il faut éviter c'est l'absence de suivi, car il faut visiblement le répéter mais un diagnostic s'envisage avant tout dans le cadre d'une prise en charge.
Ixy a écrit :Dans les troubles de la personnalité, beaucoup de possibilités :
- trouble de la personnalité évitante
- trouble de la personnalité obsessionnelle
- trouble de la personnalité narcissique
- trouble de la personnalité borderline
- et surtout : trouble de la personnalité schizoïde, qui ressemble bcp à l'autisme à tel point que certains ont appellé ça "autisme de l'adulte"

au niveau de la communication :
-trouble de la communication sociale

au niveau des problèmes sensoriels :
- tous les troubles sensoriels (sensory processing disorder)
Oui, et il faut ajouter la dépression "toute bête" (qui passe facilement pour de la schizoïdie), les troubles de l'humeur (souvent assortis d'un TP, notamment TPB, ce qui est logique), et aussi les séquelles de maltraitances ou traumatismes graves.

Un truc que j'ai du mal à comprendre, c'est au niveau des troubles de la personnalité. Je peine à saisir la pertinence d'une telle discussion (mais si ça en aide certains tant mieux) parce que le propre d'un trouble de la personnalité c'est de parasiter la perception que la personne a d'elle-même. Je ne vois pas qui, en lisant ce sujet, va se dire: "ah oui, moi c'est vrai, j'ai tel trouble de la personnalité, je ne suis pas autiste".
Il est bien question de se mentir à soi-même, de façon plus ou moins pathologique, donc si c'est si compliqué c'est bien parce que la plupart des diags différentiels les personnes concernées ne peuvent pas les admettre. Parce que c'est une partie du trouble. :innocent:

Franchement, quand je vois que des gens en arrivent à pipeauter les tests et/ou à mentir en vue de décrocher un diagnostic, je trouve ça tellement pathétique que limite je trouve moins triste d'être autiste que d'en être rendu à faire ça.

Et comme le souligne olivierfh, on en revient toujours à la même conclusion: entretien avec les proches pour récolter des données sur l'enfance. Je veux bien croire que c'est parfois compliqué, mais il me semble qu'il y a de l'abus aussi.

Le souci c'est que tout ça fausse toutes les données, tout le temps.
Le pdf est pas mal oui, mais les sources, elles sont où? Les 3/4, c'est 3/4 de quoi? Des gens qui vont dans les centres expert FondaMental autisme (7 en France :geek: )?
Où apparaissent ceux qui vont chercher un diag en libéral après avoir été testés négatifs dans ces centres?
Ou alors c'est 3/4 des gens testés dans tous les types de centres sur tout le territoire? Comment sait-on? C'est écrit quelque part? Et les données du libéral? Et des diags reçus en CMP? :crazy:
*Diag TSA*

“Some lose all mind and become soul, insane.
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#68 Message par Aeryn » dimanche 16 septembre 2018 à 16:06

Nel Blu a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 11:07
[...] le filtrage préalable amenait en majorité des personnes concernées [...] peut-etre incluent -il les demandes auxquelles ils ne donnent pas suite/qui ne vont pas jusqu'au bout (qui semblent tres massives..(?))
Tu as peut être raison, ça semble plus cohérent.
Peut être que c'est 1/4 de diagnostics TSA sur l'ensemble des demandes reçues, voire sur l'ensemble des personnes ayant un 1er entretien avec un psychiatre.
Mais du coup une proportion plus importante parmis ceux qui bénéficient d'un bilan.
TSA d'intensité légère à modérée

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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#69 Message par nouvo » dimanche 16 septembre 2018 à 16:43

misty a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 16:03
nouvo a écrit :""" il est moins grave d'établir un diag d'autiste pour une personne non-autiste que d'établir un diag de non-autiste pour une personne autiste """

et bien, comme je l'ai dit, je ne le pense pas.
Eh bien perso je le pense. Pour la plupart des pros, ce qu'il faut éviter c'est l'absence de suivi, car il faut visiblement le répéter mais un diagnostic s'envisage avant tout dans le cadre d'une prise en charge.
cela m'apparait personnellement un peu ridicule à partir du moment et du point que tu n'interviens pas sur le bon objet d'une 1ère part. Parce que des personnes qui ont des difficultés quotidiennes (cf en outre le post repris de Jean), il y en a pléthore et pour pléthore de raisons. Et si le bon diag n'est pas posé, parler de suivi pour parler de suivi - ok - mais ça ne risque que peu d'être si utile si le volet de l'autisme n'est ni compris ni pris en compte par quiconque (la personne concernée comme le professionnel). Sur la 2nde part, il peut se trouver pour qui même aller parler à une personne (genre psy puisque l'on parle de suivi) peut être bien ardu pour des tas de raisons, et y compris de type "pratique" / déplacements / prises de rdv / parler / qualité de l'intervenant.Et à intégrer que certains ont aussi pu se débrouiller depuis belle lurette tout seul sans demander grand chose à quiconque et aller changer cela ne se fait pas en un claquement de doigts (et si utile).


sinon, mon propos complet n'était pas celui repris mais avec cela en plus :
nouvo a écrit :Il n'est pas d'échelle de gravité à aller mettre
et cela, dans un sens comme dans l'autre, il peut être grave et de conséquences sérieuses qu'il y ait une erreur sur la personne et son diag.
--

sur cette mention précise :
misty a écrit :[...]car il faut visiblement le répéter mais un diagnostic s'envisage avant tout dans le cadre d'une prise en charge.
tu as des références sérieuses et de littérature sérieuse pour cette formulation et la justifier ??
diagnostiqué asperger en 2015, à 38 ans

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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#70 Message par misty » dimanche 16 septembre 2018 à 17:04

nouvo a écrit :tu as des références sérieuses et de littérature sérieuse pour cette formulation et la justifier ??
"Des recommandations pour améliorer le repérage des troubles et le diagnostic chez l’adulte afin de proposer des aides et des interventions spécifiques."
Le but est d'offrir, sur la base d'un diagnostic fiable et d’une évaluation personnalisée, des aides et des services spécifiques à toutes les personnes concernées par l’autisme et autres TED (réalisation des objectifs de la loi de 1996). "

Recommandations bonnes pratiques, site de la HAS: https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c ... -de-la-has :innocent:


nouvo a écrit :cela m'apparait personnellement un peu ridicule à partir du moment et du point que tu n'interviens pas sur le bon objet d'une 1ère part. Parce que des personnes qui ont des difficultés quotidiennes (cf en outre le post repris de Jean), il y en a pléthore et pour pléthore de raisons. Et si le bon diag n'est pas posé, parler de suivi pour parler de suivi - ok - mais ça ne risque que peu d'être si utile si le volet de l'autisme n'est ni compris ni pris en compte par quiconque (la personne concernée comme le professionnel).
Qu'est-ce qui est ridicule? Quel "bon objet"?
Pour la plupart des médecins qui sont confrontés à ce choix, un "mauvais diag + mauvais suivi" est préférable à un patient qu'on ne revoit plus jamais lâché dans la nature en l'état. Je peux tout à fait le comprendre, ma psychiatre m'a donné des exemples (notamment avec risque suicidaire aïgu et patient qui se braque en mode "je suis pas fou").
Sur la 2nde part, il peut se trouver pour qui même aller parler à une personne (genre psy puisque l'on parle de suivi) peut être bien ardu pour des tas de raisons, et y compris de type "pratique" / déplacements / prises de rdv / parler / qualité de l'intervenant.Et à intégrer que certains ont aussi pu se débrouiller depuis belle lurette tout seul sans demander grand chose à quiconque et aller changer cela ne se fait pas en un claquement de doigts (et si utile).
Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris, mais si c'est le cas: justement, on sait pertinemment que le patient autiste est difficile à "ferrer" et qu'il a du mal à demander de l'aide, donc quand il le fait on ne peut pas se louper. Ca va dans le sens de ce que disait Ixy: principe de précaution.
*Diag TSA*

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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#71 Message par nouvo » dimanche 16 septembre 2018 à 17:25

misty a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 17:04
nouvo a écrit :tu as des références sérieuses et de littérature sérieuse pour cette formulation et la justifier ??
"Des recommandations pour améliorer le repérage des troubles et le diagnostic chez l’adulte afin de proposer des aides et des interventions spécifiques."
Le but est d'offrir, sur la base d'un diagnostic fiable et d’une évaluation personnalisée, des aides et des services spécifiques à toutes les personnes concernées par l’autisme et autres TED (réalisation des objectifs de la loi de 1996). "

Recommandations bonnes pratiques, site de la HAS: https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c ... -de-la-has :innocent:
en quoi le fait que des recommandations existent sont-elles censées être utiles pour tous et correspondre à tous et à tout moment de la vie ??

des références de littérature sérieuses visaient plutôt la vie et évolutions des personnes avec autisme / type Asperger / AHN en restant sur CIM10 / DSM4

--

misty a écrit :
nouvo a écrit :cela m'apparait personnellement un peu ridicule à partir du moment et du point que tu n'interviens pas sur le bon objet d'une 1ère part. Parce que des personnes qui ont des difficultés quotidiennes (cf en outre le post repris de Jean), il y en a pléthore et pour pléthore de raisons. Et si le bon diag n'est pas posé, parler de suivi pour parler de suivi - ok - mais ça ne risque que peu d'être si utile si le volet de l'autisme n'est ni compris ni pris en compte par quiconque (la personne concernée comme le professionnel).
Qu'est-ce qui est ridicule? Quel "bon objet"?
Pour la plupart des médecins qui sont confrontés à ce choix, un "mauvais diag + mauvais suivi" est préférable à un patient qu'on ne revoit plus jamais lâché dans la nature en l'état. Je peux tout à fait le comprendre, ma psychiatre m'a donné des exemples (notamment avec risque suicidaire aïgu et patient qui se braque en mode "je suis pas fou").
Qui sont ces "la plupart des médecins" ???????????????
quant à la suite s'ils savent que c'est un mauvais choix avec mauvais diag et mauvais suivi qu'ils appliquent
j'ose espérer qu'ils se corrigent s'il était le cas qu'ils puissent le savoir - et donc de le formuler tel :crazy:
nouvo a écrit :Sur la 2nde part, il peut se trouver pour qui même aller parler à une personne (genre psy puisque l'on parle de suivi) peut être bien ardu pour des tas de raisons, et y compris de type "pratique" / déplacements / prises de rdv / parler / qualité de l'intervenant.Et à intégrer que certains ont aussi pu se débrouiller depuis belle lurette tout seul sans demander grand chose à quiconque et aller changer cela ne se fait pas en un claquement de doigts (et si utile).
misty a écrit :Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris, mais si c'est le cas: justement, on sait pertinemment que le patient autiste est difficile à "ferrer" et qu'il a du mal à demander de l'aide, donc quand il le fait on ne peut pas se louper. Ca va dans le sens de ce que disait Ixy: principe de précaution.
bah, principe de précaution, rien à voir à mon sens
la personne en question fait ce qu'elle veut et si elle a pour part appris (pas le choix vu son niveau d'interaction sociale et gestion) et a pu parvenir à se débrouiller sans demander grand chose aux autres
il n'est pas histoire d'aller à la pêche pour le corps médical
mais à la personne de faire ce qui peut lui convenir, l'aider en qqsorte
et cela ne passe pas nécessairement par aller faire des séances chez son/sa psy.
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#72 Message par Plieur Fou » dimanche 16 septembre 2018 à 17:37

Apparté 1
misty a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 16:03
Sur ce sujet, voir aussi ce que Jean a posté tout à l'heure (viewtopic.php?f=19&p=413352#p413339):
...
NP : On a des descriptions amateur de l’autisme qui ont fait leur chemin, comme celles de Rudy Simone4 (qui n’a pas de diagnostic d’autisme et aux grandes compétences sociales, donc a priori elle se situe dans un profil bien loin de l’autisme), qui dans son livre Aspergirl conseille le régime de Natacha Campbell pour « guérir » l’autisme (comme on le sait, aucun régime ne « guérit » l’autisme, puisque ce n’est pas une maladie).


Il n' y a pas si longtemps , 2 semaines , j'ai été outré de voir en vente dans une FNAC un livre sur "Comment j'ai guéri l'autisme de mes 2 enfants grâce à un régime alimentaire spécifique", j'ai plus le titre exact et tant mieux c'est à vomir, et ce , rangé à coté d'ouvrage de daniel Tammet ou Josef Schovanec , déplorable.
Modifié en dernier par Plieur Fou le dimanche 16 septembre 2018 à 17:40, modifié 1 fois.
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#73 Message par Plieur Fou » dimanche 16 septembre 2018 à 17:39

Apparté 2

misty a écrit :
dimanche 16 septembre 2018 à 16:03
Et nos intérêts spécifiques ne sont en rien une compensation à des troubles de la personnalité, mais notre mode de fonctionnement. Donc une personne autiste est faite pour être focalisée sur des sujets donnés, ce n’est pas un repli sur soi. Tout comme les neurotypiques sont axés sur le relationnel, les autistes le sont à des thématiques qui feront leur expertise.

Tout à fait, et j'en suis à me dire que seuls les aspies peuvent le comprendre pour le vivre .
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#74 Message par misty » dimanche 16 septembre 2018 à 18:08

nouvo a écrit :en quoi le fait que des recommandations existent sont-elles censées être utiles pour tous et correspondre à tous et à tout moment de la vie ??
Désolée je ne comprends pas ta question :?
Qui sont ces "la plupart des médecins" ???????????????
On ne peut pas nommer sur le forum, mais sache que j'ai une prise en charge "marquage au maillot" à la fois en libéral et en CMP, que j'ai en plus eu affaire à d'autres spécialistes troubles psys pour raisons extérieures pas drôles du tout, et qu'en outre j'ai fait des tonnes de recherches pendant des mois (et lu à peu près tout ce qui existe sur les troubles TSA et de l'humeur en plusieurs langues). Ca vaut ce que ça vaut, certes, et si tu doutes tu peux toujours interroger toi-même des médecins à ce sujet. Et/ou t'avaler plusieurs bibliographies sur le thème, avec exemples de terrain.
Un détail qui me vient cependant: une des meilleures spécialistes (américaines) actuelles de la bipolarité est elle-même bipolaire, et je l'ai vue expliquer dans un docu que son confrère avait été obligé de lui mentir pour la mettre sous traitement stabilisateur. Elle admet qu'elle en a besoin, mais à la fois elle ne reconnaît pas vraiment être concernée par le trouble (alors que spécialiste de la question).
Les troubles mentaux, c'est vraiment extrêmement compliqué, et il arrive souvent qu'il n'y ait pas de "bonne" solution.
la personne en question fait ce qu'elle veut et si elle a pour part appris (pas le choix vu son niveau d'interaction sociale et gestion) et a pu parvenir à se débrouiller sans demander grand chose aux autres
il n'est pas histoire d'aller à la pêche pour le corps médical
mais à la personne de faire ce qui peut lui convenir, l'aider en qqsorte
et cela ne passe pas nécessairement par aller faire des séances chez son/sa psy.
Pour un autiste il n'est pas toujours facile de faire la différence entre se débrouiller et ne pas se débrouiller. L'échelle d'évaluation des difficultés est rarement au top, et la capacité à déterminer si on va bien ou pas aussi. C'est une problématique délicate.

PlieurFou a écrit :Il n' y a pas si longtemps , 2 semaines , j'ai été outré de voir en vente dans une FNAC un livre sur "Comment j'ai guéri l'autisme de mes 2 enfants grâce à un régime alimentaire spécifique", j'ai plus le titre exact et tant mieux c'est à vomir, et ce , rangé à coté d'ouvrage de daniel Tammet ou Josef Schovanec , déplorable.
Je ne m'aventure dans les rayons autisme des librairies/bibliothèques qu'en cas d'extrême solidité (et/ou après une cure de Ghibli). Comme on dit, "faut être bien fait". :|
*Diag TSA*

“Some lose all mind and become soul, insane.
Some lose all soul and become mind, intellectual.
Some lose both and become accepted.”

nouvo
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Re: Si c'est pas TSA, c'est quoi alors ?

#75 Message par nouvo » dimanche 16 septembre 2018 à 18:27

nouvo a écrit :en quoi le fait que des recommandations existent sont-elles censées être utiles pour tous et correspondre à tous et à tout moment de la vie ??
misty a écrit :Désolée je ne comprends pas ta question :?
C'est une référence à ton propos et l'échange suivant :
(ma réponse et question en suite n'en est qu'une prolongation)

Initialement, c'était ça:
nouvo a écrit :sur cette mention précise :
misty a écrit :[...]car il faut visiblement le répéter mais un diagnostic s'envisage avant tout dans le cadre d'une prise en charge.
nouvo a écrit :tu as des références sérieuses et de littérature sérieuse pour cette formulation et la justifier ??

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nouvo a écrit :Qui sont ces "la plupart des médecins" ???????????????
misty a écrit :On ne peut pas nommer sur le forum, mais sache que j'ai une prise en charge "marquage au maillot" à la fois en libéral et en CMP, que j'ai en plus eu affaire à d'autres spécialistes troubles psys pour raisons extérieures pas drôles du tout, et qu'en outre j'ai fait des tonnes de recherches pendant des mois (et lu à peu près tout ce qui existe sur les troubles TSA et de l'humeur en plusieurs langues). Ca vaut ce que ça vaut, certes, et si tu doutes tu peux toujours interroger toi-même des médecins à ce sujet. Et/ou t'avaler plusieurs bibliographies sur le thème, avec exemples de terrain.
Un détail qui me vient cependant: une des meilleures spécialistes (américaines) actuelles de la bipolarité est elle-même bipolaire, et je l'ai vue expliquer dans un docu que son confrère avait été obligé de lui mentir pour la mettre sous traitement stabilisateur. Elle admet qu'elle en a besoin, mais à la fois elle ne reconnaît pas vraiment être concernée par le trouble (alors que spécialiste de la question).
Les troubles mentaux, c'est vraiment extrêmement compliqué, et il arrive souvent qu'il n'y ait pas de "bonne" solution.
oui, à titre personnel et sur le sujet de l'autisme, j'en reste à cette mention : " ça vaut ce que ça vaut "
et très empreint de tes propres consultations
et sans aucun élément tangible et précis ailleurs
(et doutant assez fort que ce dont il se cause sur la dérive de diag, comme poser un diag d'autisme à une personne non-autiste, mais que c'est bien quand même, c'est "principe de précaution toussa" figure en grande place dans toute la littérature sur l'autisme avancée ici)
diagnostiqué asperger en 2015, à 38 ans

Verrouillé