L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
Message
Auteur
IrwenRed
Fidèle
Messages : 103
Enregistré le : mardi 20 février 2018 à 13:55

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#16 Message par IrwenRed » mardi 22 janvier 2019 à 17:22

Spoiler : 
Danse Avec Les TSA a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 16:52
IrwenRed a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 16:38
Tu as toi même écrit que tu estime que l'autisme n'est pas un handicap.
Pour être exact, il a écrit pas "un handicap en soi". Autrement dit, c'est pas parce qu'une personne est non-verbale qu'elle est en situation de handicap. Elle est en situation de handicap quand elle est non-verbale et que la société dans laquelle elle vit fonctionne sur la parole. Dans une société où on ne communiquerait qu'avec la langue des signes, ne pas parler ne serait pas un handicap. Bon cela est tout de même plus complexe que cela, et il y a fort à parier que l'autisme est un handicap à peu près partout dans le monde. Sans oublier la souffrance de l'individu (qui n'est pas exclusivement due au rejet de l'autre).
Je conçois très bien la maladresse de dire "pas un handicap en soi". Mais bon, la communication n'est pas facile pour tout le monde, (y compris pour moi :lol: ) donc cela peut arriver.
Et j'admets tout à fait le courroux que cela peut engendrer de lire ça.

Je ne vois pas la différence est-ce que tu pourrais m'expliquer plus :
en-soi (n.m.)
1.(philosophie)nature propre de la chose.
en soi (adv.)
1.de manière intrinsèque.

Intrinsèque:
Sens 1 Intérieur, interne, dedans. Contraire : extrinsèque.
Synonymes : naturel, inhérent, propre
Traduction anglais : intrinsic
Sens 2 Propre, inhérent, indépendant des facteurs extérieurs.
Exemple : Un facteur intrinsèque, une valeur intrinsèque, une qualité intrinsèque, etc.


Ce que je comprends de ces définitions c'est que si l'autisme était un handicap en soi on ne pourrait pas dissocier l'autisme du handicap or la première page que je trouve si je cherche autisme et handicap c'est ça
L'autisme est un trouble du comportement qui se manifeste par une inadaptation et des difficultés de communication avec son environnement social. Un handicap reconnu, en France, en 1996 et déclaré Grande cause nationale en 2012.
Ce qui semble dire que lautisme est un handicap reconnu non? Si c'est pas le cas je veux bien qu'on m'explique.


Edit: j'avais oublié le mot "Intrinsèque" au dessus de sa definition

Diagnostique par psychiatre : TSA avec HPI et trouble anxio-depressif chronique
Le 15/04/2019
Pré diagnostiquée TSA sans HPI le 24/05/2018

Avatar du membre
Danse Avec Les TSA
Régulier
Messages : 48
Enregistré le : vendredi 4 janvier 2019 à 11:21

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#17 Message par Danse Avec Les TSA » mardi 22 janvier 2019 à 17:28

IrwenRed a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 17:22
L'autisme est un trouble du comportement qui se manifeste par une inadaptation et des difficultés de communication avec son environnement social. Un handicap reconnu, en France, en 1996 et déclaré Grande cause nationale en 2012.
Ce qui semble dire que lautisme est un handicap reconnu non? Si c'est pas le cas je veux bien qu'on m'explique.
Je suis d'accord avec toi, et d'ailleurs ne pas reconnaître le handicap serait malheureux (pour des raisons déjà suffisamment bien expliquées). Mon message était surtout là pour affirmer qu'on ne pouvait pas faire de procès d'intention à Frêne, là-dessus.

Car il y a bien une inadaptation, mais vis à vis de quelque chose (de l'environnement). Sans environnement je pense qu'il est difficile de parler de handicap (bon sans environnement il n'y a pas grand chose).
Diagnostiqué TSA par un CRA

"Mieux vaut encore ne pas avoir l'air que d'avoir l'air de ne pas avoir l'air..." Pierre Dac

IrwenRed
Fidèle
Messages : 103
Enregistré le : mardi 20 février 2018 à 13:55

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#18 Message par IrwenRed » mardi 22 janvier 2019 à 17:45

Alors du coup j'ai aussi du regarder la définition de "procès d'intention"
j'ai trouvé ça
En philosophie, le procès d'intention est un sophisme consistant à invoquer le discrédit sur une personne en lui prêtant des intentions inavouables et condamnables.
(tu me dis si je me trompe hein)
Mais pour le coup je ne lui prète aucune intention. J'ai lu "l'autisme n'est pas un handicap en soi" et ça m'a enervée. J'aurai pas du m'enerver c'est sûr et je suis désolée pour ça mais il n'en reste pas moins que je ne comprends pas comment on peut dire ça sur un forum d'autisme.

Edit j'ai mal formulé la fin de ma phrase j'ai un peu de mal en fin de soirée à m'exprimer, je reviendrais demain matin pour discuter :)
Modifié en dernier par IrwenRed le mardi 22 janvier 2019 à 17:47, modifié 1 fois.

Diagnostique par psychiatre : TSA avec HPI et trouble anxio-depressif chronique
Le 15/04/2019
Pré diagnostiquée TSA sans HPI le 24/05/2018

Avatar du membre
Lilette
Forcené
Messages : 10391
Enregistré le : mardi 29 juillet 2014 à 11:15

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#19 Message par Lilette » mardi 22 janvier 2019 à 17:46

hazufel a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 13:56
Je plussoie Lilette, Martine_75 et Lepton.
Et je n’ai pas envie de m’escrimer à en rajouter encore une couche.
Merci à vous de l’avoir fait.
Oui merci à vous & à Lilas !
TSA.

Avatar du membre
misty
Forcené
Messages : 4190
Enregistré le : vendredi 23 janvier 2015 à 18:16

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#20 Message par misty » mardi 22 janvier 2019 à 21:26

Je n'ai ni le temps ni l'énergie de parler théorie sur ce point, par contre je vais rapidement mentionner quelques éléments concrets.

-On commence tout juste à voir émerger des prises en charge, accompagnements pro et aménagements milieu scolaire et emploi. On demande des procédures diagnostiques plus simples. L'inclusion. La reconnaissance des difficultés liées au handicap. Tout ça c'est long, ça coûte cher (très) et il y a vraiment énormément de monde à convaincre de la nécessité du tout.
D'un autre côté, il paraît que l'autisme n'est pas un handicap mais une différence. Franchement, quand je lis le coup des gauchers et des homosexuels, je me dis: "vivement qu'ils aillent réclamer des choses aux MDPH (qui devront changer de nom pour MDPD => personnes différentes) c'est déjà pas assez le bordel comme ça..." :|

-A peu près tout ce qui est étudié, conçu et mis sur le marché pour les autistes est récupéré par l'ensemble de la population car c'est au minimum chouette, amusant ou pratique. Il y a eu les hand spinner, les couvertures lestées, outils type bullet journal/planification visuelle/pictogrammes, casques anti-bruit, filtres d'écran ou de lunettes, mélatonine... Comme j'ai droit à des allocations pour compenser ma restriction d'accès à l'emploi, je me dis que peut-être l'AAH et la pension d'invalidité pourraient être les prochains hand spinner, non? Qui ne voudrait pas percevoir des allocations compensant une perte de revenus liée à un temps partiel? Ce serait pas chouette? On ne pourrait pas avoir, comme pour les couvertures lestées, des personnes non-autistes qui diraient "ouah, ça m'enlève tellement de stress, d'aller bosser 3h au lieu de 8 et de toucher des sous quand même..."?

-Si vraiment l'autisme n'est handicapant que via "la société", ça doit être que les gens qui ne sont pas autistes sont comme des poissons dans l'eau dans cette société-là, non? Une société où 26 personnes sont plus riches que la moitié de l'humanité, c'est l'éclate pour tout le monde sauf pour les autistes, non? (il y aurait un biais dans ces chiffres oui, mais concernant l'autisme il y en a 350000 de biais donc justement c'est fort à propos).
Concrètement, il y a d'un côté les autistes à qui la société crée un handicap et de l'autre des individus parfaitement équilibrés dans une société parfaitement équilibrée? Est-ce que quelqu'un sur ce forum connaît ne serait-ce qu'une seule personne qui de sa vie n'a jamais été entravée par notre système social, n'a jamais subi d'injustice? J'en doute, du coup comment on fait? On se retrouve tous à la MDPH en tant que personnes mises en difficulté par notre société si facile, harmonieuse et juste?

La neurodiversité au départ, c'est le message comme quoi il n'y a pas à guérir l'autisme. C'est en train de devenir un non-sens total car en niant le handicap on nie tous les besoins et aussi la pertinence de toutes les aides concrètes, nécessaires et urgentes qui ont mis des dizaines d'années à voir le jour (et qui émergent juste, avec de grandes disparités territoriales).
En somme, pendant que des autistes se battent pour pouvoir vivre et travailler dans des conditions à peu près acceptables, il y a des gens auto-diag, "neurodivergents à la louche" et autres "construction sociale" qui parlent à leur place en leur nom pour dire qu'ils n'ont besoin de rien à part d'être "acceptés par la société" (une société qui "accepte" et "intègre" environ 26 personnes sur presque 8 milliards, donc total bullshit :roll: ). Je dois être stupide certainement, mais je ne comprends pas du tout comment on peut être à ce point déconnecté de la réalité. :innocent:
*Diag TSA*

“Some lose all mind and become soul, insane.
Some lose all soul and become mind, intellectual.
Some lose both and become accepted.”

Avatar du membre
Lilette
Forcené
Messages : 10391
Enregistré le : mardi 29 juillet 2014 à 11:15

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#21 Message par Lilette » mardi 22 janvier 2019 à 21:46

misty a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 21:26
Je n'ai ni le temps ni l'énergie de parler théorie sur ce point, par contre je vais rapidement mentionner quelques éléments concrets.

-On commence tout juste à voir émerger des prises en charge, accompagnements pro et aménagements milieu scolaire et emploi. On demande des procédures diagnostiques plus simples. L'inclusion. La reconnaissance des difficultés liées au handicap. Tout ça c'est long, ça coûte cher (très) et il y a vraiment énormément de monde à convaincre de la nécessité du tout.
D'un autre côté, il paraît que l'autisme n'est pas un handicap mais une différence. Franchement, quand je lis le coup des gauchers et des homosexuels, je me dis: "vivement qu'ils aillent réclamer des choses aux MDPH (qui devront changer de nom pour MDPD => personnes différentes) c'est déjà pas assez le bordel comme ça..." :|

-A peu près tout ce qui est étudié, conçu et mis sur le marché pour les autistes est récupéré par l'ensemble de la population car c'est au minimum chouette, amusant ou pratique. Il y a eu les hand spinner, les couvertures lestées, outils type bullet journal/planification visuelle/pictogrammes, casques anti-bruit, filtres d'écran ou de lunettes, mélatonine... Comme j'ai droit à des allocations pour compenser ma restriction d'accès à l'emploi, je me dis que peut-être l'AAH et la pension d'invalidité pourraient être les prochains hand spinner, non? Qui ne voudrait pas percevoir des allocations compensant une perte de revenus liée à un temps partiel? Ce serait pas chouette? On ne pourrait pas avoir, comme pour les couvertures lestées, des personnes non-autistes qui diraient "ouah, ça m'enlève tellement de stress, d'aller bosser 3h au lieu de 8 et de toucher des sous quand même..."?

-Si vraiment l'autisme n'est handicapant que via "la société", ça doit être que les gens qui ne sont pas autistes sont comme des poissons dans l'eau dans cette société-là, non? Une société où 26 personnes sont plus riches que la moitié de l'humanité, c'est l'éclate pour tout le monde sauf pour les autistes, non? (il y aurait un biais dans ces chiffres oui, mais concernant l'autisme il y en a 350000 de biais donc justement c'est fort à propos).
Concrètement, il y a d'un côté les autistes à qui la société crée un handicap et de l'autre des individus parfaitement équilibrés dans une société parfaitement équilibrée? Est-ce que quelqu'un sur ce forum connaît ne serait-ce qu'une seule personne qui de sa vie n'a jamais été entravée par notre système social, n'a jamais subi d'injustice? J'en doute, du coup comment on fait? On se retrouve tous à la MDPH en tant que personnes mises en difficulté par notre société si facile, harmonieuse et juste?

La neurodiversité au départ, c'est le message comme quoi il n'y a pas à guérir l'autisme. C'est en train de devenir un non-sens total car en niant le handicap on nie tous les besoins et aussi la pertinence de toutes les aides concrètes, nécessaires et urgentes qui ont mis des dizaines d'années à voir le jour (et qui émergent juste, avec de grandes disparités territoriales).
En somme, pendant que des autistes se battent pour pouvoir vivre et travailler dans des conditions à peu près acceptables, il y a des gens auto-diag, "neurodivergents à la louche" et autres "construction sociale" qui parlent à leur place en leur nom pour dire qu'ils n'ont besoin de rien à part d'être "acceptés par la société" (une société qui "accepte" et "intègre" environ 26 personnes sur presque 8 milliards, donc total bullshit :roll: ). Je dois être stupide certainement, mais je ne comprends pas du tout comment on peut être à ce point déconnecté de la réalité. :innocent:
Je te quote Misty parce que clairement ton message dit tout & quil mérite d'être répété !

Il y'a même des autistes qui selon leur MDPH n'ont aucune restriction à l'emploi, bon qd même une RQTH mais c'est le minimum non ?, qui doivent se débrouiller avec ça, car l'organisme leur a dit qu'il/elle pouvait aller bosser sans souci, alors que leur patron, à la fin de leur contrat, leur dit "Apparemment vous ne vous rendez pas compte quand vous atteignez vos limites de fatigue/patience etc ? Il faudrait travailler là-dessus & peut-être envisager de revenir à un temps partiel ou qqch du genre, en tous cas on a bien vu que le temps plein c'est compliqué pour vous".
Mais tout baigne, je n'ai pas droit à l'AAH car la MDPH a dit que.
Bah oui, j'avais déjà travaillé avant.
En intérim.
Que de petites missions.
Donc des autistes dans la mouise financièrement (comme tous), mais sans aide financière pour compenser.
Mais bon comme je ne suis pas handicapée tout va bien :roll:
TSA.

martine_75
Fidèle
Messages : 110
Enregistré le : vendredi 19 octobre 2018 à 19:33

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#22 Message par martine_75 » mardi 22 janvier 2019 à 21:53

Bah.
Et la difficulté centrale de la machine à café alors ? : Le pilier du syndrome !
On nous aurait menti ?? :shock:
Diagnostic "TSA sans déficience intellectuelle ni retard de langage"

SanGoku
Habitué
Messages : 77
Enregistré le : mercredi 5 décembre 2018 à 11:48

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#23 Message par SanGoku » mardi 22 janvier 2019 à 22:02

Danse Avec Les TSA a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 14:08
Sur le court extrait de la thèse, je ne sais pas trop quoi penser.
Il est vrai que je ne peux pas condenser en quelques phrases une thèse qui fait plusieurs centaines de pages. Mais à maintes reprises dans le document, elle dit bien que les autistes dont il est question dans son étude, sont du registre restreint du syndrome d'Asperger - appellation encore valide en 2012, date de sa soutenance - et non de tout le spectre autistique.


*******


Ce qui devrait sacrément relativiser les commentaires à l'emporte-pièce précédents, enfin normalement...
Auto-diagnostiqué Zébulon

SanGoku
Habitué
Messages : 77
Enregistré le : mercredi 5 décembre 2018 à 11:48

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#24 Message par SanGoku » mardi 22 janvier 2019 à 22:08

IrwenRed a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 14:31

Pour moi ça revient vraiment au même que de dire ce que j'ai dit plus haut sur la trisomie 21 pourtant j'ai jamais entendu personne dire "on est tous un peu trisomiques" ...
Et bien dans ce cas, laisse-moi éclairer ta lanterne !:

https://www.sciencealert.com/we-all-car ... tudy-finds

http://www.bristol.ac.uk/news/2016/marc ... ation.html



Il est vrai que si l'on cherche en français, sur Google par exemple, avec plus de dix ans de retard en presque tout en France, on peut encore tenir un certain discours...
Auto-diagnostiqué Zébulon

Avatar du membre
freeshost
Forcené
Messages : 26161
Enregistré le : lundi 15 juillet 2013 à 15:09
Localisation : CH

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#25 Message par freeshost » mardi 22 janvier 2019 à 22:14

SanGoku a écrit :
dimanche 23 décembre 2018 à 15:35
« L’évolution comportementaliste et scientiste (neurobiologique et génétique) de la psychiatrie contemporaine répond aux intérêts du néolibéralisme. Elle autorise ainsi une dérive gestionnaire et sécuritaire visant à renforcer la conformité de chacun et de tous aux normes dominantes. »
Indépendamment des intérêts du néolibéralisme, les difficultés de communication demeurent (langage non verbal, implicites, temps de traitement des informations). Il y a aussi les hypersensorialités qui touchent un large pan du spectre autistique (même si ce n'est pas tout le spectre).

Je pense que nous devrions concentrer nos efforts sur l'autonomie (pas forcément spécifiquement sur l'autonomie financière, laquelle ramène les débats politiques, économiques, sociétaux, philosophiques, juridiques, éthiques, etc.), remettre au goût du jour les différences et les points communs entre autonomie et indépendance.

Concernant les stéréotypies, je suis d'accord qu'il ne faut pas chercher à les éliminer à tout prix (à moins qu'elles ne se révèlent dangereuses, ce qui est rarement le cas).

Concernant les intérêts spécifiques, il ne faut pas en priver les personnes, juste éventuellement aider chaque personne qui "oublie" encore le reste des activités nécessaires à son autonomie. [Encore que... les aides extérieures ne sont pas à proscrire. Encore que... même une personne qui a des stéréotypies, des intérêts spécifiques, des difficultés dans la communication, peut apporter son aide. Il s'agit de l'aide singulière du prochain donc, pas de l'aide à une situation financière ou à quelque idéologie (totalitariste). Une aide désintéressée se distancie déjà des conflits d'intérêts. C'est la liberté de l'éphémère ou celle de l'inconditionnalité, se libérer du potlatch, de l'obligeance du contre-don. Plus les relations et les toiles se tissent, plus le coup de glaive fait mal. Réduisons donc la voilure au lieu de toujours revoir nos attentes à la hausse.]

Une carte seule ne peut constituer un château de cartes.
Quand les cartes sont nombreuses, chacune a son propre idéal de château de cartes.
:lol:
Danse avec les TSA a écrit :A écouter les gens, nous sommes soit des indésirables, soit des originaux.
Quand on a peu d'informations et de connaissances sur un groupe, les superlatifs vont bon train. Bienvenue les faux dilemmes, les biais de représentativité, les pentes savonneuses et autres typicités manichéennes.

Pour "démanichééniser" les nombreux esprits, partageons donc les sciences humaines à l'école obligatoire (psychologie, éthique, philosophie humaniste, droit, épistémologie, etc.), en plus des sciences de la matière et des neurosciences. :mrgreen:

Pour ma part, quand je parle de neurodiversité, ce n'est pas pour nier quelque handicap. C'est surtout pour crisser une volée (foutre une dégelée) aux idéologies homogénéisantes ("Si t'es pas comme ça, t'es pas normal.", "Si tu fais pas ça, t'es pas un vrai suisse.", et autres discriminations envers quelque différence [se laisser aller aux stéréotypes]), pour faire accepter chaque personne telle qu'elle est, peu importe les différences (identitarisme, peur de la différence) et les similitudes (jalousie, peur de la concurrence) avec soi. Je perçois tous les essentialismes comme des anti-humanismes.

Si vous ne comprenez pas certaines des locutions que j'utilise, n'hésitez pas à utiliser Qwant, un moteur de recherche français et bien plus respectueux de la vie privée que celui au goût de gueule. :mrgreen:
Modifié en dernier par freeshost le jeudi 2 mai 2019 à 15:00, modifié 1 fois.
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

Avatar du membre
Danse Avec Les TSA
Régulier
Messages : 48
Enregistré le : vendredi 4 janvier 2019 à 11:21

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#26 Message par Danse Avec Les TSA » mardi 22 janvier 2019 à 22:14

SanGoku a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 22:02
Mais à maintes reprises dans le document, elle dit bien que les autistes dont il est question dans son étude, sont du registre restreint du syndrome d'Asperger - appellation encore valide en 2012, date de sa soutenance - et non de tout le spectre autistique.
Il est évident que pour avoir un échantillon (c'est le terme statistique ... un groupe si vous préférez) d'individus le plus homogène possible, elle a probablement dû restreindre son étude à une partie du spectre. Alors évidemment il y a toujours le danger d'oublier les autres spectro-autistes ...
SanGoku a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 22:02
Ce qui devrait sacrément relativiser les commentaires à l'emporte-pièce précédents, enfin normalement...
Relativiser pas forcément. C'est vrai qu'il y a eu des réactions peut-être un peu rapides par rapport à ce que Julie D. écrit réellement dans sa thèse, maintenant ce genre de réactions reste valable face à certains mouvements militants néfastes, visant à renier les "petits" (ironie) mauvais côtés de l'autisme.
Diagnostiqué TSA par un CRA

"Mieux vaut encore ne pas avoir l'air que d'avoir l'air de ne pas avoir l'air..." Pierre Dac

Avatar du membre
misty
Forcené
Messages : 4190
Enregistré le : vendredi 23 janvier 2015 à 18:16

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#27 Message par misty » mardi 22 janvier 2019 à 22:19

Et la difficulté centrale de la machine à café alors ? : Le pilier du syndrome !
On nous aurait menti ?? :shock:
Ah perso je dois dire que n'ayant jamais travaillé dans un endroit où il y avait une machine à café, je n'ai jamais rencontré ce fameux problème qui occupe tant d'espace et de neurones à l'heure actuelle... C'est une chance, à n'en pas douter... 8) Par contre je me demande vraiment si je suis autiste, du coup... :shock:

Sérieux j'essaie de ne pas trop m'énerver mais c'est quoi le truc avec ces gens, ils vivent quoi en fait, quel quotidien? Ils vivent où? Sur la planète Endor entourés de p****** d'Ewoks?

SanGoku a écrit :Mais à maintes reprises dans le document, elle dit bien que les autistes dont il est question dans son étude, sont du registre restreint du syndrome d'Asperger - appellation encore valide en 2012, date de sa soutenance - et non de tout le spectre autistique.
Ah oui pardon j'avais pas compris, effectivement s'il est question de ce fameux autisme qui n'est pas vraiment de l'autisme là ça change tout. Asperger et AHN c'est la partie du spectre où on trouve les X-men et les Avengers (c'est un peu comme B.Willis et S.L.Jackson dans Incassable: une partie du spectre qui est l'antithèse de l'autre, l'antimatière de l'autisme avec que des super-pouvoirs et zéro difficulté).

Comment on dit "au secours" en Ewok? :mrgreen:
*Diag TSA*

“Some lose all mind and become soul, insane.
Some lose all soul and become mind, intellectual.
Some lose both and become accepted.”

Avatar du membre
Danse Avec Les TSA
Régulier
Messages : 48
Enregistré le : vendredi 4 janvier 2019 à 11:21

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#28 Message par Danse Avec Les TSA » mardi 22 janvier 2019 à 22:21

freeshost a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 22:14
Pour ma part, quand je parle de neurodiversité, ce n'est pas pour nier quelque handicap. C'est surtout pour crisser une volée (foutre une dégelée) aux idéologies homogénéisantes ("Si t'es pas comme ça, t'es pas normal." et autres discriminations envers quelque différence), pour faire accepter chaque personne telle qu'elle est, peu importe les différences (identitarisme, peur de la différence) et les similitudes (jalousie, peur de la concurrence) avec soi. Je perçois tous les essentialismes comme des anti-humanismes.
Il m'a paru important, dans cette abondance de messages, de relever cela.

Il faut éviter les corrélations illusoires, et éviter d'affirmer haut et fort que le mouvement de la neurodiversité est dangereux. Il l'est quand il renie le handicap. Mais sinon la lutte contre les discriminations (et on peut ouvrir large, ça ne concerne pas que les autistes) passe effectivement par la défense de diverses diversités ( :mrgreen: ) dans la société (hommes/femmes, origine, âge ...).
Diagnostiqué TSA par un CRA

"Mieux vaut encore ne pas avoir l'air que d'avoir l'air de ne pas avoir l'air..." Pierre Dac

martine_75
Fidèle
Messages : 110
Enregistré le : vendredi 19 octobre 2018 à 19:33

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#29 Message par martine_75 » mardi 22 janvier 2019 à 22:23

SanGoku a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 22:02
Mais à maintes reprises dans le document, elle dit bien que les autistes dont il est question dans son étude, sont du registre restreint du syndrome d'Asperger - appellation encore valide en 2012, date de sa soutenance - et non de tout le spectre autistique.
Ha ben oui alors ! Si ça concerne que la partie fun ça change tout :roll:
SanGoku a écrit :
mardi 22 janvier 2019 à 22:02
Ce qui devrait sacrément relativiser les commentaires à l'emporte-pièce précédents, enfin normalement...
Les commentaires sont des témoignages de personnes diagnostiquées Asperger. Justement.
Diagnostic "TSA sans déficience intellectuelle ni retard de langage"

Avatar du membre
misty
Forcené
Messages : 4190
Enregistré le : vendredi 23 janvier 2015 à 18:16

Re: L'autisme autrement: l'approche psychosociale de Julie Dachez

#30 Message par misty » mardi 22 janvier 2019 à 22:32

DanseAvecLesTSA a écrit :Mais sinon la lutte contre les discriminations (et on peut ouvrir large, ça ne concerne pas que les autistes) passe effectivement par la défense de diverses diversités ( :mrgreen: ) dans la société (hommes/femmes, origine, âge ...).
Je suis désolée mais on est pas à l'élection de Miss France où la guerre c'est mal et la paix c'est bien, et où il faudrait que tous les enfants mangent à leur faim et fassent la ronde autour de la Terre. L'autisme à l'heure actuelle c'est "urgence solutions concrètes", pas du discours à la demain, on rase gratis.
Si je devais attendre le monde des bisounours pour pouvoir bosser, payer mon loyer et manger, j'ai le temps d'être atomisée par une dizaine de météorites avant que ça arrive... :?

Non, si la neurodiversité en reste au concept de départ je suis entièrement d'accord, si ça devient l'élection de Miss France à base de concept Benetton à la noix, c'est sans moi désolée... J'ai vraiment autre chose à faire que d'enchaîner les truismes en bikini.
*Diag TSA*

“Some lose all mind and become soul, insane.
Some lose all soul and become mind, intellectual.
Some lose both and become accepted.”

Répondre