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Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : vendredi 7 juin 2019 à 13:50
par Braisillon
Bonjour,

Si je suis sur ce forum c'est que le syndrome d'asperger, dans sa définition ma fait l'effet d'un énorme coup de poing quand je l'ai connu.

Je me retrouve dans beaucoup de points.
Le problème c'est que j'ai beaucoup caché, toujours et tant que je le pouvais. En parler, se dévoiler est extrêmement perturbant.
Sans compter que, comment évaluer quelque chose qu'on a toujours vécu et donc qu'on pensait être "normal" mais qui pourrait en fait ne pas tant l'être (selon la définition du plus grand nombre).

Par exemple niveau sensitif, j'ai toujours très mal supporté le soleil de l'été et de l'hiver (au moins l'hiver rester enfermé est socialement bien admis), je ne peux pas être dans une pièce avec seulement un écran allumé tout en restant dans le noir ça me tire trop les yeux, je déteste la persistance rétinienne et je dois être prévenue avant qu'on éteigne une lumière afin de fermer les yeux avant. Je déteste l'aspirateur à cause du bruit, je suis très gênée par les bruits de fond quand je dois parler (et ne maîtrise pas énormément le volume de ma voix), je travaille en silence (j'ai le choix et il fut vite fait). Je déteste la nourriture lisse ou liquide et ne peux ni boire ni manger chaud, mais j'aime pas froid non plus....
Où commence le normal et le "hypersensitif" ?

J'ai toujours été comme ça. Et je ne mets jamais dans des situations difficiles pour moi ou je m'échappe rapidement.

Pareil les intérêts restreints, j'ai du mal à en parler, en plus je n'ai pas une mémoire de folie donc je ne retiens pas vraiment dans le temps et c'est très cyclique et en plus je me concentre sur des petites choses (très récemment les U-boote allemand des deux guerres), puis certains qui me font un peu honte (il y a des années ce fut un manga alors que je devais passer un diplôme sur évidemment tout autre chose -je n'ai pas eu le diplôme), d'autres passaient bien mais étaient bien chiant à force pour les autres (Tim Burton à l'adolescence - c'était les débuts d'internet, les recherches étaient magiques !).
Et depuis que je vis maritalement je freine car quand je vivais seule je vivais là dessus sans frein, sans rythme, sans vie sociale bien sûr (ni compatible ni facile à avoir) j'y passait jour et nuit.

Le second degré qui fut difficile à saisir (et a fait la joie de ceux qui en usait à mon égard -je pars au quart de tour comme ils disent). Encore maintenant j'ai un temps de blocage et je réagis parfois trop vivement.

Je fais quoi ?
Je prends un rdv chez quelqu'un qui s'y connaît en TSA adulte et je liste ce genre de choses pour voir d'où ça peut venir. Ça fais un peu artificiel ou alors je suis là pour ça ?
J'aimerai beaucoup faire la lumière sur un éventuel TSA mais ça me fait un peu peur (démarches, appels téléphoniques, organisation, se dévoiler....)

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : vendredi 7 juin 2019 à 17:41
par Hélie.26
Spoiler : 
Braisillon a écrit :
vendredi 7 juin 2019 à 13:50
Bonjour,

Si je suis sur ce forum c'est que le syndrome d'asperger, dans sa définition ma fait l'effet d'un énorme coup de poing quand je l'ai connu.

Je me retrouve dans beaucoup de points.
Le problème c'est que j'ai beaucoup caché, toujours et tant que je le pouvais. En parler, se dévoiler est extrêmement perturbant.
Sans compter que, comment évaluer quelque chose qu'on a toujours vécu et donc qu'on pensait être "normal" mais qui pourrait en fait ne pas tant l'être (selon la définition du plus grand nombre).

Par exemple niveau sensitif, j'ai toujours très mal supporté le soleil de l'été et de l'hiver (au moins l'hiver rester enfermé est socialement bien admis), je ne peux pas être dans une pièce avec seulement un écran allumé tout en restant dans le noir ça me tire trop les yeux, je déteste la persistance rétinienne et je dois être prévenue avant qu'on éteigne une lumière afin de fermer les yeux avant. Je déteste l'aspirateur à cause du bruit, je suis très gênée par les bruits de fond quand je dois parler (et ne maîtrise pas énormément le volume de ma Bonjour,

Si je suis sur ce forum c'est que le syndrome d'asperger, dans sa définition ma fait l'effet d'un énorme coup de poing quand je l'ai connu.
Je me retrouve dans beaucoup de points.
Le problème c'est que j'ai beaucoup caché, toujours et tant que je le pouvais. En parler, se dévoiler est extrêmement perturbant. Sans compter que, comment évaluer quelque chose qu'on a toujours vécu et donc qu'on pensait être "normal" mais qui pourrait en fait ne pas tant l'être (selon le définition du plus grand nombre). Par exemple niveau sensitif, j'ai toujours très mal supporté le soleil de l'été et de l'hiver, je ne peux pas être dans une pièce avec seulement un écran allumé tout en restant dans le noir ça me tire trop les yeux, je déteste la persistance rétinienne et je dois être prévenue avant qu'on éteigne une lumière afin de fermer les yeux avant. Je déteste l'aspirateur à cause du bruit, je suis très gênée par les bruits de fond quand je dois parler (et ne maîtrise pas énormément le volume de ma voix), je travaille en silence (j'ai le choix et il fut vite fait). Je déteste la nourriture lisse ou liquide et ne peux ni boire ni manger chaud, mais j'aime pas froid non plus....
Où commence le normal et le "hypersensitif" ?

J'ai toujours été comme ça. Et je ne mets jamais dans des situations difficiles pour moi ou je m'échappe rapidement.

Pareil les intérêts restreints, j'ai du mal à en parler, en plus je n'ai pas une mémoire de folie donc je ne retiens pas vraiment dans le temps et c'est très cyclique et en plus je me concentre sur des petites choses (très récemment les U-boote allemand des deux guerres), puis certains qui me font un peu honte (il y a des années ce fut un manga alors que je devais passer un diplôme sur évidemment tout autre chose -je n'ai pas eu le diplôme), d'autres passaient bien mais étaient bien chiant à force pour les autres (Tim Burton à l'adolescence - c'était les débuts d'internet, les recherches étaient magiques !).
Et depuis que je vis maritalement je freine car quand je vivais seule je vivais là dessus sans frein, sans rythme, sans vie sociale bien sûr (ni compatible ni facile à avoir) j'y passait jour et nuit.

Le second degré qui fut difficile à saisir (et a fait la joie de ceux qui en usait à mon égard -je pars au quart de tour comme ils disent). Encore maintenant j'ai un temps de blocage et je réagis parfois trop vivement.

Je fais quoi ?
Je prends un rdv chez quelqu'un qui s'y connaît en TSA adulte et je liste ce genre de choses pour voir d'où ça peut venir. Ça fais un peu artificiel ou alors je suis là pour ça ?
J'aimerai beaucoup faire la lumière sur un éventuel TSA mais ça me fait un peu peur (démarches, appels téléphoniques, organisation, se dévoiler....)
Coucou, je me suis posée un peu les mêmes questions que toi et du coup je suis allée voir une psychologue libérale qui propose la prise de rdv en ligne (ils devraient tous faire ça ! Ça sauve la vie 😄), je choisis tous mes médecins comme ça ^^.

Et j'avais fait une liste par catégories de tout ce qui pouvaient correspondre a des traits autistiques, je lui ai tout lu tout simplement et après elle m'a posé des questions pour compléter.

Voilà, si ça peut t'aider 😁

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : vendredi 7 juin 2019 à 18:35
par Braisillon
Merci Helie.26

J'ai modifié mon premier message, il y avait eu une répétition du texte qui le rendait difficilement lisible !

La prise de rdv en ligne c'est vraiment une chouette invention, malheureusement ça me fait faire pas mal de km. Enfin je commence à me résigner, il me faudra en faire !
Je suis retournée voir une psy que j'avais vu il y a 2 ans après un burn out, je lui avais surtout parlé de la famille et je n'avais pas préparer de liste ou autre ce qui fait que je me suis retrouvée muette quand elle m'a demandé ce qui me faisait penser à l'autisme. Au vu des quelques épisodes dépressifs dans ma vie elle m'a dit "peut-être plutôt bipolaire" mais j'ai aucun épisode maniaque à mon actif (et pas forcément envie d'aller voir un psychiatre).

Je vais donc déjà lister un peu tout ce que j'ai en tête et me renseigner pour aller voir un professionnel spécialisé dans les TSA (même si c'est un psychiatre...)

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : vendredi 7 juin 2019 à 18:38
par Braisillon
Ça s'est passé comment la lecture ?
J'ai peur d'être vraiment mal à l'aise et comme si "j'en faisais trop" . C'est vraiment difficile de se dire qu'il va falloir se dévoiler complètement au-delà du "personnage social" qui camoufle bien et protège depuis tant d'années, se sentir mise à nu me fait peur mais je comprends qu'il va falloir passer par là si je veux aller plus loin

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : vendredi 7 juin 2019 à 20:20
par Hélie.26
Braisillon a écrit :
vendredi 7 juin 2019 à 18:38
Ça s'est passé comment la lecture ?
J'ai peur d'être vraiment mal à l'aise et comme si "j'en faisais trop" . C'est vraiment difficile de se dire qu'il va falloir se dévoiler complètement au-delà du "personnage social" qui camoufle bien et protège depuis tant d'années, se sentir mise à nu me fait peur mais je comprends qu'il va falloir passer par là si je veux aller plus loin
Bah en fait je lui ai annoncé la couleur du début.
Elle m'avait déjà vu une fois et on avait parlé du SA (pour mon conjoint en fait au départ je pensais qu'il l'était) du coup je suis arrivée en lui disant : "j'ai fait les tests pour le SA mais pour moi et ils sont clairement positifs du coup j'ai noté tout ce qui me faisait penser à des traits caractéristiques et je les ai classé par catégories"

Franchement elle a été très ouverte elle m'a guidé petit a petit, m'a posé des questions, c'était très fluide et j'ai pas vu l'heure passer !

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : dimanche 9 juin 2019 à 13:36
par Braisillon
Quand tu parles des tests, tu fais référence à ceux sur internet ?

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : dimanche 9 juin 2019 à 19:50
par Hélie.26
Braisillon a écrit :
dimanche 9 juin 2019 à 13:36
Quand tu parles des tests, tu fais référence à ceux sur internet ?
Oui elle m'a conseillé de faire l'aspie quiz et le AQ (quotient autistique)

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : dimanche 9 juin 2019 à 20:05
par Braisillon
D'accord, je ne savais pas si on pouvait en parler ou non (niveau crédibilité auprès d'un professionnel !)
J'ai fais l'aspi quizz mais je ne connais pas l'autre, je vais aller voir ça (en attendant mdr)
Tu comptes passer en libéral ou contacter un CRA ? D'ailleurs les CRA on est sensé contacter le plus proche de chez soi ou celui de la région (ici ça serait Bourgogne mais celui de Franche-Comté est plus proche, quoique maintenant c'est région "Bourgogne Franche-Comté" et puis est-ce qu'ils font tous pour les adultes ? Sinon il y a Lyon et Grenoble mais là c'est bien plus loin -et Lyon me fiche un peu la touille, c'est trop grand comme ville)

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : dimanche 9 juin 2019 à 21:19
par Hélie.26
Bah c'est le deuxième professionnel qui me les conseils donc ça doit quand-même être fiable. Je crois qu'il fait obligatoirement passer par celui de sa région mais je ne les ai pas encore contacter (je sais qu'on peut en contacter certains par mails, essaies peut-être ?). Et les CRA font tous pour les adultes mais certains uniquement sur demande de professionnels pour éviter "l'effet de mode" et d'autres qui font passer par des antennes départementales de ce que j'ai compris.

Je vais d'abord faire une pré-diagnostic juste pour moi en libéral et s'il est positif j'irais voir le CRA pour un vrai diagnostic, si c'est négatif je ne sais pas encore je verrais après.

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : dimanche 9 juin 2019 à 22:18
par Braisillon
Je compte faire pareil, avoir un pré diagnostic avant de me lettre sur les interminables files d'attente des CRA ! Et puis j'aimerai pas y aller sans avoir eu un avis avant. C'est déjà difficile de se dire qu'on va passer des tests éprouvants alors autant y aller que si il y a une vraie suspicion
J'ai fais les deux tests, forte probabilité pour les deux.

Re: Comment en parler en vu d'un pré diagnostic

Posté : dimanche 9 juin 2019 à 22:29
par Hélie.26
Braisillon a écrit :
dimanche 9 juin 2019 à 22:18
Je compte faire pareil, avoir un pré diagnostic avant de me lettre sur les interminables files d'attente des CRA ! Et puis j'aimerai pas y aller sans avoir eu un avis avant. C'est déjà difficile de se dire qu'on va passer des tests éprouvants alors autant y aller que si il y a une vraie suspicion
J'ai fais les deux tests, forte probabilité pour les deux.
Ah bah comme moi, et ma psy m'a dit que j'avais "beaucoup de traits caractéristiques" donc on va voir ce que donne le prochain rdv (le 18 juin )