le rapport aux...Poils, zones particulières, trichotillomanie stéréotypie??

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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Dehlynah
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le rapport aux...Poils, zones particulières, trichotillomanie stéréotypie??

#1 Message par Dehlynah » mardi 14 juillet 2020 à 17:35

J'ai hésité à continuer dans le sujet sur les stéréotypies, mais là c'est pour parler d'une stéréotypie (???) particulière -
je crois que j'ai commencé sans m'en rendre compte, vers l'adolescence, à m'arracher les poils du pubis - un jour, j'avais 20 ans, mon copain m'a vue, je le faisais machinalement, et m'a demandé ce que je faisais, interloqué, il m'a dit de ne parler de ça à personne, que c'était trop bizarre...
je crois que c'est passé, ou ça m'a bloquée, je sais pas...
mais comme c'est revenu je peux dire qu'il y a une recherche d'apaisement par l'arrachage du poil

presque 20 ans après, dans le livre d'A. Reynaud, je découvre l'existence de la trichotillomanie et je me dis que ça doit être ça et je me sens moins bizarre
j'en ai parlé qu'à la neuro psy qui m'a fait le bilan et prédiag, elle m'a dit que c'est une recherche de stimulation sensorielle

Et depuis deux ans ans et demi environ, j'ai une autre manie :
je touche mon menton, et si je sens affleurer un poil un peu dru, il FAUT que je l'enlève
son arrachage me procure un soulagement intense, une vraie délivrance
et là je suis mal car j'ai perdu une super pince à épiler, j'en ai une autre, mais l'effet n'est pas le même, j'ai plus de mal à attraper le poil, ça m'angoisse
au passage vous connaîtriez pas une marque, un type de pince à épiler?

En soi c'est plutôt bien, cette sensation (en fait je suis contente quand je sens le ou les poils qui ont repoussé, à l'idée que je vais pouvoir les arracher), mais le truc c'est que j'ai peur que ça devienne envahissant
quand je pars pour plusieurs jours j'emmène ma pince à épiler
si j'ai la sensation de ce poil dru qui dépasse, je panique, je suis très mal, il FAUT l'enlever

Je vais en parler à mon psychiatre, le fait d'en parler là, va pt être me débloquer mais c'était pour savoir si certains connaissaient la même chose
pour le pubis, j'ai découvert il y a pas si longtemps, que je pouvais les arracher avec une pince à épiler, idem, super sensation, je peux plus m'arrêter
enfin si au bout d'un moment quand même, c'est pas infini, et idem je me sens soulagée

autant dire que je ne suis JAMAIS allée chez une esthéticienne, et n'irai jamais, qu'on touche à mes poils grrrrr le coiffeur c'est limite aussi ( je trouve ça cher pour ce que c'est, j'aime bien me couper les cheveux, enfin quand je me suis bien massacrée plusieurs fois, j'y vais, une fois tous les 2-3 ans quoi)
Modifié en dernier par Dehlynah le jeudi 16 juillet 2020 à 16:26, modifié 1 fois.
TSA (prédiagnostic : printemps 2018 - confirmation par psychiatre spécialisé : été 2019) - troubles anxio-dépressifs

margotton91
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Re: le rapport aux...poils, zones particulières, trichotillomanie?

#2 Message par margotton91 » mardi 14 juillet 2020 à 18:04

Bonjour,

J'ai un rapport particulier aux poils sur le visage. Cela est dû au fait que depuis l'adolescence, j'ai un dérèglement hormonal. Pendant de très nombreuses années, pour y remédier, j'ai pris un traitement médicamenteux. Désormais, sa prescription est très fortement encadrée car il peut avoir de graves effets secondaires. Heureusement pour moi, je suis passée au travers de ces effets secondaires mais je ne peux plus prendre ce traitement.
J'ai donc vu, quelques mois après l'arrêt, des poils disgracieux réapparaitrent à des endroits inappropriés pour une femme. Donc, dès que j'en vois ou en sens un, je l'arrache à la pince à épiler : pas pour la sensation, le plaisir procuré mais pour l'aspect esthétique.
Je n'ai jamais eu d'autre "manie". Quant au coiffeur, cela ne me déplaisait pas d'y aller jusqu'à il y a peu, seulement pour me faire couper les cheveux, rien d'autre. Désormais, cela devient compliqué à cause du masque que je ne supporte pas ou très, très difficilement, au prix d'un immense effort et j'en ai assez de faire des efforts... Cela me fatigue.
Pré-diagnostic TSA asperger, de niveau faible à modéré, par psychologue clinicien en 03/2019
Confirmation par psychiatre en 04/2019, à 51 ans
Juin 2020 : tests du bilan diagnostic réalisés dans le privé - QI hétérogène

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