Pire qu'une nuisance sonore continue, le fait que la nuisance soit modulée cycliquement.

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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piedsboueux
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Pire qu'une nuisance sonore continue, le fait que la nuisance soit modulée cycliquement.

#1 Message par piedsboueux » samedi 5 septembre 2020 à 9:31

Je suis surpris d'avoir déniché un article qui parle d'un problème qui semblait "personnel" comme une généralité.
Le fait que si une "redondance cyclique" affecte une nuisance sonore, que ce soit une modulation "mécanique", que l'exactitude d'un mécanisme informatique ou mécanique répétitif rend plus régulière rend celle-ci plus neuro-toxique.

Les autistes sont plus sensibles à ces modulations, mais il semble bien que ça fait tout de même chier tout le monde, les conséquences des éoliennes le font savoir..

Dans "Acoustique & techniques" N°89 du CIDB
À proximité d’une éolienne 1 , il est clair que le volume du bruit produit varie de manière régulière avec la rotation des pales : c’est ce que nous appelons la modulation d’amplitude (MA) du bruit. Cette modulation a fait l’objet de plusieurs études menées depuis le début du développement de l’éolien, parallèlement à un débat général sur l’acceptabilité du bruit généré par les éoliennes. Toutefois, certains cas ont été recensés dans lesquels la modulation était citée comme une source de gêne particulière ; de plus, les caractéristiques atypiques du bruit observées ne pouvaient pas être expliquées par les modèles théoriques standards, qui étaient pourtant bien validés en pratique à proximité des éoliennes. Plusieurs projets de recherche concernant les sources et la propagation de ce bruit éolien ont donc été engagés. Ils avaient pour but, entre autres, d’essayer d’expliquer la différence entre une modulation d’amplitude “normale”, bien comprise, et cette “autre” MA. Plusieurs études ont aussi considéré le développement de techniques pour mesurer et quantifier le niveau de modulation, et la réponse subjective à ce caractère du bruit. Dans les deux cas, le niveau des connaissances était moins développé que pour d’autres aspects du bruit éolien, comme la tonalité.
.......
Des fluctuations périodiques du niveau de bruit de l’ordre de 5 ou 6 dB (A) sont estimées à proximité de l’éolienne (champ proche), en travers du vent (à 90 degrés de la direction du vent). Ce même modèle prévoit de faibles modulations, de moins de 3 dB (A), pour un observateur aligné avec la direction du vent : sous le vent ou contre le vent (à 0 ou 180 degrés de la direction du vent). Ces prédictions ont été validées par des mesures à proximité d’une éolienne. Ceci correspond à la « modulation d’amplitude normale » ou MAN. À des distances plus éloignées, typiques des riverains de parcs éoliens, les résultats sont moins clairs mais de nombreuses observations suggèrent que la modulation en champ lointain est généralement limitée. Au Royaume Uni, une campagne de mesures [2] a été lancée suite à des plaintes de ce qui était décrit à l’origine comme du bruit de basses ou très basses fréquences pour certains parcs éoliens. Elles ont montré que c’était en fait la modulation du bruit (large-bande) produit par la turbine, à la fréquence de passage de pale, qui pouvait expliquer les plaintes reçues.

Machine "à pomper l'air" du genre pompe à chaleur d'où l'expression "tu nous pompes l'air"
Image
Il est déjà dramatique qu'une fréquence fixe émerge fortement en continu, ici c'est du 100Hz, mais ce qui est pire et typique de cette marque (CIAT) c'est sa modulation d'amplitude, de fréquence 1.5Hz environ qu'on voit ici sur ce spectrogramme englobant environ 30 secondes.
Diagnostiqué Asperger vers 37 ans (2007)

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