Meurtres d'autistes

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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Re: Meurtres d'autistes

#76 Message par Jean » samedi 13 mars 2021 à 17:04

Justice 36 : les personnes autistes victimes de violences

Dans un post précédent, je répercutais un document de l'ASAN suivant lequel "les personnes handicapées en général sont 2,5 fois plus susceptibles d'être victimes d'un crime violent, comme un vol ou une agression sexuelle."

Revue de différentes violences dont sont victimes les personnes autistes : le harcèlement surtout scolaire, les agressions sexuelles, les violences policières, la maltraitance en institution, les meurtres par des parents.
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... -violences
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Re: Meurtres d'autistes

#77 Message par Jean » samedi 13 mars 2021 à 17:07

ouest-france.fr
Sarthe. Mis en examen pour avoir tué son beau-fils autiste

Un homme de 55 ans est soupçonné d’avoir tué son beau-fils autiste, âgé de 22 ans, en juin 2018. La justice a organisé une reconstitution des faits à Vivoin-en-Sarthe dans la nuit du 4 au 5 juillet.

Que s’est-il passé le soir du 8 juin 2018 au lieu-dit Bas-Rivière, proche de Vivoin, en Sarthe ? C’est ce qu’ont tenté d’élucider les enquêteurs, dans la nuit du 4 au 5 juillet, lors d’une reconstitution organisée en toute discrétion. Une instruction est en cours pour meurtre d’une personne vulnérable.

Une partie de pêche au bord de la Sarthe

Cette personne, c’est un jeune homme de 22 ans. Atteint d’un autisme lourd, il ne peut pas s’exprimer. Il était en famille, sur les bords de Sarthe, pour une partie de pêche. Mais plusieurs interrogations demeurent quant au déroulé de l’incident.

Ce n’est qu’au lendemain du décès que les secours sont appelés. La famille est en train de lui prodiguer un massage cardiaque lorsque le Samu arrive. Le beau-père l’affirme : le jeune homme aurait fait une « fausse route » – c’est-à-dire qu’il se serait étouffé après avoir mal avalé.

Des bleus sur le corps

Sauf que des bleus sont retrouvés sur le corps de la victime, ainsi que des cocards et une oreille en chou-fleur, justifiés par le fait que le garçon serait tombé en jouant. Le médecin constate donc le décès et donne l’autorisation d’inhumer le corps. L’enterrement est prévu pour le 14 juin 2018.

Les doutes du maire médecin


Entre-temps, le maire de Meurcé – également médecin généraliste – Michel Chabrerie, a rapidement des doutes sur la mort supposée naturelle du jeune homme. Il connaît le beau-père, un multirécidiviste, habitué des faits de violences et des infractions au Code de la route dans la commune. Il en informe donc tout de suite le procureur de la République du Mans. Ce dernier, qui après examen du dossier, ouvre une enquête.

Jugé pour d’autres violences

Les funérailles sont reportées. Une autopsie est réalisée et confirme les inquiétudes du maire. Le quinqua soupçonné prend la fuite. Un important dispositif, incluant un hélicoptère, est alors mis en place, par les gendarmes, pour le retrouver.

L’homme, mis en examen, est actuellement en détention provisoire à la maison d’arrêt des Croisettes, à Coulaines. Selon le parquet, lors de la reconstitution des faits, le suspect a indiqué ne se souvenir de rien. Toujours selon la même source, le Meurcéen sera également jugé, dans le cadre d’un autre procès, en décembre 2019, pour des violences sur le frère, la sœur et la mère du défunt.
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Re: Meurtres d'autistes

#78 Message par Jean » samedi 13 mars 2021 à 17:09

ouest-france.fr
Sarthe. Viols et meurtre devant les assises du Mans, lundi 15 mars
​La session de quatre affaires s’ouvre ce lundi 15 mars 2021, pour une durée de deux semaines, à la cité judiciaire du Mans.
(...)
Une victime autiste

Dans le quatrième et dernier procès, du mercredi 24 au vendredi 26 mars, un homme de 57 ans devra répondre de meurtre sur personne vulnérable. L’accusé a été placé en détention provisoire. Les faits remontent à la soirée du 8 juin 2018, à Vivoin, près de Beaumont-sur-Sarthe. Déjà condamné à 22 reprises, notamment pour des actes de violences, l’homme était le compagnon de la mère de la victime, un jeune homme autiste âgé de 22 ans.
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Re: Meurtres d'autistes

#79 Message par Jean » samedi 13 mars 2021 à 19:33

Une vieille histoire

liberation.fr 22 février 1996
Sanction de principe pour la mère meurtrière de sa fille autiste. Les jurés de la cour d'assises de l'Héraut ont condamné hier Jeanne-Marie Préfaut, 51 ans, à cinq ans de prison avec sursis pour avoir tué le 7 août 1994 sa fille Sophie, 23 ans, autiste, à qui elle avait promis qu'elle ne serait plus jamais hospitalisée. Elle encourait une peine de prison à perpétuité.
Michel Henry

Quand il arrive, hier matin, à la barre des témoins, Christian Préfaut, 53 ans, professeur à la faculté de médecine de Montpellier, lance un large clin d'oeil à l'accusée. Son épouse, Jeanne-Marie, 51 ans, enseignante retraitée, lui renvoie son sourire. Accusée d'homicide volontaire avec préméditation sur personne vulnérable, en l'occurrence leur fille autiste Sophie, tuée à 23 ans, Jeanne-Marie risque en théorie la perpétuité. Son mari dit simplement aux jurés de l'Hérault:

«Aujourd'hui, Sophie ne souffre plus.»


La veille, Jeanne-Marie, tailleur strict, cheveux gris, avait calmement expliqué: «Oui, j'ai vécu en couple avec ma fille, une véritable histoire d'amour.» Et elle y a mis un terme, par un «geste d'amour», encore.

Née en 1971, souffrant de psychose infantile depuis ses 2 ans, Sophie a connu dans son autisme des hauts et des bas. Au mieux, elle rédige une dictée de sixième sans fautes, calcule des racines cubiques, voyage heureuse avec ses parents à Prague ou à San Francisco, irradie «d'un sourire lumineux, est intelligente, pleine d'humour», selon son père. Au pire, elle hurle atrocement, s'agite, agresse, court des heures et des jours durant, casse tout, s'arrache les cheveux, redevient bébé, fait pipi au lit, mange ses excréments ou ceux des animaux. Alors rien ne la soulage, personne ne la contrôle. Devenue «adulte», elle subit des traitements violents (neuroleptiques, électrochocs) qui aggravent son état, provoquant des souffrances horribles et des crises d'épilepsie, où elle frôle la mort.

Pendant vingt ans, sa mère amortit les chocs, sacrifie tout, y compris son travail, abandonné en 1985. Au moment des crises, elle couche au pied du lit de Sophie, sans dormir, puis dès le jour venu, la promène en voiture pendant des heures, seul moyen de la calmer. Elle ne s'octroie que deux-trois heures de repos chaque après-midi. Ses quatre autres filles et son mari se disent qu'il faut séparer ce couple. «Il y avait entre elles une fusion importante, pathologique, dit son époux pneumologue. Elles étaient tout le temps ensemble. Je pensais qu'il fallait casser cette fusion, mais je n'en ai pas été capable.» Lundi, un spécialiste a expliqué: «L'autisme est contagieux, car on se met à fonctionner avec l'enfant et aussi bizarrement que lui. On pense être seul à pouvoir le comprendre, l'aider.»

Surtout que l'extérieur n'apporte pas d'aide. Au contraire. En 1992, à la Colombière, à Montpellier, Sophie vit quatre mois d'un enfer hospitalier pavé d'électrochocs, et sa mère souffre avec elle: «Quand on sonnait au pavillon 20, les malades s'agglutinaient tous derrière la porte, raconte Jeanne-Marie. Sophie était agitée ou prostrée, selon le médicament qu'elle avait absorbé. Un jour, je l'ai trouvée accrochée aux barreaux. C'est terrifiant pour une mère, vous ne pouvez pas comprendre.»

Plus jamais ça, se disent les Préfaut, qui crient leur révolte au sein de l'association Sésame Autisme. Jeanne-Marie promet à Sophie qu'elle ne retournera pas en hôpital psychiatrique. Mais, en juillet-août 1994, Jeanne-Marie vit avec elle des nuits et des jours atroces. A 50 ans, elle est à bout, physiquement et psychologiquement, minée par la mort récente de son frère, le tonton Georges que Sophie aimait tant, et surtout par la disparition de la psychanalyste qui suivait Sophie depuis des années. «Ma seconde mère», dit d'elle Jeanne-Marie, qui perd son repère, sa conseillère, son refuge. Sophie, elle, en conclut: «Je fais même mourir des médecins.»

Pour sa mère, Sophie a ces mots: «J'ai cassé maman.» Jeanne-Marie confirme: «Je fonctionnais comme un automate. Sophie criait, je l'entendais à peine. Je ne réagissais plus. Je ne voyais plus que la cellule de l'hôpital, les barreaux, les hurlements.» Et la séparation, celle que Jeanne-Marie a déjà refusée, quand on a voulu placer Sophie dans une famille d'accueil. Alors l'hôpital... «Pas l'hôpital, pas l'hôpital», répète Sophie. «Je me suis dit, il y a une autre solution: lui donner la mort.»

Ce 7 août 1994 au matin, mère et fille partent en voiture. Jeanne-Marie trouve un coin d'ombre, met de la musique. Elle fait boire à Sophie un anesthésique mélangé à de la grenadine. Elle pense que le médicament provoquera un arrêt cardiaque. Jeanne-Marie lui parle, la caresse, mais Sophie tombe seulement dans le coma. Souvent, elle demandait à sa mère: «Si je dors, c'est la mort?» «Mais la mort ne venait pas», dit la mère. Elle s'inquiète: «Si on la ranime, elle va savoir qui voulait la tuer. Et on va être séparées.» Alors elle murmure à Sophie: «Aide-moi, fais vite.» Elle raconte: «Je lui ai dit que je l'aimais beaucoup. Et j'ai mis la main sur sa bouche, pincé les narines.» Jeanne-Marie continue à lui parler tout doucement, pendant que Sophie part, et après aussi. Ensuite, elle se rend au commissariat de Montpellier: «Je viens de tuer ma fille. Je préfère être enfermée à sa place.» Elle l'a été, quarante jours en préventive.

Selon un expert psychiatre, «ce passage à l'acte a un peu la structure d'un crime passionnel». Et Jeanne-Marie, qui à 9 ans a perdu sa mère, puis à 15 ans son père, entretient un drôle de rapport à la mort, ajoute ce psy. «Mes rapports avec elle se sont beaucoup améliorés», corrige Jeanne-Marie. Christian, son mari, explique: «Quand vous avez un enfant anormal, vous pensez toujours qu'un jour, peut-être, il y aura un accident qui mettra fin au calvaire de l'enfant et des parents.» On lui demande s'il aurait imaginé sa femme faire «ça». «Ah, non... Jamais.»

Pendant deux jours, la cour d'assises a surtout débattu de l'autisme, faisant même visionner aux jurés un reportage d'Envoyé spécial sur le sujet. En revanche, on a très peu parlé de l'acte criminel et de son auteur, qui n'a jamais exprimé de regret. «Comment vous décrivez-vous?» a demandé le président. «Je me trouve pas mal», a répondu Jeanne-Marie. La salle, comble, a ri, puis longuement applaudi, sans être rappelée à l'ordre.

Hier soir, l'avocate générale Varin-Missire a réclamé une «peine de principe» laissée à la guise des jurés. «Pas question de faire de cette affaire le procès des absences ou insuffisances des structures d'accueil ou hospitalières. Attention au permis de tuer si vous l'acquittez. Dire qu'il n'y a pas crime, c'est approuver la mise à mort, et mettre en danger d'autres Sophie.»

La cour a condamné Jeanne-Marie Préfaut à cinq ans de prison avec sursis.

Michel Henry
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Re: Meurtres d'autistes

#80 Message par Jean » samedi 13 mars 2021 à 19:35

informations.handicap.fr 30 avril 2015
Verdict Belgique : parents d'un autiste accusés de torture

Peine de prison exemplaire et maximale, 30 et 20 ans, pour un couple belge accusé d'avoir laissé son fils autiste et polyhandicapé de 16 ans vivre comme un animal sans soin. La cour parle même de torture !

Le verdict est tombé le 29 avril 2015. La mère (41 ans) et le beau-père (27 ans) de Jimmy ont été condamnés respectivement à 20 et 30 ans de réclusion par la cour d'assise du Hainaut (Belgique) pour avoir « torturé » cet adolescent autiste et polyhandicapé. Une peine qui va au-delà de la réquisition de l'avocat général qui avait réclamé 20 ans pour chacun d'eux. Pour condamner si lourdement les accusés, la cour a insisté sur la gravité des faits et le risque de récidive. Aucune circonstance atténuante n'a en effet été retenue pour le couple Dantand-Massin. A 16 ans, Jimmy ne pesait que 29 kilos ; il avait été découvert par hasard en septembre 2013 par un homme qui effectuait un déménagement, interpellé par la présence d'un enfant hagard et rachitique dans la maison voisine, dans la ville de Charleroi. Jimmy vivait sur un matelas de misère, en compagnie de deux chiens, sans eau ni électricité, dans une pièce jonchée de déjections. Les autres enfants du couple, affamés, sales, amaigris et couverts de poux avaient été, quant à eux, placés dans des familles d'accueil.

Une mère sous l'influence de son compagnon ?

Jimmy, épileptique, n'avait jamais pris son traitement. Pas seulement de l'abandon ni de l'indifférence... Divers sévices lui ont été infligés, principalement par son beau-père (brûlures de cigarette, gifles...) sans que sa mère, visiblement sous influence, ne s'interpose ni ne dénonce les faits. Un acharnement constat qui avait fait du jeune homme le souffre-douleur du couple. A la barre, des témoins décrivent Isabelle Dantand comme une « pigeonne » qui aurait été abusée par son jeune compagnon, préférant garder son fils auprès d'elle, et donc sa « rente » de 800 euros par mois, alors qu'une place en établissement lui avait été proposée dès 2011. Une version pourtant démentie par l'avocat même de Jimmy, Maître Frédéric Mohymont, dans une interview accordée à Vivre FM qui précise qu'elle « avait fait appel aux services sociaux. Il était question que l'enfant soit placé dans un centre résidentiel de jour mais il n'y avait pas de place. Donc elle était consciente de la difficulté de gérer au quotidien un enfant handicapé, polyhandicapé (...). Je pense honnêtement que les services sociaux auraient dû être un peu plus pro-réactifs et dénoncer une situation, qui devenait critique, aux instances judiciaires ». On ne saura jamais...

Quid de la prise en charge ?


Cette histoire tragique relance évidemment le débat sur la prise en charge et le suivi de certains enfants handicapés. D'autres victimes... A Rouen, en février 2015, une mère tue son fils avant de prévenir les autorités, auxquelles elle explique que la victime était en proie à des crises de violences. A la même époque, un couple laisse son fils autiste sévère à la maison pour partir en vacances ; le jeune homme de 16 ans se défénestre (articles en lien ci-dessous). Par abandon, pas désespoir, par faiblesse, par sadisme... Même si ces histoires ne se ressemblent pas, toutes témoignent des failles d'un système qui, en Belgique, en France ou ailleurs, face à des situations pourtant critiques, n'est pas en mesure d'apporter l'aide nécessaire aux parents et de protéger les enfants. Pour Jimmy, les services sociaux ne se sont rendu compte de rien, malgré plusieurs visites au domicile familial. Agé de 17 ans, il a désormais trouvé une place dans un établissement...
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Re: Meurtres d'autistes

#81 Message par Jean » samedi 13 mars 2021 à 19:37

parismatch.com
Alejandro, petit garçon autiste, a été noyé par sa mère
Paris Match | Publié le 26/05/2020 à 10h56

Une Américaine est accusée d’avoir noyé son petit garçon autiste. Elle a dans un premier temps expliqué à la police qu’il avait été kidnappé mais des vidéos la montrent en train de s’en prendre à lui.

Lorsque son fils a disparu, jeudi dernier, cette mère de famille a appelé elle-même la police. Patricia Ripley, âgée de 47 ans, a expliqué que son petit garçon de 9 ans, autiste, avait été kidnappé sur un parking par des dealers de drogue. D’après son récit, elle se trouvait avec lui lorsque deux hommes noirs se sont approchés d’elle pour lui demander si elle avait de la drogue. Après avoir expliqué qu’elle n’en n’avait pas, ils ont attrapé son fils et l’ont pris avec eux. Plusieurs heures plus tard, le cadavre de l’enfant a été découvert dans un canal du Miccosukee Golf and Country Club, en Floride.

Mais toute cette histoire était une invention, rapporte la chaîne locale WSVN. Les enquêteurs ont rapidement découvert que la mère mentait. Une fois confrontée à ses différentes versions, la mère a fini par reconnaître le meurtre de son fils, expliquant qu’il «était désormais dans un meilleur monde».
Inculpée pour assassinat

Dimanche, des caméras de vidéosurveillance été dévoilées par la police. On y voit la mère et son petit Alejandro, près du canal. L’enfant tombe à l’eau mais quelqu’un parvient à le sauver. «Ils marchaient de plus en plus près du canal. Et depuis mon patio, je me souviens m’être dit qu’il allait tomber. Et il est tombé», a raconté une femme témoin à WSVN. «La seule chose étrange était qu’elle avait l’air d’être là mais de ne pas réagir. Jusqu’au moment où elle m’a vu crier, et c’est là qu’elle s’est mise à crier elle aussi», a-t-elle ajouté. Face à la panique, un homme est venu récupérer Alejandro pour le mettre hors de l’eau. Tous les témoins sur place ont cru à un accident banal qui heureusement s’est bien terminé. Mais «une heure plus tard, elle est retournée avec lui près d’un autre canal, a indiqué la procureure de Miami, Katherine Fernandez Rundle. Cette fois-ci, malheureusement, personne n’était là pour le sauver».

Le petit Alejandro était atteint d’autisme et ne parlait pas. Il avait un temps été scolarisé dans une école spécialisée mais était, au moment de sa mort, scolarisé à la maison. D’après les enquêteurs, il est possible que la mère se soit sentie incapable de gérer la situation les mois passés. Patricia Ripley a été arrêtée et inculpée pour assassinat. Elle a été placée en détention sans possibilité de remise en liberté sous caution.
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Re: Meurtres d'autistes

#82 Message par Jean » samedi 13 mars 2021 à 19:39

ouest-france.fr 21 janvier 2021
États-Unis. Son fils autiste se noie dans une piscine, il était resté dans l’eau glacée

Un adolescent de 16 ans souffrant d’autisme sévère, a été retrouvé noyé dans la piscine familiale en mars 2019 dans le Michigan. Le jeune homme avait passé une heure dans l’eau glacée avec les bras entravés. Ses parents l’avaient laissé sans surveillance. Son père a été condamné ce lundi à une peine de prison pour « homicide involontaire » notamment.

Un Américain de 51 ans a été déclaré coupable d’homicide involontaire et de maltraitance sur enfant, lundi 18 janvier, après la mort par noyade de son fils. L’adolescent de 16 ans atteint d’une forme sévère d’autisme était décédé en mars 2019 après avoir passé une heure dans l’eau glacée de la piscine du domicile familial, dans le Michigan. Le père de famille avait plaidé coupable en décembre dernier, indique Associated Press.

Cet ancien professeur d’université a ainsi été condamné à plusieurs années de prison. Les parents de la victime ont expliqué qu’ils avaient attaché ses bras pour l’empêcher de se faire du mal ou de blesser son entourage. L’accusé a raconté qu’il avait laissé l’adolescent sans surveillance en partant au travail. Il avait cependant réveillé son épouse pour la prévenir. Cette dernière, infirmière de nuit, s’était ensuite rendormie.

Les parents consommaient les médicaments de l’enfant

L’homme mis en cause a néanmoins été prévenu que le jeune autiste se trouvait dans la piscine par sa fille de 13 ans. Celle-ci lui a en effet envoyé une photo de son frère montrant le mineur dont la poitrine était enfoncée dans l’eau. Le père lui alors ordonné de prévenir sa mère mais il était trop tard. L’adolescent n’a pas pu être réanimé par les secours dépêchés sur place.

Après la mort de leur fils, les parents ont continué pendant plusieurs mois à se procurer des amphétamines en utilisant l’ordonnance au nom de leur enfant. Ils ont eux-mêmes consommé les médicaments. Le père a été condamné à deux à quatre ans de prison pour cette affaire. Sa femme a quant à elle écopé d’une peine de 21 jours d’incarcération.
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Re: Meurtres d'autistes

#83 Message par freeshost » dimanche 14 mars 2021 à 1:00

Plus de 210 ans de prison pour avoir noyé ses fils autistes
Un quadragénaire a été condamné jeudi à la prison à vie pour le meurtre de ses deux fils, qu’il a noyés en précipitant sa voiture dans l’eau, à Los Angeles, aux États-Unis, en 2015.

Un résident de Californie a été condamné jeudi à 212 ans de prison après avoir tué ses deux fils autistes, morts noyés quand il avait délibérément précipité la voiture familiale d’une jetée du port de Los Angeles, dans le but de toucher l’argent des assurances. Cette condamnation fédérale ne porte que sur la série de crimes financiers liés à ses agissements mais Ali E., 45 ans, est encore poursuivi, au niveau local cette fois, pour les meurtres eux-mêmes.

Il avait attendu pour commettre son crime le 9 avril 2015 et l’expiration du délai de carence de la dernière des nombreuses polices d’assurance qu’il avait contractées pour sa famille, soulignent dans un communiqué les services du procureur fédéral de Los Angeles.

À l’arrière de son véhicule se trouvaient ses garçons de 8 et 13 ans, tous deux atteints d’une forme sévère d’autisme, qui portaient une ceinture de sécurité et sont morts noyés. Rehab D., ex-épouse d’Ali E. qui se trouvait à l’avant de la voiture, ne savait pas nager et aurait pu elle aussi se noyer si un pêcheur ne lui avait pas lancé une bouée. Ali E. quant à lui s’était aisément glissé hors de la voiture par la fenêtre qu’il avait pris soin de laisser ouverte et avait nagé jusqu’au quai.

«Manigances diaboliques»

Il avait par la suite récolté plus de 260’000 dollars (quelque 240’000 francs) d’indemnisation de diverses assurances prises en cas de décès de ses enfants et investi la somme dans des achats immobiliers en Égypte, son pays d’origine, ainsi que dans un bateau.

Le juge John F. Walter a condamné Ali E. à la peine maximale prévue par la loi, soulignant dans son jugement les «manigances diaboliques» et «le caractère vicieux et sans pitié de ses crimes». «Il est l’ultime imposteur et menteur (…) Son seul regret est de s’être fait prendre», a poursuivi le juge, qui a ordonné à ce «tueur cupide» de restituer aux compagnies d’assurance les sommes perçues.

Les services du procureur sont persuadés que l’homme avait préparé de longue date le meurtre de ses enfants et de son épouse, qu’il maltraitait physiquement et émotionnellement selon eux.

De juillet 2012 à mars 2013, Ali E. avait pris auprès de huit compagnies différentes des assurances sur la vie de sa famille, pour un montant total dépassant trois millions de dollars. Il payait 6000 dollars par an de primes alors qu’il déclarait au fisc des revenus annuels inférieurs à 30’000 dollars
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

Diagnostiqué autiste en l'été 2014 :)

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Re: Meurtres d'autistes

#84 Message par Jean » mardi 23 mars 2021 à 18:04

francebleu.fr
Un Sarthois jugé aux assises pour le meurtre de son beau-fils, un autiste de 22 ans, en 2018
Clémentine Vergnaud

Le procès d'un homme de 58 ans s'ouvre devant la cour d'assises de la Sarthe mercredi 24 mars pour trois jours. Il est accusé d'avoir tué son beau-fils en juin 2018 à Vivoin, dans le nord du département. La victime, le fils de sa compagne âgé de 22 ans, était atteinte d'un autisme sévère. Tout est parti d'une dispute familiale.

Frappé avec une chaise, projeté contre un arbre, jeté dans la rivière

Ce 8 juin 2018, toute la famille qui vit à Meurcé est réunie à quelques kilomètres de là, à Vivoin, en bord de Sarthe. Dans la soirée, l'accusé s'absente pour acheter de quoi faire un barbecue mais il ne semble pas vouloir revenir. Conséquence : tout le monde dîne et part se coucher. Ça ne plaît pas à cet homme de 55 ans, qui s’énerve à son retour. Au cours de cette dispute familiale, l'un des fils, un autiste de 22 ans qui ne parle presque pas, renverse un seau dans un mouvement d'humeur.

C'est à ce moment que la violence de son beau-père se déchaîne contre le jeune homme : frappé avec une chaise, projeté contre un arbre, jeté dans la rivière alors qu'il ne sait pas nager, il est finalement abandonné par terre. Son beau-père disparaît à nouveau et, à son retour, il le frappe encore. La mère tente de s'interposer mais reçoit un coup de pied dans la tête qui lui fracture la mâchoire. Finalement, tout le monde va se coucher : la mère réussit à convaincre l'accusé que son fils doit dormir avec eux dans la caravane. A ce moment-là, le jeune autiste respire difficilement mais il est toujours en vie. Il décède dans la nuit.

Il parle d'un malaise, le médecin délivre le permis d'inhumer

Au petit matin, alors qu'il se lève, l'accusé voit que son beau-fils ne respire plus. Il appelle alors les pompiers, faisant croire à un malaise. Le médecin délivre d'ailleurs le permis d'inhumer, alors que le corps présente un coquard et des traces de coup au niveau d'une oreille. Le maire de Meurcé, où vit la famille, n'y croît pas : il connaît le casier bien fourni de l'accusé, qui a une vingtaine de condamnations à son actif, dont un certain nombre pour violences. Il a d'ailleurs déjà fait un signalement de la famille à la justice, deux ans plus tôt.

Il contacte la mairie de Vivoin, où on lui conseille d'appeler l'employée des pompes funèbres. Celle-ci ne dort pas depuis plusieurs jours, troublée par le hiatus entre le certificat de décès qui évoque une cause naturelle et le corps qu'elle a sous les yeux. "Il s'est fait tuer, il s'est fait casser la figure", pense immédiatement Michel Chabrerie en voyant les photos qu'elle lui montre. "J'étais quasiment sûr que c'était le cas et connaissant [l'accusé] je n'étais pas étonné que ça puisse arriver. Je ne voulais pas l'accuser mais au moins qu'on regarde", plaide-t-il. Il donne alors l'alerte auprès du procureur de la République. Le dossier est rouvert et une autopsie est ordonnée. C'est elle qui permettra de déterminer que le jeune autiste est mort des suites des blessures causées par les nombreux coups donnés par son beau-père.

L'accusé affirme avoir tout oublié

A quelques heures de l'ouverture de son procès, l'accusé reconnaît qu'il est peut-être l'auteur des coups mais affirme avoir tout oublié, selon son avocate. "Il va insister sur le fait qu'il n'aurait jamais voulu tuer ou faire du mal à cet enfant. Il se sent coupable d'avoir donné la mort mais en aucun cas il ne l'avait souhaité", affirme maître Blandine Héricher-Mazel, d'après qui c'est la personne qui aimait le plus la victime. Tellement qu'il n'aurait pas supporté sa mort et se serait réfugié dans sa famille, ce que les gendarmes considèrent eux comme une tentative de fuite.

De son côté, l'avocate de la mère décrit un homme incontrôlable, qui s'est acharné dans une folie meurtrière, un homme qui n'a pas hésité à briser la mâchoire de sa compagne par un coup de pied quand elle tentait de s'interposer. Elle rappelle que l'accusé faisait régulièrement preuve de violences sur sa compagne et ses beaux-enfants depuis le début de leur relation, quatre ans auparavant. Il a d'ailleurs été condamné pour cela à deux ans et demi de prison ferme en novembre 2020, condamnation qui s'inscrit dans "un parcours émaillé de violences" d'après elle. "Nous voulons qu'il assume pleinement sa responsabilité", explique-t-elle, ajoutant que sa cliente souhaite qu'il "soit hors d'état de nuire".
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