Syndrome Asperger et prise d'un traitement

Je suis autiste ou Asperger, j'aimerais partager mon expérience. Je ne suis ni autiste ni Asperger, mais j'aimerais comprendre comment ils fonctionnent en le leur demandant.
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Anja-louise
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Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#1 Message par Anja-louise » dimanche 5 mars 2017 à 18:42

J'aurais souhaité savoir si pour certains autistes aspergers, on vous a prescrit des traitements médicamenteux comme des neuroleptiques ou régulateurs de l'humeur. Si oui, dans quels buts et pour traiter quels symptômes en particulier? De plus,les avez vous jugé efficaces ou au contraire ils avaient plus d'effets négatifs que bénéfiques?
Sur un article du net, j'ai trouvé que certains autistes (je ne sais pas s'ils avaient le SA) prenaient de l'ABILIFY( neuroleptiques atypiques) mais pour certains d'entre eux cela avait eu des conséquences dramatiques qui pouvaient aller jusqu'au suicide!!
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Rem 82
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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#2 Message par Rem 82 » dimanche 5 mars 2017 à 19:36

J'ai pris de l'Abilify une fois. Juste un comprimé , pas un de plus.

L'effet que ça m'a eu : Fatigue intense , motivation à rien et tristesse pendant 48h de suite.

Une horreur ce médoc !!! :evil:

Sur ce j'ai bien ingurgité une centaine d'autres molécules comme en ce moment je suis sous Seresta , Seroplex et Atarax depuis 2 ans mais bon j'ai l'impression de très mal supporter ce premier et que je tente de convaincre ma psychiatre de l'arrêter.

Il fut un moment je prenais du Solian avec les 2 autres médicaments , j'étais bien mieux !!! Mais un jour de 2014 la pharmacie me refusait de m'administrer Solian et Seroplex en même temps soit disant que c'est interdit ! :roll: Du coup ils m'ont sans cesse changé le traitement genre le Deroxat puis le à la place du Seroplex ou bien le Dogmatil à la place du Solian , et inversement ... et il y a bien eu d'autres molécules en duo jusqu'à ce que je prenne Seresta/Seroplex ...

Résultat : A 90% du temps je ne suis guère comme je souhaite être , les poussés de TOCs , blocages qui me rendent totalement mutique , sautes d'humeurs peuvent être brutales aux moindres stimulis ou événement tracassants (Bruit intense par exemple ...)

Je crois que la je vais être déterminé à me faire changer ce foutu traitement et me faire remettre l'ancien que j'eut supporte sans problème pendant 5 ans (2009/2014) car j'en ai bavé ces 2 dernières années !!!

Voila mon témoignage ...
Aspi.

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Anja-louise
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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#3 Message par Anja-louise » lundi 6 mars 2017 à 10:24

Merci beaucoup Rem82 pour ton témoignage :D
Il me semble bien que l'ABILIFY soit prescrit pour tout et n'importe quoi :roll: comme je disais j'ai lu que certains autistes en avaient pris, et un psychiatre m'avait dit que c'était aussi prescrit chez les personnes âgées démentes sans parler des patients schizophrènes et bipolaires!!! En clair du grand n'importe quoi, j'ai l'impression :?
Pour ma part, j'en prends à raison de 20mg par jour (avant je l'avais même en forme injectable!! :| ) et j'ai plein d'effets secondaires (douleurs musculaires, maux de tête: impression que ma tête se resserre dans un étau,hypersécrétion salivaire, tics nerveux à savoir je peux rire n'importe quand; et j'en passe) et je ne vois pas d'effets vraiment positifs à part que j'arrive peut être mieux à gérer mes angoisses, mon impulsivité et ma frustration mais bon comme avec j'ai une recrudescence c'est l'effet du serpent qui se mort la queue :mryellow: si je puis dire.
Egalement je prends du LAMICTAL. Les médecins disent que c'est parce que mon humeur est très fluctuante bien que moi j'ai l'impression que par le passé je fus plutôt souvent dans le versant dépressif mais surtout à cause de l'envahissement de mes angoisses et donc pour cette dépression cette molécule a l'air de bien fonctionné :)
De ton côté, Rem82 :) , même en étant diagnostiqué aspie tu continue a prendre du SOLIAN ou c'était avant ton diagnostic?
car j'ai l'impression que les autres aspergers ne prennent pas de neuroleptiques. Mais ceci dit pour l'instant je n'ai eu que toi qui m'a répondu, je t'en remercie encore :bravo:
Pour les autres, si vous avez aussi des témoignages ça m'aiderait aussi :wink:
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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#4 Message par Rem 82 » lundi 6 mars 2017 à 10:26

Oui j'étais déjà diagnostiqué lorsque je prenais du Solian ...
Aspi.

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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#5 Message par Hyme » lundi 6 mars 2017 à 12:01

Perso je prends de l'effexor qui calme mes crises d'angoisses/Tocs et régule mon humeur. Eh ben ça marche pas trop mal. Je sais que avant j'étais très difficile à gérer et encore plus à m'auto gérer au niveau émotionnel. Maintenant ça va mieux. même si y'a tout de même des craquages y'a de miracles nul part.
Et puis bon les effets secondaires sont pas le top (transpiration excessive, perte d'appétit, tremblements,...) mais je n'oserai pas arrêter honnetement. D'abord parce que je suis pas autonome donc j'estime que avoir un traitement, si ça peut aider mes parents à me supporter au quotidien, tant mieux. Et ensuite parce que j'aurais trop peur de retomber en grosse dépression.

Par contre je songe de plus en plus à remplacer l'anxio par de la mélatonine...
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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#6 Message par teardrop » vendredi 10 mars 2017 à 12:06

J'ai pris paroxetine, venlafaxine, et amisulpride (individuellement) pour cesser la fatigue extrême, cesser de broyer du noir 24/7, sortir du brouillard total, la concentration, la motivation. Je n'ai pas vu de résultats convaincants.

Je suis passé au 5-hydroxytryptophan pendant un an, ça a très bien fonctionné. Joie de vivre retrouvée. Je prends maintenant de l'acide gamma amino-butyrique ponctuellement pour réduire l'anxiété, c'est parfait pour moi.

Je compte reprendre 5-hydroxytryptophan et essayer la synergie avec du rhodiola pour être un peu plus actif. Pas encore trouvé le traitement idéal pour la concentration.

Hors de question que je touche aux médicaments sur prescription médicale.
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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#7 Message par lucius » jeudi 30 mars 2017 à 19:25

Bonjour,

j'ai pris plusieurs de médicaments (myorelaxant, antidépresseur...) conseillés par des psys mais j'ai souvent arrêté très tôt car je n'arrivais pas à me forcer à les avaler. Psychologiquement, cela me rebutait de prendre sans arrêt des médicaments en plus de ceux que j'avais pour ma maladie. Surtout que j'ai vu l'effet que cela avait sur des proches et des connaissances (un que je soupçonne d'avoir un trouble du spectre autistique ou d'un trouble de la personnalité). Dés qu'ils n'en avaient plus, ils étaient dans un état second (irritable, manque de concentration...) et souvent en larmes à la moindre contrariété. Je trouve qu'ils étaient dans un état pire qu'avant et c'était presque une addiction pour certains qui ne pouvaient plus s'en passer. Je connais quelqu'un qui prend des antidépresseurs depuis 20 ans de manière continue (du Zoloft ou sertraline).

Cela est une des raisons pour laquelle j'évite les médicaments qui modifient la chimie du cerveau. Je ne dis pas que cela n'est pas nécessaire pour pas mal de gens mais que l'on donne certains médicaments trop facilement (même pour des coups de déprimes automnales) en occultant les conséquences.

En plus, comment savoir si on va mieux alors que l'on est sous l'effet de médicaments en permanence et qu'il faut à chaque fois jouer sur les posologies sur des mois pour voir si on va mieux? Je préfère changer d'environnement ou me consacrer à une de mes passions pour surmonter cela. Je préfère changer d'environnement (longues vacances ou autres) que prendre des antidépresseurs. En général, cela m'aide plus même si le problème persiste (en moins intense) à mon retour de congés.
Ayant une maladie et des soucis en plus, on m'a pré-diagnostiqué Asperger et j'ai eu une confirmation assez incertaine depuis. Résultat, je continue de douter.

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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#8 Message par guillaume » jeudi 30 mars 2017 à 22:04

Suite à un épuisement, on m'a donné tout un tas de trucs :
D'abord du neuroleptique,
puis un somnifère par la suite (un truc bien costaud),
puis un antidépresseur parce que je manquais d'entrain.
... Puis j'ai progressivement arrêté tout ça.

Bilan des opérations : 1 mois de traitement efficace, 7 mois de plus pour le principe de ne pas changer, 9 mois pour arrêter, 9 mois de plus pour gérer le sevrage.
J'aurais à choisir maintenant, je prends direct un truc moins efficace mais avec moins d'effets secondaires.

Allez, je vais me faire plaisir, je vais citer Doctissimo comme source fiable (ce qui arrive quand ce sont des articles, contrairement au forum) :
http://www.doctissimo.fr/medicament-ABILIFY.htm
Donc : en gros, la schizophrénie et l'état maniaque, c'est un truc précis. Pour tout le reste, il faut être d'une grande prudence (calculer le ratio bénéfice/risque)
On passe à mon chapitre préféré : les effets secondaires. Je ne vais pas détailler ici, c'est sur le lien que j'ai fourni, sachez que "indéfini" ne veut pas dire "négligeable". Donc "fréquence indéfinie" veut dire que ça arrive avec des résultats qui n'ont pas été calculés.

Ma question est la suivante : l'arrêt du truc gênant vaut-il le risque de tout ça ?
Juste un truc, les médecins "pro-neuroleptiques" vont dire plein de choses pour dire que "oui mais bon, pas tant que ça et les bénéfices sont géniaux".
Vu qu'ils n'ont pas vécu les effets secondaires (j'en ai eu des pas listés à chaque fois, tout aussi gênants), ils ne peuvent pas savoir.
Mon opinion est que si on peut s'en passer, il faut s'en passer.

NB : j'ai lu UN témoignage d'une personne qui sort du champ d'action des neuroleptiques et vit mieux avec.
Comme quoi c'est possible, mais c'est rarissime. Contre beaucoup de témoignages contre.
Dont le mien, et le surnom que je lui avais donné : l'antichambre de l'enfer.
NB : je ne m'appelle pas Guillaume pour de vrai, c'est un pseudo.

Diag : AHN & HQI hétérogène + "difficultés attentionnelles".
Père de F, AHN et de G, atypique mais pas aspie.

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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#9 Message par lucius » vendredi 31 mars 2017 à 18:41

J'ai oublié de préciser que je pense qu'il faut savoir quand voir un psychiatre ou un psychologue.
Le psychiatre a tendance à prescrire et le psychologue à écouter.
Donc, il faut mieux voir un psychologue (ayant une formation en thérapie) selon moi en premier lieu pour un problème comme une dépression. Mais pour une pathologie lourde (suicidaire, certains troubles de la personnalité), il vaut mieux voir un psychiatre.
Tous les psychiatres ne sont pas formés pour des thérapies non-médicamenteuses, résultat ils font ce qu'ils savent faire prescrire des médicaments ou faire des examens pour des diagnostics (une infime palette de leurs champ de compétences).
on voit souvent le psychiatre pour diagnostiquer la dépression mais on voit plus rarement le psychologue en général.

Je précise qu'un traitement n'est pas forcément avec des médicaments mais cela peut consister en une thérapie comportemental et cognitif (pouvant être couplé avec la prise de médicaments si nécessaire). beaucoup de psychologues ou de psychiatre sont psychothérapeutes.

Par ailleurs, je suis d'accord avec guillaume.
Ayant une maladie et des soucis en plus, on m'a pré-diagnostiqué Asperger et j'ai eu une confirmation assez incertaine depuis. Résultat, je continue de douter.

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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#10 Message par teardrop » mardi 4 avril 2017 à 15:56

Salut

Je voulais répondre à tes questionnements.
lucius a écrit :Psychologiquement, cela me rebutait de prendre sans arrêt des médicaments en plus de ceux que j'avais pour ma maladie.
Selon la personne, les troubles à traiter, la substance prise, la durée du traitement peut être relativement courte.
Dés qu'ils n'en avaient plus, ils étaient dans un état second (irritable, manque de concentration...) et souvent en larmes à la moindre contrariété. Je trouve qu'ils étaient dans un état pire qu'avant et c'était presque une addiction pour certains qui ne pouvaient plus s'en passer.
Syndrome de sevrage, c'est un phénomène normal qu'on retrouve dans toute forme de dépendance, que ce soit des médicaments, pratiques, activités. L'état peut en effet être pire et les relations sociales sont affectées, puis ça s'estompe avec le temps. Si ce phénomène a eu lieu, c'est que le traitement a été interrompu anormalement.

Mais je ne comprends pas ta réaction. Ce n'est pas parce que c'est pire qu'avant que la méthode employée est mauvaise, mais ça montre que la façon dont elle a été mise en œuvre n'a pas été respectée.
mais que l'on donne certains médicaments trop facilement (même pour des coups de déprimes automnales) en occultant les conséquences.
Entièrement d'accord sur ce point. Bien qu'on est entièrement libre de ne pas acheter les médicaments prescrits, de voir le psy pour la psychothérapie et envisager d'autres traitements non-médicamenteux à côté.

Il y a des dizaines d'autres formes de thérapies sans médicament. Un médecin traitant a par habitude d'envoyer chez le psychiatre, qui a habitude de prescrire. Alors qu'il y a énormément d'autres solutions potentiellement aidantes, certaines aident en quelques jours, parfois en une séance...
Cela est une des raisons pour laquelle j'évite les médicaments qui modifient la chimie du cerveau.
Seulement les médicaments ou toute substance? Le mot médicament est vague pour moi. Car tu sais bien que tous les jours tu t'alimentes de substances qui altèrent la chimie du cerveau, qui t'aident à réduire l'anxiété, à combattre des états depressifs, qui t'aident à te défendre, à dormir, à avoir de l'énergie... tu sais aussi que chacun n'a pas un équilibre chimique cérébral adéquat correspondant à son propre corps, certains cerveaux ne génèrent pas assez de sérotonine, pas assez de melatonine, récepteurs contenant trop ou pas assez de GABA (neurotransmetteur principal du cerveau), et d'autres particularités provoquant des hypersensibilités, troubles de l'attention, difficulté d'apprentissage...

Le cerveau est vivant, modulable. Il peut ne pas générer suffisamment une certaine substance nécessaire pour une vie moins chaotique, puis en le relançant sur une periode bien définie, il peut s'y remettre. Reste à choisir comment lui donner ce signal.
En plus, comment savoir si on va mieux alors que l'on est sous l'effet de médicaments en permanence et qu'il faut à chaque fois jouer sur les posologies sur des mois pour voir si on va mieux?
La seconde partie de la question répond partiellement à la même question. Mais pour le reste on diminue progressivement ou on fait une fenêtre thérapeutique selon l'effet du traitement.
Je préfère changer d'environnement ou me consacrer à une de mes passions pour surmonter cela. Je préfère changer d'environnement (longues vacances ou autres) que prendre des antidépresseurs. En général, cela m'aide plus même si le problème persiste (en moins intense) à mon retour de congés.
C'est super que tu aies trouvé ce qui te convient à toi, je le pense sincèrement. Dans chaque conversation que j'ai sur ce sujet, je me réjouis quand quelqu'un trouve ce qui fonctionne pour elle.

Pour d'autres, changer d'environnement ou voyager n'est pas toujours possible (jamais possible pour ma part, pas les moyens et difficulté de me déplacer). Quand c'est possible le mal-être peut les suivre, les passions restent inintéressantes et impraticables que ce soit ici ou ailleurs, etc. L'intensité du mal-être est plus importante, gâche le voyage, devient pire.

Mais c'est absolument certain qu'il y a plusieurs autres façons de se soigner qui ne requièrent aucune prise de médicaments ou de substance, juste méconnues et associées à des idées recues.
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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#11 Message par lucius » mardi 4 avril 2017 à 17:40

Bonjour,

Ce ne sont pas vraiment des questionnements mais un ressenti de mon vécu qui m'est propre. Donc, j'évite de faire des généralités (même si en me relisant, j'ai peut-être l'impression d'en avoir fait faute de pouvoir apporter certaines précisions).
Il faut comprendre que j'ai vécu un contexte assez différent de pas mal de monde. Je suis né avec une maladie (pas le Syndrome d'Asperger); toute ma vie tourne autour de ma maladie; j'ai eu le plus grand mal à sortir de cette situation. J'ai eu pas mal d'expérience et de recul sur le monde médical.
teardrop a écrit :Selon la personne, les troubles à traiter, la substance prise, la durée du traitement peut être relativement courte.


Je suis tout à fait d'accord mais avec moi ce n'est jamais du court-terme (peu importe le traitement et le mal à traiter) donc je n'apprécie pas que l'on me rajoute sans arrêt des médicaments. à plusieurs reprises, j'ai eu pris tellement de médicaments que j'ai l'impression que je prenais plus de médicaments que je ne mangeais (je ne suis pas un gros mangeur). J'ai déjà une pathologie assez lourde (je parle pas du SA ou des impacts psychologiques de ma maladie). Depuis que je suis tout gamin, je dois prendre toute sorte de médicaments et c'est à vie. Chaque fois qu'un médecin trouve un truc (sur le plan physique), il veut me prescrire des médicaments pour du court-terme et cela finit par du très long-terme voir à vie. Souvent, j'ai croisé un second médecin qui avait un avis contradictoire du précédent sur un problème qui me touchait.
teardrop a écrit :Syndrome de sevrage, c'est un phénomène normal qu'on retrouve dans toute forme de dépendance, que ce soit des médicaments, pratiques, activités. L'état peut en effet être pire et les relations sociales sont affectées, puis ça s'estompe avec le temps. Si ce phénomène a eu lieu, c'est que le traitement a été interrompu anormalement.


Je confirme sur cet effet mais ce qui m'a inquiété c'est que certains étaient dans un certain effondrement car ils avaient fini leur stock de médicaments et devaient attendre deux ou trois semaines pour voir leur psy (et un renouvellement de leur prescription) et avoir de nouveaux médicaments. C'est très très rapide pour un de mes proches . Ils n'avaient pas fini leur soins (qu'ils continuaient) mais je voyais bien le côté addictif.
teardrop a écrit :Mais je ne comprends pas ta réaction. Ce n'est pas parce que c'est pire qu'avant que la méthode employée est mauvaise, mais ça montre que la façon dont elle a été mise en œuvre n'a pas été respectée.


En réalité, je dis que l'impact de ces médicaments est devenu si importante dans le cas d'un arrêt brutal de quelques jours, que je trouve cela inquiétant. Ma réaction est que même si je fait une dépression, je n'ai pas envie de passer des mois à avaler des médicaments et à craindre des trous entre deux prescriptions. Pour moi, il faut réserver ces médicaments pour les cas beaucoup plus lourd Je pense que cette "méthode" est devenue un peu trop facile à employer.

teardrop a écrit :Il y a des dizaines d'autres formes de thérapies sans médicament. Un médecin traitant a par habitude d'envoyer chez le psychiatre, qui a habitude de prescrire. Alors qu'il y a énormément d'autres solutions potentiellement aidantes, certaines aident en quelques jours, parfois en une séance...
Je suis d'accord et je crois même l'avoir dit dans un autre message.
teardrop a écrit :Seulement les médicaments ou toute substance? Le mot médicament est vague pour moi. Car tu sais bien que tous les jours tu t'alimentes de substances qui altèrent la chimie du cerveau, qui t'aident à réduire l'anxiété, à combattre des états depressifs, qui t'aident à te défendre, à dormir, à avoir de l'énergie... tu sais aussi que chacun n'a pas un équilibre chimique cérébral adéquat correspondant à son propre corps, certains cerveaux ne génèrent pas assez de sérotonine, pas assez de melatonine, récepteurs contenant trop ou pas assez de GABA (neurotransmetteur principal du cerveau), et d'autres particularités provoquant des hypersensibilités, troubles de l'attention, difficulté d'apprentissage...
En général, j'évite un maximum de produits qui affecte le cerveau (des médicaments à l'alcool en passant par des produits homéopathiques). Mais pas mal de ces produits ont aussi un impact néfaste sur ma maladie donc c'est aussi une des raisons de mon envie de contrôle. J'ai un ami qui prenait des somnifères parce qu'il dormait mal. Son médecin généraliste lui avait conseillé d'en prendre. Un jour, en faisant une visite chez un ORL, ce médecin lui explique qu'une partie de ses problèmes venaient sans doute d'un épaississement de la cloison nasale et d'un autre problème (dont je ne me souviens plus). Une intervention chirurgicale après, et il a pu stopper les somnifères après en avoir pris des années.

En plus, comment savoir si on va mieux alors que l'on est sous l'effet de médicaments en permanence et qu'il faut à chaque fois jouer sur les posologies sur des mois pour voir si on va mieux?
teardrop a écrit :La seconde partie de la question répond partiellement à la même question. Mais pour le reste on diminue progressivement ou on fait une fenêtre thérapeutique selon l'effet du traitement.
Ce n'est pas vraiment une question de ma part mais une sorte d'affirmation. Je le sais parfaitement mais je constate que pour certains de mes proches, ils sont presque condamnés à vie à prendre des médicaments car c'est devenu si délicat de savoir quand on trouve la bonne posologie, continuer à la prendre pour se soigner, vérifier si on n'en a plus besoin puis diminuer progressivement[/quote]
Je préfère changer d'environnement ou me consacrer à une de mes passions pour surmonter cela. Je préfère changer d'environnement (longues vacances ou autres) que prendre des antidépresseurs. En général, cela m'aide plus même si le problème persiste (en moins intense) à mon retour de congés.
teardrop a écrit :C'est super que tu aies trouvé ce qui te convient à toi, je le pense sincèrement. Dans chaque conversation que j'ai sur ce sujet, je me réjouis quand quelqu'un trouve ce qui fonctionne pour elle.

Pour d'autres, changer d'environnement ou voyager n'est pas toujours possible (jamais possible pour ma part, pas les moyens et difficulté de me déplacer). Quand c'est possible le mal-être peuvent les suivre, les passions restent inintéressantes et impraticables que ce soit ici ou ailleurs, etc. L'intensité du mal-être est plus importante, gâche le voyage, devient pire.

Mais c'est absolument certain qu'il y a plusieurs autres façons de se soigner qui ne requièrent aucune prise de médicaments ou de substance, juste méconnues et associées à des idées recues.
Je suis d'accord. Par exemple, je suis seul (et c'est bien parti pour je finisse seul), c'est très désagréable pour moi de voyager si je suis seul. Résultat, je rends visite à des proches.
Je suis parfaitement conscient de ma situation et de ma vie (comment elle allait évoluer), cela a pu me rendre dépressif à force d'être trop réaliste. Mais j'ai évité de voir des psy en partie car ils pensaient l'inverse en disant que ma dépression me faisait tout voir en noir. Comme si une dépression empêchait d'être réaliste, selon eux. Sans compter que je me sentais souvent plus mal en sortant du psy qu'en y entrant.
Ayant une maladie et des soucis en plus, on m'a pré-diagnostiqué Asperger et j'ai eu une confirmation assez incertaine depuis. Résultat, je continue de douter.

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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#12 Message par teardrop » mardi 4 avril 2017 à 19:04

Salut,
lucius a écrit :donc je n'apprécie pas que l'on me rajoute sans arrêt des médicaments. à plusieurs reprises, j'ai eu pris tellement de médicaments que j'ai l'impression que je prenais plus de médicaments que je ne mangeais
D'accord, je comprends mieux.
Je confirme sur cet effet [de sevrage] mais ce qui m'a inquiété c'est que certains étaient dans un certain effondrement car ils avaient fini leur stock de médicaments et devaient attendre deux ou trois semaines pour voir leur psy (et un renouvellement de leur prescription) et avoir de nouveaux médicaments.
Exactement. Même si il est parfois possible de rallonger directement à la pharmacie en présentant la dernière ordonnance, il y a des situations où c'est impossible. C'est ce qui m'effraie et c'est pourquoi j'évite les substances sur prescription. Je me focalise sur les compléments alimentaires en me limitant et faisant beaucoup de recherches, lectures, recoupements, analyses, etc. je n'ai pas à voir de médecin pour m'en procurer, je peux essayer différents fournisseurs et en plus ça me permet de me renseigner un maximum sur la façon dont le cerveau, l'intestin, et le corps fonctionnent. Contrairement à toi, je n'ai pas d'intolérance dûe à une maladie (mais évidemment d'autres problèmes, hypersensibilités, etc.).
En général, j'évite un maximum de produits qui affecte le cerveau (des médicaments à l'alcool en passant par des produits homéopathiques). Mais pas mal de ces produits ont aussi un impact néfaste sur ma maladie donc c'est aussi une des raisons de mon envie de contrôle.
Je vois, je comprends, tes intolérances dûes à la maladie rendent donc toute substance, quel qu'elle soit, néfaste. En posant la question je pensais au l-tryptophane par exemple qui est un précurseur indirect de la sérotonine déjà fabriqué par le cerveau et agit comme antidépresseur sans toute la partie mystérieuse/synthétique d'un antidépresseur sous prescription.
J'ai un ami qui prenait des somnifères parce qu'il dormait mal. Son médecin généraliste lui avait conseillé d'en prendre. Un jour, en faisant une visite chez un ORL, ce médecin lui explique qu'une partie de ses problèmes venaient sans doute d'un épaississement de la cloison nasale et d'un autre problème (dont je ne me souviens plus). Une intervention chirurgicale après, et il a pu stopper les somnifères après en avoir pris des années.
Voilà, d'abord traiter naturellement, humainement, et seulement si absolument nécessaire, voir du coté des médicaments.
Je suis d'accord. Par exemple, je suis seul (et c'est bien parti pour je finisse seul), c'est très désagréable pour moi de voyager si je suis seul. Résultat, je rends visite à des proches.
Je suis parfaitement conscient de ma situation et de ma vie (comment elle allait évoluer), cela a pu me rendre dépressif à force d'être trop réaliste. Mais j'ai évité de voir des psy en partie car ils pensaient l'inverse en disant que ma dépression me faisait tout voir en noir.
C'est bien que tu te connaisses aussi bien et que tu aies trouvé ta voie, même si c'est certainement complexe à gérer chaque jour.

Merci pour ton temps et ta réponse très complète.
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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#13 Message par Mickou » jeudi 6 avril 2017 à 21:29

Bonjour à tous,

J'ai commandé du 5-htp histoire de faire un essai.

D'après pas mal de témoignages (sur d'autres sites), ça a l'air de bien fonctionné. Notamment sur les gens avec des troubles autistiques

J'ai vu que teardrop avait déjà essayé, j'aimerais savoir si d'autres personne avaient tenté ?
Michaël, 30 ans, aspie soupçonné.

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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#14 Message par Mia-anh » samedi 22 avril 2017 à 18:14

Ma fille, en plus de son possible SA, a de fortes hallucinations, qui peuvent être continues (sensation de toucher omniprésente) ou par crises (hallucinations visuelles, auditives et/ou tactiles), donc elle a eu pendant deux ans et demi du Risperdal (entre 0,5 et 2 mg), puis du Zyprexa (20 mg) couplé au Loxapac (4×25 gouttes) et au Valium (3×15 gouttes) pendant deux mois, et là elle est sous Xeroquel, tout d'abord 2×300mg, puis 2×400mg, en si besoin Loxapac maxi 50 gouttes par jour (en cas de crise), 2 Temesta par jour (en cas d'angoisses) et 1 imovane (en cas d'insomnie).
Mère d'une ado de 16 ans et demi avec suspicion de syndrome d'Asperger;
Hospitalisée en soins-études temps-plein psy depuis août.

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Re: Syndrome Asperger et prise d'un traitement

#15 Message par teardrop » mercredi 24 mai 2017 à 3:42

Salut Mickou
Mickou a écrit :Bonjour à tous,

J'ai commandé du 5-htp histoire de faire un essai.

D'après pas mal de témoignages (sur d'autres sites), ça a l'air de bien fonctionné. Notamment sur les gens avec des troubles autistiques
Peux-tu me communiquer ces témoignages de personnes prenant du 5-htp souffrant de troubles de l'autisme? Ca m'intéresse car pour le moment je n'en ai pas vus, mais je n'ai peut-être pas bien cherché.

Peux-tu également nous donner un feedback sur ton traitement au 5-htp, maintenant qu'il est probablement bien en route?
TSA + anxiété sociale
diagnostiqué à 37 ans par la fondation FondaMental

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