Traitements médicamenteux

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Tugdual
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Re: Traitements médicamenteux

#211 Message par Tugdual » dimanche 18 juin 2017 à 11:41

Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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olivierfh
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Re: Traitements médicamenteux

#212 Message par olivierfh » dimanche 18 juin 2017 à 18:14

Le lien qui y est indiqué donne plus de précisions, c'est intéressant même si l'effet est temporaire:
health.ucsd.edu a écrit :a novel double-blind, placebo-controlled safety study involving 10 boys, ages 5 to 14 years, all diagnosed with ASD.
Five of the 10 boys received a single, intravenous infusion of suramin
(...) ADOS-2 scores improved by -1.6 points in the suramin group, but did not change in the placebo. Children who have a score of 6 or lower in ADOS-2 may have milder symptoms but no longer meet the formal diagnostic criteria for ASD. A score of 7 to 8 indicates the child is on the autism spectrum. Nine and above classifies the child as autistic.
(...) Improvements in the treated boys’ cognitive functions and behaviors peaked and then gradually faded after several weeks as the single dose of suramin wore off.
Donc pour le score ADOS social et communication, par rapport à la différence entre la moyenne et le seuil qui est
  • 3 entre la moyenne 10(*) des TED-NS (= TSA pas autistes stricts au sens DSM-IV) et le seuil 7 pour diagnostic de TSA
    (*) ou 11 dans le tableau au-dessus si c'est le module 3 pour des enfants verbaux qui préfèrent jouer que discuter
  • ou 5 entre la moyenne 15 des autistes stricts et le seuil 10 pour diagnostic d'autisme strict,
l'amélioration moyenne 1.6 signifie 1/2 à 1/3 en moins au-delà du seuil de la normalité pendant quelques semaines après l'injection, c'est appréciable mais ce n'est pas non plus rendre non autiste; c'est du même ordre de grandeur qu'avec la bumétanide (par rapport à 34 seuil d'autisme sévère, CARS moyen 41 diminué à 38 avec 1 mg: tableau 2).
Ma présentation - HQI (11/2016), TSA de type syndrome d'Asperger (03/2017).
4 grands enfants avec quelques traits me ressemblant, aucun diagnostic lancé.

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Jean
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Re: Traitements médicamenteux

#213 Message par Jean » dimanche 10 décembre 2017 à 10:55

Cet article est de l'année dernière, mais il retrace une recherche dont a fait mention Thomas Bourgeron lors de sa conférence hiuer au congrès d'Autisme France.

Le lithium potentiellement efficace dans l'autisme
Betty Mamane https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... sme_814181
| 08.06.2016

Une équipe française a mis en évidence le potentiel thérapeutique du lithium chez une patiente atteinte d’un trouble autistique rare associé au gène SHANK3. Cette molécule,
habituellement utilisée pour traiter les troubles bipolaires, a pu être identifiée grâce au criblage à haut débit de composés chimiques sur des neurones humains obtenus à partir de cellules-souches pluripotentes dont celles de la patiente traitée.

Ces travaux, publiés dans la revue « EBioMedicine », constituent une première étape vers une approche médicale plus personnalisée des personnes atteintes de troubles du spectre autistique. Ils ont été menés sous la direction d'Alexandra Benchoua et Marc Peschanski au sein du laboratoire I-STEM (CECS/AFMTéléthon/INSERM), en collaboration avec les Pr Thomas Bourgeron (Institut Pasteur/Université Paris Diderot/CNRS) et Richard Delorme (hôpital Robert-Debré/AP-HP)*.

Une production de neurones humains in vitro

On estime qu’environ 1 à 2 % des enfants avec autisme et retard mental présentent une déficience du gène SHANK3, celle-ci étant responsable du syndrome de Phelan-McDermid (la très grande majorité des patients atteints de ce syndrome ont perdu un fragment du chromosome 22 portant une copie de SHANK3). La perte d’une des deux copies de SHANK3 cause une diminution de la quantité de la protéine SHANK3 et entraîne des atteintes principalement au niveau des synapses. Ces recherches visaient à identifier les médicaments susceptibles d’accroître l’expression du gène en activant la seconde copie toujours fonctionnelle. Toutefois, SHANK3 n’étant exprimé que dans les neurones, il a donc fallu, pour mener cette approche, produire in vitro des neurones humains portant les mutations des patients à traiter.

Les chercheurs ont ainsi développé un modèle de production de neurones humains à partir de cellules-souches pluripotentes. Celui-ci a permis de réaliser un criblage à haut débit de composés pharmacologiques afin de choisir ceux augmentant l’expression de SHANK3 dans les neurones et donc ayant le plus de chance d’être efficaces. Les composés identifiés ont ensuite été testés sur des neurones de patients porteurs de mutations SHANK3.

Une diminution encourageante du degré de sévérité de l'autisme

Parmi les 202 composés testés, le lithium et l'acide valproïque ont montré la meilleure efficacité en permettant de rétablir des niveaux corrects de SHANK3 et donc d’améliorer le fonctionnement des cellules neuronales. Une pharmacothérapie au lithium a ensuite été proposée à une des patientes pour laquelle le lithium avait prouvé son efficacité lors des tests in vitro pratiqués sur ses propres neurones. Après un an de traitement, cette étude pilote a permis de mettre en évidence chez la patiente une diminution encourageante du degré de sévérité de l’autisme.

Les chercheurs envisagent aujourd’hui la mise en place d’un essai randomisé en double aveugle pour confirmer ces résultats chez un plus grand nombre de patients atteints de ce trouble autistique lié aux mutations de SHANK3. Plus largement, la méthodologie utilisée pourrait ainsi ouvrir la voie à une médecine de précision pour des maladies psychiatriques ou neurologiques.

* Ces travaux ont été soutenus par le programme Investissements d’avenir, de l’Agence nationale pour la recherche, de la Fondation Bettencourt-Schueller, de la Fondation Conny-Maeva, de la Fondation Cognacq Jay, de la Fondation Orange, de la Fondation Fondamental, des laboratoires Servier ainsi que par l’AFM-Téléthon grâce aux dons du Téléthon.
père d'une fille autiste "Asperger" de 36 ans

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Jean
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Re: Traitements médicamenteux

#214 Message par Jean » lundi 11 février 2019 à 23:12

spectrumnews.org
Psychotropic drugs frequently prescribed for autistic people
by Nicholette Zeliadt / 11 February 2019

Environ une personne autiste sur trois au Royaume-Uni se voit prescrire des médicaments conçus pour altérer les fonctions cérébrales, d'après les dossiers de près de 40 000 personnes.

Le nombre d'autistes est presque aussi élevé que celui des personnes atteintes du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), pour qui certains de ces médicaments sont des traitements approuvés.

Selon l'étude, la probabilité d'utilisation de médicaments chez les personnes autistes augmente avec l'âge de la personne et le nombre de troubles psychiatriques concomitants. Pourtant, environ 14 pour cent des personnes autistes sans aucune de ces conditions reçoivent les ordonnances.

La proportion de personnes autistes utilisant les médicaments reflète celle rapportée dans une étude menée en 2014 auprès de 5 651 personnes autistes au Royaume-Uni2. Les personnes autistes aux États-Unis peuvent se faire prescrire des psychotropes à des taux encore plus élevés : Une étude réalisée en 2014 suggère que deux personnes autistes sur trois aux États-Unis prennent ces médicaments

Environ un tiers des personnes atteintes d'autisme ont reçu des ordonnances de psychotropes, comparativement à 6,5 % des témoins et 47,5 % des personnes atteintes de TDAH, selon les chercheurs. Environ 10 % des personnes autistes et 11 % des personnes atteintes de TDAH se sont vus prescrire plus d'un médicament, comparativement à moins de 1 % des témoins.

Les médicaments prescrits aux personnes autistes ne correspondent pas exactement à leur diagnostic psychiatrique ; il s'agit le plus souvent de médicaments contre la dépression et l'anxiété, mais les troubles du sommeil et le TDAH sont les plus fréquents.

Le manque relatif d'ordonnances pour ces affections concomitantes est préoccupant, surtout pour le TDAH, étant donné qu'il s'agit de l'une des comorbidités les plus courantes chez les enfants autistes, affirme Evdokia Anagnostou, clinicienne scientifique principale au Bloorview Research Institute à Toronto, Canada, qui n'a pas participé à cette étude. Cela dit, les spécialistes peuvent traiter certains des enfants autistes et atteints de TDAH, et les pédiatres peuvent parfois recommander des médicaments en vente libre pour les problèmes de sommeil. (L'étude ne tient compte d'aucune de ces possibilités.)

Les garçons et les hommes atteints d'autisme ont environ 26 % moins de chances de prendre un psychotrope que les filles et les femmes atteintes de cette maladie. Cela peut s'expliquer par le fait que les femmes ont tendance à être plus gravement touchées ou qu'elles sont plus susceptibles de consulter un médecin.

Houghton et ses collègues se sont également penchés sur l'utilisation des thérapies comportementales aux États-Unis. Dans une étude publiée en janvier, ils ont rapporté que 96 % des enfants autistes ont reçu au moins une intervention, le plus souvent l'orthophonie et l'ergothérapie4. Les enfants vivant en milieu rural reçoivent généralement moins de ces thérapies et ont moins d'heures de thérapie que ceux vivant en milieu urbain.
Psych_meds3.5.jpg
Traduit avec www.DeepL.com/Translator
Extraits de : https://www.spectrumnews.org/news/psych ... ic-people/
père d'une fille autiste "Asperger" de 36 ans

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Matisa
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Re: Traitements médicamenteux

#215 Message par Matisa » mardi 12 février 2019 à 21:12

Tout ça me démoralise...
Une personne autiste sur 3 sous psychotrope.
Pour avoir consommé une quantité incalculable de tout ce que la psychiatrie a à revendre, je peux témoigner en tant qu'aspie, que je n'ai jamais été dans un état aussi lamentable que sous psychotropes...
Quand on est asperger et qu'on ne va pas bien (anxiété, dépression etc.), que nous reste-t-il ? Que nos intérêts spécifiques et nos plaisirs sensoriels.
Le Risperdal , l'Abilify, le Tercian, le Loxapac, le Valium, le Lexomil et toutes ces m...n'ont pas guéri ma dépression, mes angoisses, mes problèmes de communication, mon isolement, mon mutisme... ni mon mauvais caractère !
Ils n'ont rien résolu !! Non seulement ça mais ils m'ont dérobé les ultimes sources de plaisir : les plaisirs sensoriels étaient inexistants, la musique n'était qu'un vague bruit de fond sans intérêt, le parfum d'une rose était juste le parfum d'une rose, et mes intérêts restreints étaient étouffés. Je n'avais plus d'intérêt restreint, je n'avais plus d'intérêt à rien...
Ce qui m'a aidé, ça a été d'arrêter ces m..., ce qui m'a aidé, c'est une perspective professionnelle, ce qui m'a aidé, c'est une aide humaine.
Ce qui m'aide aujourd'hui, c'est un emploi et les apprentissages sociaux qui vont avec, ce qui m'aide aujourd'hui, ce sont des techniques de relaxation qui fonctionnent, pas 100% du temps mais disons 80%, c'est déjà bien, ce qui m'aide aujourd'hui, c'est de mieux me connaître, de savoir que je peux être très déprimée 1 jour, 2 jours, et puis le 3ème jour, ça va mieux et je retrouve mon état normal.
Je ne suis pas contre les psychotropes dans des cas d'autisme sévère ou de comorbidités psychiatriques graves.
Mais il est possible de faire sans médicament, de profiter de la vie et P... ! QUE LA VIE EST BELLE SANS MEDOC !
Born again in Summer 2017, when God told me I was an aspie.

TSA - type Asperger

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