Troubles du sommeil, mélatonine ...

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Jean
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Re: Troubles du sommeil, mélatonine ...

#406 Message par Jean » lundi 5 juillet 2021 à 16:39

Les problèmes de sommeil des enfants autistes sont liés à des problèmes de régulation du comportement

Coût du sommeil perdu : Les enfants autistes sont sujets à des problèmes de sommeil persistants, qui peuvent altérer leur fonction exécutive.

spectrumnews.org Traduction de "Autistic children’s sleep problems linked to behavioral regulation issues" par Michael Marshall / 5 juillet 2021
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... mportement
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Jean
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Re: Troubles du sommeil, mélatonine ...

#407 Message par Jean » mercredi 11 août 2021 à 15:11

Les racines génétiques des troubles du sommeil et de l'autisme pourraient être intimement liées

Lorsqu'un jumeau est autiste ou présente des traits d'autisme, l'autre jumeau est souvent insomniaque, selon une nouvelle étude.

spectrumnews.org Traduction de "Genetic roots of sleep issues, autism may be entwined"par James Prudden / 9 août 2021

https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... ment-liees
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Re: Troubles du sommeil, mélatonine ...

#408 Message par Jean » vendredi 3 septembre 2021 à 11:52

Les problèmes de sommeil dans l'autisme pourraient provenir d'une perméabilité de la barrière cérébrale

Les difficultés de sommeil pourraient être dues en partie à des brèches dans la barrière qui protège le cerveau d'agents présents dans le sang, selon une nouvelle étude menée sur des mouches à fruits. Un traitement comportemental de l'insomnie chronique pourrait contribuer à atténuer les problèmes de sommeil de certaines personnes autistes.

spectrumnews.org Traduction de "Sleep problems in autism may stem from leaky brain barrier" par Charles Q. Choi / 23 juillet 2021
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... -cerebrale
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Re: Troubles du sommeil, mélatonine ...

#409 Message par Tugdual » mercredi 3 novembre 2021 à 11:21

Compléments de mélatonine contre l'insomnie :
TCS = trouble de la communication sociale (24/09/2014).

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Jean
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Re: Troubles du sommeil, mélatonine ...

#410 Message par Jean » mardi 16 novembre 2021 à 21:25

JIM 9/11/2021
Prise en charge de l’insomnie : zoom sur la prescription de la mélatonine
L’insomnie est un motif très fréquent de consultation en médecine générale. De fait, sa prévalence est très élevée. On considère ainsi qu’entre 30 et 50 % de la population y a déjà été confrontée et que des insomnies répétées trois fois par semaine ont pu toucher entre 15 et 20 % des sujets. Des répercussions diurnes de ce trouble du sommeil s’observent chez 10 à 15 % des patients, tandis que les critères de l’insomnie primaire tels que définis par le DSM-IV continuent à concerner entre 6 et 8 % de la population.

Les critères du DSM-IV d’insomnie primaire sont des difficultés d’initiation ou de maintien du sommeil ou un réveil matinal précoce, l’existence d’une souffrance significative, la présence des symptômes au moins trois fois par semaine et pendant trois mois et l’absence d’autres causes possibles aux troubles du sommeil.

L’âge, le sexe féminin et le statut socio-économique défavorable sont des facteurs favorisants, tandis que certains troubles psychiatriques (dépression, addiction) et maladies somatiques (cardiovasculaires en particulier) constituent des facteurs de risque d’insomnie.

Un panorama de la littérature

Quelle prise en charge proposer à ces patients si nombreux ? Les réponses à ces questions demeurent encore complexes : aussi le Webinaire proposé le jeudi 21 octobre par Biocodex, animé par le professeur Christelle Charley Monaca (Unité des troubles de la veille et du sommeil. Neurophysiologie Clinique. CHRU de Lille) apportait-il des éclairages importants, en offrant tout à la fois des conseils pratiques et en revenant sur les évaluations scientifiques de la mélatonine. Les Dr Maria Quera Salva (neurologue, Garches) et Luc Staner (psychiatre, centre hospitalier de Rouffach) sont ainsi revenus sur les données de la littérature les plus marquantes sur l’efficacité de la mélatonine dans la prise en charge de l’insomnie et ont fait un point détaillé sur les recommandations concernant son utilisation, en signalant les écueils à éviter en pratique quotidienne.

Prise en charge non médicamenteuse et médicamenteuse diversifiée

Différents types de prises en charge de l’insomnie sont à notre disposition. Les traitements non médicamenteux reposent sur les thérapies cognitives et comportementales (TCC), auxquelles s’ajoutent aujourd’hui d’autres approches (TCC en ligne, autohypnose, méditation pleine conscience…), dont le Dr Staner a tenu à rappeler qu’elles ne reposaient pas sur des évaluations aussi robustes que les TCC. Alors que les anti-histaminiques, les antidépresseurs et les antipsychotiques sédatifs ne bénéficient pas d’autorisation dans ces indications ne sont retenus par les recommandations, que les agonistes des récepteurs aux benzodiazépines et la mélatonine (mélatonine LP 2mg). On le sait, les agonistes des récepteurs aux benzodiazépines sont associés à différentes effets secondaires (pendant la nuit, le lendemain et à long terme) et doivent faire l’objet d’une surveillance étroite, en raison en particulier du risque de dépendance. Chez les plus âgés, les troubles de la vigilance et de la mémoire ont ainsi été régulièrement décrits.

Quand la polysomnographie conforte les résultats « subjectifs »


La mélatonine comme l’a rappelé le Dr Quera Salva est un synchroniseur endogène du système circadien, dont la sécrétion diminue avec l’âge. La mélatonine existe sous deux formes, la mélatonine à libération immédiate et à libération prolongée (2mg). L’efficacité de la mélatonine a été initialement évaluée par l’équipe de P. Lemoine en 2007. L’étude ambulatoire portant sur 170 patients de plus de 55 ans souffrant d’insomnie primaire supposait deux semaines sous placebo en simple aveugle, avant trois semaines en double aveugle. Les résultats ont mis en évidence une efficacité d’autant plus importante que les troubles du sommeil initiaux étaient sévères. Globalement, l’amélioration de la qualité du sommeil a été rapportée par 22,5 % des patients sous mélatonine contre 16,5 % dans le groupe placebo, et un effet sur la vigilance matinale est constaté par 15,7 % des patients sous mélatonine (vs 6,8 %). Le pourcentage de patients répondeurs était de 47 %, contre 27 % pour le placebo. Une seconde étude en ambulatoire (334 patients de plus de 55 ans) menée par AG. Wade a conforté ces résultats, signalant notamment une amélioration statistiquement significative par rapport au placebo des critères secondaires (latence de l’endormissement et facilité d’endormissement, qualité de vie…). Cependant, parallèlement à ces travaux reposant sur des critères subjectifs, étaient nécessaires des évaluations objectives. Ce fut l’objet des travaux de l’équipe du Dr Staner. Ils ont reposé sur une étude polysomnographique (PSG) ayant inclus 40 patients de plus de 55 ans, avec un schéma similaire (deux semaines sous placebo en simple aveugle, suivi de trois semaines en double aveugle sous mélatonine). Il apparaît que cette observation polysomnographique « objective » le bénéfice apporté par la mélatonine, avec une diminution de la latence d’endormissement, l’absence d’effet sur l’architecture du sommeil et une qualité du sommeil améliorée.

Une très bonne tolérance

Ces différentes études permettent de dessiner un très bon profil de tolérance : la proportion de patients rapportant au moins un effet secondaire par semaine est ainsi de 3,01 % pour la mélatonine LP et de 5,74 % pour les patients exposés au placebo. Les effets secondaires les plus fréquents étaient des céphalées, dorsalgies, pharyngites, asthénie, soit des symptômes peu spécifiques. Par ailleurs, il n’existe pas d’éléments en faveur d’une pharmacodépendance, ce qui constitue un atout majeur par rapport aux benzodiazépines et pas d’insomnie rebond à l’arrêt du traitement.

Ode à la patience et vigilance vis-à-vis des métaboliseurs lents : des points d’attention pour les praticiens

Les recommandations de la Société française de recherche et médecine du sommeil dédiées à la mélatonine concernent tout d’abord l’insomnie prolongée. Dans cette indication, la mélatonine à libération prolongée est notamment efficace chez le sujet âgé et améliore la vigilance et le comportement diurne. Un point d’attention important, sur lequel le Dr Quera Salva a insisté, est le fait que son effet peut ne se faire ressentir qu’au bout de quelques semaines. Cela nécessite un travail pédagogique auprès des patients, afin d’éviter un abandon trop rapide lié à un sentiment d’échec. Pour rassurer le patient et l’encourager, le fait qu’un traitement à long terme est possible peut être mis en avant. Autre point majeur, évoqué tant par les Dr Quera Salva et Staner l’existence de métaboliseurs lents de la mélatonine (autour de 10 %). La présence de la persistance de somnolence le matin doit ainsi constituer une alerte et inciter à une orientation vers la mélatonine à libération immédiate. En dehors de ces cas, la posologie de base de la mélatonine LP est de 2mg, une à deux heures avant le coucher, pendant trois mois. Les spécialistes recommandent de ne pas aller au-delà de 5 mg (pour la mélatonine à LI).

Autres indications

Parallèlement à l’insomnie primaire, les recommandations de la SFRMS, résumées par le Dr Quera Selva, préconisent l’utilisation de la mélatonine à libération immédiate dans les troubles intrinsèques et extrinsèques des rythmes circadiens, les retards de phase (notamment chez l’enfant), chez les patients non-voyants sans perception de lumière (avec nécessité de recourir à un centre expert) et dans la prévention du jet lag. La mélatonine à libération immédiate peut être utilisée chez l’enfant dès l’âge de deux trois ans. La mélatonine à libération prolongée est par ailleurs indiquée chez les enfants avec autisme et/ou atteint d’un syndrome de Smith-Magenis. Des posologies adaptées aux plus jeunes peuvent être préparées par les pharmacies. Chez la femme enceinte, la prescription de mélatonine n’a pas été étudiée.

D’une manière générale, il n’existe pas de durée maximale de traitement, même si on ne recommande pas de le prolonger au-delà de trois mois. Les préparations magistrales de mélatonine, qui peuvent être privilégiées, ne sont pas prises en charge par l’assurance maladie et ce quel que soit le dosage prescrit ou l’indication. La mention « préparation à but thérapeutique en l’absence de spécialités équivalentes disponibles » ne peut pas s’appliquer puisqu’il existe sur le marché une spécialité (Circadin) qui par ailleurs n’est pas remboursée.

N’oubliez pas vos lunettes jaunes !

Ce panorama très large consacré à l’évaluation et à la prescription de la mélatonine dans l’insomnie s’est accompagnée, notamment par le Dr Quera Salva, d’un rappel des règles élémentaires d’hygiène de vie à respecter pour limiter les risques d’insomnie liée à un trouble de la sécrétion de mélatonine. Le Dr Quera Salva a ainsi insisté sur l’effet néfaste de l’exposition nocturne aux écrans et a préconisé en cas de nécessité de recourir à ces derniers l’utilisation de lunettes aux verres jaunes. En effet, la sécrétion de mélatonine est très sensible à la lumière des écrans.

Léa Crébat
Référence
WEBINAIRE : Mélatonine et troubles du sommeil : comment la prescrire ?, jeudi 21 octobre (proposé par Biocodex)
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Re: Troubles du sommeil, mélatonine ...

#411 Message par Jean » mardi 30 novembre 2021 à 16:47

JIM Publié le 29/11/2021
Troubles du spectre de l’autisme et insomnie : intérêt de la mélatonine à libération prolongée
L’insomnie est une plainte fréquente chez les enfants et les adolescents avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Sa prévalence peut atteindre 50 %–75 % dans certaines études.

Les troubles du sommeil au cours des TSA


Les troubles du sommeil qui peuvent révéler la maladie associent difficultés d’endormissement ou réveils précoces ou itératifs qui diminuent la durée totale du sommeil. Sa continuité qui se chiffre en heures passées sans le moindre réveil joue un rôle essentiel dans l’expression clinique de nombreuses maladies. Un sommeil continu d’une durée inférieure à six heures expose à des comportements négatifs chez les enfants avec un TSA. L’irritabilité et les comportements stéréotypés augmentent au prorata des interruptions du sommeil et de la brièveté des nuits. L’externalisation des problèmes tant cognitifs que mentaux a tout lieu de retentir sur les interactions sociales et la qualité de vie. Il est donc important de traiter le plus efficacement possible l’insomnie des jeunes patients avec un TSA. La mélatonine à libération prolongée est à cet égard le premier médicament pédiatrique à disposer d’une AMM dans cette indication, à condition de l’utiliser en deuxième intention après échec partiel ou total des mesures d’hygiène du sommeil.

Un rapport efficacité/acceptabilité satisfaisant

Une revue de la littérature internationale a permis à un comité d’experts de sélectionner les essais thérapeutiques les plus concluants et de valider ainsi le rapport efficacité/acceptabilité de la mélatonine LP dans cette indication particulière. Il apparaît que ce médicament améliore le sommeil en diminuant le délai avant l’endormissement et en augmentant autant sa durée que sa continuité. L’externalisation des comportements négatifs s’en trouve réduite, ce qui a pour effet d’améliorer la qualité de vie des enfants et des parents. La forme galénique, en l’occurrence des comprimés dosés à 1 mg et 5 mg, sans saveur ni odeur est bien acceptée par des jeunes patients qui souffrent souvent d’une hypersensibilité sensorielle. Les effets indésirables les plus fréquemment observés sur le long terme sont légers, à type de fatigue (6,3 %), de somnolence (6,3 %) ou encore de fluctuations de l’humeur (4,2 %). La prise prolongée du médicament n’a aucune incidence sur le développement staturopondéral ou pubertaire, pas plus que sur l’indice de masse corporelle. Son arrêt n’entraîne aucun syndrome de manque.

Mode d’administration de la mélatonine LP

L’administration de la mélatonine LP doit suivre un protocole précis : la dose initiale recommandée est de 2 mg/jour, indépendamment du poids ou de l’âge et sa posologie peut être augmentée progressivement pour arriver à 5 mg/jour, voire par la suite à 10 mg/jour qui est la dose maximale. Cet ajustement posologique doit se faire toutes les deux à trois semaines pour atteindre des objectifs quantitatifs qui tiennent compte de la sévérité des symptômes propres à chaque patient :

(A) durée totale du sommeil en tenant compte de l’âge : 10–13 heures dans la tranche 3–5 ans, 9–11 h entre 6 et 13 ans et 8–10 h pour les adolescents de 14 à 17 ans;
(B) délai d’endormissement < 30 minutes ;
(C) sommeil continu d’une durée > 6 heures.

Il faut souligner que la durée totale du sommeil adaptée à l’âge peut varier en fonction de facteurs génétiques et s’avérer plus brève tout en restant dans des limites physiologiques. Par ailleurs, chez 10 % environ des enfants, le métabolisme de la mélatonine est plus lent que chez les autres, de sorte que, dans ce cas, la posologie utile peut s’avérer plus faible.

La décision d’augmenter la dose ou de la maintenir va dépendre du comportement de l’enfant, de la satisfaction des parents quant à son sommeil, mais aussi des effets indésirables. Si les critères précédents concluent à un échec thérapeutique alors que la dose maximale quotidienne de 10 mg a été atteinte, avant d’interrompre le traitement, il convient de tenir compte du degré de satisfaction du jeune patient quand c’est possible, ou de ses parents.

Compte tenu de son rapport efficacité/acceptabilité satisfaisant, la mélatonine LP fait partie des traitements qui peuvent atténuer les conséquences de l’insomnie sur l’évolution à long terme des TSA de l’enfant ou de l’adolescent.

Dr Philippe Tellier
Référence
Schroder CM et coll. Pediatric prolonged-release melatonin for insomnia in children and adolescents with autism spectrum disorders. Expert Opin Pharmacother 2021 (9 août); 1-10. doi: 10.1080/14656566.2021.1959549.
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Re: Troubles du sommeil, mélatonine ...

#412 Message par Jean » mardi 21 décembre 2021 à 19:09

Une étude sur le sommeil des autistes est annulée en raison d'erreurs de données

Erreur de données : après la publication, les chercheurs ont découvert des erreurs qui ont sapé leurs conclusions sur l'autisme, le sommeil et la vitamine A.

spectrumnews.org Traduction de "Autism sleep study pulled because of data errors"
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... de-donnees
père d'une fille autiste "Asperger" de 37 ans

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Problèmes de sommeil et mélatonine

#413 Message par Tree » vendredi 7 janvier 2022 à 6:26

Modération (Lepton) : Fusion des sujets (message unique).

Bonjour,
J'ai des soucis récurrents de sommeil.
Parfois, c'est l'endormissement qui est long et parfois ce sont les réveils matinaux qui ont lieu vers 4h, et en ce moment c'est les 2 : endormissement difficile et long et réveils très tôt.
Ensuite, enchaîner avec une journée de travail est un peu raide.

Je suis actuellement très fatiguée à cause de ce manque de sommeil cumulé, en plus du stress du travail qui est "normal" pour moi.

Mon psy m'a prescrit de la mélatonine. Mais en allant retirer ce médicament à la pharmacie, la pharmacienne m'a un peu déconseillé d'en prendre en me disant qu'on devenait vite "dépendant", pas de la même manière que les somnifères classiques (benzodiazépines) mais dans le sens où la mélatonine que l'on ingère incite notre corps à ne plus en produire, ce qui fait qu'on est ensuite poussé à poursuivre sur le long terme la consommation de mélatonine.

La pharmacienne m'a conseillé d'en prendre 1 ou 2 semaines maxi à faible dose (1mg), alors que le psychiatre m'a prescrit 2 à 4mg pendant 1 mois et demi (jusqu'au prochain rendez-vous).

Certains (adultes) peuvent-ils me faire un retour d'expérience sur la mélatonine ?
Est-ce efficace ?
Peut-on l'arrêter facilement une fois commencée ?
Combien de temps l'avez-vous pris ? 1 semaine ? 1 mois ? 1 an ?
Avez-vous des infos ou témoignages sur ses effets secondaires ?

Merci

Tree
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Ivanovna
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Re: Problèmes de sommeil et mélatonine

#414 Message par Ivanovna » vendredi 7 janvier 2022 à 7:17

Tree a écrit :
vendredi 7 janvier 2022 à 6:26
Modération (Lepton) : Fusion des sujets (message unique).

Bonjour,
J'ai des soucis récurrents de sommeil.
Parfois, c'est l'endormissement qui est long et parfois ce sont les réveils matinaux qui ont lieu vers 4h, et en ce moment c'est les 2 : endormissement difficile et long et réveils très tôt.
Ensuite, enchaîner avec une journée de travail est un peu raide.

Je suis actuellement très fatiguée à cause de ce manque de sommeil cumulé, en plus du stress du travail qui est "normal" pour moi.

Mon psy m'a prescrit de la mélatonine. Mais en allant retirer ce médicament à la pharmacie, la pharmacienne m'a un peu déconseillé d'en prendre en me disant qu'on devenait vite "dépendant", pas de la même manière que les somnifères classiques (benzodiazépines) mais dans le sens où la mélatonine que l'on ingère incite notre corps à ne plus en produire, ce qui fait qu'on est ensuite poussé à poursuivre sur le long terme la consommation de mélatonine.

La pharmacienne m'a conseillé d'en prendre 1 ou 2 semaines maxi à faible dose (1mg), alors que le psychiatre m'a prescrit 2 à 4mg pendant 1 mois et demi (jusqu'au prochain rendez-vous).

Certains (adultes) peuvent-ils me faire un retour d'expérience sur la mélatonine ?
Est-ce efficace ?
Peut-on l'arrêter facilement une fois commencée ?
Combien de temps l'avez-vous pris ? 1 semaine ? 1 mois ? 1 an ?
Avez-vous des infos ou témoignages sur ses effets secondaires ?

Merci

Tree

Bonjour,

J'en ai pris environ 3 ans et ai arrêté d'en prendre du jour au lendemain sans problème aucun. Je voulais justement voir si je pouvais m'en passer.

Pendant la prise, j'étais juste gênée de la sensation de ne pas être bien réveillée en journée, parfois, mais je n'ai pas regretté d'en prendre. Ça m'a été indispensable pour faire mes nuits, avec en plus des plantes, qui elles aussi m'ensuquent en journée quand je les prends. On fait avec son métabolisme...

Et puis manquer de mélatonine, c'est quand même ennuyeux et pas que pour le sommeil, ce qui en soit justifie sa prise. Il y a aussi son implication dans plein de processus notamment dans l'immunité.

Je n'ai pas regretté d'en prendre et ai pu m'en passer une fois la situation rétablie au niveau du sommeil, je ne pouvais pas rester dans cette situation.

Bon courage, ce n'est pas facile de ne pas dormir.
:kiss:
Diagnostiquée TSA sur le tard
RQTH

Une statistique sans son intervalle de confiance, c'est une insulte.

Longue vie et prospérité !

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