Causes environnementales de l'autisme

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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Mafayann59
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#16 Message par Mafayann59 » vendredi 26 février 2010 à 21:43

En dehors d'une piqûre de vogalène 2 mois avant sa naissance, ah oui j'allai oublié l'extraction d'une dent de sagesse à peu près dans la même période, j'ai eu un accouchement "naturel", pas de péri ! quand je suis arrivée à la clinique (15 jours d'avance) le col était déjà à 6 1/2 et 1 heure après elle était là, j'ai allaité...
Bref, je ne vois pas ce que cette étude apporte de plus...mais au moins ils s'intéressent à l'autisme. Ouai, bon, on s'console comme on peut :mryellow:

En tout cas, merci à Jean pour toutes ces infos :bravo:
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#17 Message par Jean » vendredi 26 février 2010 à 22:11

Dans les statistiques du CRA de Bretagne, il y a aussi une sur-représentation des fécondations in vitro.
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#18 Message par Jean » lundi 1 mars 2010 à 22:59

Un résumé des études sur le sujet (la dernière édition du livre date de janvier 2009). Et il est pas cher.
Image
L'autisme de Carole Tardif (Auteur), Bruno Gepner (Auteur)

2.2 Les facteurs environnementaux

Comme nous l'avons souligné, les facteurs de risque environnementaux de l'autisme sont à considérer ici au sens large. Il s'agit de passer en revue les événements de l'environnement prénatal du fœtus et de l'environnement postnatal du nourrisson, qui ont pu contribuer seuls ou en association à l'apparition d'un syndrome autistique chez un enfant. Parmi ces facteurs de risque environnementaux, certains sont de nature organique (toxique ou infectieuse), d'autres sont de nature psychologique, bien qu'il soit parfois artificiel de distinguer radicalement entre ces deux niveaux tant ils sont intriqués.

a) Facteurs anté-conceptionnels


Quelques études épidémiologiques rétrospectives de très grande ampleur ont permis de retrouver parmi les mères d'enfants autistes un pourcentage significativement augmenté par rapport à la population générale de femmes ayant été exposées dans le cadre de leur profession à des agents chimiques toxiques (comme le benzène) avant la conception de l'enfant. Ces agents sont connus pour avoir un impact mutatif sur la lignée des cellules reproductrices de la mère. Dans cet exemple, nous voyons qu'un facteur de risque environnemental touchant la mère pourrait avoir un impact sur son génome et celui de sa descendance (facteur « épigénétique »).

L’hypothyroïdisme a été retrouvé de manière significative dans l'histoire anté-conceptionnelle des parents (père ou mère) d'enfants autistes (facteur de risque métabolique biochimique). Par ailleurs, certaines études ont retrouvé une augmentation significative d'antécédents maternels de stérilité et d’avortements spontanés avant la naissance d'un enfant autiste. Ces antécédents maternels pourraient s'expliquer par l'existence d'anomalies génétiques, dans les gamètes du père ou de la mère, empêchant la fécondation (stérilité) ou affectant le fœtus très précocement (fausses couches). D'autres auteurs considèrent ces antécédents maternels comme des conditions favorisant une dépression maternelle au cours d'une grossesse ultérieure, dépression dont nous verrons plus loin qu'elle pourrait constituer un facteur de risque psycho-organique d'autisme.

La contamination de la mère par des agents infectieux, notamment les virus de la rubéole ou le cytomégalovirus, contractés pendant la grossesse, pourrait augmenter le risque de survenue d'autisme chez son enfant, soit par effet toxique direct sur les neurones du fœtus, soit par effet lésionnel indirect.

Par ailleurs, il semble que la survenue d’hémorragies utérines et de menaces de fausses couches centrées sur le deuxième trimestre de la grossesse soit plus fréquente chez les mères d'enfants autistes. Le mécanisme d'atteinte du fœtus pourrait être de nature lésionnelle directe, mais n'exclurait pas, selon certains, des facteurs psycho-organiques tels que le stress ou la dépression maternelle avec répercussion sur le fœtus.

En effet, quelques rares études, qui n'ont à notre connaissance pas été répliquées, ont montré que la dépression maternelle pendant la grossesse et après la naissance, plus que tous les autres types de pathologie maternelle pendant la grossesse, pouvait constituer un facteur de risque de survenue d'un syndrome autistique chez l'enfant. Les mécanismes reliant la survenue d'une dépression maternelle, avec son cortège de troubles neurobiologiques et biochimiques associés, et le risque pour l'enfant de présenter un syndrome autistique, sont mal connus, mais deux interprétations complémentaires sont possibles : un mécanisme neurobiologique anténatal, dans lequel les troubles biologiques maternels affecteraient le développement précoce du cerveau de son bébé ; un mécanisme psychologique postnatal qui viendrait s'ajouter au premier, dans lequel les troubles de l'humeur, les troubles émotionnels, la faible disponibilité aux échanges affectifs chez la mère viendraient perturber le développement psychoaffectif et cognitif de son enfant via des distorsions interactionnelles précoces.

c) Facteurs périnatals (survenus autour~de la naissance)

Selon certaines études épidémiologiques, des états de souffrance du nouveau-né survenus peu avant ou pendant l'accouchement semblent plus fréquents dans les antécédents périnatals d'un enfant autiste que dans la population générale, via des états d'hypoxie cérébrale. De même, une prématurité ou une post-maturité sont plus fréquentes dans les antécédents d'un enfant autiste que dans les antécédents d'enfants tout venant.

d) Facteurs postnatals (ou néonatals)

D'une part, des infections postnatales par le virus de l'herpès, de la rougeole ou des oreillons semblent impliquées dans certains cas d'autisme.

D'autre part, il est possible que certaines carences environnementales majeures sur les plans éducatif et affectif, comme celles dont sont victimes les enfants élevés en pouponnière en Roumanie, soient un facteur de risque de syndromes autistiques. En effet, de telles carences semblent produire dans un pourcentage extrêmement élevé de cas, un trouble du développement de l'enfant très ressemblant à l'autisme. Ce tableau proche de l'autisme (appelé autistic-like par les auteurs de l'étude, Rutter et al., 1999) n'est pas toujours réversible même après une adoption de l'enfant à l'étranger, à tel point qu'il est très difficile de différencier ce tableau-là de celui d'un autisme typique. Il est possible cependant que ce syndrome autistic-like soit une forme particulière d’hospitalisme (décrit par Spitz après la guerre de 39-45, et qui désigne un état de marasme consécutif à de graves négligences affectives et éducatives précoces). Selon les auteurs de cette étude, il est possible aussi que certains bébés abandonnés dans une pouponnière de Roumanie aient au préalable déjà souffert sur les plans nutritionnel et biologique durant leur vie intra-utérine. La délimitation entre l'autisme typique, l'hospitalisme et le syndrome autistic-like reste donc à préciser.
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#19 Message par Jean » mardi 21 septembre 2010 à 22:32

Interview radio très intéressante de Nouchine Hadjikhani
http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/ ... 16-09-2010

Dans les liens, article sur la sérotonine :
Serotonin, pregnancy and increased autism prevalence: Is there a link?
Nouchine Hadjikhani *
http://rengou.w3.kanazawa-u.ac.jp/shimi ... tonin,.pdf
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#20 Message par Jean » mardi 12 octobre 2010 à 20:01

Chamak B. [Autisme: surestimation des origines génétiques.]

Résumé : Depuis les années 1990, les origines génétiques de l’autisme sont mises en avant. Malgré les investissements scientifiques et financiers très importants, moins de 20 % des cas d’autisme ont été attribués à des anomalies génétiques. Ces résultats n’empêchent pourtant pas le discours sur l’origine génétique de l’autisme de se propager laissant dans l’ombre les risques liés à la périnatalité. L’analyse détaillée des résultats et des arguments en faveur d’une forte composante génétique de l’autisme révèle des biais méthodologiques, des biais d’interprétation, des approximations erronées et une couverture médiatique exagérée. Les études réalisées chez les jumeaux illustrent ces biais. Un risque supérieur d’autisme pour les jumeaux monozygotes pourrait être lié à une altération de l’environnement intra-utérin.

L’autisme est défini comme un trouble du développement apparaissant avant l’âge de trois ans, caractérisé par des difficultés de communication et d’interaction sociale associées à des activités stéréotypées et des intérêts restreints. Les manifestations autistiques se caractérisent par une grande hétérogénéité, surtout depuis l’élargissement des critères diagnostiques qui a été introduit dans les classifications des maladies dans les années 1990. En ce qui concerne l’origine organique de l’autisme, les hypothèses se sont orientées vers des anomalies du développement du système nerveux central et l’implication de facteurs génétiques . Pourtant, lorsqu’une maladie génétique associée à l’autisme est systématiquement recherchée, elle n’est retrouvée que dans moins de 20 % des cas. Les étiologies de l’autisme restent donc, en majorité, inconnues. Néanmoins, depuis les années 1990, le discours sur la génétique de l’autisme est prédominant et des financements très importants ont été consacrés, au niveau international, à la recherche des anomalies chromosomiques et génétiques.
(…)
Les risques liés à la périnatalité restent indéniables mais peuvent être limités ou prépondérants, comme dans le cas d’une exposition à l’acide valproïque, la thalidomide, la rubéole ou l’alcool. Ainsi, toutes les atteintes du système nerveux d’origine infectieuse, toxique ou traumatique qui affectent l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou les premières années de la vie sont susceptibles d’entraîner le développement d’un tableau autistique.
(…)
Tous ces efforts scientifiques et financiers ont permis d’identifier de nouvelles anomalies mais toujours dans des cas rares, ce qui ne permet aucunement de conclure à une forte héritabilité de l’autisme.
(…)
Plusieurs maladies génétiques rares sont associées à des manifestations autistiques. Parmi ces syndromes figurent celui de l’X fragile (gène FMR1 : fragile X mental retardation 1), la sclérose tubéreuse de Bourneville (gènes TSC1 : tuberous sclerosis 1 ou TSC2), le syndrome de Rett (mutation du gène MCP2 : methyl CpG binding protein 2), les syndromes d’Angelman et de Prader-Willi (délétion 15q11-q13, gène UBE3A : ubiquitin protein ligase E3A), de Smith-Lemli-Opitz (anomalie du métabolisme du cholestérol, gène DHCR7 : 7-dehydrocholesterol [7-DHC] reductase), de Smith-Magenis (microdélétion 17q11.2) ; on trouve aussi la phénylcétonurie non traitée, la neurofibromatose, les syndromes de Sotos, de Cowden et de Bannayan-Riley-Ruvalcab, de Cornelia de Lange, les maladies de San Filippo. D’autres pathologies génétiques rares peuvent être associées à l’autisme : le syndrome de Turner, la trisomie 21, les syndromes de Williams, de Joubert, de Moebius, de Cohen (COH1 gene), de Lujan-Fryns, d’Aarskog, l’hypomélanose d’Ito, la dystrophie myotonique de Steiner, certaines maladies mitochondriales, le syndrome de Charge, le syndrome de Phelan McDermid (microdélétion 22q13) et le déficit en adénylo-succinate lyase (anomalie de la synthèse des purines). Il est donc important, lors de la démarche diagnostique de l’autisme, de rechercher ces maladies qui requièrent les compétences de cliniciens qui en connaissent les signes cliniques, ce qui en facilite la détection, surtout lorsqu’une maladie métabolique est suspectée et qu’un régime peut permettre de pallier les anomalies. Cependant, tous ces syndromes ne correspondent qu’à un faible pourcentage des cas d’autisme (moins de 20 %).
(…)
Une étude publiée en 2001 portant sur des familles avec deux enfants autistes (cohorte AGRE) a mis en évidence une fréquence beaucoup plus élevée de jumeaux que dans la population générale, 4 à 5 fois plus de jumeaux dizygotes et 10 fois plus de jumeaux monozygotes. La gémellité représenterait donc un facteur de risque pour l’autisme, risque d’autant plus grand pour les jumeaux monozygotes, c’est-à-dire issus du même oeuf, qui peuvent se trouver en compétition pour les nutriments et l’espace. L’environnement intra-utérin n’est pas identique que les jumeaux soient mono- ou dizygotes. La cohorte Paris study confirme la fréquence supérieure de jumeaux dans les familles avec deux enfants autistes
(…)
Cette fréquence de jumeaux monozygotes est 14 fois plus élevée dans cette cohorte que dans la population générale
(…)
Les étiologies de l’autisme sont donc à rechercher, pour chaque cas, dans les signes cliniques évocateurs de syndromes génétiques connus, les anomalies de la croissance intra-utérine, l’exposition à des toxiques pendant la grossesse et les événements indésirables durant l’accouchement

Chamak B. [Autisme: surestimation des origines génétiques.]. Med Sci (Paris) (juillet-août); 26 (6-7) :659-662. http://www.inserm.fr/content/download/1 ... s06_07.pdf

Cet article devrait être intégralement en ligne début 2011.
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#21 Message par Jean » mercredi 6 juillet 2011 à 19:35

L'article de Brigitte Chamak en ligne :
http://www.medecinesciences.org/index.p ... 7p659.html

Nouvelle recherche sur les jumeaux : source Métro Montréalreprenant une dépêche ASSOCIATED PRESS (signalé par référentiel autisme)
Nouvel éclairage sur l'autisme
Publié: 04 juillet 2011
CHICAGO - Une des plus importantes études jamais réalisées sur l'autisme et les jumeaux porte à croire que l'âge et la santé de la mère pourraient jouer un rôle plus important qu'on ne le croyait dans l'apparition de la maladie.

La nouvelle étude ne dissipe toutefois pas le mystère qui entoure l'autisme. La plupart des experts croient qu'une combinaison de gènes défectueux et de facteurs externes est en cause. Et puisque l'autisme prend plusieurs formes, de léger à grave, il est peu probable qu'il n'y ait qu'une seule cause.

L'étude est publiée lundi dans les pages du Archives of General Psychiatry. Utilisant des données californiennes, le docteur Joachim Hallmayer de l'université Stanford et ses collègues ont étudié 192 paires de jumeaux, dans lesquelles au moins un des deux enfants souffrait d'autisme.

Certains des jumeaux étaient identiques (monozygotes), tandis que d'autres ne l'étaient pas (dizygotes).

Comme on s'y attendait, les chercheurs ont trouvé une incidence d'autisme importante parmi les jumeaux monozygotes: 77 pour cent des jumeaux et 50 pour cent des jumelles souffraient tous deux d'autisme. Chez les jumeaux dizygotes, ces taux étaient de 31 pour cent chez les garçons et de 36 pour cent chez les filles.

Des études précédentes avaient décelé que de 10 à 20 pour cent des frères et soeurs plus jeunes d'enfants souffrant d'autisme étaient susceptibles eux aussi de souffrir de la maladie.

La nouvelle étude jette toutefois un éclairage novateur sur le problème, puisque l'incidence élevée détectée chez les jumeaux dizygotes démontre que la grossesse est une période importante pendant laquelle des facteurs environnementaux semblent avoir un impact. Ces facteurs peuvent inclure le stress, l'alimentation, les infections, l'âge de la mère et les médicaments qu'elle consomme.

La nouvelle étude n'a pas tenté de déterminer quels sont ces facteurs.
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snip
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#22 Message par snip » mercredi 6 juillet 2011 à 22:58

Jean a écrit :L'article de Brigitte Chamak en ligne :
http://www.medecinesciences.org/index.p ... 7p659.html

Nouvelle recherche sur les jumeaux : source Métro Montréalreprenant une dépêche ASSOCIATED PRESS (signalé par référentiel autisme)
Nouvel éclairage sur l'autisme
Publié: 04 juillet 2011
CHICAGO - Une des plus importantes études jamais réalisées sur l'autisme et les jumeaux porte à croire que l'âge et la santé de la mère pourraient jouer un rôle plus important qu'on ne le croyait dans l'apparition de la maladie.

La nouvelle étude ne dissipe toutefois pas le mystère qui entoure l'autisme. La plupart des experts croient qu'une combinaison de gènes défectueux et de facteurs externes est en cause. Et puisque l'autisme prend plusieurs formes, de léger à grave, il est peu probable qu'il n'y ait qu'une seule cause.

L'étude est publiée lundi dans les pages du Archives of General Psychiatry. Utilisant des données californiennes, le docteur Joachim Hallmayer de l'université Stanford et ses collègues ont étudié 192 paires de jumeaux, dans lesquelles au moins un des deux enfants souffrait d'autisme.

Certains des jumeaux étaient identiques (monozygotes), tandis que d'autres ne l'étaient pas (dizygotes).

Comme on s'y attendait, les chercheurs ont trouvé une incidence d'autisme importante parmi les jumeaux monozygotes: 77 pour cent des jumeaux et 50 pour cent des jumelles souffraient tous deux d'autisme. Chez les jumeaux dizygotes, ces taux étaient de 31 pour cent chez les garçons et de 36 pour cent chez les filles.

Des études précédentes avaient décelé que de 10 à 20 pour cent des frères et soeurs plus jeunes d'enfants souffrant d'autisme étaient susceptibles eux aussi de souffrir de la maladie.

La nouvelle étude jette toutefois un éclairage novateur sur le problème, puisque l'incidence élevée détectée chez les jumeaux dizygotes démontre que la grossesse est une période importante pendant laquelle des facteurs environnementaux semblent avoir un impact. Ces facteurs peuvent inclure le stress, l'alimentation, les infections, l'âge de la mère et les médicaments qu'elle consomme.

La nouvelle étude n'a pas tenté de déterminer quels sont ces facteurs.
Pour les facteurs environnementaux l'usage de certains anti-dépresseurs & neuroleptipques pendant la grossesse semble être incriminé. L'aspect multifactoriel reste la principale évidence mais on peut pronostiquer que la prise de certains médicaments durant la grossesse va donner lieu à de sérieuses controverses.


Les "big pharma" ont du mourron à se faire. Une crise type mediator fait partie des éventualités.
Modifié en dernier par snip le jeudi 7 juillet 2011 à 9:03, modifié 2 fois.

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Re: Causes environnementales de l'autisme

#23 Message par Jean » mercredi 6 juillet 2011 à 23:02

Il y a la dépakine, pour commencer.

Question du naïf de service : c'est un neuroleptique ?
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#24 Message par Jean » mercredi 6 juillet 2011 à 23:51

Are Antidepressants Linked to Autism?
Traduction : G.M.
Les antidépresseurs sont-ils liés à l'autisme?


Les femmes souffrant de dépression qui sont enceintes ou qui espèrent tomber enceinte peut être alarmées par les nouvelles recherches qui mettent en évidence un lien entre l'utilisation des inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine (ISRS), un type d'antidépresseur, et la survenue de l'autisme chez les enfants à naître.

Plus de recherche peuvent être nécessaires pour établir un lien solide, toutefois - et les médecins ont dit aux femmes enceintes souffrant de dépression qu'elles ont encore besoin de traitement.

Lire la suite sur http://autisme-info.blogspot.com/2011/0 ... utism.html
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#25 Message par snip » jeudi 7 juillet 2011 à 9:42

Plusieurs médicaments ont été cités et ce qu'il y a d'alarmant c'est que la France est un grand consommateur de ces médicaments.

Ce qui est inquiétant c'est qu'arrivé à ce jour du 7 Juillet 2011 la simple expertise profane amène à considérer que le niveau de risque sanitaire a atteint une cote d'alerte suffisante pour que des mesures préventives soient prises.

L'avenir pourra toujours nous dire si nous nous sommes alarmés à tort mais à la lecture des récentes études confirmant les craintes de l'expertise d'usage on peut considérer que l' éventualité de non-risque est faible.

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Re: Causes environnementales de l'autisme

#26 Message par Jean » jeudi 7 juillet 2011 à 23:32

Jean a écrit :Il y a la dépakine, pour commencer.

Question du naïf de service : c'est un neuroleptique ?
Si ma recherche sur Internet est correcte, ce n'est pas un neuroleptique, mais un antiépileptique (ce que je savais).
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#27 Message par misflo » vendredi 8 juillet 2011 à 10:39

Si ma recherche sur Internet est correcte, ce n'est pas un neuroleptique, mais un antiépileptique (ce que je savais).
c'est effectivement un antiépileptique, utilisé aussi dans ses effets "détournés" pour réguler les troubles de l'humeur.
(thymorégulateur)
Maman de 4 enfants atypiques, dont 2 ont un diagnostique de Syndrome d'Asperger.

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Re: Causes environnementales de l'autisme

#28 Message par Jean » vendredi 8 juillet 2011 à 22:57

Lien vers l'étude publiée intégralement en ligne: http://archpsyc.ama-assn.org/cgi/reprin ... ry.2011.76
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Re: Causes environnementales de l'autisme

#29 Message par snip » dimanche 10 juillet 2011 à 9:01

On peut repérer de loin les crises sanitaires larvées à la présence des vautours qui tournent autour des victimes.

Si les vautours sont là pour des raisons alimentaires ($) et pas pour des raisons altruistes, il faut considérer qu'ils ont un rôle utile justement pour voir venir de loin les crises.

En France on a l'habitude de casser le thermomètre pour nier la maladie et surtout pour maximiser la rente des big pharma et autres profiteurs des rentes de la mauvaise qualité en matière de santé .

Pour l'autisme, c'est malheureusement flagrant.

Malgré de nombreuses promesses, les lois nécessaires sur les class actions n'ont pas vu le jour et même si les liens d'intérêts de certains politiques avec les big pharma ont été dénoncés dans des affaires comme le "mediator" après beaucoup d'agitation médiatique et promesses de bonnes résolutions rien n'a changé car le véritable remède est écarté pour les mêmes raisons de fond.


Pour revenir à ce qui nous concerne, il y a un exemple de précurseur de crise ici ;
http://www.zoloft-lawsuit.com/zoloft_and_autism

Pour les médicaments anti-tabagiques avec ISRS çà serait intéressant d'approfondir. Quelqu'un a des lumières ?

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Re: Causes environnementales de l'autisme

#30 Message par Jean » jeudi 14 juillet 2011 à 23:37

snip a écrit :Pour les médicaments anti-tabagiques avec ISRS çà serait intéressant d'approfondir. Quelqu'un a des lumières ?
Par rapport avec l'autisme, ou en général ?
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