Traitements médicamenteux

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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Jean
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Re: Traitements médicamenteux

#166 Message par Jean » mercredi 13 juin 2012 à 22:03

Métalloprotéases matricielles et minocycline: boulevard thérapeutique pour le syndrome du X fragile
Siller SS , Broadie K .
http://autisme-info.blogspot.fr/2012/06 ... s-and.html

La minocycline serait profitable pour les personnes ayant le syndrome de l'X fragile.

Voir également :
http://www.informationhospitaliere.com/ ... tique.html
Extrait : S’il n’existe actuellement aucun traitement permettant de soigner cette maladie, plusieurs équipes de chercheurs, depuis quelques années déjà, s’intéressent à l’inhibition d’un neurotransmetteur excitateur, le mGlu5, qui permettrait de réduire la plupart des symptômes caractéristiques du syndrome de l’X fragile. C’est en suivant cette piste thérapeutique, que Mark Bear et ses collègues du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont mis au point un inhibiteur de mGlu5, baptisé CTEP. Testé sur des souris génétiquement modifiées, ce composé a permis d’inverser les principaux symptômes caractéristiques de la maladie (troubles de l'apprentissage, de la mémoire, etc.).
Malheureusement, la molécule de CTEP ne serait pas utilisable en l’état chez l’homme. D’ores et déjà, Les chercheurs travaillent sur la mise au point d’une substance équivalente qui pourrait être testée chez l’homme…


Un traitement expérimental réduit deux troubles de l'autisme chez des souris
http://forum.asperansa.org/viewtopic.php?p=80339#p80339

AUTISME et X FRAGILE: Même mécanisme génétique, même espoir de traitement?
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maho
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Re: Traitements médicamenteux

#167 Message par maho » mercredi 20 juin 2012 à 19:33

nicolew a écrit :Les médicaments ne peuvent-t-ils pas avoir un effet sur la saturation des organes des sens et entrainer par conséquent un changement de comportement?
Ah ca me dit!!
Quand on parle de medoc ORL, Loic en a pris a forte dose et effectivement on pensait (peut etre a tort alors?) que ses problemes ORL ont caché ses traits d'autisme.
Quand un enfant a un otite permanent (je veux dire du pus qui coule en exterieur pendant un an donc antibio quasi permanent) on se dit qu'il s'isole car il a mal aux oreilles, il ne reponds pas car il n'entends pas, etc. mais c'est sur que le comportement a changé a ce moment.

Manu je suis tout a fait d'accord avec toi, mais je ne suis pas sur que les Bifidus et LCasei suffisent a nous redonner les bacteries necessaires, perso je suit (avec un Naturo) un traitement probio. Je pense vraiment qu'actuellement on ne mange pas assez de saleté, mais du saleté propre bien sur :mryellow:
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Re: Traitements médicamenteux

#168 Message par Murielle » jeudi 21 juin 2012 à 10:27

Ca va peut-être paraître "bizarre" ce que je vais écrire, mais je vous assure que c'est vrai.!

Ma fille avait des otites à répétitions jusqu'à ses 7/8 ans....C'était des otites séreuses...Résultat des courses, TOUS les mois sous antibios...Un jour mon père m'a demandé si j'avais été voir un ostéopathe?
Surprise, j'ai dit non, puisque je ne voyais pas le rapport.?!
J'ai été en voir un (au cas-où?)....Il a bien vu que j'étais sceptique...
Voilà ce qu'il m'a proposé:
"Vous me dites qu'elle a des otites tous les mois? "
"oui"
"si elle n'en fait plus pendant 3 mois, vous viendrez me payer".!!!!
Incroyable, non?
Et bien depuis CETTE manipulation, elle n'en a JAMAIS refait une seule.!
En fait, ce qu'il m'a expliqué: (ça n'est pas forcément le cas pour tout le monde-il m'a dit qu'il vérifiait -palpation du crâne-avant d'assurer qu'il pouvait faire en sorte de la guérir.!) ce sont les os temporaux qui sont mal placés et qui empêchent l'écoulement naturel de se faire, les bactéries se multiplient dans cette stagnation et provoquent l'otite.! Ca arrive souvent après un accouchement où les "forceps" ont été utilisées....Ca a été le cas avec ma fille....
Voilà, sait-on jamais, si ça peut servir.! :bravo: :bravo: :bravo:
Murielle,
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Savoir profiter du moment présent ,
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Re: Traitements médicamenteux

#169 Message par maho » mercredi 27 juin 2012 à 20:35

Oui Murielle je connais ca, mon neuveu a vu un Osteo a sa naissance.
C'est vrai que "manipulation" si c'est bien fait peut apporter beaucoup de bien. Il faut voir le corps un peu comme une carte routiere, si il ya un bouchon, des travaux, un accident quelque part, beh ca ne roule plus!
Je regrette beaucoup que les Ostheos n'existaient pas quand Loic est né.
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#170 Message par Jean » mercredi 18 juillet 2012 à 21:33

Expérimentalement, la ritaline serait sûre au long cours
lequotidiendumedecin.fr 18/07

Utilisée dans le traitement du syndrome d’hyperactivité avec déficit attentionnel, la ritaline administrée au long cours serait sans effet délétère sur le cerveau, selon une étude expérimentale d’un centre médical de Caroline du Nord publiée en ligne dans le journal de Neuropsychopharmacology.

Linda Porrino et coll. ont testé les effets de ce psychostimulant chez 8 singes, dont l’âge correspondait à 6-10 ans pour un humain, décrits comme d’excellents modèles de développement puisque les périodes d’enfance et d’adolescence sont relativement longues… Huit singes ont donc reçu une forme retard de ritaline pendant un an, soit un équivalent de 4 ans pour un enfant, et 8 autres non traités ont servi de témoins.

L’étude prévoyait une imagerie cérébrale et une évaluation comportementale avant et après le traitement, et une surveillance de la croissance. Une fois l’expérience thérapeutique terminée, les singes ont eu la possibilité de s’auto-administrer de la cocaïne pendant plusieurs mois.

Après un an de traitement, l’équipe n’a observé aucune anomalie ni structurelle, ni fonctionnelle du développement cérébral ; les singes traités ne sont pas devenus consommateurs de cocaïne. Selon les auteurs, la ritaline ne présenterait aucun effet négatif sur le développement du cerveau durant l’enfance et n’entraînerait aucun risque de toxicomanie à l’adolescence.

Dr A.T.-M
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Re: Traitements médicamenteux

#171 Message par Jean » mercredi 18 juillet 2012 à 21:50

La N-acétylcystéine à l’essai dans l’autisme
lequotidiendumedecin.fr 06/06/2012

Un essai a été réalisé à l’aide de la n-acétylcystéine dans l’autisme. Certains traits du trouble ont été améliorés. Les chercheurs en appellent à réaliser des essais contrôlés.

Hardan et coll. (Université de Stanford) se sont appuyés sur deux hypothèses de travail :

1) la N-acétylcystéine (NAC) accroît les capacités du réseau métabolique des antioxydants, et certaines études antérieures avaient suggéré un déficit dans l’autisme ;

2) des recherches semblent associer l’autisme à des déséquilibres entre les neurotransmetteurs excitateurs et inhibiteurs au niveau du cerveau.

Le travail préliminaire réalisé chez des enfants, présenté par Hardan, indique une réduction de l’irritabilité et des conduites répétitives et stéréotypées.

L’essai a été réalisé en double aveugle contre placebo, chez des enfants de 3 à 12 ans souffrant d’autisme. Ils étaient en bonne santé et il n’y avait pas de changement prévu du traitement au cours de l’essai. Le NAC (ou le placebo) a été donné pendant douze semaines.

Les observations montrent qu’au cours de l’essai, le traitement a été associé à une réduction des scores d’irritabilité, de 13,1 à 7,2, sur l’échelle Aberrant Behavior Checklist (une échelle couramment utilisée pour évaluer l’irritabilité). La modification n’est pas aussi importante que chez les enfants prenant des antipsychotiques, « mais l’antioxydant pourrait représenter un outil intéressant avant de prendre des traitements lourds », indiquent les auteurs.

De plus, en se référant aux mesures standardisées dans l’autisme, les enfants prenant la NAC ont une diminution des comportements répétitifs et stéréotypés. Les auteurs soulignent que la NAC achetée en OTC peut ne pas produire le même effet que celle utilisée dans l’étude, d’une part, pour des raisons de qualité et de concentration, et, d’autre part, parce que « l’exposition à l’air et à la lumière oxyde rapidement la NAC ».

› Dr BÉATRICE VUAILLE

Biological Psychiatry, 1er juin 2012.
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Re: Traitements médicamenteux

#172 Message par Jean » vendredi 24 août 2012 à 19:40

Ce n'est pas un traitement médicamenteux à proprement parler.
Doctors announce FDA-approved trial to cure autism with cord blood
Traduction dans http://autisme-info.blogspot.fr/2012/08 ... al-to.html
Les chercheurs ont annoncé mardi le début d'un essai clinique approuvé par la FDA qui utilise des cellules souches du sang du cordon ombilical pour «guérir» l'autisme.

Source (en anglais)
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Re: Traitements médicamenteux

#173 Message par Jean » jeudi 6 septembre 2012 à 23:09

Un complément alimentaire traiterait une forme d'autisme, selon une étude
Agence France-Presse

Un simple complément alimentaire offre l'espoir de traiter une forme particulière d'autisme couplé à de l'épilepsie, selon une recherche publiée jeudi dans la revue américaine Science.

Environ 25% des personnes souffrant d'autisme sont aussi épileptiques, un trouble électrique cérébral caractérisé par des convulsions dont les causes restent largement méconnues.

Ces chercheurs des Universités de Californie à San Diego et de Yale (Connecticut, nord-est) ont découvert une mutation génétique présente chez des autistes épileptiques qui accélère le métabolisme de certains acides aminés, créant ainsi une carence.

Cette découverte pourrait aider les médecins à diagnostiquer cette forme particulière d'autisme plus rapidement, ce qui permettra de commencer un traitement plus tôt.

Selon les auteurs de ces travaux, il serait ainsi potentiellement possible de traiter cette forme d'autisme avec des compléments alimentaires contenant ces acides aminés dits «à chaîne ramifiée» comme l'ont aussi montré des expériences sur des souris génétiquement modifiées pour avoir la même mutation génétique.

«Ce fut très surprenant de découvrir des mutations génétiques affectant le métabolisme qui sont spécifiques à l'autisme et peuvent potentiellement être traitées», relève le Dr Joseph Gleeson, professeur de neurosciences à l'Université de Californie à San Diego, principal auteur de l'étude.

«Le fait que le traitement potentiel soit évident et simple est le plus emballant: juste donner aux patients affectés les acides aminés dont leur organisme manque», ajoute-t-il.

Le professeur Gleeson et ses collègues ont séquencé une partie du génome d'enfants autistes dans deux familles souffrant aussi d'épilespsie et ayant une mutation dans le gène qui régule le métabolisme des acides aminés à chaîne ramifiée.

Ces chercheurs ont également examiné des cultures de cellules souches neuronales provenant de ces patients et découvert que celles-ci se comportaient normalement en présence des acides aminés à chaîne ramifiée.

Enfin, chez les souris génétiquement modifiées, leurs symptômes ont disparu en augmentant la prise de compléments alimentaires contenant ces acides aminés, précisent ces chercheurs.

Image
Sur ce sujet, voir aussi : https://sfari.org/news-and-opinion/news ... -of-autism
http://www.sciencemag.org/content/early ... 1.abstract
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Re: Traitements médicamenteux

#174 Message par Jean » mardi 11 septembre 2012 à 21:48

Article du Figaro sur le traitement du déficit de l'attention TDA avec ou ssans hyperactivité:

Hyperactivité : faut-il prescrire des psychotropes ?

Par figaro - Jean-Pierre Olié - le 05/09/2012
AVIS D'EXPERTS - La réponse du Pr Jean-Pierre Olié, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, membre de l'Académie nationale de médecine.

Ce trouble permanent, d'évolution chronique, caractérisé par une activité motrice excessive et désordonnée a des répercussions sur la vie familiale, scolaire et sociale, car à l'hyperactivité sont le plus souvent associées impulsivité, réactions agressives et altération des capacités d'attention volontaire.

Cinq fois plus de garçons

Apparu dès l'enfance, ce trouble devient plus manifeste lors de l'entrée à l'école, dès la maternelle et l'école primaire où il concerne 3 % des enfants. Il s'atténue le plus souvent à la fin de l'adolescence, mais il peut persister à l'âge adulte, dans 15 à 30 % des cas, en s'accompagnant en particulier de conduites addictives, de troubles dépressifs et anxieux.

Il est de bon aloi qu'un enfant manifeste de la vitalité en extériorisant les capacités motrices qu'il a acquises pour explorer le monde qui l'entoure. Il est ordinaire qu'un enfant de moins de 6 ans ne puisse pas fixer longtemps son attention volontaire. Le développement de l'enfant suppose cependant qu'il acquière peu à peu la capacité à rester calme et à se concentrer, indispensable pour mener à bien les apprentissages qui lui seront nécessaires plus tard dans la vie. Les enfants porteurs d'un trouble d'hyperactivité s'avèrent en décalage par rapport à cette évolution en manifestant dès l'âge de 4-5 ans une propension à être difficile à contenir. Leur inattention va gêner le travail et les résultats scolaires et leur impulsivité les rend incapables de se plier aux règles de vie familiale ou extra-familiale.

Un caractère familial

Il convient évidemment de ne pas confondre ce trouble avec le comportement approprié d'un enfant ou d'un adulte simplement actif, avec le comportement réactionnel d'un sujet confronté à un environnement inapproprié (familial ou scolaire pour l'enfant), avec d'autres pathologies telles que retard mental, trouble anxieux, trouble dépressif ou trouble psychotique. Mais on constate que le déficit d'attention avec hyperactivité est plus fréquent quand il a aussi touché le père de l'enfant.

L'enfant hyperactif ne peut pas rester tranquille en classe ou pour une activité de loisir ; il manifeste une impulsivité qu'atteste son incapacité à contrôler un comportement ; enfin, son inattention rend difficile le travail scolaire et, incapable de maîtriser les situations demandant un effort de concentration intellectuelle, il ne s'adapte pas au cadre de l'école et peine à progresser dans les acquisitions. Autant de symptômes perçus comme perturbateurs chez ces enfants dont on ne mesure pas toujours la souffrance.

Tics et perturbations émotionnelles

Le diagnostic d'hyperactivité posé, il convient d'évaluer le pronostic: spontané ou avec traitement psychotrope? Il est montré que les médicaments capables de faciliter les capacités attentionnelles peuvent radicalement modifier la vie familiale et scolaire de l'enfant, la vie sociale de l'adulte. En France, le methylphenidate, plus connu sous son nom commercial de Ritaline, peut être prescrit chez des enfants de 6 ans ou plus et chez l'adulte afin de corriger le déficit de l'attention aussi longtemps que celui-ci persiste. En effet, il ne guérit pas les troubles, il ne fait qu'en suspendre les symptômes tant qu'il est administré: la décision d'une telle médication va donc être maintenue aussi longtemps que la vie sociale sera censée être perturbée par le trouble. Le plus souvent chez l'enfant la prescription peut donc aller de l'entrée en classe primaire jusqu'à l'adolescence.

Un tel traitement peut avoir des effets secondaires: baisse de l'appétit, insomnies et plus exceptionnellement des effets comportementaux tels que tics et perturbations émotionnelles. Mais une scolarité gâchée par un déficit de l'attention est trop lourde de conséquences pour refuser de principe un tel traitement. L'échec scolaire marque définitivement la trajectoire de l'enfant, à l'adolescence et à l'âge adulte: renvois, renoncement aux acquisitions déterminantes pour le devenir social et professionnel sont une complication ordinaire du syndrome d'hyperactivité de l'enfant. En outre, des troubles du comportement secondaires à l'inadaptation familiale, scolaire ou professionnelle peuvent être à type d'actes antisociaux ou de conduites addictives. Il va de soi que la prescription de methylphenidate ne peut s'envisager que dans le cadre d'un suivi médical attentif. De la sorte, il n'y a pas lieu de redouter dépendance ou toxicomanie ultérieure, par exemple à l'adolescence. Cette prescription doit s'accompagner de mesures psychothérapeutiques adaptées à chaque cas: information du sujet et de son entourage sur le trouble, proposition de stratégies d'aide à l'organisation et à la mobilisation de l'attention volontaire.

Jusqu'aux années 1980, l'hyperactivité de l'enfant fut souvent le seul symptôme pris en compte par méconnaissance du rôle déterminant du déficit de l'attention. La prescription de psychotropes était alors de type neuroleptique. Désormais, elle est donc réorientée vers une médication stimulante. Les psychotropes dont on dispose actuellement ne sont donc pas curatifs mais simplement symptomatiques, utiles pour permettre à l'enfant de mener à bien sa scolarité, pour aider l'adulte à mieux organiser son quotidien. La prescription d'autres psychotropes que le methylphenidate ne peut être que très exceptionnelle, en cas de symptômes associés (anxiolytique, antidépresseur, somnifère, voire antipsychotique). Plus encore que chez l'adulte, la prescription d'un psychotrope chez l'enfant doit être ciblée pour un trouble bien défini et générateur d'une souffrance. Aucun outil d'aide à la mobilisation de la concentration intellectuelle d'un enfant ou d'un adulte souffrant de déficit de l'attention avec hyperactivité ne saurait être écarté.

Renvoi vers d'autres articles :
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011 ... eractivite
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2010 ... lattention
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2010 ... nt-parents
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Re: Traitements médicamenteux

#175 Message par Jonquille57 » mercredi 30 janvier 2013 à 7:56

Un petit témoignage au sujet des médicaments.
Mon filston a commencé à prendre des médicaments à l'âge de 12 ans. A l'époque, il n'était pas diagnostiqué.
La prise de médicaments n'a cessé d'augmenter jusqu'à devenir du grand n'importe quoi. Il a traversé des périodes plus que difficiles pendant des années. J'avais vraiment l'impression que l'on ne s'en sortirait jamais.

Depuis 2 ans, on diminue progressivement son traitement.
Aujourd'hui, il a 23 ans, et il ne prend plus AUCUN médicament ( même plus de mélatonine ). Il ne s'est jamais senti aussi bien !

Après, je ne veux faire aucune généralité, mais pour son cas, je sais que plus jamais il ne prendra de médicaments à cause de son autisme. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer ! :wink:

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Re: Traitements médicamenteux

#176 Message par Murielle » jeudi 31 janvier 2013 à 14:06

Hello Jonquille.!!
J'ai eu hier une maman au téléphone pour sa fille de 15 ans....Elle est dans la même galère que toi, vraiment un quotidien de l'enfer où sa fille été déscolarisée et où elle est en HP dopée aux médocs....A l'écouter, je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle....
Je lui ai conseillé de venir ici te parler, je ne sais pas si elle le fera...Je l'espère pour elle, car je pense que tu pourrais l'aider, ne serait-ce qu'en partageant ton vécu...Je lui ai aussi donné les coordonnées de la Maison d'Hestia afin qu'elle leur demande aussi des conseils...Car je lui ai dit que ton fils ne prenait plus de médocs et qu'il n'avait jamais été aussi bien....
voilà, j'espère qu'elle trouvera une issue pour sa fille aussi bénéfique que celle de Mystério à qui je fais de gros bisous.! :love: :kiss: Ainsi qu'à toi et Spyder.! :love:
Murielle,
Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi .
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Re: Traitements médicamenteux

#177 Message par Jonquille57 » jeudi 31 janvier 2013 à 14:11

Merci Murielle. :kiss:
Oui, bien sûr, je veux bien parler à cette maman, mais malheureusement, comment l'aider ?
Maintenant, nous en sommes à penser à l'avenir de Mysterio ( l'après Hestia ) et c'est loin, très très loin, d'être simple.... Mais ceci est un autre sujet. :wink:

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Re: Traitements médicamenteux

#178 Message par Murielle » jeudi 31 janvier 2013 à 16:44

Disons que son histoire m'a ramenée quelques années en arrière, la 1ère fois où je t'ai eue au téléphone... :love:
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Re: Traitements médicamenteux

#179 Message par Murielle » vendredi 1 février 2013 à 9:40

Murielle,
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Re: Traitements médicamenteux

#180 Message par Murielle » jeudi 21 février 2013 à 14:48

Encore de nouvelles recherches intéressantes...enfin à suivre.!
http://chronimed.over-blog.com/article- ... 43343.html

Extrait:
Cela concernait le travail d’un éminent chercheur, généticien et prix Nobel de médecine en 2007, le professeur Mario Capecchi de l’Université de l’Utah. Son étude (pour plus d’information sur le sujet : http:// capechi.genetics.utah.edu/) a démontré pour la première fois le lien de cause à effet entre des cellules du système immunitaire, plus spécifiquement les cellules appelées « microglies », et les maladies mentales. Les microglies, cellules gliales qui proviennent de la moelle épinière et migrent par le sang jusqu’au cerveau, défendent le système nerveux central contre toute agression et agents infectieux. Le problème de l’activation des micro glies, mis en évidence dans les maladies mentales, est la production de substances inflammatoires et de quantités excessives d’oxyde nitrique. Pour comprendre comment l’activation de ces microglies altère le cerveau des autistes, il faut comprendre comment fonctionne le cerveau : Succinctement, le cerveau forme des réseaux de neurones qui communiquent grâce aux synapses par le biais de signaux électriques et chimiques. Les dommages causés à ces synapses par cette microglie suractivée sont responsables de problèmes neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie, la maladie de Parkinson et l’autisme, pour n’en nommer que quelques-uns. Les microglies peuvent être activées par différents facteurs : - par la beta amyloïde (maladie d’Alzheimer); - par des produits viraux ou bactériens; - par des substances in- flammatoires (cytokines). Les conséquences sont des anomalies au niveau des lobes frontaux et temporaux, provoquant des problèmes sensoriels et de comportement bien établis chez les autistes : - Perturbation sur les plans auditif et sensoriel, visuel, attention, langage, mémoire, compréhension... (symptômes associés au lobe temporal); - Problèmes de motricité fine, de force musculaire, de manque d’expression faciale spontanée, de difficultés d’expression, d’aptitude à penser et à raisonner, de socialisa- tion... (symptômes associés au lobe frontal). Il est également établi, lorsque l’on se donne les moyens de les tester de manière adéquate, que les autistes souffrent de nombreuses infections chroniques neurotropes (le cas pour notre fils Adrien), lesquelles sont donc associées à l’activation de la microglie.
Murielle,
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