Traitements médicamenteux

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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Tugdual
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Re: Traitements médicamenteux

#196 Message par Tugdual » vendredi 22 août 2014 à 23:18

FloretteRanou a écrit :Tu veux dire que les personnes autistes seront confrontées à cette question plus rapidement que l'on ne l'imagine ?
Non, je veux dire que cette hypothèse de moindre élagage
des connexions neuronales au cours du développement
du cerveau est de plus en plus étudiée, par des équipes
diverses, qui présentent des résultats cohérents ...
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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G.O.B.
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Re: Traitements médicamenteux

#197 Message par G.O.B. » vendredi 22 août 2014 à 23:29

@jutana : je ne vois vraiment pas en quoi avoir la possibilité de faciliter la vie d'une partie des personnes autistes par l'intermédiaire d'un médicament serait un mal. A chacun de choisir ensuite (et je serais le premier à refuser, en tout cas à long terme)...

Le pire dans cette histoire, c'est qu'il faut qu'un milliardaire ait une fille autiste pour mettre le paquet dans la recherche, ici $100 millions. Comment se fait-il que les multinationales pharmaceutiques soient si frileuses pour financer ce genre de projet, comme celui de Neurochlore dernièrement, au vu du nombre de clients potentiels dans les pays développés ?
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jutana
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Re: Traitements médicamenteux

#198 Message par jutana » vendredi 22 août 2014 à 23:46

Je suis désolée de cette pensée "haute" ... Je me demandais juste parfois si on (= ceux qui cherchent :shock: ) Cherche : pour intégrer les personnes génantes, "les problèmes" dans ce qui est "généraliste" pour faire du "généraliste"+"problème"= une "troisième chose" innovante, ou bien si on Cherche : pour mieux supprimer le "problème" et ne garder que le "généraliste" pour n'"offusquer personne"

Désolée si je me suis mal exprimée :?
(◕^^◕)Non-Diagnostiquée2016 début de ma démarche auprès de pro/structures spécialisées TSA en vue d'éliminer ou pas cette auto suspicion de TSA-et être informée et/ou orientée vers des solutions, soutiens pour évoluer/avancer-orientation en secteur privé(◕^^◕)

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Re: Traitements médicamenteux

#199 Message par zad » lundi 25 août 2014 à 14:19

soyez pas tout de suite négatif ! la science est neutre, elle cherche, trouve, rate, refait ... c'est l'usage qui est fait des connaissances qui est à surveiller.

pour l'instant, je trouve que cette (re)découverte (pcq on sais depuis lgtps que les autistes ont bpc trop de neurores) permets
de mieux comprendre la pathologie, et ça c'est bien ; non ?
TSA :mryellow:

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Astragale
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Re: Traitements médicamenteux

#200 Message par Astragale » mercredi 10 septembre 2014 à 15:19

Je parlais de prendre un traitement parce que je vais vraiment mal mais en faisant des recherches je tombe sur une description des conséquence d'un gros trouble du sommeil.
Et si c'était ça l'origine du problème ?
Je n'ai pas eu de nuit complète réparatrice depuis des mois (années ?).
Je dors une à deux heures et je me réveille, ensuite je me réveille au moins 10 fois. Une à deux fois par semaine je me lève à 3h.
Évidemment, la fatigue s'accumule sérieusement...
Avant de prendre de la chimie je vais explorer cette piste.
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Jean
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Re: Traitements médicamenteux

#201 Message par Jean » lundi 18 janvier 2016 à 16:42

Tablette ou médicaments
Selon le rapport publié par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) du Québec en 2014, deux médicaments antipsychotiques sont régulièrement prescrits aux enfants atteints d’un trouble du spectre autistique (TSA): la rispéridone et l’aripiprazole. «Ils ne traitent pas l’autisme comme tel, mais les problèmes associés», spécifie la pédiatre Dominique Cousineau, chef au Centre de développement du CHU Sainte-Justine. Les antipsychotiques comme la rispéridone et l’aripiprazole peuvent aider à réduire les comportements agressifs, l’agitation et l’automutilation. La docteure Cousineau affirme aussi prescrire des psychostimulants aux autistes qui souffrent d’un trouble d’attention, avec ou sans hyperactivité. «Grâce à la médication, certains autistes sont plus réceptifs aux autres thérapeutiques comme l’ICI», observe Mme Cousineau.

Depuis quelques années, la pédiatre constate que les «bidules électroniques» (tablettes ou autres) peuvent retarder le moment où la médication devient nécessaire chez certains enfants. Chez d’autres, ils permettent de réduire la dose. «Devant leur tablette, les autistes sont plus concentrés, captivés même. De plus en plus de spécialistes mettent au point des applications pour favoriser leur développement par le truchement des outils électroniques. C’est prometteur"

Extrait de l'article QUAND JE SERAI GRAND, JE SERAI... NEUROTYPIQUE
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Re: Traitements médicamenteux

#202 Message par Jean » dimanche 7 février 2016 à 23:56

Rispéridone : l'ANSM alerte sur les risques liés à une utilisation hors AMM en pédiatrie
(...)
Utilisée chez l'enfant en dehors des indications autorisées, la risperidone provoque plus d'effets indésirables

Des cas d'utilisation de la rispéridone non autorisée dans la population pédiatrique ont été identifiés en France, notamment chez des enfants autistes ou présentant un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Or, selon les données de pharmacovigilance disponibles, les effets indésirables rapportés chez les patients pédiatriques (5 à 17 ans) traités par risperidone, surviennent avec une fréquence supérieure ou égale à 5 %, soit au moins le double de celle observée dans les essais cliniques réalisés chez des adultes (Encadré 1).

  • Encadré 1 - Effets indésirables rapportés avec une fréquence >= 5 % chez les patients pédiatriques (5 à 17 ans) et avec une fréquence au moins double de la fréquence observée dans les essais cliniques réalisés chez des adultes

    Somnolence/sédation
    Fatigue
    Céphalée
    Augmentation de l'appétit
    Vomissement
    Infections respiratoires hautes
    Congestion nasale
    Douleurs abdominales
    Sensation de vertige
    Toux
    Pyrexie
    Tremblement
    Diarrhée
    Enurésie


Rispéridone chez l'enfant : une seule indication validée et pour une courte durée
Dans un courrier adressé aux prescripteurs, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et les laboratoires commercialisant la rispéridone rappellent que : "la seule indication en vigueur dans la population pédiatrique est le traitement symptomatique de courte durée (jusqu'à 6 semaines) de l'agressivité persistante dans le trouble des conduites chez les enfants à partir de 5 ans et les adolescents présentant un fonctionnement intellectuel inférieur à la moyenne ou un retard mental diagnostiqués conformément aux critères du DSM-IV, chez lesquels la sévérité des comportements agressifs ou d'autres comportements perturbateurs nécessitent un traitement pharmacologique."

Dans ce cadre, il est recommandé que la prescription soit établie par un spécialiste en neurologie de l'enfant et/ou en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent ou un médecin très familier du traitement du trouble des conduites de l'enfant et de l'adolescent.

Le traitement pharmacologique doit faire partie intégrante d'un programme de traitement plus large, incluant des mesures psychosociales et éducatives. (...)

http://ansm.sante.fr/S-informer/Informa ... s-de-sante
http://ansm.sante.fr/content/download/8 ... ridone.pdf
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Re: Traitements médicamenteux

#203 Message par Jean » lundi 15 février 2016 à 14:02

Yassine : mort d’un jeune autiste victime de l’Abilify

Des explications sur le site de "Vaincre l'autisme"

http://www.vaincrelautisme.org/content/ ... -l-abilify
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Re: Traitements médicamenteux

#204 Message par Tugdual » lundi 15 février 2016 à 14:18

Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: Traitements médicamenteux

#205 Message par Jean » mardi 16 février 2016 à 12:03

L'ANSM informe sur le risque de suicide pour certaines prescriptions d'aripiprazole liées à l'autisme

Après avoir alerté la presse, l'association Vaincre l'autisme a officiellement adressé le 12 février un courrier à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. Elle y dénonce la prescription de l'aripiprazole. Tout particulièrement quand cet antipsychotique, commercialisé sous la marque Abilify est utilisé pour traiter des enfants et adolescents autistes. Il s'agit d'un neuroleptique de nouvelle génération. Il serait, selon l'association, lié au décès d'un jeune autiste de treize ans. Ce médicament a été prescrit hors autorisation de mise sur le marché (AMM). L'état du jeune garçon "s'est progressivement dégradé suite à la prescription de l'Abilify pour stabiliser son humeur. Ses comportements ont changé de manière drastique, comme le décrit son entourage, donnant lieu à des actes inattendus", déplore Vaincre l'autisme. Le 7 mai 2015, l'enfant s'est défenestré de l'appartement familial situé au dixième étage. Vaincre l'autisme demande donc à la ministre la suspension immédiate de l'antipsychotique Abilify.

Sécurité et efficacité ne sont pas établies


La réponse est finalement venue du côté de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui a publié, également le 12 février, une mise en garde. Dans cette note, elle rappelle que l'Aripiprazole bénéficie d'une autorisation dans le strict cadre de certaines utilisations en France et en Europe. Ce médicament est ainsi préconisé pour le traitement de la schizophrénie chez les adultes et les adolescents âgés de 15 ans ou plus. Il peut être conseillé pour le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères des troubles bipolaires de type 1 chez l'adulte et l'adolescent âgé de treize ans. Chez ces derniers, la prescription est limitée à douze semaines. Par contre, l'ANSM est catégorique : "la sécurité et l'efficacité de l’Aripiprazole dans les troubles autistiques n’ont pas été établies et notamment chez les patients de moins de dix-huitans". Elle rapporte que "le suicide et les comportements suicidaires sont des effets identifiés et mentionnés dans le résumé des caractéristiques duproduit (RCP) et la notice de ce médicament, qui recommandent en conséquence une surveillance rapprochée des patients à risque".

Ses effets indésirables sur les jeunes autistes ne sont pas complètement inconnus. Mais peu de cas auraient été rapportés jusqu'à maintenant. En effet, l'ANSM indique que depuis sa commercialisation en 2002, sept suicides dans le monde ont été recensés. Et 137 comportements inquiétants (idées suicidaires ou tentatives de suicide) ont été signalés chez des enfants et adolescents âgés de trois à dix-sept ans. Notons aussi qu'en 2015, à la suite de trois essais cliniques de l'agence, le RCP de l'Aripiprazole et la notice destinée aux patients ont été modifiés. Il n’a plus été conseillé dans le traitement des troubles psychotiques associés à la démence des patients âgés. Des risques d’accidents vasculaires cérébraux avaient alors été repérés.

L'AP-HP n'est pas le prescripteur

Par ailleurs, pour alerter l'opinion publique Vaincre l'autisme a lancé une pétition. Elle y rappelle les circonstances dans lesquelles le jeune garçon a mis fin à ses jours. Et d'ajouter "lors d'une consultation à la Salpêtrière (Assistance publique-hôpitaux de Paris, AP-HP), l'Abilify est ainsi préconisé par un médecin-chercheur non habilité à prescrire et prescrit par la suite par les médecins traitants", écrit-elle. Contactée par Hospimedia, l'AP-HP précise que "le traitement d’Abilify n’a pas été prescrit à ce patient à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière". Le jeune garçon a effectivement été reçu dans le département de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent de cet établissement. L'objectif était de l'inclure dans "une étude de pharmacovigilance et surveillance des effets secondaires lors d’une prescription d'antipsychotique chez l'enfant" menée par l'Anesm. Les parents ont recontacté en février 2015 le département pour donner leur accord concernant l'inclusion de leur fils dans l'étude, "ce qui n'était plus possible, le traitement ayant été prescrit par ailleurs et débuté depuis trois mois", indique l'AP-HP.

Pour éclaircir cet affaire, Vaincre l'autisme demande donc au ministère de la Santé de diligenter une enquête d'urgence mais aussi d'étudier la fabrication du médicament et la chaîne de dysfonctionnement dans son suivi médical. Plus globalement, elle souhaite que la problématique de la prescription de l'Abilify en France dans le cas des enfants autistes soit étudiée d'urgence. En attendant ces réponses d'experts, elle suggère que ce traitement fasse l'objet d'une mesure de suspension pour les enfants autistes et les adolescents. L'association rappelle aussi que la famille de la jeune victime se questionnant sur les causes du décès de leur fils ont sollicité Marisol Touraine via leurs avocats dès le 30 octobre dernier. Interrogé par Hospimedia sur ces différentes demandes, le ministère de la Santé n'avait pas encore le 16 février au matin donné suite à notre demande.

Lydie Watremetz - Hospimedia
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Re: Traitements médicamenteux

#206 Message par Jean » vendredi 23 décembre 2016 à 12:10

Une étude montre que les problèmes neuromoteurs sont dans le noyau de l'autisme.
Les scientifiques de Rutgers avertissent que les psychotropes pourraient aggraver les problèmes
Lundi 12 décembre 2016
Par Ken Branson - Traduction de Gilles Bouquerel

Des neuroscientifiques de Rutgers ont établi que les problèmes de contrôle des mouvements corporels sont au cœur des troubles du spectre de l'autistisme et que l'utilisation de médicaments psychotropes pour traiter l'autisme chez les enfants empirent souvent de tels problèmes neuromoteurs.

Les résultats, publiés récemment dans Nature Scientific Reports, sont contraires à la compréhension médicale conventionnelle de l'autisme – à savoir qu'il s'agit d'une maladie mentale et que les problèmes neuromoteurs, tout en se produisant souvent en même temps que l'autisme, ne font pas partie de son noyau biologique.
Image
"Pour la première fois, nous pouvons démontrer sans ambiguïté que les questions motrices sont des questions fondamentales qui doivent être inclus dans les critères de diagnostic de l'autisme", dit Elizabeth Torres, professeure agrégée de psychologie à l'École des arts et des sciences et co-auteur de l'étude. Son co-auteur, Kristina Denisova, une ancienne étudiante de Rutgers en psychologie, est maintenant professeure adjointe de recherche clinique à l'Université Columbia.

Selon Torres, des médicaments psychotropes sont systématiquement prescrits pour les enfants du spectre de l'autisme, même s'ils sont conçus pour les adultes. «Nos résultats soulignent la nécessité d'essais cliniques pour déterminer les effets de ces médicaments sur le développement neuromoteur des enfants», dit-elle. "Les médecins devraient réfléchir à deux fois à prescrire ces médicaments pour les enfants et les parents devraient insister pour qu'ils y réfléchissent à deux fois."
Torres a utilisé un nouvel algorithme inventé à Rutgers, qui fait partie d'une plate-forme statistique pour l'analyse individualisée du comportement (SPIBA), pour analyser les données issues de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) de 1.048 personnes âgées de 6 à 50 ans, y compris les personnes atteintes de troubles du spectre autistique (ASD), et a examiné les modèles moteurs en fonction de la prise de médicaments psychotropes. Les données IRMf de l'état de repos proviennent de deux bases de données publiquement disponibles que Denisova a traitées pour obtenir les mouvements involontaires de la tête des participants alors qu'ils essayaient de rester immobiles dans l'aimant.

Les neuroscientifiques utilisent les scans de l’IRMf pour voir à l'intérieur des cerveaux vivants. Un patient place sa tête à l'intérieur d'une machine IRM, et la machine enregistre plusieurs images, ou «scans» du cerveau. On demande aux patients de rester allongés, mais inévitablement, ils bougent. "Tout le monde bouge," dit Torres. «Nous ne pouvons pas l’empêcher. Surtout, les mouvements sont involontaires; Le clinicien ne peut pas le voir et le patient n'en a pas conscience.

La machine d'IRM enregistre le mouvement, mais les chercheurs les corrigent systématiquement, ou «récurent» leurs scans pour éliminer les données des mouvements involontaires. Torres croit que de l'information sur le cerveau se perd de cette façon, donc elle et Denisova ont approché les données différemment des autres chercheurs.

«Nous n'avons pas commencé avec une hypothèse à tester, qui est la façon dont cette recherche est généralement fait», dit Torres. "Au lieu de cela, nous avons laissé les données révéler les tendances qu'il pourrait y avoir parmi les sujets que nous étudions. Nous nous sommes posés la question suivante: «Qu'est-ce que ces mouvements involontaires, que les chercheurs considèrent habituellement comme une nuisance, nous disent de l'autisme?
Les données leur ont dit que, comme tout le monde se déplaçait au cours des scans IRMf et que les personnes atteintes d'autisme se déplaçaient beaucoup plus, ceux qui prenaient des médicaments psychotropes se déplaçaient encore plus que ceux qui ne prenaient pas de tels médicaments. "Ce n'était pas seulement qu'ils se déplacent davantage, c'est que leurs modèles ont empiré au cours de la séance", a déclaré Torres. Pour les personnes autistes prenant plus d'une médecine psychotrope - anticonvulsivants et antidépresseurs, par exemple - la quantité de mouvements et le préjudice dans leurs modèles étaient encore plus importants.

"La question est maintenant que nous savons cela, que allons-nous faire à ce sujet?", demande Torres.
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Re: Traitements médicamenteux

#207 Message par Jean » vendredi 23 décembre 2016 à 12:11

Au congrès d'Autisme France, Djéa Saravane et Isabelle Mytych ont présenté une étude sur obésité et autisme.

Deux tiers des garçons avaient des psychotropes. Le tiers des garçons en avaient au moins deux (contre 22% des filles) !

La majorité des filles et des garçons, enfants ou adultes, sont en excès de poids.

Le rispéridone (le plus utilisé) à une dose moyenne de 1,5 mg entraîne une prise de poids d'un kg par mois. 12 kg par an !

Les recommandations de la HAS de 2012 insistent pourtant sur la nécessité de réévaluer les psychotropes, en les arrêtant 3 à 6 mois, et en les remplaçant plutôt que les empiler.

On imagine les conséquences sur l'état de santé à terme. Voir étude suédoise.
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Re: Traitements médicamenteux

#208 Message par Papillons » samedi 24 décembre 2016 à 22:46

Bonjour,
J'étais aussi à ce congrès. Apparemment le problème est aussi que beaucoup de patients cumulent 3 voire 4 antipsychotiques alors qu'il est déconseillé de les associer. D'après ce que j'ai pu lire par ailleurs ces médicaments ne sont de toute façon pas appropriés à l'autisme.
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Re: Traitements médicamenteux

#209 Message par Hyme » lundi 26 décembre 2016 à 11:06

je ne prends pas les médocs cités mais d'autres, mais y'a de quoi avoir la trouille...
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Re: Traitements médicamenteux

#210 Message par Jean » mardi 27 décembre 2016 à 15:09

Papillons a écrit :ces médicaments ne sont de toute façon pas appropriés à l'autisme.
Ils ne sont pas spécifiques à l'autisme, mais traiter certaisn symptômes (agressivité, anxiété ...).
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