Recherches sur le bumétanide

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Jean
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#46 Message par Jean » mardi 12 octobre 2010 à 17:17

Comme il s'agit d'une molécule déjà testée depuis longtemps, il n'y a pas besoin d'attendre longtemps - comme c'est le cas d'une nouvelle molécule, qui doit passer par de longs essais pour vérifier non seulement l'efficacité, mais aussi la toxicité.

Beaucoup de questions seront à étudier : l'utilisation à long terme, les personnes qui en tirent le plus de bénéfice, la dose efficace ... De plus, des recherches ont commencé pour trouver une molécule qui a le même effet, sans avoir les propriétés diurétiques.

Rien n'interdit à une personne de demander à son médecin. Il faut y aller prudemment, tenir compte des contre-indications possibles.
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Jonquille57
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#47 Message par Jonquille57 » mardi 12 octobre 2010 à 20:24

Encore faut-il tomber sur un médecin compétent et qui soit au courant de l'étude, des résultats, des contre-indications, etc, etc.... Je pense qu'on n'est pas encore sorti de l'auberge, mais cela donne malgré tout de l'espoir...

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Jean
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#48 Message par Jean » vendredi 3 décembre 2010 à 21:05

Jean a écrit :Le diurétique bumétanide diminue le comportement autistique pour 5 enfants traités pendant 3 mois sans effets secondaires.
Lemonnier E, Y Ben - Ari.
Centre de Ressources Autisme de Bretagne , CHRU de Brest, hôpital Bohars , route de Ploudalmézeau, Bohars .
Extrait d'une interview intéressante parue dans "Le nOuvble Economiste" du 1er décembre :
Yehezkel Ben-Ari, neurobiologiste
Il faut investir dans la recherche sans la téléguider

Image

Eloge de la complexité en général par un expert de celle du cerveau en particulier
  • Né en 1943 au Caire, ce lauréat du grand prix 2009 de l’Inserm a étudié en Israël avant de s’établir en France où il a fondé l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inmed) à Marseille. Il est reconnu pour ses découvertes sur les particularités du cerveau du nouveau-né et les déductions qui ont suivi : les interférences entre gènes et environnement - les médicaments consommés pendant la grossesse autant que les pesticides répandus dans la nature – ont une influence sur la maturation cérébrale. De là, il dénonce autant les prétentions de la thérapie génique à faire office de panacée que l’attitude timorée du pouvoir politique réticent à donner du temps aux chemins longs et sinueux de la découverte.
Né en Egypte, étudiant en Israël, chercheur en France, fondateur, à Marseille, de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inmed), il parle quatre langues et a tôt appris à ne pas regarder le monde sous un seul angle. Il en reste, solidement chevillé dans le discours de ce spécialiste de l’épilepsie et du développement cérébral, un rejet instinctif de ce qu’il nomme “le réductionnisme”, cette tendance à faire trop simple lorsqu’il faudrait avoir la modestie d’admettre la complexité.

« Il faut accepter de ne pas pouvoir tout expliquer tout de suite sans se précipiter sur les solutions miracles”, explique celui qui a mis en évidence, contre toute attente, la nature physico-chimique particulière du cerveau du nouveau-né, qui en fait un organe aux réactions différentes de celles du cerveau adulte. De là, il peut décocher quelques flèches. La première vise les effets moutonniers capables d’aimanter les talents et les financements vers la discipline à la mode, en l’occurrence la génétique, dont il parle comme d’une nouvelle religion, lui qui, élevé dans les trois grands cultes monothéistes, les a finalement rejetés en bloc : “Je suis athée”, dit-il. Le second trait s’adresse aux responsables du long terme, les dirigeants politiques, à leurs logiques comptables et à leur évaluation tatillonne d’un retour sur investissement programmé, inadaptées aux voies inattendues de la recherche. La découverte de l’interférence de l’ARN, l’inhibition d’un gène par un autre, couronnée par un prix Nobel, est partie d’un travail sur le bleu des pétunias, rappelle-t-il.

« Le cerveau est, par excellence, le lieu de la complexité. Il suffit de penser aux dix puissance quinze connexions concentrées dans une boîte crânienne. Chaque être humain transporte avec lui l’équivalent de 300 000 téléphones portables. Mes travaux abordent les relations entre le programme génétique, disons les informations pour construire le cerveau, et l’environnement, événements ou molécules, des médicaments aux pesticides, qui peuvent interférer dans le développement cérébral. On sait par exemple que l’homme ouvre les yeux in utero et que cela génère une activité électrique. Celle-ci ne fait pas sens, puisqu’elle a lieu dans l’obscurité. Pourtant, elle est cruciale pour construire le cerveau. Si l’on empêche les yeux de fonctionner à ce stade-là, le développement cérébral est mis en danger. Le champ d’application clinique de cette observation des événements qui peuvent affecter la croissance neuronale est immense. On a aussi montré que, pendant l’accouchement, intervient un mécanisme régulé par une hormone, crucial pour un bon déroulement de la suite du développement cérébral. Plus précisément, mon travail est orienté sur les épilepsies infantiles et sur l’autisme, à partir d’un élément décrit il y a une vingtaine d’années au départ sans lien apparent avec ce sujet : le fait que les neurones jeunes utilisent un langage très différent du langage adulte. Vouloir soigner les bébés et les adultes avec une même molécule en faisant une règle de trois par le poids pour obtenir le dosage adéquat est absurde. Une femme enceinte prend du Valium pour calmer son anxiété, mais cette molécule aura l’exact effet inverse sur l’embryon

Idées reçues

« Cette observation du développement du cerveau et de l’importance des interactions entre gènes et environnement, m’a amené à critiquer fortement l’idée très répandue selon laquelle la thérapie génique serait capable à elle seule de venir à bout des maladies neurologiques. La mutation d’un gène entraîne toute une série de conséquences qui créent une configuration sans rapport avec celle du départ. Le cerveau s’adapte, pour le meilleur ou pour le pire, tente de se corriger. Et ce n’est pas en “réparant” le gène fautif que l’on retourne à la situation antérieure. Il ne faut donc pas céder à la tentation du réductionnisme qui est clairement la tendance actuelle. Il y a trente ans, c’était les mères que l’on disait responsables de l’autisme de leur enfant. Aujourd’hui, tout s’expliquerait par un gène. Les deux thèses sont trop simplificatrices. De même, il y a vingt ans on mettait en avant telle ou telle protéine pour expliquer les maladies neurologiques, aujourd’hui ce sont les gènes. En réalité, personne n’est totalement programmé par ses gènes, comme un sou neuf à un moment et dix ans plus tard autiste ou parkinsonnien. Le cerveau réagit à l’environnement et la maladie survient, ou pas, d’où la complexité du problème et son caractère encore très largement intact. Seules quelques rares maladies génétiques suivent un processus invasif à 100 %. Face à cette complexité, l’achèvement de la carte du génome humain a fait croire au miracle. Il faut pourtant admettre que l’on ne sait pas tout expliquer et qu’il faudra du temps pour y arriver, sans s’en remettre pour autant au Bon Dieu ; personnellement je suis athée après avoir été autre chose ; ou à une discipline unique présentée comme la panacée. Au passage, sciences et spiritualité ne sont pas incompatibles, l’erreur, c’est de vouloir expliquer l’un par l’autre. L’homme moderne, trop pressé, est constamment soumis à cette tentation de tout simplifier pour gagner du temps. » (...)

l'article intégral
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#49 Message par Jean » dimanche 6 février 2011 à 15:40

Une présentation de l'équipe qui travaille à l'INMED sur le sujet :
Séquences maturatives et désordres neurologiques
http://www.inmed.univ-mrs.fr/index.php?page=15&id=4
Parmi leurs projets :
La dynamique de régulation du Chlore (DRC) dans les réseaux corticaux : maturation et altération au moment de la naissance
La dynamique de régulation du Chlore (DRC) dans l’autisme, l’épilepsie et maladies développementales
L’altération de l’action du GABA a été observée dans diverses maladies mais son mécanisme demeure indéterminé. Afin d’éclaircir ce point, nous étudierons la DRC dans : (...)
ii) L’autisme [Y Ben-Ari, G Chazal, D Ferrari, C Brouchoud]: Un essai clinique récemment pratiqué chez des enfants autistes a pu montrer que le bumétanide, agent diurétique qui bloque le transporteur NKCC1, permet d’améliorer les performances de ces enfants. Dans le but de confirmer les effets du bumétanide sur les symptômes autistiques, nous utiliserons le modèle animal « valproate » afin d’étudier les courants GABA, la DRC en présence ou non de bumétanide.
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#50 Message par Jean » dimanche 3 avril 2011 à 23:35

L'essai en cours (50 ou 60 enfants de 6 à 10 ans) se termine vers la mi-mai.
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#51 Message par Jonquille57 » mardi 12 avril 2011 à 8:34

Est-ce que la prise du Burinex par de jeunes adultes fait aussi partie d'une étude officielle ? ( pardon si cela a déjà été écrit, mais je n'ai pas lu tous les messages et tous les articles .... :oops: )

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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#52 Message par Jean » mardi 12 avril 2011 à 19:25

Non, il n'y a pas d'autre essai en cours. Mais des jeunes (de 10 à 25 ans) reçoivent du Burinex dans le cadre d'une prescription médicale.

La différence, c'est que ces prescriptions se font sous la responsabilité d'un médecin, mais à titre de soins, sans but de recherche médicale - et sans les conditions de fiabilité liées aux recherches. Le médecin est tenu à une obligation d'information du patient, pour lui permettre un consentement libre et éclairé.

Quand l'étude actuellement en cours sera publiée, si elle donne des résultats intéressants, elle fera l'objet de recherches par d'autres équipes médicales pour vérifier et dupliquer les résultats. D'autres recherches seront nécessaires pour évaluer l'effet des doses (il semble qu'il y en ait un) ou les critères de prescription (âge, profil particulier ...).

Tant que le médicament est en vente, un médecin peut le prescrire sous sa responsabilité.

La situation sera plus compliquée lorsqu'il s'agira de faire des essais thérapeutiques pour une nouvelle molécule à découvrir, ayant le même effet sur le cerveau, sans avoir d'effet diurétique. En effet, s'agissant d'une nouvelle molécule, il faudra vérifier sa toxicité, les effets secondaires etc ... Longue marche, et escalade du prix futur pour la sécurité sociale. :|
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#53 Message par tsippy » mercredi 13 avril 2011 à 17:41

Bonjour
Je voulais apporter ma pierre à l'édifice.
Mon fils jeune adulte a été tout récemment diagnostiqué Asperger à Créteil par l'équipe du Pr *** - vous savez qui :D
J'ai été reçue en consultation avec lui par un médecin qui travaille avec le Pr et j'ai posé la question de ce traitement. Elle m'a répondu que l'étude était en cours et qu'il était trop tôt pour se prononcer sur un éventuel bienfait du traitement sur les asperger.
J'aurais bien aimé qu'il en reçoive mais j'ai fait chou blanc pour ça...

Affaire à suivre.

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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#54 Message par Jean » mercredi 13 avril 2011 à 22:27

Parmi les enfants qui en tirent un bénéfice, il y a bien des Asperger.

Les résultats ne vont pas tarder. Il en sera question au colloque "Regards croisés" à Brest les 21/22 avril, à l'Université d'automne de l'ARAPI au Croisic.
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#55 Message par Jonquille57 » jeudi 14 avril 2011 à 8:47

tsippy a écrit : J'aurais bien aimé qu'il en reçoive mais j'ai fait chou blanc pour ça...

Affaire à suivre.
J'ai fait la même démarche que toi, tsippy et ait eu la même réponse... :hotcry:

Le Dc L. m'a dit que c'était normal, que les médecins qui ne sont que vaguement au courant de cette étude ne cherchent pas trop à s'informer.... :roll: C'est vraiment dommage, car d'ici que la molécule soit étudiée et l'effet vérifié, puis commercialisé, il peut se passer quelques années...

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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#56 Message par Jean » jeudi 14 avril 2011 à 19:18

Jonquille57 a écrit :C'est vraiment dommage, car d'ici que la molécule soit étudiée et l'effet vérifié, puis commercialisé, il peut se passer quelques années...
Rassure-toi : la molécule est déjà étudiée et commercialisée. C'est son utilisation pour les autistes qui est en expérimentation depuis un an et demi.

Par contre, il y a des précautions d'emploi et des effets secondaires ... diurétiques.

Mais une nouvelle molécule ayant des effets semblables, mais pas les mêmes effets secondaires, devra elle attendre plusieurs années avant d'être commercialisée. Il faudra notamment vérifier si elle n'est pas toxique.
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#57 Message par Jean » dimanche 24 avril 2011 à 11:26

Y. Ben'Ari, lors de ses présentations aux "Regards Croisés" a parlé - en plaisantant - du bumétanide comme la future aspirine du siècle.

Il y a des résultats impressionnants : il a indiqué que l'INSERM venait de déposer un brevet sur l'utilisation du bumétanide pour limiter la douleur du nouveau-né lors de l'accouchement.

Voir sur le site de son institut :

3/04/2011 - L’ocytocine : l’analgésique naturel du nouveau-né

On ne se souvient pas de grand-chose sur notre naissance ! Pourtant, cela a forcément été douloureux et on sait que lorsque les douleurs sont trop fortes et persistantes, il y a des séquelles neurologiques. Une équipe de INSERM Unité 901 (Institut de Neurobiologie de la Méditerranée) à Marseille animée par le Directeur de Recherche Rustem Khazipov et le Pr. Yehezkel Ben-Ari vient de découvrir que l’hormone ocytocine a une action pré-déterminante sur le ressenti de la douleur chez le nouveau né.

Suite à une étude suédoise dans laquelle les auteurs ont mesuré la douleur des nourrissons dès la naissance en comparant des naissances par voie basse et par césarienne, les chercheurs de l’Inmed sont partis du postulat suivant : lors de l’accouchement par voies naturelles, il existe forcément un mécanisme qui prépare le bébé aux douleurs de l’accouchement et qui expliquerait cet épisode d’analgésie (interruption du signal de la douleur). Ce mécanisme est actif pendant l’accouchement et au cours des quelques heures qui suivent. L’équipe s’est penchée sur le rôle de l’hormone ocytocine puisqu’il est établi que les taux d’ocytocine augmentent chez la mère et l’enfant pendant l’accouchement pour favoriser la contraction de l’utérus et l’allaitement. Or, cette hormone, apparentée à un analgésique a de multiples actions dans le système nerveux. Les chercheurs ont mis en place le protocole suivant : ils ont activé une substance qui s'oppose à l'action de l'ocytocine. Ils ont comparé la douleur chez des jeunes rats avant et après injection d’un antagoniste de l’ocytocine. L’antagoniste accroît la douleur : lors d’une étude comportementale de résistance à la douleur les rats nourrissons réagissaient à des seuils plus bas de stimulation. Autrement dit, une action sur la concentration en Chlore module le ressenti de la douleur. De manière innovante, les chercheurs ont montré que le diurétique bumetanide, connu pour diminuer les concentrations de chlore, agit en bloquant des co-transporteurs du chlore qui sont présents au niveau des reins et ces mêmes co-transporteurs sont aussi présents dans le cerveau. L’équipe de chercheurs conclut en expliquant que ce diurétique pourrait être utilisé pour ses propriétés dans le ressenti de la douleur. Ces résultats soulèvent d’importantes questions aussi bien les mécanismes de la « nociception » pendant la naissance que sur l’impact de l’absence d’ocytocine comme pendant certaines naissances par césariennes programmées. L’utilisation d’un diurétique pourrait s’avérer être intéressant dans cette perspective.

Article source : Newborn analgesia mediated by oxytocin during delivery

http://www.inmed.univ-mrs.fr/index.php? ... 2008_2.jpg[/img]
Maternal oxytocin triggers a transient inhibitory switch in GABA signaling in the fetal brain during delivery
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#58 Message par Jean » dimanche 24 avril 2011 à 11:34

Un diurétique pour mieux soigner les épilepsies infantiles ? 24/03/2011

L’épilepsie est une atteinte chronique du cerveau qui provoque des crises récurrentes dues à des décharges neuronales brusques et excessives. Elle touche plus de 500 000 personnes en France, dont la moitié sont des enfants. En étudiant chez l’animal l’action de deux antiépileptiques, l’équipe de Yehezkel Ben-Ari de l’unité Inserm 901 « INMED – Institut de neurobiologie de la méditerranée » vient de montrer comment les crises infantiles peuvent s’aggraver au fur et à mesure des répétitions et entraîner une perte d’efficacité des traitements classiques, notamment lorsqu’ils sont pris tardivement. En fait, les chercheurs ont découvert que des diurétiques réduiraient la sévérité des crises infantiles et seraient capables de maintenir l’efficacité des traitements plus longtemps. En prévenant l’augmentation excessive du chlore pendant les crises, le diurétique préserve l’action du phénobarbital et donc empêche l’aggravation des épisodes épileptiques. Une étude multicentrique au niveau européen est en cours afin d’évaluer l’efficacité du diurétique sur des crises sévères du nourrisson qui sont résistantes au phénobarbital. Cette étude (projet NEMO), dont les premiers résultats seront attendus en 2012, est effectuée en France et dans d'autres pays de la communauté européenne.
Ces résultats sont publiés sur le site de la revue Brain, le 24 mars 2011.

Extrait : http://www.inmed.univ-mrs.fr/index.php?page=15&id=4
La dynamique de régulation du Chlore (DRC) dans l’autisme, l’épilepsie et maladies développementales
L’altération de l’action du GABA a été observée dans diverses maladies mais son mécanisme demeure indéterminé. Afin d’éclaircir ce point, nous étudierons la DRC dans :

i) Les réseaux épileptiques [I Khalilov, G Chazal, R Nardou]: En utilisant notre système de perfusion à trois chambres (Figure2), nous avons pu montrer que des crises épileptiques pouvaient se propager vers un tissu sain. Nous avons également montrer que NKCC1 n’est pas indispensable à la génération des crises ni à la dérégulation chronique du chlore. Nous utiliserons cette technique sur d’autres modèles épileptiques tel que le modèle TBOA.
Image
Figure 2 : Hippocampes sains interconnectés(A), Chambre-triple (B) et profils électrographiques (C).
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#59 Message par tsippy » lundi 25 avril 2011 à 18:14

Très intéressant, cette molécule semble en effet très prometteuse.
Je suis prête à aller à Brest pour qu'on en prescrive à mon fils !!!!
Je vais déjà voit avec le Dr T*** ici s'il peut lui en prescrire

snip
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Re: Maturation cérébrale : soins avec diurétiques

#60 Message par snip » lundi 25 avril 2011 à 18:39

Il semble que l'annonce des résultats officiels soit reportée à septembre.
Maintenant l'article me semble approximatif.

http://www.letelegramme.com/ig/generale ... 280539.php

Quelqu'un aurait-il plus d'info ?

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