Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

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Herlock Martin
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#586 Message par Herlock Martin » mardi 16 juin 2020 à 16:08

Ben OK.

En tout cas ton point de vue est lui pour le coup très cohérent et je comprends ta logique et tes motivations...ça se respecte, donc je n'essayerai pas de défendre l'indéfendable, ni de te convaincre de quoi que ce soit...
La seule chose que je puisse dire au final c'est que, sauf erreur de ma part, j'ai découvert Alistair au moment des "coming out" autistiques de plusieurs vidéastes YouTube...je crois que des discussions en ont parlé ici...il y avait ce gars, médecin je crois ou étudiant en médecine, qui faisait ses vidéos chez lui ou dans sa voiture, un brun à la barbe de quelques jours...et le fameux Mouton Lucide, puis Alistair. Les dates de leurs différentes manifestations ne correspondent peut-être pas à la chronologie réelle, mais c'est dans cet ordre que j'ai découvert les différentes personnes. Donc Alistair m'a semblé tout de même le plus crédible des trois et je n'ai pas regardé les vidéos hors autisme, peu d'intérêt de ma part pour l'alcoolisme (mes expériences personnelles ne m'entrainent pas à m'y replonger), et ma sexualité est déjà bien assez "envahissante", je ne m'intéresse pas aux questions de genres, de pan de cis de trans, etc...je laisse à chacun le droit de faire selon ses attentes, ses goûts et ses envies, je ne discriminerai jamais personne pour ses orientations sexuelles, mais je ne m'intéresse juste pas aux catégorisations et autres "nomenclatures", je préfère savoir ce qu'est un acide trans par exemple... Et pour le reste j'ai connu le SED sur ce forum, ça m'a questionné mais quand je vois l'impact que ça peut avoir sur la vie de personnes qui en témoigne, je conçois que l'autodiagnostic de cette condition soit lui aussi problématique...
Donc voilà, j'ai pu partager certaines de ses vidéos sur l'autisme et sur l'endométriose parce que je trouvais qu'il y avait de l'info abordable et crédible, pertinente sans doute...donc à ce titre là je risque de recommencer.
Après je trouve dommage que l'on soit encore dans le cas d'une personne qui pousse à s'interroger sur la véracité du parcours et donc sur l'honnêteté. Je me doute bien que tu n'as aucun intérêt à le dénigrer et ce que tu avances est troublant...il a fait une vidéo sur les prétendus menteurs qui se présentent sous de faux diagnostics, sous de faux handicaps, donc soit c'est encore une preuve de sa bonne foi pour valider une mauvaise communication, soit c'est de la manipulation et là en la rajoutant à ce que tu dis sur ses moyens de trouver des revenus ce serait à la limite de l'escroquerie...

Je suis quand même un peu déprimé là tout de suite...pourquoi c'est jamais simple, dire la vérité, relater des faits...sans histoires, fables, propos tendancieux...

La Vérité est ailleurs ???
Fox Mulder. :crazy:
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#587 Message par Lilette » mardi 16 juin 2020 à 16:41

En passant, la transitude n'a strictement rien à voir avec une quelconque orientation sexuelle, ni avec une question de choix ou je ne sais quoi.
Comme quoi, ce serait bien des fois, de se renseigner sur les sujets avant d'en parler.
TSA.

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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#588 Message par Herlock Martin » mardi 16 juin 2020 à 16:55

Ben non justement ça m'intéresse pas, et sauf erreur :
d'une j'ai jamais prétendu y entendre quelque chose et donc en donner des vérités
et de deux vu que je ne jugerai jamais personne en fonction de ça que me vaut de savoir si ça à avoir avec une orientation un choix où tu ne sais pas quoi toi même ?

donc soit tu m'apprends un truc, soit tu reçois encore une fois que ton commentaire est difficilement recevable autrement que comme une énième agression très chère Lilette :mryellow: :mryellow: :mryellow:
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#589 Message par Loner » mardi 16 juin 2020 à 17:04

Herlock Martin a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 16:08
Je suis quand même un peu déprimé là tout de suite...pourquoi c'est jamais simple, dire la vérité, relater des faits...sans histoires, fables, propos tendancieux...
La Vérité est ailleurs ???
Déprimé ? vraiment ? qu'est ce qui te touche là dedans?

Je souhaite indiquer qu'une addiction relève de la pathologie du lien nottamment...alors autiste ou addict ? Des personnes présentant des profils abandonniques peuvent ressentir des difficultés relationnelles ,..tout ou rien...Je pense qu'en creusant le sujet des addictions, il est possible d'établir des liens avec un fonctionnement autistique..
L'usine de soi est tellement multifactorielle qu'il me parait absurde de vouloir discriminer, compartimenter. Alors si en plus d'autres combats se greffent à ca...Comment distinguer ce qui relève de l'autisme, de l'identité de genre, du potentiel addictif ? C'est evident que c'est impossible. Education, culture, traumatisme, neurologie sont autant de facteurs qui colorent des parcours, sans pour autant les déterminer.
Car il y'a aussi le paramettre choix du sujet. Sa liberté et sa pleine responsabilité dans ce qu'il vit. là dessus, ça se discute et se contextualise au cas par cas. C'est pour cela que je n'aborderais jamais ce type de personnes publiques comme délégué de classe ...En plus si il y'a victimisation, je fuis.

Je préfère donc m'indigner contre des idées fausses plutôt que contre ceux qui les emettent.
Si j'ai envie de parler de mon parcours, je le ferais pour moi.

J'espère ne pas parler sans savoir.
HQI, Dyspraxique.
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#590 Message par apache » mardi 16 juin 2020 à 17:19

bézèdach44 a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 11:28

- Toutes ses pathologies annexes rendent forcément l'élaboration du diagnostic plus complexe, alors comment être sur d'un diag d'autisme sur simple ADOS sans élément confirmé de l'enfance quand un personne a apparemment (selon ses dires) un PTSD, est alcoolique, et certainement dysphorique de genre.
Je trouve la phrase ambiguë, donc je pense utile de préciser que la dysphorie de genre n'est pas un trouble mental ni une patholagie.
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#591 Message par Herlock Martin » mardi 16 juin 2020 à 17:50

Loner a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 17:04
Herlock Martin a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 16:08
Je suis quand même un peu déprimé là tout de suite...pourquoi c'est jamais simple, dire la vérité, relater des faits...sans histoires, fables, propos tendancieux...
La Vérité est ailleurs ???
Déprimé ? vraiment ? qu'est ce qui te touche là dedans?

Je souhaite indiquer qu'une addiction relève de la pathologie du lien nottamment...alors autiste ou addict ? Des personnes présentant des profils abandonniques peuvent ressentir des difficultés relationnelles ,..tout ou rien...Je pense qu'en creusant le sujet des addictions, il est possible d'établir des liens avec un fonctionnement autistique..
L'usine de soi est tellement multifactorielle qu'il me parait absurde de vouloir discriminer, compartimenter. Alors si en plus d'autres combats se greffent à ca...Comment distinguer ce qui relève de l'autisme, de l'identité de genre, du potentiel addictif ? C'est evident que c'est impossible. Education, culture, traumatisme, neurologie sont autant de facteurs qui colorent des parcours, sans pour autant les déterminer.
Car il y'a aussi le paramettre choix du sujet. Sa liberté et sa pleine responsabilité dans ce qu'il vit. là dessus, ça se discute et se contextualise au cas par cas. C'est pour cela que je n'aborderais jamais ce type de personnes publiques comme délégué de classe ...En plus si il y'a victimisation, je fuis.

Je préfère donc m'indigner contre des idées fausses plutôt que contre ceux qui les emettent.
Si j'ai envie de parler de mon parcours, je le ferais pour moi.

J'espère ne pas parler sans savoir.
Excuse moi mais j'ai du mal à faire sens avec ton message. Je ne comprends que les questions et je vais essayer de répondre simplement.
Tout d'abord un vidéaste dont je suis un peu le travail a sorti une vidéo il y a quelques jours dans laquelle il revenait sur une longue période de doute qu'il a vécu, une bonne dépression et il y parle de toutes les rencontres faites durant la période, il a trouvé de la bienveillance, mais surtout beaucoup de malhonnêteté, à des degrés divers, mais en gros toutes les personnes qui ont essayé de le relever avait un but second, caché et jamais formulé...quand j'étais en démarche diagnostique, il est passé beaucoup de temps avant que les choses démarrent, avant que le sérieux me soit proposé, avant que je puisse me considérer moi même en tant que personne TSA, j'ai même du me justifier du bienfondé de ma démarche au niveau intellectuel... en gros pourquoi le refus d'un diag bâclé était honnête et vital...bref, comme dit dans le message que tu as repris, j'ai navigué sur Internet et trouvé des poissons puants comme les deux gars dont je parle, puis je suis tombé sur Alistair et j'ai été en confiance...
donc je ne suis pas addict à sa chaine ni à son personnage, je trouve que souvent son approche de l'autisme est pertinente...
Après le point de vue de bézèdach44, je suis partagé...et un peu déprimé (pas en dépression)... Pour moi toute personne à le droit de parler d'un sujet (expert ou pas, à lui de faire les mises au point si besoin), si les propos avancés sont justes et probants, c'est d'autant mieux...

Ce fil de discussion revient souvent sur le fait que sans diagnostic tu peux dire "je me retrouve, je ressens, j'ai l'impression que comme..." mais dire "nous les..." là ça passe pas...
Donc tout d'abord, les vidéos pour moi sont bonnes mais soit une personne parle d'un sujet qu'elle connait en en étant exclu, comme mes profs à la fac qui m'apprennent des truc s sur les TSA en disant "les personnes TSA...", soit tu es concerné par le sujet et tu dis "nous les..." ou "les personnes...comme moi...", mais juste être honnête et dire où on se situe.
Et ensuite, je ne parle pas du côté demander de l'argent, tu le peux pour faire vivre la chaine, tu le peux parce que ça devient ta seule source de revenu, etc...mais là encore c'est parce que on sait (ou on croit savoir) à qui on donne...bref, le côté salissant de tout ça ne m'est pas agréable...
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#592 Message par bézèdach44 » mardi 16 juin 2020 à 17:57

apache a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 17:19
bézèdach44 a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 11:28

- Toutes ses pathologies annexes rendent forcément l'élaboration du diagnostic plus complexe, alors comment être sur d'un diag d'autisme sur simple ADOS sans élément confirmé de l'enfance quand un personne a apparemment (selon ses dires) un PTSD, est alcoolique, et certainement dysphorique de genre.
Je trouve la phrase ambiguë, donc je pense utile de préciser que la dysphorie de genre n'est pas un trouble mental ni une patholagie.
La phrase n'a aucune ambiguité. D'une part car la dysphorie est un trouble (perturbation émotionnelle, souvent lié à une/des caractéristiques de son propre corps). Un dysphorique de genre éprouve donc une dysphorie à l'égard de son genre assigné à la naissance. La transidentité n'est pas un trouble mental ou une pathologie, la dysphorie associée peut être considéré comme tel. Mais ne jouons pas sur les mots :
d'autre part car je pensais que ma phrase serait bien comprise et qu'on ne m'accuserait justement pas de dire qu'être trans c'est être malade mental car ce n'est pas absolument pas mon propos, mais être transgenre est une comorbidité qui peut amener à plus de difficultés pour diagnostiquer un trouble tel que l'autisme et surtout de discriminer tout ça parmi un PTSD et un alcoolisme, par exemple.
J'espère que je suis claire si ce n'est pas le cas j'essayerai de reformuler mais ça va être compliqué de faire mieux pour moi :crazy:
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#593 Message par Loner » mardi 16 juin 2020 à 18:11

Herlock Martin a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 17:50
Excuse moi mais j'ai du mal à faire sens avec ton message. Je ne comprends que les questions et je vais essayer de répondre simplement.
Du coup, c'est moi qui te présente mes excuses. En fait je pensais que tu étais déprimé en mode dépression...^^ comme si tu tombais de haut d'apprendre qu'Alistair n'était pas si honnête..
Du coup je me disais , mince, faut pas se miner.. pour ça (j'ai inféré et mal décoder).

Le reste du propos sur l addiction ne te concernait pas du tout. C'etait moi qui donnait ma position sans qu'on me l'ait demandé...
En gros que ce personnage, autiste ou pas, ne me concerne pas. Et ce pour les quelques raisons que j'ai peut-être mal exprimées.

:)
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#594 Message par Antigone » mardi 16 juin 2020 à 18:17

@bézèdach44 a écrit : Il n'a pas voulu faire de diagnostic en CRA, en inventant le fait que son CRA ne faisait pas de diagnostic adulte (et du coup en partageant une fausse information à tous ses abonnés qui pour la plupart sont autodiag ou en démarche diag). Ce qui est totalement faux.
Ah merci. Ca me rassure, j'avais l'impression d'être paranoïa. J'ai trouvé cela bizarre aussi comme argument. Il a sûrement ses raisons de ne pas chercher un diagnostic officiel, et je ne suis pas apte à en juger la recevabilité [je ne me permettrais jamais de parler sans savoir, bien sûr :roll: :D ], mais cet argument là me semblait spécieux. D'autant plus que sa mère aurait des liens professionnels avec un CRA et elle n'aurait pas pu la guider pour démarrer une démarche diagnostic ? De même qu'elle n'aurait souhaité participer au diagnostic ? Je ne dis pas que c'est impossible mais cela contribue à me le rendre très déstabilisant... Je ne suis pas capable de dire exactement pourquoi, et cela n'a peut être rien à voir avec son diagnostic/non diagnostic d'autisme mais j'ai beaucoup de mal avec cette personne. Je n'arrive pas à trouver son discours convaincant, parce qu'il sonne faux à mes oreilles. J'ai beau regarder les vidéos, je n'arrive pas à cerner le personnage et cela me dérange (rien à voir avec son identité sexuelle ou son orientation. C'est un sujet qui ne m'intéresse chez personne).
@lulamae a écrit : Et puis, à chaque fois qu'un sujet important ou concret est évoqué, c'est par une personne non diagnostiquée - et je trouve super qu'elles le fassent, mais pourquoi est-ce que ce sont ces personnes qui font vivre le site ?
Où est-ce qu'ils sont, les autistes diagnostiqués sur Asperansa ? En dehors de quelques fidèles, je ne vois plus grand-chose côté échange sur les points du quotidien, sinon une demande de loin en loin pour l'AAH, la RQTH, le diagnostic...
Mais on est là :wink: Non, je ne sais pas, je ne peux pas parler pour les autres mais en effet j'ai fait la même constatation que toi récemment en me disant qu'une grande partie des sujets/posts étaient liés à des personnes en recherche de diagnostic, ou récemment diagnostiquées et ayant besoin de conseils.
Comme je disais, je ne parlerai pas pour les autres (ou sans savoir :wink: ) mais pour intervenir sur un fil comme celui-ci il me faut du courage. J'ai un avis bien sûr, j'ai déjà essayé de l'exprimer il y a quelques temps. Je suis tout à fait prête à le partager et à le discuter mais pas à me faire agresser verbalement par contre... et typiquement ce topic est assez propice à ce genre d'échange. (c'est d'ailleurs clairement spécifié dans le sujet, donc je ne m'en approche qu'avec grandes précautions).
@lulamae a écrit : Je crois qu'on peut s'en tenir à la charte d'ici, pour soi-même et pour les autres : on a un diagnostic posé par un psychiatre ou une équipe habilitée = on est autiste légitime. Point.
Je suis d'accord sur le principe, bien sûr. Nous ne devrions pas douter de diagnostic de professionnels. Pourtant, il m'apparaît de plus en plus que certains professionnels ne sont pas fiables.. Il y a quelques jours, je lisais sur ce forum un membre qui disait avoir entamé une démarche diagnostic avec une association que je ne connais pas... Curieuse, je vais sur le site de la dite association et la première chose que je vois c'est "un contact pour nos clients". Mot qui revenait régulièrement. Je ne dis pas que cela remet en question tous les diagnostics de cette association, ou le travail des psychiatres qui y sont mais j'avoue que ça m'interroge... Pour tout ceux ayant travaillé avec des "clients" quel qu'ils soient sait que le but est de leur fournir ce pour quoi ils ont payés. Et là clairement il s'agit de payer pour un diagnostic.
Je sais que les raisons de ces dérives sont clairement le système de santé, les démarches, l'encadrement des professionnels (leur manque d'éthique) et pas les patients. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que certains diagnostics sont abusifs. Et cela m'ennuie car cela devient la double peine pour les autistes... La méconnaissance du grand public est déjà difficile car il faut sans cesse lutter contre les préjugés (autiste ou pas d'ailleurs, on a tous nos lots de préjugés à gérer d'ailleurs) et en plus il y a une certaine perte de crédibilité. Lorsque Josef Schovanec ou Julie Dachez parlent de faux autistes, ils ouvrent la porte à tous les "mauvais jugeurs" qui estiment que eux aussi peuvent déclarer qui est autiste ou non (et ils n'ont pas entièrement tort : pourquoi ne le feraient-ils pas puisque tout le monde semble le faire ?). Ensuite j'ai peur que les droits chèrement acquis des personnes autistes ces dernières années finissent balayés puisque après tout, "n'importe qui peut être autiste"

Je suis en train de perdre le fil de ma pensée... :) J'espère que je ne deviens pas incohérente ou que mes paroles pourront être mal interprétées...

Quant aux autodiagnostics ; certains sont peut-être faits en toute bonne foi (j'ai l'impression que pour certains le distingo évaluation/prédiagnostic par un psychologue et le diagnostic posé par un psychiatre n'est pas clair) , pour les autres ils ont aussi leurs raisons j'imagine. Et je leur souhaite de trouver le bon interlocuteur pour réfléchir au pourquoi de cet autodiagnostic, parce que ce n'est pas anodin.
Maintenant sur ce forum les choses sont assez transparentes ; on sait à la signature où en est chacun. Libre à nous de prendre en compte leurs messages/témoignages.

En ce qui me concerne, je lis avec intérêt les idées de chacun et je n'interviens pas beaucoup c'est vrai. Tout comme à l'oral, je ne parle que lorsque j'ai quelque chose à dire en fait (résultat tout le monde me trouve beaucoup trop silencieuse :lol: )peut-être aussi parce que j'ai beau avoir un diagnostic officiel et une confirmation de diagnostic, je ne m'estime pas forcément légitime sur tous les sujets liés à l'autisme. Un neurotypique peut avoir des idées plus intéressantes que les miennes, voire plus pertinentes. Je ne considère pas qu'être autiste fasse de moi une "gardienne de la vérité" sur le sujet (dommage d'ailleurs :roll: ).

Voilà mon avis. Donc comme je le disais plus haut, j'aime la discussion et les échanges d'idées. par contre, si cela devient un tribunal ou si chacune de mes phrases devaient être moquées, rabaissées, je le supprimerai. Par ailleurs, si mon opinion ne vous siet pas, je vous demande simplement de l'exprimer calmement, courtoisement sans arrogance ou raillerie... Pour ça je crois que j'ai assez du monde réel. Je cherche ici une zone de confort, de respect que je ne trouve pas ailleurs.
Modifié en dernier par Antigone le mardi 16 juin 2020 à 18:37, modifié 3 fois.
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#595 Message par bézèdach44 » mardi 16 juin 2020 à 18:22

Herlock Martin a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 17:50
Après le point de vue de bézèdach44, je suis partagé...et un peu déprimé (pas en dépression)... Pour moi toute personne à le droit de parler d'un sujet (expert ou pas, à lui de faire les mises au point si besoin), si les propos avancés sont justes et probants, c'est d'autant mieux...
Oui, et si tous ses propos étaient juste j'auraient peut être aussi moins de mal. Mais entendre quelqu'un qui, au mieux est autiste autonome, au pire non-autiste, dire "il n'y a pas d'autisme sévère" "l'autisme n'est qu'une condition particulière" "il n 'y a pas de gens plus handicapés que d'autre" "l'autisme est uniquement un handicap à cause de la société pas du tout à cause de l'autisme lui meme" "on ne peut pas être beaucoup autiste ou pas beaucoup autiste, on est tous des autistes égaux face à l'autisme" désolée mais non ce n'est pas quelques chose que je peux concevoir. Ce n'est que mon propre point de vue :wink:
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#596 Message par apache » mardi 16 juin 2020 à 18:29

bézèdach44 a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 17:57

La phrase n'a aucune ambiguité. D'une part car la dysphorie est un trouble (perturbation émotionnelle, souvent lié à une/des caractéristiques de son propre corps). Un dysphorique de genre éprouve donc une dysphorie à l'égard de son genre assigné à la naissance. La transidentité n'est pas un trouble mental ou une pathologie, la dysphorie associée peut être considéré comme tel. Mais ne jouons pas sur les mots :
d'autre part car je pensais que ma phrase serait bien comprise et qu'on ne m'accuserait justement pas de dire qu'être trans c'est être malade mental car ce n'est pas absolument pas mon propos, mais être transgenre est une comorbidité qui peut amener à plus de difficultés pour diagnostiquer un trouble tel que l'autisme et surtout de discriminer tout ça parmi un PTSD et un alcoolisme, par exemple.
J'espère que je suis claire si ce n'est pas le cas j'essayerai de reformuler mais ça va être compliqué de faire mieux pour moi :crazy:
Pas de soucis, ce n'était pas une accusation
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#597 Message par Herlock Martin » mardi 16 juin 2020 à 18:56

Ceci n'engage que moi...

Il y a un temps avant le diagnostic où l'effervescence domine, on a que des questions, donc effectivement il y a des chances que l'on remue beaucoup sur le forum, que l'on soit actif, que l'on relaye les questions qui nous assaillent, qu'on veuille changer le monde...Puis, il y a le temps du diagnostic, ça a souvent été dit ici mais même quand on s'en doutait, la claque est là...le deuxième effet Kiss Cool (cf la pub des années 90). On passe par les phase de la résilience, ça prend du temps, plus de temps que l'absence du forum, mais je ne crois pas avoir déjà lu un post qui disait "je reviens à l'instant de mon annonce de diag TSA positif" ou même "j'ai été diagnostiqué hier"...mais donc, entre l'assise de la nouvelle ou de la confirmation, le passage obligé par ses phases d'acceptation et le stress (au sens d'adaptation à une situation nouvelle), on est un peu moins effervescent, les questions sont autres, on veut changer son monde...enfin, il y a le temps de bien après, celui qui diffère sans doute le plus d'une personne à l'autre, quelle réalité se présente à moi dans ce nouveau paradigme ? pour ma part par exemple ce ne fut pas évident de comprendre que j'ai besoin d'aides que je n’obtiendrais jamais, pour diverses raisons, mes aides et mes accompagnements sont en dessous de mes besoins, comme pour beaucoup de diags tardifs à qui on a juste dit "oui, vous êtes autiste" et qu'on n'a pas impliqué dans un suivi comme il en existe pourtant (les autistes restent en général des enfants pour beaucoup, encore aujourd'hui)...
Bref, pas très synthétique tout ça mais j'espère que l'idée est entendable, le déroulement de la démarche diagnostique et le suivi des personnes TSA dans notre pays donnent ce constat sur le fonctionnement du forum.

Après oui, c'est un espace public qui peut être violent, j'ai un sujet sur la question, très peu de messages, huit avec les miens à ce jour, donc pas de violence en lien avec les TSA, alors que des gens ont très mal vécu leur passage par ici, moi même je ne suis pas venu pendant des semaines voire des mois sur conseil de ma psychologue, parce que la question de ma légitimité était hors proportion...et ce qui est marrant (ironie ?..), c'est que parfois cette violence n'est pas voulue par la personne qui la fait éclater, et il y a des réactions vives et parfois inattendues autour de ça...

Heureusement, il y a des posts plein de bienveillance visible (loin de la bienveillance visée et ratée par les discours de la vérité crue), donc merci Antigone.

@Loner merci pour tes précisions
@apache merci de poser les choses de cette manière, ça appelle une réponse apaisée...
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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#598 Message par Herlock Martin » mardi 16 juin 2020 à 19:19

bézèdach44 a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 18:22
Herlock Martin a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 17:50
Après le point de vue de bézèdach44, je suis partagé...et un peu déprimé (pas en dépression)... Pour moi toute personne à le droit de parler d'un sujet (expert ou pas, à lui de faire les mises au point si besoin), si les propos avancés sont justes et probants, c'est d'autant mieux...
Oui, et si tous ses propos étaient juste j'auraient peut être aussi moins de mal. Mais entendre quelqu'un qui, au mieux est autiste autonome, au pire non-autiste, dire "il n'y a pas d'autisme sévère" "l'autisme n'est qu'une condition particulière" "il n 'y a pas de gens plus handicapés que d'autre" "l'autisme est uniquement un handicap à cause de la société pas du tout à cause de l'autisme lui meme" "on ne peut pas être beaucoup autiste ou pas beaucoup autiste, on est tous des autistes égaux face à l'autisme" désolée mais non ce n'est pas quelques chose que je peux concevoir. Ce n'est que mon propre point de vue :wink:
Je crois voir à quelle vidéo tu fais allusion.
Elle m'avait remuer aussi, mais je l'ai reprise et je l'ai rapproché elle et ma réaction aussi à ma réaction la première fois que J'entendais Josef Shovanec (tiens encore lui, :lol: ) dire que l'abandon des sous catégories d'autisme au profit d'un spectre autistique étaient une bonne chose...j'ai tiqué.

Donc je ne sais pas ce que veux dire Alistair au final si on arrive à pouvoir tant interpréter (et je parle de moi), mais j'ai compris que pour lui, l'autisme était opposant quand il est qualifié de sévère face à léger, qu'il ne fallait graduer la notion de handicap, que dans la définition du handicap des textes de lois, de fait c'est le fonctionnement "normal" de la société qui met les personnes en situation de handicap et que le handicap n'est pas une manifestation de chaque instant de la vie...j'y ai entendu une invitation, à défendre l'autisme quelque soit l'expression des difficultés de la personne, à utiliser une meilleure définition du terme handicap.

Je me fais pas l'avocat du diable, mais j'avais (je ne sais pas si c'est un biais du fait d'une adhésion au reste de ses propos en général) vraiment fini par trouver un sens positif à ce discours.



Lulumae et Antigone, Josef S et Julie D parlent vraiment de "vrais" et "faux" autistes ? en conférence, en vidéo, dans leurs livres ? je suis surpris et intrigué, et je ne l'avais pas relevé avant le dernier message d'Antigone...
Prédiag TSA en 14...
Scores élevés sur WAIS en 14 et 16
Prédiag TSA bis en 16
TSA diagnostiqué en 17
3 ADOS, 1 ADI, 1 SQC, 1 M-CHAT, 2 WAIS, pour un atypique même dans l'autisme :mryellow:

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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#599 Message par bézèdach44 » mardi 16 juin 2020 à 19:51

Herlock Martin a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 19:19

Je crois voir à quelle vidéo tu fais allusion.
Pour le coup je ne parle même pas forcément d'une vidéo en particulier, mais bien du discours qu'il tient chaque jour sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas une question d'interprétation mais tout ce que j'ai mis entre guillemet dans mon précédant post sont des choses qu'il dit et a dit directement tel quel.

Quand à
c'est le fonctionnement "normal" de la société qui met les personnes en situation de handicap et que le handicap n'est pas une manifestation de chaque instant de la vie
Désolé mais pour moi il n'y a que une personne non-autiste ou pas très impactée par l'autisme qui peut tenir ce genre de discours. Car ne pas se rendre compte que l'autisme lui-même, même dans le monde le plus adapté et bourré d'aménagement, est un handicap grave, lourd, qui impact la vie directement, ça me laisse totalement incrédule.
Autiste.

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Re: Autodiagnostic (attention : sujet chaud)

#600 Message par Loner » mardi 16 juin 2020 à 22:01

bézèdach44 a écrit :
mardi 16 juin 2020 à 19:51

Quand à
c'est le fonctionnement "normal" de la société qui met les personnes en situation de handicap et que le handicap n'est pas une manifestation de chaque instant de la vie
Désolé mais pour moi il n'y a que une personne non-autiste ou pas très impactée par l'autisme qui peut tenir ce genre de discours. Car ne pas se rendre compte que l'autisme lui-même, même dans le monde le plus adapté et bourré d'aménagement, est un handicap grave, lourd, qui impact la vie directement, ça me laisse totalement incrédule.
Je ne connais pas Alistair. Pour le peu que j'en ai vu, il y avait de la plainte et l'érection d'une dichotomie autistes VS neurotypiques qui m'a gavé et qui ne m'intéresse pas.

Par contre, en prenant cette phrase hors contexte de sa vidéo, elle ne me choque pas.
Ici, je lis un discours sur le concept de handicap et non d'autisme.
L'autisme est envahissant mais ne vient pas entraver les compétences si le contexte le permet. Evidemment cela reste relatif mais ce n'est pas une absurdité que de l'avancer.

Travaillant auprès d'autistes, intellectuellement déficitaires, je t assure que certains ne sont pas du tout handicapés dans certains domaines. J'ai un jeune qui maîtrise l'histoire de Pompéi, et qui écrabouillerait un historien. Par contre si il agit de se repérer sur un plan de ligne de bus...Un second qui est incapable de verbaliser une demande mais qui est un vrai GPS humain quand il s'agit de s'orienter dans l'espace..

Bref ces exemples caricaturaux mais véridiques, et positionnés quelque part dans le spectre, témoignent bien que le handicap est une construction sociétale qui se réfère à des items médicaux (ce qui fait la déficience) et leurs conséquences sur des actions précises.

En ce sens, dire que le handicap est symptomatique d'une société en incapacité de s'adapter à toutes les individualités n'a rien de choquant et n'enlève pas le fait que l'autisme est envahissant et n'a rien de léger et est générateur de souffrances.

Pour moi le handicap est un statut. Une reconnaissance juridique.
Le désavantage est sa mise en lumière au quotidien.
Et l'autisme, la réalité physiologique qui la génère.

Ceux qui ont l'occasion de me lire ici savent que je suis partisan de la reconnaissance handicap consécutive du diagnostic. Mais je sais que je cible ma propre reconnaissance sur des sphères précises et non sur l'ensemble de mon être. Parcequ'il y a des domaines pour lesquels je suis loin de subir mon autisme. C'est pas pour rien qu'il y a des taux d'invalidité. Sans quoi, il n y aurait que des 100%.

Je ne sais pas si je m'exprime correctement.
Je reprécise que je ne connais pas vraiment Alistair ni le contexte dans lequel ses propos sont issus. :)
HQI, Dyspraxique.
Autiste Asperger
Épileptique

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