Temple Grandin

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G.O.B.
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Re: Temple Grandin

#61 Message par G.O.B. » mardi 21 avril 2015 à 18:39

Sympa de sa part, une réponse utile ?
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Jean
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Re: Temple Grandin

#62 Message par Jean » mercredi 24 août 2016 à 10:09

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Elle pense comme un animal

La chercheuse en animalerie Temple Grandin conseille de tenir le bétail avec dignité jusqu'à la fin. Grâce à son autisme[rectifié], elle sait ce dont les animaux ont besoin.
http://www.tagesanzeiger.ch/wissen/medi ... y/20825817
Traduction Freeshot

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Quand elle parle, elle aboie. Sa tête bouge de manière aussi abrupte que celle d'un chien. Et son regard rigide et concentré est celui d'un cheval, le danger plane - en tout temps prêt à partir en galopant, à prendre la fuite.

Les propriétés animales, prises ensembles dans un corps humain, ne sont pas la seule merveille chez Temple Grandin, cette créature fabuleuse. Si on jette un coup d’œil sur la vie de l'Américaine de soixante-huit ans, on remarque ceci : Longtemps, elle a été beaucoup plus liés aux animaux qu'aux êtres humains. Les uns, elle les comprit au premier contact ; les autres, elle doit continuer de les approcher avec difficulté.

Avec son métier, elle a réussi à réconcilier les deux mondes. Grandin est professeure en sciences animalières à l'université de l'État du Colorado aux États-Unis. Elle peut s'occuper toute la journée d'animaux, certes dans une forme propre aux êtres humains : l'analyse scientifique. Pour une courte escapade, elle a voyagé maintenant en Suisse. La société Protectrice Animaux a invité à une conférence la personnalité connue des milieux professionnels. À Olten (canton de Soleure / Solothurn ; Suisse / Schweiz), Grandin tient une conférence sur la protection animale dans les abattoirs.

Sur la scène, elle se tient tout au coin ; on la voit à peine. C'est seulement quand son microphone fonctionne enfin que sa voix sort du silence à travers la salle - une des quatre salles de séminaire sans visage dans un des nombreux hôtels d'affaires de la ville Elle avait besoin d'un verre d'eau, l'entendait-on dire. Ensuite, un toussotement.

Un cerveau comme le moteur de recherche d'images Google

Devant Grandin, à de longues tables, environ cent-cinquante personnes d'associations de paysans, du commerce de bétail, des abattoirs. Parmi eux, des vétérinaires, des protecteurs des animaux et des traiteurs de viande. Des personnes sont venues aussi de la Suisse de l'ouest (Suisse romande), certaines d'Allemagne : des femmes avec des queues de cheval, des hommes en chemises, la plupart quadrillées et seulement dans les différents tons orangés. Un troupeau, qui veut entendre des réponses de sa bergère.

Par exemple à la question : Est-ce que les animaux, juste avant l'abattoir, savent qu'ils vont mourir ? "Les gens n'arrêtent pas de me demander cela !", aboie Grandin. Chacun de ses mots est vif. Comme si elle voulait donner d'elle des tons stridents d'avertissement. Non ! Les animaux ne savaient pas que la mort les guettait. L'agitation qui affecte beaucoup (de ces animaux) sur le chemin vers les abattoirs a à voir avec tout autre chose. Et ensuite suit l'appel qu'elle continuera de diriger durant les heures suivantes à ses auditrices et auditeurs : "Vous devez penser en images ! C'est seulement ainsi que vous comprenez les animaux."

Que Temple Grandin puisse faire cela, c'est incontesté. Elle agit partout dans le monde en tant qu'experte du comportement des animaux d'utilité (commerciale, économique). Depuis quarante ans déjà, elle traite de ce thème. Partout dans le monde, elle visite les abattoirs, mais surtout aux États-Unis, au Canada et en Europe. Elle conseille les propriétaires sur la manière dont ils peuvent optimiser les conditions pour le bétail, surtout les boeufs, les bisons, les cochons et les moutons. Les installations qu'elle a conçues - appelées "Grandin Livestock Handling Systems" - sont installées dans beaucoup d'endroits pour la tenue commerciale du bétail. Ils doivent éviter le stress que les animaux ressentent dans de tels abattoirs et rendre aussi agréable que possible le temps qui leur reste à vivre.

Des raisons simples mais dérangeantes

Grandin sait pourquoi les animaux se démènent et ce qui les met en état de panique, parce qu'elle sait assumer son entourage. Son propre cerveau, Grandin le dit elle-même, fonctionne comme celui des animaux. Chez elle, la pensée ne se base pas sur les mots mais sur les [cinq] sens (perceptions ; pas significations). Pendant longtemps, elle n'avait pas conscience qu'elle se différenciait de la plupart des êtres humains. Un jour, elle a commencé à questionner les autres : Que voyez-vous devant vous quand vous pensez à une église ? La plupart auraient répondu que leur apparaissaient les contours d'une église - ils voyaient un prototype. Tout le contraire de Grandin : Devant elle apparaissait une église spécifique avec tous les détails, précis comme sur une photographie. "Mon cerveau fonctionne comme le moteur de recherche d'images de Google.", dit-elle. Elle peut ainsi commencer à partir de rien et dessiner de manière précise des images déterminées.

C'est pourquoi les images sont concrètes dans sa tête, parce qu'elle observer son environnement de la manière la plus exacte. Parce qu'elle fait attention aux couleurs, aux structures, aux changements de lumière, parce qu'elle remarque les bruits et les odeurs. Et parce qu'elle souffre d'une forme d'autisme. Quand Grandin avait deux ans, un dommage du cerveau lui a été diagnostiqué - dans le Boston des années cinquante, on ne connaissait pas encore le diagnostic d'autisme. Jusqu'à l'âge de quatre ans, Grandin ne prononça pas un mot, avait des crises de colère et passait des heures à regarder fixement les objets sans bouger. Contre l'avis du médecin, ses parents ne l'ont pas mise dans un foyer mais ont exigé la fille (leur fille) avec l'aide d'une nourrice et l'ont envoyée dans un jardin d'enfant de pédagogie curative (thérapeutique).

Elle devait apprendre la langue maternelle comme une langue étrangère, depuis le début. Grandin a aussi senti l'entourage avec des personnes étrangères de manière très difficile. "Ma mère m'a transmis et appris comment on se comporte normalement avec les autres êtres humains : qu'on serre la main, qu'on regarde dans les yeux, des choses comme ça." Entre-temps, Grandin maîtrise les codes interhumains, mais le ton de sa voix irrite. "Vous devez devenir de meilleurs observateurs !", en appelle à nouveau Grandin dans la salle. "Vous devez vous demander : Pourquoi les animaux trébuchent ? Qu'est-ce qui les rend nerveux ? À quoi réagissent-ils ?" Tout cela, elle l'a déjà ordonnée cent fois déjà, elle presse les mots, comme si elle n'avait pas de temps à perdre. Comme si elle perdait complètement patience avec les auditeurs, avec les êtres humains. Regardez donc enfin ! Le troupeau ne dit rien et attend patiemment ce qui vient après.

Les exigences de la protection animale


Pour qu'un abattoir remplisse les exigences de la protection animale, il doit introduire différents points : par exemple, seulement cinq pourcents des animaux peuvent meugler, crier ou couiner - ce qui est appelé, en langage académique, "vocaliser" - dans le "piège d'anesthésie" (betäuben = assommer). Seul un pourcent a le droit de tomber sur l'ensemble de l'installation de l'abattoir. Tous les animaux doivent être à cent pour cent (complètement) inconscients avant qu'ils soient amenés à l'exsanguination.

Les raisons pour lesquelles les bœufs et les cochons, lors du trajet vers un abattoir, restent immobiles de manière entêtée ou se précipitent, sont, selon Grandin, étrangement simples. Dans la plupart des cas, cela à voir avec la quantité de lumière qui se trouve dans un espace, avec la taille de la part d'ombre. C'est aussi lié aux sols glissants. Ou avec le bruit, qui met le bétail d'abattoir dans un état d'alerte.

Depuis quarante ans, elle répète et continue de réciter ces principes simples. En principe, la situation générale s'est considérablement améliorée. Mais, encore aujourd'hui, elle rencontre, lors de ses visites, encore et toujours des négligences, que même le système moderne des abattoirs ne peut aussi facilement corriger, comme les exploitants le croyaient.

Mesurer les développement rampants

Quand toute l'installation est moderne, le sol aussi est bon pour les animaux. Mais avec le temps, celui-ci (le sol) s'use, et si lentement que le changement (la modification du sol) pour l'être humain est à peine perceptible. Les glissades et les chutes du bétail augmentent de manière continue, jusqu'à ce que, finalement, ils aient atteint une certaine fréquence, où les êtres humains se posent des questions. Si on mesurait ce développement rampant, il serait alors clair pour tous qu'on doit faire quelque chose contre cela. En dehors de telles observations, Grandin a établi des checklistes (sortes de cahiers des charges) pour les entreprises. Mais ce qu'elle préfèrerait, c'est que les êtres humains soient eux-mêmes aussi attentifs qu'elle. "Observez dans quelle direction les oreilels d'un animal se tournent !" À partir de ça, on peut déduire d'où vient l'irritation de l'animal, dit Grandin. Est-ce qu'il s'agit de bribes de conversations qui proviennent d''une autre direction ? Si oui, les personnes concernées sont priées de parler moins fort ou de ne pas parler du tout.

Où exactement se maintiennent les animaux ? Est-ce que la lumière se reflète sur des surfaces métalliques ou mouillées ? Si oui, celles-ci doivent être dépolies ou couvertes. Est-ce que la suite du chemin est à l'ombre ? Si oui, la source de lumière doit être modifiée de telle manière à ce que la luminosité répartie uniformément. Les animaux craignent le chemin dans l'obscurité, le passage est particulièrement désagréable pour eux. Est-ce que les êtres humains sont visibles ? Si oui, il faut installer des "diaphragmes de vue" (ce genre de portiques, auxquels ils sont déjà habitués quand ils mangent).

L'enlacement ferme d'une machine


Grandin ne fait pas que penser comme un animal. Déjà enfant, elle se sentait comme un animal. Quand elle avait huit ans, elle observait sur le ranch de sa tante comment les boeufs devaient être disposés pour être vaccinés. "Le bétail aux États-Unis est beaucoup plus sauvage qu'en Europe. Pour qu'on puisse le vacciner, il doit d'abord être rassuré", dit Grandin. La pression des parois latérales sur les animaux fait qu'ils deviennent plus doux et n'opposent plus de résistance. La vaccination peut alors se faire sans problème.

La fille (Temple Grandin) aspirait à ce calme que les animaux obtenaient instantanément et qui lui était si étranger. Elle rampait dans la machine, sentait la pression et remarquait que ça faisait le même effet aussi chez elle. Elle sentait l'arrêt. Plus tard, après cet exemple, elle se bricolait sa propre machine en bois, à l'intérieur de laquelle se trouvait des coussins (rembourrages). La pression de ces coussins sur le corps, elle pouvait la réguler avec ses mains. Elle appela la machine "the big squeeze" (la grande pression ; der grosse Druck), le fort/ferme enlacement. [Ça vous rappelle le rapport particulier au toucher de certaines personnes autistes, les vestes lestées, les vestes à pression, etc. :mrgreen: ]

Elle l'a encore aujourd'hui, dit Grandin, mais ne l'utilise plus. C'est seulement à travers le toucher dans cette boîte en bois qu'elle a réussi à, petit à petit, accepter la proximité des êtres humains. C'est seulement à travers les animaux qu'elle a compris ce qui lui manquait en tant qu'être humain et ce dont elle avait besoin.

Ce dont elle a besoin - dont fait aussi partie la consommation de viande. Elle aurait cherché à se nourrir de manière végétarienne, dit-elle. "Mais je ne peux pas fonctionner sans viande ! Je ne peux pas penser sans ces protéines." Elle n'y voit pas de contradiction avec son travail quotidien et sa proximité avec les animaux. L'explication de Grandin est simple : La moitié du bétail en Amérique du nord a été élevée par des êtres humains : "S'il (le bétail) ne vivait pas du tout, nous ne voudrions pas manger." C'est exactement pour cette raison-là que les êtres humains doivent lui (au bétail) offrir une vie aussi digne que possible.

Alors : manger et être mangé. C'est aussi simple que cela.
père d'une fille autiste "Asperger" de 37 ans

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Lilette
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Re: Temple Grandin

#63 Message par Lilette » mercredi 24 août 2016 à 10:13

Grâce à une erreur du cerveau
... :roll: ben voyons.
TSA.

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Re: Temple Grandin

#64 Message par Galatara » mercredi 24 août 2016 à 10:32

Sans parler de la suite :
Jean a écrit :Quand elle parle, elle aboie. Sa tête bouge de manière aussi abrupte que celle d'un chien. Et son regard rigide et concentré est celui d'un cheval, le danger plane - en tout temps prêt à partir en galopant, à prendre la fuite.
Peut-être que plus loin, il y a qch d'intéressant (sans doute si Jean nous communique cet article) mais j'arrête ici ma lecture, c'est trop pour moi...
Maman de 2 grands gars : un "grand grand" de 11 ans, autiste typique avec retard, et un "petit grand" de 10 ans, HPI

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Re: Temple Grandin

#65 Message par freeshost » mercredi 24 août 2016 à 10:32

Ils ont modifié le titre entre le moment où j'ai traduit et maintenant. :lol:

Ils ont remplacé
Dank eines Gehirnfehlers weiss sie, was Tiere brauchen.
par
Dank ihres Autismus weiss sie, was Tiere brauchen.
En français, ils ont donc remplacé
Grâce à une erreur de cerveau, elle sait ce dont les animaux ont besoin.
par
Grâce à son autisme, elle sait ce dont les animaux ont besoin.
Ils ont eu une prémonition : la remarque de Lilette. :lol:
Modifié en dernier par freeshost le mercredi 24 août 2016 à 10:33, modifié 1 fois.
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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Re: Temple Grandin

#66 Message par Lilette » mercredi 24 août 2016 à 10:33

Lol :mryellow:
TSA.

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Re: Temple Grandin

#67 Message par freeshost » mercredi 24 août 2016 à 10:37

Galatara a écrit :Sans parler de la suite :
Quand elle parle, elle aboie. Sa tête bouge de manière aussi abrupte que celle d'un chien. Et son regard rigide et concentré est celui d'un cheval, le danger plane - en tout temps prêt à partir en galopant, à prendre la fuite.
Peut-être que plus loin, il y a qch d'intéressant (sans doute si Jean nous communique cet article) mais j'arrête ici ma lecture, c'est trop pour moi...
Pour ma part, je n'ai fait que traduire. J'espère ne pas avoir fait trop d'erreurs. En tout cas, pour cette phrase, c'est tout bon. Flower pourra confirmer.

Il y a un peu d'humour métaphorique dans certaines phrases. :mrgreen:
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Re: Temple Grandin

#68 Message par freeshost » mercredi 24 août 2016 à 10:47

Bon, maintenant, je n'ai pas le temps de décortiquer s'ils ont apporté d'autres modifications au texte. :lol:

Après, on a le droit d'être d'accord ou pas d'accord avec Temple Grandin. :) Les commentaires sont divers. :lol:
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Re: Temple Grandin

#69 Message par olivierfh » samedi 1 avril 2017 à 19:06

Sur un blog du Monde (Culottées - Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent), une BD excellente:

Temple Grandin, interprète des animaux
TSA de type syndrome d'Asperger (03/2017) + HQI (11/2016).
4 grands enfants avec quelques traits me ressemblant, les 2 cadets en début de parcours de diagnostic.

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Jean
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Re: Temple Grandin

#70 Message par Jean » mardi 2 juin 2020 à 8:51

Entretien avec Temple Grandin : L'autisme, la génétique et le prix à payer pour être intelligent

Notre esprit est-il le produit de la génétique ou du développement ? Temple Grandin, icône de la communauté de l'autisme, parle des nouvelles recherches

salon.com Traduction de "Temple Grandin: intelligence has a steep price" Matthew Rozsa 31 mai 2020

https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... grand-prix
père d'une fille autiste "Asperger" de 37 ans

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