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Re: Recherches sur l'autisme

Posté : lundi 18 novembre 2019 à 20:44
par Jean
Des douleurs chroniques affectent de façon disproportionnée les enfants autistes

Les enfants avec autisme sont deux fois plus susceptibles que leurs pairs neurotypiques de souffrir de douleurs chroniques ou récurrentes. Ceux qui sont affectés de troubles développementaux associés, tels que l’épilepsie ou une déficience intellectuelle, sont encore plus susceptibles d’avoir des douleurs chroniques

Spectrum News Traduction par Curiouser de "Autistic children disproportionately affected by chronic pain" Par Jaclyn Jeffrey-Wilensky / 13 novembre 2019

https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... s-autistes

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mercredi 20 novembre 2019 à 23:09
par Jean
WIKI Spectrum : Les comportements répétitifs

Les comportements et intérêts répétitifs et restreints figurent parmi les trois symptômes essentiels de l’autisme. On compte parmi eux les mouvements répétitifs avec des objets, les mouvements répétés du corps comme le balancement ou les battements de mains, les comportements ritualisés, les sensibilités sensorielles et les intérêts circonscrits.

https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... repetitifs

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : samedi 23 novembre 2019 à 9:16
par hazufel
Un article de Spectrum, sur le site Comprendre l’autisme :
Une étude révèle que l’anxiété est plus élevée chez les adultes autistes

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : samedi 30 novembre 2019 à 19:36
par Jean
Dossier Autisme : Society for Neuroscience 2019

Sélection d'articles de "Spectrum News" sur les interventions au congrès de Chicago de la Society for Neuroscience.
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... ience-2019

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : lundi 2 décembre 2019 à 19:01
par Jean
La sévérité prévoit la capacité des enfants autistes d'acquérir des aptitudes à la vie quotidienne

Les enfants autistes qui montrent beaucoup de comportements répétitifs peuvent avoir de la difficulté à acquérir des aptitudes à la vie quotidienne, comme se brosser les dents.

spectrumnews.org Traduction de "Severity predicts autistic children’s ability to learn life skills" par Alla Katsnelson / 2 décembre 2019
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... uotidienne

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : lundi 2 décembre 2019 à 22:09
par Jean
jim.fr
Prendre en charge la vulnérabilité des personnes autistes

Réalisée à l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) avec notamment la participation de Simon Baron-Cohen (chercheur réputé sur l’autisme), une étude est consacrée aux « expériences de vulnérabilité » et de satisfaction (ou d’insatisfaction) dans l’existence éprouvées par les personnes autistes.

Rappelant que la « vulnérabilité à des expériences de vie négatives » (par exemple lors d’épisodes de victimisation ou de chômage) peut s’accompagner de certaines comorbidités psychiatriques très fréquentes chez les adultes autistes (comme des troubles anxieux ou dépressifs), les auteurs ont développé un outil, le VEQ (Vulnerability Experiences Quotient) pour préciser ce niveau de vulnérabilité à travers 60 items répartis dans 10 domaines.

Utilisant cet outil auprès de 426 adultes autistes et de 268 sujets-contrôles (normotypiques), les chercheurs ont comparé dans les deux groupes les probabilités d’être confronté à chaque événement de l’outil VEQ, en recourant à un modèle de régression logistique binaire et ont analysé les liens éventuels entre le score total au VEQ, l’autisme, la satisfaction dans l’existence, et un contexte anxieux ou dépressif.
Beaucoup plus d’expériences « négatives » en cas d’autisme

Ces deux groupes ont des niveaux de scolarité semblables et la majorité (97 %) des participants autistes ne présentent pas de déficience intellectuelle (ce qui introduit un biais, comparativement à la population autiste en général où la proportion de la déficience intellectuelle est estimée plutôt à 55 %, mais ce biais s’explique par les contraintes d’une enquête en ligne pour laquelle la compréhension des consignes exige une bonne efficience intellectuelle). Les auteurs constatent que les participants autistes ont des scores de vulnérabilité plus élevés que les adultes non autistes pour la majorité des événements du VEQ. Ils disent aussi présenter davantage de symptômes d’anxiété et de dépression et une plus faible satisfaction dans la vie.

Ces différences sont « associées en partie au score total au VEQ » et cette recherche permet de mettre en évidence chez les adultes autistes des facteurs de vulnérabilité importants, mais parfois peu étudiés, comme la violence domestique, le contact avec les services sociaux (en tant que parents), et les difficultés financières. Confirmant la sensibilité accrue des adultes autistes aux divers « aléas négatifs » de l’existence (en particulier les difficultés professionnelles et les problèmes économiques ), cette étude souligne le besoin de réduire cette vulnérabilité en améliorant la prise en charge des sujets concernés : soutien psychologique, protection sociale...

Dr Alain Cohen

Référence
Griffiths S et coll.: The Vulnerability Experiences Quotient (VEQ): A study of vulnerability, mental health and life satisfaction in autistic adults. Autism Research, 2019 ; 12 : 1516–1528.

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mardi 3 décembre 2019 à 6:57
par hazufel
Sur le site Comprendre l’autisme :

Une étude sur La notion d’obéissance chez les personnes autistes.

Extrait parlant :

La trop grande obéissance chez les personnes autistes peut aussi parfois expliquer leur implication dans des activités criminelles en raison des contraintes exercées par des pairs mal intentionnés (Allen et al., 2008; Gudjonsson et Sigurdsson, 2004; Helverschou et al., 2015). Cela peut aussi donner lieu à de faux-aveux lors d’interrogatoires par les forces de l’ordre (Gudjonsson et Mackeith, 1990).

Les professionnels issus du secteur de la santé, de l’enseignement, de l’éducation spécialisé et du travail social doivent encourager les personnes autistes à développer leur libre arbitre.

Ils doivent encourager l’affirmation de soi des personnes autistes et les mettre en garde contre l’influence de tierces personnes dans leurs relations ou dans les décisions concernant les soins.

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mardi 3 décembre 2019 à 8:23
par olivierfh
Jean a écrit :
lundi 2 décembre 2019 à 22:09
jim.fr
[...]
Référence
Griffiths S et coll.: The Vulnerability Experiences Quotient (VEQ): A study of vulnerability, mental health and life satisfaction in autistic adults. Autism Research, 2019 ; 12 : 1516–1528.
Article en ligne ici - ça fait peur de voir (tableau 4) à quel point les questions de ce VEQ sont corrélées à l'autisme: ce qu'on reconnaît comme vécu par soi-même ou qu'on a lu ici comme vécu par d'autres, on en découvre la réalité statistique que pour la plupart des questions c'est 2 ou 3 fois plus fréquent chez les autistes.

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mardi 3 décembre 2019 à 10:26
par cléa
Intéressant. Je vais voir si je parviens à le comprendre ou je chercherai une traduction.

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mardi 3 décembre 2019 à 12:35
par olivierfh
Voilà les questions, toutes en corrélation positive à l'autisme (c'est-à-dire plus de "oui" chez les autistes) sauf les 3 dernières (plus de "non").
Spoiler : traduction aidée par DeepL : 
J'ai abandonné l'école, le collège ou l'université.
J'ai manqué plus de deux semaines d'école, de collège ou d'université en raison d'anxiété ou de dépression.
J'ai été exclu temporairement ou définitivement de l'école, du collège ou de l'université.
Mes parents/soignants ont essayé d'obtenir un soutien supplémentaire pour moi à l'école, mais l'école n'en a pas fourni.
J'ai quitté une école, un collège ou une université sans diplôme parce que j'ai échoué à mes examens.
J'ai évité d'assister à des leçons ou à des conférences à l'école, au collège ou à l'université parce que je les trouvais stressantes.
J'ai été absent du travail pendant au moins deux mois pour cause d'anxiété, de dépression ou pour toute autre raison de santé mentale.
J'ai passé au moins un an au chômage et à la recherche d'un emploi.
J'ai été viré d'un travail.
Des mesures disciplinaires ont été prises contre moi au travail.
J'ai quitté un emploi parce que je n'arrivais pas à composer avec le milieu de travail ou les exigences du poste.
J'ai été régulièrement négligé pour des promotions ou des renouvellements de contrats au travail.
J'ai quitté un emploi parce que j'étais maltraité par mes collègues.
Je n'ai pas été en mesure d'obtenir un emploi correspondant à mon niveau de formation et de qualification.
Des agents de recouvrement m'ont confisqué de force mes biens.
Il y a eu une période de ma vie où je n'avais pas assez d'argent pour subvenir à mes besoins essentiels (nourriture, loyer, soins médicaux).
Il y a eu une période de ma vie où j'avais des dettes (autres qu'une hypothèque ou un prêt étudiant) qui étaient supérieures à mon revenu annuel.
J'ai dû quitter ma maison parce que je n'arrivais pas à payer mon hypothèque ou mon loyer.
Il y a eu une période de ma vie où je n'avais nulle part où vivre en sécurité.
Mes enfants ont fait l'objet d'une enquête de protection de l'enfance en raison de préoccupations quant à ma capacité de m'occuper d'eux.
Mes enfants ont été envoyés vers les services sociaux en raison de préoccupations quant à ma capacité de m'occuper d'eux.
J'ai perdu la garde de mes enfants à la suite d'une procédure judiciaire en raison de préoccupations quant à ma capacité de m'occuper d'eux.
Un professionnel de l'éducation, de la santé ou du travail social a remis en question ma capacité de m'occuper de mon enfant.
J'ai un casier judiciaire.
J'ai été accusé d'une infraction pénale (sans compter les amendes pour excès de vitesse ou stationnement).
J'ai reçu un avertissement de la police (sans compter les mises en garde pour les infractions mineures au code de la route).
J'ai passé du temps en prison ou dans un centre de détention pour mineurs.
J'ai été arrêté par la police.
Enfant, d'autres enfants me brutalisaient.
Enfant, un adulte m'a fait assez mal pour laisser des marques sur mon corps.
Enfant, d'autres enfants m'excluaient des activités.
Enfant, les enfants répandaient des rumeurs sur moi ou parlaient de moi dans mon dos.
Enfant, un autre enfant m'a fait assez mal pour me laisser des marques sur le corps (ecchymoses ou égratignures, par ex.).
Enfant, les enfants m'insultaient ou me traitaient de tous les noms.
Enfant, un adulte m'humiliait, me gênait ou me faisait peur.
Enfant, un adulte m'a touché sexuellement ou a essayé de me faire le toucher sexuellement.
Enfant, un adulte m'a insulté ou m'a traité de stupide, de moche ou de paresseux.
J'ai été brutalisé par quelqu'un de ma famille.
On m'a forcé à avoir des rapports sexuels.
J'ai été brutalisé par quelqu'un au travail.
J'ai été piégé ou poussé à enfreindre la loi.
J'ai été physiquement contraint à une activité sexuelle.
Adulte, j'ai été blessé par quelqu'un au point de laisser des marques sur mon corps (par exemple des bleus ou des égratignures).
J'ai été brutalisé par quelqu'un que je considérais comme un ami.
J'ai été piégé ou poussé à donner de l'argent ou des biens à quelqu'un.
Mon/ma partenaire m'a forcé(e) à avoir des rapports sexuels.
Mon/ma partenaire m'a physiquement blessé(e) (p. ex., poussé(e), giflé(e) ou frappé(e) à coups de poing).
Mon/ma partenaire a menacé de me faire du mal ou de faire du mal à quelqu'un dont je me soucie.
Mon/ma partenaire a profité de moi sur le plan financier.
Mon/ma partenaire m'a humilié(e) ou mis(e) dans l'embarras.
Il y a eu une période de ma vie où je consommais régulièrement de l'alcool ou une autre drogue (non prescrite) pour m'en sortir.
J'ai reçu un diagnostic erroné de maladie mentale (p. ex. TDAH au lieu d'autisme).
J'ai été interné à cause d'un problème de santé mentale.
J'ai eu un problème de santé mentale qui a affecté ma vie quotidienne.
J'ai fait des plans de suicide.
J'ai tenté de me suicider.
Je me suis délibérément fait du mal.
Il y a toujours eu quelqu'un dans ma vie qui essayait de m'aider si j'avais des ennuis.
Il y a toujours eu quelqu'un dans ma vie qui prenait soin de moi si j'étais malade.
J'ai toujours su qu'il y avait quelqu'un dans ma vie qui m'aimait.

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mardi 3 décembre 2019 à 12:59
par cléa
olivierfh a écrit :
mardi 3 décembre 2019 à 12:35
Voilà les questions, toutes en corrélation positive à l'autisme (c'est-à-dire plus de "oui" chez les autistes) sauf les 3 dernières (plus de "non").
Ça me correspond en bien des points, surtout en ce qui concerne l'école + virée de façon détournée. (sauf que mes parents n'ont pas cherché de soutien) le travail et la parentalité ++ Sauf les 3 derniers aussi.

Quand je pense a ces 3 points, ça me fait réfléchir que j'aurais pu répondre -Oui lorsque j'étais mariée mais d'un côté, vu que je présentais qu'il n'allait pas bien.. On peut dire que jamais je ne me suis vraiment sentie stable et en sécurité.

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mardi 3 décembre 2019 à 21:48
par Jean
Risque accru pour les personnes avec autisme de devenir sans domicile fixe

Dans une ville britannique, les chercheurs ont trouvé 12% de personnes ayant des traits autistiques chez les sans-abri. La recherche suggère également que les personnes autistes sans-abri ont besoin d’un soutien sur-mesure qui prenne en compte leurs forces et leurs faiblesses à partir de leur mode de fonctionnement spécifique. Une mesure du 4ème plan devrait prendre en compte cette question.

theconversation.com Traduction par Curiouser "Autistic people at greater risk of becoming homeless – new research" William Mandy
Image
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... icile-fixe

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mercredi 4 décembre 2019 à 11:54
par Jean
le figaro 4122019.png

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mercredi 4 décembre 2019 à 12:19
par olivierfh
Ce dernier sujet un peu plus détaillé sur le site de la fondation FondaMental: 8e Prix Dassault pour les maladies mentales
décerné au Dr Andreas Frick, pour son projet de recherche sur la mesure des altérations sensorielles dans les troubles du spectre de l'autisme

Re: Recherches sur l'autisme

Posté : mercredi 4 décembre 2019 à 12:35
par Barbibul
olivierfh a écrit :
mercredi 4 décembre 2019 à 12:19
Ce dernier sujet un peu plus détaillé sur le site de la fondation FondaMental: 8e Prix Dassault pour les maladies mentales
décerné au Dr Andreas Frick, pour son projet de recherche sur la mesure des altérations sensorielles dans les troubles du spectre de l'autisme
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