Recherches sur l'autisme

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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Jean
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#46 Message par Jean » samedi 20 juin 2009 à 17:31

Résolution de problèmes : les autistes sont meilleurs que les non-autistes
Les personnes autistes résolvent les problèmes jusqu'à 40 % plus rapidement que les non-autistes, selon une nouvelle étude de l'Université de Montréal et de l'Université Harvard parue dans la revue Human Brain Mapping.
L’autisme et les troubles envahissants du développement (TED) –également appelés troubles du spectre autistique- forment un ensemble de pathologies diverses, impliquant des difficultés à communiquer et à établir des relations sociales et des retards mentaux plus ou moins invalidants selon les cas. Bien que l'autisme soit dû à une incapacité neurodéveloppementale caractérisée par de profondes différences dans le traitement et l'analyse de l'information, cette étude démontre que les autistes possèdent de bonnes capacités de raisonnement qui mettent à profit leurs forces en perception.

Au cours de cette recherche, les participants devaient compléter des motifs dans le cadre du test Raven's Progressive Matrices (RPM), qui mesure les aptitudes à tester des hypothèses, à résoudre des problèmes et à apprendre. Les chercheurs ont recruté 15 personnes autistes et 18 autres non-autistes pour l'étude. Âgés entre 14 et 36 ans, les participants ont été jumelés en fonction de leurs résultats préliminaires mesurés à l'aide d'une échelle d'intelligence pour adultes. Ils se sont tous prêtés à un examen d'imagerie par résonance magnétique durant la résolution des problèmes du test RPM afin que l'on puisse explorer leur activité neuronale.

"Les deux groupes ont réussi le test des matrices avec la même précision, mais les autistes ont été plus rapides et semblent avoir utilisé des parties du cerveau traitant l'information visuelle", dévoile dans un communiqué, Isabelle Soulières de l'Université Harvard et principale auteur de l'article. "Certaines critiques prétendaient que les autistes seraient incapables d'effectuer le test RPM à cause de sa complexité. Or, notre étude démontre qu'ils le réussissent aussi bien et qu'ils ont une perception plus développée que les non-autistes."

Ces résultats, espèrent les auteurs, devraient permettre de mieux exploiter les capacités intellectuels des personnes autistes. " Le test Raven's Progressive Matrices est l'un des tests les plus complexes qui donne une idée de la façon dont une personne comprend et formule des règles, hiérarchise des buts et pratique des abstractions de haut niveau. Nous avons fait le pari que les autistes pouvaient réussir un tel test, et ils ont dépassé nos attentes ", conclut Isabelle Soulières.

J.I. - Sciences-et-Avenir.com 17/06/2009

Cela confirme les travaux de Laurent Mottron.

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Jean
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#47 Message par Jean » lundi 27 juillet 2009 à 14:40

L'autisme lié aux maladies auto-immunes familiales
PsychoMédia - Publié le 14 juillet 2009
Plusieurs enfants atteints d' autisme ou d'un trouble du spectre autistique (aussi appelé troubles envahissant du comportement) ont des antécédents familiaux de maladies auto-immunes, selon une étude danoise publiée dans la revue Pediatrics.

Les maladies auto-immunes, telles que le diabète de type 1 et l'arthrite rhumatoïde (aussi appelée polyarthrite rhumatoïde), se développent quand des anticorps qui combattent normalement des agents infectieux étrangers attaquent plutôt l'organisme lui-même.

William W. Eaton de l'Université Johns Hopkins (États-Unis), Hjördis Atladottir de l'Université de Aarhus (Danemark) et leurs collègues ont analysé les données du Danish National Psychiatric Registry concernant 3325 enfants danois ayant un diagnostic de trouble du spectre autistique dont 1089 ayant un diagnostic d'autisme. Les données concernant les membres de leurs familles atteints de maladies auto-immunes provenaient du Danish National Hospital Register.

Les enfants dont les mères étaient atteintes de la maladie coeliaque (une intolérance au gluten, une protéine se trouvant dans le blé, le seigle et l'orge) avaient un risque accru de troubles du spectre autistique.

L'étude a aussi confirmé les résultats d'études précédentes qui avaient montré un risque accru d'autisme chez les enfants avec des antécédents familiaux de diabète de type 1 et un risque accru de trouble du spectre autistique chez les enfants dont la mère souffrait de polyarthrite rhumatoïde.

Selon cette étude, le risque est 2 fois plus important en cas d'antécédents familiaux de diabète de type 1, 1.5 fois en cas de polyarthrite rhumatoïde et 3 fois en cas de maladie coelique, ce qui demeure de faibles niveaux de risque, précisent les auteurs.

Ces résultats supportent la théorie selon laquelle l'autisme est d'une certaine façon associé à des perturbations du système immunitaire. Les explications peuvent être génétiques et environnementales.

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#48 Message par Jean » lundi 27 juillet 2009 à 15:25

Le syndrome d'Asperger empêche d'anticiper les actions des autres
[Date: 2009-07-17] Source : CORDIS

Dans le cadre d'un test non verbal, des chercheurs au Danemark et au Royaume-Uni ont découvert que des adultes atteints du syndrome d'Asperger (situé dans la partie haute du spectre des troubles autistiques) n'anticipent pas spontanément les actions des autres comme le font les adultes et les enfants de deux ans normaux. Publiés dans la revue Science, ces résultats contrastent fortement avec l'observation selon laquelle ces personnes réussissent des tests similaires sous forme verbale. Ils suggèrent que les patients atteints du syndrome peuvent mettre en place des palliatifs à certaines de leurs limitations neurologiques.

Beaucoup d'adultes présentant le syndrome d'Asperger sont très intelligents, mais rencontrent des difficultés dans les interactions sociales quotidiennes. Elles semblent résulter en partie de leur incapacité à anticiper ce qu'une autre personne pourrait dire ou faire à partir de leur seule connaissance de l'état mental de cette personne (leurs connaissances et leurs convictions).

Un exemple d'une telle anticipation est le test de Sally-Anne (ou de fausse croyance): Sally dépose une bille dans un panier puis quitte la pièce. Anne déplace la bille dans une boîte, puis Sally revient et cherche la bille là où elle l'a laissée. Lorsque l'on demande à un enfant ce que fera Sally, s'il comprend que les actions de Sally dépendent de ce qu'elle pense être vrai, il répondra qu'elle cherchera dans le panier.

Les enfants atteints du syndrome d'Asperger échouent souvent à ce test, mais les individus particulièrement doués au niveau verbal le réussissent souvent. Cela remet en question l'hypothèse selon laquelle les problèmes rencontrés par les autistes dans le cadre «d'interactions sociales réciproques» résultent d'une déficience neurologique qui contrarie leur capacité à attribuer des états mentaux aux autres et à eux-mêmes.

Pour cette étude, une équipe de chercheurs du centre hospitalier universitaire Aarhus au Danemark et de l'université de Londres au Royaume-Uni ont utilisé une version modifiée du test Sally-Anne afin de montrer que les personnes atteintes du syndrome d'Asperger, mais disposant de capacités élevées, ont appris à raisonner pour arriver à la bonne réponse, même si elles ont des difficultés avec l'attribution spontanée d'états mentaux.

Les chercheurs ont proposé un test Sally-Anne non verbal à 19 adultes atteints du syndrome d'Asperger et à 17 adultes «neurotypiques». Au lieu de susciter une réponse verbale, ils ont observé les mouvements des yeux des sujets témoins pendant le test. «Les enfants autistes ont plus de chances de réussir par une réponse verbale que par un regard d'anticipation», expliquent-ils.

L'équipe a constaté que les adultes atteints du syndrome d'Asperger regardaient autant le panier que la boîte, et non pas uniquement la boîte. Ceci suggère qu'ils n'attribuent pas spontanément un état mental à une autre personne mais qu'ils peuvent réfléchir pour déduire cet état mental si on le leur demande. Bien que cette réflexion lente et délibérée sur les pensées des autres puisse conduire à la bonne réponse, elle est bien différente de la capacité spontanée et automatique d'un individu normal.

«Le contraste est frappant avec des enfants neurotypiques de deux ans, qui regardent spontanément l'emplacement correct», soulignent les auteurs. «Il est peu probable qu'il s'agisse d'une question de motivation, car les adultes neurotypiques ont la même réponse que les enfants dont le développement est normal; par ailleurs, le groupe Asperger anticipe correctement lors de tests de familiarisation ne faisant pas appel au raisonnement sur les convictions.»

Les chercheurs concluent que le développement précoce de la capacité à «mentaliser» (autrement dit à comprendre les convictions et les désirs des autres) est nécessaire pour acquérir la capacité d'anticiper les actions des autres.

«Il semble qu'une formation compensatoire permette de surmonter des limitations neurophysiologiques, même si elle n'élimine pas la cause de ces limitations», concluent les auteurs de l'article. «Cette formation pourrait expliquer la contradiction apparente entre la réussite au test Sally-Anne des personnes présentant un syndrome d'Asperger et les difficultés qu'elles rencontrent dans le cadre de relations sociales quotidiennes.»

Référence du Document: Senju A., et al. (2009) Mindblind eyes: an absence of spontaneous theory of mind in Asperger syndrome.

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#49 Message par dondavidson » lundi 27 juillet 2009 à 18:44

Je voudrais savoir exactement dans quel numéro de la revue Science on peut trouver cet article des plus douteux ....tant par la qualité de sa rédaction que par le fond ( protocole merdi*** et je reste gentil ... :evil: )

En si peu de lignes , beaucoup d ' aberrations ...Bravo ! J ' ai initié un post qui touche à cette problématique sur le forum " Doctissimo " ...(intitulé " Actus scientifiques / neurones miroir " ) , et j ' aimerais bien me procurer ce numéro pour avoir toutes les précisions nécessaires sur cette étude qui de toute façon ne semble pas claire du tout !! :evil: :roll:

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#50 Message par Jean » lundi 27 juillet 2009 à 19:56

Bonjour

Tu cliques sur le lien en bas du message, puis sur "Full text (PDF)" à gauche.

Avec un peu de patience, il doit être possible de récupérer ce document par ailleurs. Envoie-moi un MP.

dondavidson
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#51 Message par dondavidson » lundi 27 juillet 2009 à 20:05

Ok , merci ! :)

Bon , c ' est payant ....Je vais me débrouiller pour " récupérer " les derniers numéros de Science ( le dernier en fait car je vois que l ' article est très récent )

Je n ' avais pas fait attention tout-à-l ' heure ....mais je viens de m ' apercevoir qu ' Uta Frith est dans le coup ....ALORS LE CONTENU DE CET ARTICLE NE M ' ETONNE PLUS DU TOUT !! Je croyais qu ' elle était en retraite ... :? :? :?

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#52 Message par Jean » dimanche 30 août 2009 à 11:08

Recherches en cours sur l'autisme et migraines de la mère :
http://forum.asperansa.org/viewtopic.php?p=17401#17401

Vous pouvez participer (les vraies mères, pas les pères comme moi).

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jakesbian
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#53 Message par jakesbian » dimanche 30 août 2009 à 15:04

je ne me rappelle pas avoir fait un jour des migraines...
"petits bouts par petits bouts... les bouts étant mis bout à bout."
"en chacun de nous sommeille un dragon... il faut y croire." (devise "bat-toi florent")

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#54 Message par Jean » dimanche 30 août 2009 à 16:27

c'est au questionnaire - anonyme - qu'il est préférable de répondre, pas au forum :P

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#55 Message par Jean » dimanche 6 septembre 2009 à 20:58

Extraits de la revue de documentation de Sesame-Autisme 3ème T.2009

Des chercheurs auraient découvert accidentellement un lien entre un environnement en vinyl et l'autisme.
Dans une étude publiée le 30 mars dernier, de chercheurs suédois (Université de Karlstadt), danois (Université Technique du Danemark) et américain (Universités de Rochester et du Texas) ont découvert ce lien à l'occasion d'une étude portant sur le connections entre l'asthme et les polluants aérien intérieurs. Ces résultats, publiés dans la revue Neurotoxicity, ont surpris les auteurs qui recommandent de les prendre au sérieux en faisant de recherches plus approfondies. Cette étude portait si: 4779 jeunes Suédois de 6 à 8 ans dont 72 étaient autistes, parmi lesquels 60 étaient des garçons. Cc chercheurs estiment que les cerveaux des enfant avant la naissance, sont le plus vulnérable aloi qu'ils sont en plein développement.

Des anticorps maternels augmenteraient le risque d'un comportement autistique.
Un modèle de souris enceinte a été utilisée pour comparer les effets de l'injection d'anticorps IgG de mères d'enfants autistes et juger des effets comportementaux sur leur progéniture selon que les souris ont été inoculées ou pas. Les souris exposées in utero à ces injections ont montré des symptômes analogues à ceux de l'autisme tant durant la période d'adolescence qu'à l'age adulte. Des études pilotes de marqueurs immuns dlIgG de mères d'enfants autistes sur des cerveaux embryonnaires ont montré une activation de la cytokine et de la glie. Ces études démontrent que le passage transplacentaire de cette IgG est susceptible d'induire des conséquences comportementales au long terme.

Les effets de la musique de fond et de chansons sur la compréhension émotionnelle d'enfants autistes.
Cette étude concernait 12 jeunes autistes âgés en moyenne de 11ans et demi. On leur avait appris à coder et décoder quatre types d'émotion: bonheur, tristesse, colère et peur. Les résultats ont montré une amélioration significative, chez tous les participants, de cette compréhension, tout particulièrement lors de l'utilisation de la musique de fond. Celle-ci pourrait donc constituer un outil efficace pour augmenter la compréhension émotionnelle des jeunes autistes, ce qui est crucial pour leurs interactions sociales.

La vision des enfants et adolescents autistes : réduction de la puissance de convergence ?
L'allégation d'une perception atypique chez les sujets présentant des troubles du spectre autistique, est essentiellement fondée sur des déclarations personnelles, des questionnaires de parents ou des paradigmes psychophysiques/cognitifs. Peu de tentatives ont été faites pour rechercher une altération éventuelle de la vision binoculaire. Les auteurs ont examiné 51 autistes et 44 sujets au développement normal, en mesurant l'acuité visuelle, la vision du relief, la convergence, la divergence, la motilité oculaire, un strabisme éventuel et l'intégrité de la voie optokinétique. En conclusion, les auteurs estiment que seule la convergence pourrait poser question et mériterait des investigations ultérieures chez des autistes.

Une acuité visuelle d'aigle : une investigation expérimentale de l'augmentation de la perception visuelle dans l'autisme.
Avec le temps, on a constaté empiriquement que les personnes présentant des symptômes du spectre autistique avaient des capacités visuelles supérieures à celles de sujets normotypiques. Cependant, la question se posait de savoir si ces capacités étaient spécifiquement liées à des différences de niveau sensoriel davantage qu'à des processus cognitifs de haut niveau. Cette étude a porté sur 15 autistes et 15 sujets dans la norme, à l'aide de tests optométriques et de contrastes. En conclusion, les autistes ont une acuité visuelle significativement supérieure à la normale, tellement élevée qu'elle est équivalente à celle des oiseaux de proie. En conclusion, l'hypersensibilité sensorielle pourrait être incluse dans les critères diagnostiques de l'autisme et des tests standardisés de niveaux sensoriels pourraient faire partie des éléments de recherche des causes de l'autisme.

Restauration de fonctions corticales mal développées : preuves fournies par le traitement de l'amblyopie chez l'adulte.
L'auteur montre qu'il est possible de restaurer une acuité visuelle normale au-delà de la première décennie de la vie, c'est-à-dire après la fin de la période sensible du développement visuel, grâce à de nouvelles techniques faisant partie de 1"'apprentissage perceptuel". Au-delà de la problématique visuelle seule, l'auteur discute de l'application de techniques équivalentes à d'autres fonctions cérébrales, sensorielles ou non, permettant de restaurer des fonctions altérées par un mauvais développement cortical, conséquence d'une altération précoce ou d'une perturbation du développement (dont l'autisme par ex.)..

Premiers résultats préliminaires d'une observation de traitement de l'autisme par des extraits de Ginkgo Biloba.
L'auteur a traité 3 patients à raison de 2 x 100 mg de Ginkgo Biloba EGb 761 pendant 4 semaines: leur état s'est amélioré après test utilisant la checklist Aberrant Behavior and Symptom. Ces résultats suggèrent que le Gingko Biloba peut être efficace au moins comme thérapie adjuvante.

Le cerveau d'Einstein :la gliogenèse dans l'autisme ?
Selon l'auteur, l'augmentation du rapport glielneurones dans les lobes corticaux du cerveau d'Einstein serait davantage le signe d'un désordre autistique que la preuve que le génie est lié à l'augmentation du nombre des cellules gliales.
Einstein's brain: Gliogenesis in autism ? Yuan TFE

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Mars
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#56 Message par Mars » dimanche 6 septembre 2009 à 21:49

C'est tout ? Y a rien d'autre ? Vraiment ? Je reste sur ma faim !
Atypique sans être aspie. Maman de 2 jeunes filles dont une aspie.

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#57 Message par maho » lundi 7 septembre 2009 à 7:37

On voit bien que Jean est de retour, je mettrais surement du temps pour lire tous les articles qu'il nous a mis :lol:

Par contre je parcours rapidement, et peut etre le fait qu'il y en a autant en peu de temps me fait reflechir.

J'ai un sentiment d'une depense hallucinant de temps, energie et surtout financier, pour trouver une "raison" (plutot medicale que scientifique) pour l'autisme. Un peu comme si en jetant la "faute" ailleurs, les NT ne seront pas mises en cause.

Et en parcourant cette article
http://forum.asperansa.org/viewtopic.php?t=1104

j'etais interloqué par une paragraphe:

The first person to articulate the autism-rights position, Jim Sinclair, has produced only a few page-long essays. In his seminal invective, “Don’t Mourn for Us,” from 1993, he wrote, “It is not possible to separate the autism from the person. Therefore, when parents say, ‘I wish my child did not have autism,’ what they’re really saying is, ‘I wish the autistic child I have did not exist and I had a different (non-autistic) child instead.’ Read that again. This is what we hear when you mourn over our existence. This is what we hear when you pray for a cure. This is what we know, when you tell us of your fondest hopes and dreams for us: that your greatest wish is that one day we will cease to be, and strangers you can love will move in behind our faces.”

La première personne à articuler la position des droits de l'autisme, Jim Sinclair, n'a produit que quelques essais d'une page à long terme. Dans son invective séminal, «Ne pas pleurer pour nous", en 1993, il écrit: «Il n'est pas possible de séparer l'autisme de la personne. Par conséquent, quand les parents disent: «Je veux que mon enfant n'avait pas l'autisme,« ce qu'ils disent vraiment, c'est: «Je souhaite que l'enfant autiste que j'ai, n'existe pas et que j'ai eu un différent (non-autiste) enfant à la place. Vous avez bien lu. C'est ce que nous entendons quand vous pleurez sur notre existence. C'est ce que nous entendons quand vous priez pour la guérison. Ce ce que nous savons, quand tu nous parler de vos plus beaux rêves et les espoirs pour nous: que votre plus grand souhait est que nous pourrons un jour cesser d'être, et des étrangers vous pouvez aimer prennent place derrière nos visages ».
Suzanne, la vieille qui blatere, maman de Loic 29 ans

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#58 Message par Mars » lundi 7 septembre 2009 à 9:35

Qu'est-ce qui te choque dans ce texte Sue ?
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#59 Message par maho » lundi 7 septembre 2009 à 21:04

Non Mars je n'etais pas choqué (zut c'est encore "lost in translation!" :lol: )
Je voulais dire que cette passage m'a tellement fait reflechir sur le fait qu'on (disons le corps medicale et scientifique) cherche sans cesse un raison, une cause.....que on ne voit pas le mal que ca fait aux Aspergers.
Depuis que Loic a son diag (et portant j'en etais persuadé depuis plus de 10 ans) je vois, comme nombreux d'entre nous, les "phenotypes elargies" chez moi, mon mari, toute la famille (petite paranthese: ma Belle Mere qui a 85 ans et mon pere 87 ans ont tous les deux les traits agrandissants avec l'age...a reflechir) mais nous vivons bien, nous sommes heureux a notre maniere, j'aimerais que Loic aussi puisse etre aussi bien. Je suis trés proche avec ma belle mere, je la vois tous les jours, et depuis peu elle ressemble a Loic comme 2 gouttes d'eau, je sais qu'elle n'est plus bien dans ce monde qu'elle ne comprends plus.
C'est peut etre un trop plein Chris, mais il y a des fois que je vois tout ces chercheurs, et je les imagine en train de se distribuer un tas de produits, materiaux, metaux, situations, emotions..en disant "trouve un lien avec l'autisme"
Ce que j'aime avec Asperansa est le fait de sensibiliser, ce qui veut dire ne pas changer nos enfants, ni les adapté a la societé, mais sensibiliser la societé d'aujourd'hui d'accepter nos enfants tel qu'ils sont.
Pas seulement que je blatere trop, mais quand je me mets a reflechir....bonjour les degats :lol:
Suzanne, la vieille qui blatere, maman de Loic 29 ans

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#60 Message par Jean » lundi 7 septembre 2009 à 22:21

Letexte intégral en français est sur le site d'Autisme-France - et le début ... sur la première page du site d'Asperansa !
http://www.asperansa.org/

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