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MessagePosté: Mardi 19 Juin 2018 à 8:45 
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Bonjour à tous.

Je vous parle en pseudo-autiste, à savoir que je me suis sentis autiste Asperger, sans diagnostique.

Mais le site de Muriel Salmona explique bien que la dissociation traumatique (qui me concerne) peut être confondue avec des troubles autistiques (source).
Or on sait aujourd'hui que le traumatisme est :
_ héritable par épigénétique : donc on peut bien naître avec!
_ vicariant, c'est à dire qu'il peut être transmis par les relations.
( Je me réfère ici à la docteur en neuroscience Cyrinne Ben Mamou et sa formation sur le site cyrinne.com. )

Or comment appelle-t-on un enfant qui naît avec un traumatisme?
Ben ça n'a pas de nom! :innocent:
Pourtant ça peut être confondue avec l'autisme ...
A tors ou a raison? Est-ce que ça fait partie des causes, en particulier génétique donc, puisque c'est bien des gènes existant et transmis qui sont exprimés ou pas ...
Bien malin qui pourrait affirmer quoi que ce soit à ce sujet, autant pour le confirmer que pour l'infirmer, alors le doute est permis, voir indispensable.


Quant à moi j'affirme juste mon histoire, j'ai été touché par la dissociation traumatiques, et je me suis pensé autiste Asperger.
Et je me laisse penser que des enfants nés avec des stigmates hérités peuvent être déclarés autistes, et leurs parents accusés bien a tors.
Je rappelle que chez la sourie le traumatisme concerne la deuxième génération, par prélèvement de semence du mâle traumatisé, donc sans contact relationnel!

Et enfin, je m'autorise à croire qu'après un siècle de guerres, d'épuration ethnique, de non reconnaissance de la souffrance des enfants et j'en passe, rien ne s'oppose complètement à croire qu'il puisse y avoir un lien avec ce qu'on appelle parfois "épidémie d'autisme".
C'est juste mon avis, je vous laisse vous faire le vôtre.


Petit coucou à tous les "anciens du forum" que j'ai coutoyé ici, et bons échanges à tous.

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Modifié en dernier par manu le Mardi 19 Juin 2018 à 18:27, modifié 1 fois.

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MessagePosté: Mardi 19 Juin 2018 à 10:38 
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Quelques bémols : le site de Muriel Salmona ne reflète pas l'état
des connaissances, et le site de Cyrinne Ben Mamou ressemble
plus à un site de coatching qu'à une source de connaissances ...

Pour l'épigénétique il faut rester prudent, car c'est un domaine
récent. Niveau consensus, il semble qu'on en soit toujours là :
Les recherches épigénétiques sur les animaux de laboratoire, rats et souris,
ont permis de mettre en évidence une transmission transgénérationnelle
de marques épigénétiques.

[...]

Diverses études ont confirmé cette possibilité de transmission chez l’homme,
mais le manque de recul n’a encore pas permis d’établir si les marques
épigénétiques acquises pouvaient traverser plus de deux générations.

Dès lors que la donnée transgénérationnelle semble établie scientifiquement,
on entend beaucoup d’hypothèses et de discussions à propos de l’héritabilité
génétique versus l’héritabilité épigénétique, comparant la transmission
génétique «traditionnelle» liée à l’ADN (des gamètes des géniteurs) à celle
passant par l’épigénome et liée aux expositions environnementales des géniteurs.

Il faut là toutefois préciser que la transmission par l’épigénome reste une situation
exceptionnelle plutôt qu’une règle. En effet, la machinerie cellulaire est équipée
d’un système d’effacement/reprogrammation des marques épigénétiques de
méthylation qui intervient à chaque génération, très tôt dans le développement.

Ce système qui efface de façon irréversible les dysméthylations effectue
une remise à zéro qui permet au fœtus de retrouver un épigénome vierge, prêt
à développer ensuite au cours de sa croissance et de sa vie, et en fonction de
son propre environnement, ses propres marques de méthylation.

Donc, si la transmission des dysméthylations existe, elle reste un phénomène
exceptionnel et non une règle.

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MessagePosté: Mardi 19 Juin 2018 à 12:24 
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Bonjour Manu,

Je n'ai pas entierement suivi, alors je vais essayé de comprendre et expliquer comment afin que tu m"arretes quant je m'égare.

D'abors je suis allé voir la source concernant la dissociation traumatique. C'est le site d'une association.
De ce que j'ai compris la dissociation traumatique c'est le fait que lors d'un traumatisme "grave" le cerveau deconnecte une partie de lui meme , l'emottionnel et le sensoriel. La memoire elle fonctionne et par la suite la personne revois des flashback de son traumatisme.
Elle peux etre chronique (chez les enfants maltraités entre autre) ce qui va entrainer une alteration des capacité relationnelles, de reaction adequat aux agressions, de reaction a la douleurs...

Dans la source on nous parle de personalité multiple


Comme il s'agit du site d'une association et que les sources ne sont pas cités, (sauf 3 sources tous de la meme personne Salmona M.) qui a écrit l'article?..., Après avoir lu la principale source du site (le premier document (les deux autres parle du phenomene d'emprise) je suis aller chercher d'autres sources sur le sujet. Car meme si Salmonela M. est medecin psychiatre specialiste du sujet, j'aime avoir d'autres son de cloche d'autres specialistes du sujet. et aussi savoir ce qui est prouvé, et ce qui est de l'interpretation, de l'avis...

Je suis aller sur wikipedia car meme si c 'est pas super fiable c'est souvent sourcé.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dissociation_(psychologie)

En fait sur wikipedia c'est très psykk a base de "moi observant" et autre "desintegration de l'experience" bref pas vraiment de sens, a la rigueur l'article que tu cites finalement m'a paru plus sensé. Et je pense wikipedia est plus large que la simple dissociation traumatique , il englobe toutes les dissociations. C'est domage cette polution par la psyK car le sujet est interessant, A savoir comment notre esprit fait face aux experiences traumatisante, et quelles en sont les consequences sur le fonctionnement de la personne...
Bref un article de wikipedia bien decevant le chapitre "symptomes est affligeant" et très peu sourcé.
La principale source ca serait la page wikipedia en anglais... beaucoup mieu sourcée. Et pas de psyKK.
En lisant les sources on constate que c'est au DSM et que ce trouble est bien repertorié...

Faudrait aller lire le DSM pour savoir exactement la description du trouble. ce qui permettrai de voir si cela correspond aux description de Salmona M. pour voir a quel point elle extrapole.

Après tu dis "on sait que le traumatisme est heritable par epigenetique" la source la c'est très douteux, un site vitrine d'une praticienne qui propose ses services a 67 euros de l'heures... ainsi que son centre de formation... et aucune source.

J'ai regardé l'epigenetique sur wiki, qui traite surtout de la différenciation des cellules ... au chapitre psychiatrie ils disent

"En 2010, certains auteurs pensent qu'on pourra sans doute, dans un futur proche, « identifier des mécanismes épigénétiques impliqués dans le développement des maladies psychiatriques » et trouver de « nouvelles cibles thérapeutiques »60. Mais en 2012, d'autres auteurs rappellent que le statut de vérité scientifique du rôle de l'épigénétique dans les troubles mentaux est encore loin d'être atteint61."

Il semble que cette transmission ne fait pas concensus pour tout ce qui est trouble psy. bon en meme temps c'est wikipedia, alors on va voir les sources 60 et 61. l'un des deux parle de shcyzophrenie (riena voir avec le traumatisme) et l'autre que ca pourrait etre interessant de faire des recherche sur le sujet.

Y' til des études montrant qu'un traumatisme du parent se transmet a l'enfant?
Je suis allé voir sur pubmed. j'ai trouvé ca
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5977074/
faut que je la lise c'est interessant
Mais cela me semble a première vu parler de l'eventuelle transmission de la metylation de l'ADN, après quelles sont les consequences sur l'enfant d'avoir de l'ADN "méthylé"?
Par ce qu'autant je pense qu'il y'a consensus sur le fait que des traumatismes, voir destraumatisme répété peuvent entrainer des troubles sur la personnes qui a subit ces traumatismes, autant sur son enfant par la suite??? ca m'a l'air plus flou. bon faut que je lise cette review.

En lisant la review , on constate que les études relatées ne sont pas très puissantes, petits echantillons, biaisés... qui montre bien que le sujet reste en l'etat de recherche et est loins d'être tranché.
Il semble d'après ces 4 études faible, qu'il pourrais y avoir tranmission de la methylation de l'ADN, mais une des études arrive a la conclusion contraire. y'a t'il un biais de publications? Bref ca pose question plus que ca n'apporte de réponses.

Alors ben ces bébés ui naitrait avec un traumatisme hérité de leur parent on n'est meme pas sure que cela existe, ni quel pourrait etre leur caracteristique... alors je ne vois pas l'interet de leur donner un nom.
Et celui qui dirait qu'ils ressemblent a des enfants autistes au point de pouvoir etre confondu irait un peu vite en conclusion et extrapolerai largement les connaissances actuelles.

Vu les traumatismes subit par les générations entre les guerres et autre horreurs dont sont capable les humains de faire subir a d'autre humains, si cela rendait "simili autiste" les descendants, on aurait bien plus de 1% d'enfants "autistes".

tu parles d'une étude sur les souris peux tu nous donner le lien?
finalement je pense l'avoir trouvé, bon faut tenir compte que ce sont des souris
http://www.nature.com/articles/nn.3695

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Maman bizarroïde d'un grand boud de 10 ans (EIP TDA) et d'un ptit bouyou de 8 ans Asperger TDAH.
Tous différents , tous humains!


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MessagePosté: Mardi 19 Juin 2018 à 19:18 
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Bonjour Tugdual.
Je ne dis pas que c'est vrais, mais qu'on ne peux pas affirmer non plus que c'est faux.
Tugdual a écrit:
Diverses études ont confirmé cette possibilité de transmission chez l’homme,
mais le manque de recul n’a encore pas permis d’établir si les marques
épigénétiques acquises pouvaient traverser plus de deux générations

C'est amplement suffisant pour ouvrir la question.

Les références utilisés sont juste là pour rappeler que ne ce sont pas des élucubrations, mais d'un coté les propos d’une psychiatre très au courant (a la tête d'une l'asso de références), et de l'autre d'une docteur en neuroscience.

J'ai pas de vérité à affirmer, mes des doutes à partager, et plus j'apprends dans le domaine, et plus il me semble qu'il y a de quoi.



Bonjours bidouille.
Il y a plusieurs choses que j'ai mal distingué moi même dans mon messages :
_le traumatisme c'est l'état durable. le mécanisme, maintenant connu, c'est le cerveau qui déconnecte un interface corps-esprit, au niveau de l'amygdale. Le corps peu alors refuser d’obéir, perdre de perception moyenne (par exemple sentir un douleur forte ou légère, mais pas moyenne)
_Le trauma, (l’éventement), n''est pas toujours perçu comme grave.
_La dissociation, c'est ce déphasage corp/esprit, mais médicalement et en psy c'est un état extrême et durable, le coup des personnalité multiple, en ce sens j'ai largement abusé de ce mot. Moi je l'ai utilisé pour parler de l'état de traumatisme, par exemple il m'est arrivé ponctuellement et petit de ne pas réaliser que c’était moi l'enfant que j’entendais pleurer, mais il me reste un état traumatique, pas dissociatif.


Oui, les sources sont rares, et les spécialistes quasiment que anglophones, comme Bessel Van Der Klok.
En France je crois qu'une émission récente (enquête de santé sur le traumatisme) était la première vulgarisation grand publique, ce qui prouve que le sujet avance. On y retrouve la Même Murielle Salmona, comme quoi c'est au moins une référence médiatique, et un spécialiste coté armée. Mais c'est très ciblé, et le traumatisme, la déconnexion par l'amygdale, peut être entendu bien au delà du domaine singulier du trouble de stress post traumatique dont ils parlent.

La "formation" de Cyrinne Ben Manou est certes très "à l'américaine", c'est choquant en France, d'où la remarque de Tugdual, mais il ouvre les yeux sur ce domaine méconnue en France, et qui concerne a peut prés tout le monde a différente échelles d'intensités.
bidouille a écrit:
Alors ben ces bébés ui naitrait avec un traumatisme hérité de leur parent on n'est meme pas sure que cela existe

Ou de leurs grand parents. C'est ainsi que ça a été démontré chez la sourie, il y avait une génération épargné!
Pour la référence j'ai que ça : Gapp K, Jawaid A, Sarkies P, et coll. Implication of sperm RNAs in transgenerational inheritance of the effects of early trauma in mice. Nature Neuroscience 2014, 17:667-9., et l'émission dans laquelle Jean-Claude Amesen en a parlé : « Une hérédité des caractères acquis ? », dans la série Sur les épaules de Darwin, France inter, 13 septembre 2014.

Après j'ai pas grand choses à répondre a toutes ces questions, si ce n'est qu'elle sont bonnes et que je suis ravie qu'elles se posent.

A part peut être que comme tout caractère humain il n'est pas question d'incidence obligatoire, mais de simple possibilité multifactorielles, comme toujours, donc les si c'était comme ça ça ferais ça on est encore bien loin.

Merci de vos réponse, je vous laisse explorer sans moi.

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MessagePosté: Mardi 19 Juin 2018 à 20:39 
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manu a écrit:
Je ne dis pas que c'est vrais, mais qu'on ne peux pas affirmer non plus que c'est faux.
On ne peut avancer en raisonnant en terme de vrai/faux.
On avance en considérant les preuves, lesquelles doivent
être apportées par ceux qui avancent des idées nouvelles.
Et pour l'instant, il n'y a pas de preuves suffisantes ...

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en aura jamais ...

manu a écrit:
Les références utilisés sont juste là pour rappeler que ne ce sont pas des élucubrations, mais d'un coté les propos d’une psychiatre très au courant (a la tête d'une l'asso de références), et de l'autre d'une docteur en neuroscience.
Sans parler d'élucubrations, ces deux sites ne reflètent pas
l'état des connaissances, malgré les titres de leurs auteurs,
ce qui me fait automatiquement relativiser leur contenu.

Plus ça va, moins je fais confiance au premier psy venu
(quels que soient ses titres), ou à la dernière étude sortie ...

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MessagePosté: Mercredi 20 Juin 2018 à 8:47 
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Cela me fait penser à la façon dont sont traités les petits-enfants dans la littérature des camps de concentration. Je ne me souviens malheureusement plus de l'endroit exact où j'avais lu ça mais l'idée était la suivante :
le traumatisme dû à la seconde guerre mondiale se répercute sur les petits enfants.

Mon père partageait cette idée et imputait mes crises au fait que je revive les situations traumatisantes vécues par mes grands-parents (il disait "mémoire des gènes)

Toutefois, cela me semble être plus proche du lieu commun sans preuve que de quelque chose de sérieux (même où je l'avais lu, ça n'était pas démontré, mais juste proposé comme ça "en passant", et c'est sans doute pourquoi je ne me souviens pas précisément d'où j'ai lu ça). Toutefois, je conçois tout à fait que l'optique dans laquelle j'ai été élevé : tout cacher, avoir l'air le plus normal possible, s'adapter, être indétectable (pas qu'en tant que personne ayant des troubles, mais d'abord en tant que descendant d'étrangers et de personnes appartenant à une minorité) peut venir de là, avec une philosophie proche du "plus tu as l'air normal moins on t'embêtera" dans l'idée de n'être pas bouc émissaire et ça s'est appliqué aux troubles et difficultés que j'avais dans l'enfance. Mais rien de génétique donc, que du culturel -à l'échelle de la famille.

Cependant, une brève recherche sur internet montre que cette idée est appuyée par des spécialistes. Par exemple, les petits enfants de Nazis auraient hérité de traumatismes en Allemagne d'après les articles suivants :

- https://www.la-croix.com/Monde/Europe/petits-enfants-guerre-partagent-leur-experience-Allemagne-2017-08-14-1200869672

- http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/26/01003-20180426ARTFIG00375-le-traumatisme-en-heritage-des-petits-enfants-allemands-de-la-guerre.php (tout n'est pas lisible mais l'idée est donnée)

Toutefois, cela doit être différent pour des groupes culturels et des individus. Pour un petit-enfant de nazis (ou de juifs), le traumatisme n'est pas hérité il me semble, c'est surtout que la personne descend d'un groupe vu aujourd'hui comme le grand méchant et l'incarnation du mal (ou comme d'éternels persécutés ou bouc émissaires).

Voici quelques articles trouvés, mais rien d'autres que des propositions d'hypothèses :

- explication sans étude, plutôt orientée psychanalyse : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/07/23/01016-20110723ARTFIG00108-des-traumatismes-se-repetent-de-generation-en-generation.php


- Celui-là, il me semblait qu'il était dans ce fil, mais comme je ne l'y vois pas je le (re)mets https://www.cairn.info/revue-therapie-familiale-2006-3-page-229.html (plutôt psychanalysant aussi)

- celui-ci m'a l'air plus sérieux mais je crois que vous le connaissez (je l'ai trouvé ailleurs il me semble) https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-traumatismes-se-transmettent-de-generation-en-generation_27284

- dans la continuité https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/info-sante/les-traumatismes-se-transmettent-de-generation-en-generation_1759495.html

- pour approfondir avec interview d'un spécialiste http://www.atlantico.fr/decryptage/grande-avancee-heritons-bien-traumatismes-generations-passees-et-sont-genes-qui-transmettent-917394.html

- toujours avec des souris https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-stress-facteur-hereditaire-moins-trois-generations-41043/

- enfin, quelques explications intéressantes dans l'optique d'"effacer" les traumatismes https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-pourrait-on-effacer-cerveau-mauvais-souvenirs-51752/


Ps HS : comment faites-vous pour mettre un lien derrière un mot ? du style vous écrivez un mot qui renverra à un lien - ce mot apparaissant en jaune.

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MessagePosté: Mercredi 20 Juin 2018 à 9:27 
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Bonjour méddio, et merci pour ces liens qui alimentent la réflexion.

J'ajoute une petite brève qui de 2015 qui prouvent que c'est un sujet actif de recherche :
https://www.huffingtonpost.fr/2015/08/2 ... 41978.html
Interview de l'auteure
https://onbeing.org/programs/rachel-yeh ... nerations/

Il faudrait aussi que je retrouve la source qui prend le problème dans l'autre sens et affirme que le traumatisme psychologique est en moyenne plus présent chez les descendant de la déportation (sans préciser pourquoi, mais avec les chiffres). Mais de toute façon c'est le point de départ de la recherche dont il est question :
Citation:
Ce traumatisme laisse une empreinte biologique, une marque sur l’ADN de la génération suivante. C’est ce que montrent Rachel Yehuda et son équipe de l’école de médecine du Mont Sinaï à New York dans l’American Journal of Psychiatry du 16 mai, après une épopée scientifique débutée en 1998.

A l’époque, la chercheuse observe que les descendants des personnes traumatisées par l’Holocauste présentent plus de risques de développer une dépression ou un syndrome de stress post-traumatique (SSPT), un trouble anxieux sévère qui survient à la suite d’une expérience choquante. Il en va de même chez des familles palestiniennes touchées par la guerre ou encore chez des Cambodgiens ayant survécu au génocide perpétré par les Khmers rouges.(source)

Mais le mécanisme est mieux expliqué par là :
C'est le promoteur du gêne GR-1f qui réprime l'expression du récepteur au cortisol (hormone du stress). Résultat, état du stress de base plus bas, mais plus élevé en situation stressante.
Du moins c'est ce qui est transmis par la mère, le père transmet le contraire, un état de stress moyen plus haut, comme dans la dépression. On ne comprends pas bien comment, mais cette différence en fonction du genre prouve que l’incidence est biologique et pas psychologique.


Et merci pour ta circonspection Tugdual, elle est salutaire.
Mais puisqu'on avait déjà abordé ta propre histoire, je te recommande néanmoins très chaudement la formation vidéo en 4 heure de cette Cyrinne Ben Mamou (comprendre le traumatisme) avec tout l'esprit critique nécessaire.
Perso je lui ai déjà demandé les sources car en effet ça manque pour pousser chaque sujet, mais ça reste une porte d'entrée rare et salutaire sur l'état de la science neurologique en matière de traumatisme.

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Modifié en dernier par manu le Vendredi 22 Juin 2018 à 7:32, modifié 1 fois.

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MessagePosté: Mercredi 20 Juin 2018 à 10:30 
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Il ne me semble pas que ces études ont comparé les patrimoines génétiques de parents traumatisés et de leurs enfants ne vivant pas avec eux, ou de parents traumatisés et leurs enfants adoptés.
Histoire de vérifier s'il s'agit d'une transmission génétique, ou si le simple fait de vivre avec des personnes ayant vécu de graves traumatismes génère du stress qui reproduit les effets chimiques/épigénétiques qu'on trouve chez les parents.
J'ai peut-être parcouru un peu rapidement les sources, mais je n'arrive pas à voir ce qui leur permet de lier les deux constatations par l'explication d'une transmission génétique. Que l'un implique l'autre, d'accord, ça se retrouve et un événement est antérieur à l'autre. Mais de là à affirmer par quel moyen la conséquence se fait...

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Diagnostiquée Autiste Asperger et TDA.
Mère de 3 enfants : fils Aîné TDAH et TSA, cadet TSA de type Asperger.


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MessagePosté: Mercredi 20 Juin 2018 à 10:47 
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@Manichéenne

Réponse pour les souris :

Futurasciences a écrit:
Les souris de la génération F0 se sont reproduites entre elles, donnant naissance aux individus F1. Certains étaient élevés par leur mère naturelle tandis que les autres ont grandi auprès d'une mère de substitution, n'ayant pas vécu de traumatisme durant son adolescence. Lorsque cette cohorte a dû passer les mêmes tests que ses géniteurs, une drôle de réalité est apparue. Les mâles F1 ne montraient aucun signe alarmant et se comportaient comme les autres souris. Mais pas les femelles. Tout comme leur mère, elles présentaient des troubles de la sociabilité, même si elles ont été éduquées par un individu non stressé



Pour les humains, pas de réponse. Mais il est certain qu'il faut absolument être capable de discriminer ce qui peut relever du mimétisme ou des conséquences d'une éducation donnée par une personne ayant subi un traumatisme, et ce qui relève d'une véritable transmission génétique.

Dans un cas, il y aurait modification par "l'acquis" et dans l'autre, ça serait "inné", relèverait de la structure "originelle".

@manu : merci pour les liens, je ne savais pas qu'une véritable étude sur le sujet avait été menée.

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Diagnostiqué SA et HPI


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MessagePosté: Mercredi 20 Juin 2018 à 19:45 
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Bonjour Manu,

Qu'est-ce qui distingue une personne autiste d'une personne souffrant de dissociation post-traumatique ?

Comment est-il possible qu'il y ait des confusions de diagnostic ?

Et qu'en est-il des personnes autistes ayant subi un traumatisme dû à l'environnement ?

Rien de cela n'est explicité sur le site de Madame Salmona.
As-tu des éléments d'information à partager ?

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37 ans - SA (diagnostiquée en janvier 2016)


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MessagePosté: Jeudi 21 Juin 2018 à 19:23 
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salut :)

Pour faire simple il est admis par la science que la mémoire génétique existe, pas en savoir dommage , les virus rencontré par nos ancêtres et immunisé sont transmis au génération suivante, d'ailleurs au microscope électronique on les observent dans le sang mais inactivé immunisant la descendance ;

justement ya pas de hasard , ya quelques temps me questionnant sur mon passée ,les difficultés et entraves à surmonté dés l'enfance , je me suis dis, et si j' hérité de conflit non résolue ou digéré d'une vie antérieur ?? :innocent: , pas si farfelue , en inde des gens naissent avec des stigmates de marques d'un ancien traumatisme , cicatrices etc .

Souvent et encore j'ai une fixette une obsession, je le disait souvent et on le faisait remarquer , <je veux être libre >et je ferais tout pour ne pas être esclave et c'est mon trésor , ma mère me compta que l'un de nos ancêtre était un noir esclave donc vers 1800 et quelques au minima , je suis métissé ,du polonais et occidental de l'ouest plus de l'africain ; la re incarnation prend tout son sens et sa substance ici .

Tous n'ont pas de symptôme autistique mais sa existe apparemment .

Oui pareil j'ai entendu que des scientifiques disent qu'un stress par maltraitance ,camp nazi ou victime de famine imputent un effet boomerang à digèrè , ce qui voudrait dire que l'âme une fois désincorporé emporte et partage la souffrance avec l'entité biologique . :shock:

_________________
jnnjn


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MessagePosté: Jeudi 21 Juin 2018 à 20:43 
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Localisation: Planète Zorg/Repli interstellaire en Normandie
Si l' on reprend en compte l' histoire humaine à longue échelle : l' homme se fait la guerre depuis la nuit des temps , enfin depuis qu'il se trouve sur cette planète , l' homo sapiens aurait exterminé les autres genres homo - ...

A moins longue échelle , si l' on ne compte que les derniers 3000 ans , de l' invasion romaine , de l' invasion Goths, de l' invasion espagnol, de l' invasion viking, de l' invasion anglaise, de l' invasion allemande *3, bref tout ça pour dire que nous tous sur cette planète avons tous des ancêtres massacrés , violées , humiliés , torturés etc ...

Conclusion : nous sommes tous génétiquement traumatisés....
Tout ce monde qui nous entoure , pourtant, n'est pas autiste, ni dans le spectre,sinon nous ne serions pas ici à discuter me semble t'il :?:
Ou ai je loupé un détail dans le cheminement expliqué ici dessus.

_________________
non diagnostiqué ,
-1er R-V effectué: 23/06/18 ;
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MessagePosté: Jeudi 21 Juin 2018 à 21:01 
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"nous tous sur cette planète avons tous des ancêtres massacrés , violées , humiliés , torturés etc ..."
oui et nous avons certainement aussi des ancêtres qui ont commis ces actes.

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MessagePosté: Jeudi 21 Juin 2018 à 21:27 
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mikkel a écrit:
"nous tous sur cette planète avons tous des ancêtres massacrés , violées , humiliés , torturés etc ..."
oui et nous avons certainement aussi des ancêtres qui ont commis ces actes.


Aussi bien sûr, mais c'est pas le sujet , rapport au trauma génétique expliqué dessus.

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MessagePosté: Vendredi 22 Juin 2018 à 8:16 
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bonjour à chacun(e)
Manichéenne a écrit:
Histoire de vérifier s'il s'agit d'une transmission génétique, ou si le simple fait de vivre avec des personnes ayant vécu de graves traumatismes génère du stress qui reproduit les effets chimiques/épigénétiques qu'on trouve chez les parents.

Pas génétique, ça c'est claire, mais épigénétique dans la dernière étude. (gênes présent pareil, mais expression modifié)
Mais en effet, la part acquise ou innée de cette transmission épigénétique n'est pas déterminé. :innocent:
minicil a écrit:
Qu'est-ce qui distingue une personne autiste d'une personne souffrant de dissociation post-traumatique ?

Je dirais que c'est deux choses à priori différentes et compatibles, donc rien.
La question serait plutôt est-ce que de naître avec une physiologie due a un mécanisme de traumatisme hérité peut entraîner un trouble de la communication et par là une orientation vers d'autres centres d’intérêts alors surreprésenté?
Si oui, alors une part des autismes cliniquement observés pourraient trouver là au moins un élément de cause, un des facteurs à l'origine de cette façon d'être au monde.
minicil a écrit:
Comment est-il possible qu'il y ait des confusions de diagnostic ?

Serrait-ce seulement un confusion? Le trouble de stress post traumatique n'est pas défini pour les plus jeune, alors s'il y a les troubles de la communication social et les intérêts surreprésentés qui définissent l'autisme, est-ce faux de parler d'autisme? Par définition non.
minicil a écrit:
Et qu'en est-il des personnes autistes ayant subi un traumatisme dû à l'environnement ?

On sait qu'il y a plus d'autiste parmi les prématurés, c'est un fait connu et scientifiquement renseigné. Ca devrais répondre à ta question.
minicil a écrit:
Rien de cela n'est explicité sur le site de Madame Salmona.
As-tu des éléments d'information à partager ?

C'est pas du tout son domaine d'étude. Elle c'est les abus et violences sexuels. le lien n'est là que pour la mise en évidence du mécanisme physiologique et pas psychologique.
scorame a écrit:
ce qui voudrait dire que l'âme une fois désincorporé emporte et partage la souffrance avec l'entité biologique . :shock:
Chacun sa façon de voir, la question ici reste incarné dans "l'âme de l'épigénétique", dans des transmissions physiologique observable, si non on s'envole vers l'univers intuitif et non partageable de chacun.
Plieur Fou a écrit:
Conclusion : nous sommes tous génétiquement traumatisés....

C'est sans compter avec la diversité, nous sommes tous différents, les même causes globales n'ont pas les mêmes effets individuel, encore heureux!
Mais l'idée pointe un truc intéressant : et si c'était un mécanisme adaptatif normal de l'humanité qui en a vue tellement?
Et si comme le défendent tellement d'autiste ce mode de fonctionnement n'était pas lacunaire, et je rajoute moi et s'il était adapté et transmis pour faire face aux situations extrêmes?
C'est la thèse que j'ai toujours défendu, mais ... :innocent: c'est juste mon intuition ça, pas un fait partageable.

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