Articles divers sur les TSA

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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Re: Articles divers sur les TSA

#1291 Message par Fift » lundi 6 janvier 2020 à 16:51

Fift a écrit :
dimanche 5 janvier 2020 à 16:19
Merci, merci, merci Hazufel pour ce partage !!!
Bon, je réitère mon enthousiasme pour ce partage, mais je le tempère un petit peu : l'auteur est canadien, et une partie de ce qu'il décrit (notamment pour l'obtention des diag d'autisme, que ce soit côté "borderline" ou côté "lourd" du spectre) me paraît fortement lié aux conditions, notamment réglementaires, locales.
Pre-diag infirme le TSA : symptômes actuels de type autistiques confirmés, sauf intérêts restreints => Troubles de la Communication Sociale ? A confirmer.

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Jean
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Re: Articles divers sur les TSA

#1292 Message par Jean » lundi 6 janvier 2020 à 17:43

Oui, il y a un effet québécois/canadien, où certains droits sont liés au diagnostic. Avant 6 ans au Québec, avant 18 ans au Nouveau Brunswick...

Le diagnostic n'est pas vraiment un critère en France (sauf pour la reconnaissance en affection de longue durée).

La description donnée du groupe problématique est ce que j'ai déjà, attendu, mais l'essentiel n'est pas là : les manifestations de l'autisme doivent atteindre un certain seuil, exister depuis la petite enfance et continuer à se manifester. Un psychiatre du CRA me disait que cela apparaissait dans le parcours de vie.

D'autre part, un TPL peut très bien se développer sur la base d'un TSA.

Dire :"’il n’y aucune forme de continuité entre l’autisme Kanner – Asperger et l’autisme syndromique : les causes sont de natures différentes" ne tient pas. Je connais plusieurs familles où çà coexiste.

Troubles du sommeil, TDAH, épilepsie sont les "comorbidités" les plus fréquentes de l'autisme. Pas la peine de chercher les racines dans les évènements de la vie (contrairement à la dépression, à l'anxiété, au syndrome de stress post-traumatique...). La schizophrénie a aussi des racines génétiques communes, ce qui explique sa surreprésentation dans l'autisme (4/6% au lieu de 1%). Pas d'explication univoque, à mon avis.
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Re: Articles divers sur les TSA

#1293 Message par hazufel » lundi 6 janvier 2020 à 20:30

Fift a écrit :
lundi 6 janvier 2020 à 16:51
Bon, je réitère mon enthousiasme pour ce partage, mais je le tempère un petit peu : l'auteur est canadien, et une partie de ce qu'il décrit (notamment pour l'obtention des diag d'autisme, que ce soit côté "borderline" ou côté "lourd" du spectre) me paraît fortement lié aux conditions, notamment réglementaires, locales.
Les critères diagnostiques sont issus du DSM5 qui est américain et dont l’étendue est internationale.
Les critères sont donc les mêmes partout. :innocent:

« L’élargissement des critères » dont il parle et qui a fait grimper le nombre de diagnostics n’est pas qu’évoqué par lui.
Fabienne Cazalis est française, chercheuse au CNRS et elle l’a abordé lors de cette conférence :
conférence femme avant tout.
Elle n’est pas la seule et nombre de CRA demande aujourd’hui une expertise psychiatrique avant de déposer un dossier pour l’autisme, afin d’étudier la pertinence d’une démarche diagnostique d’autisme par rapport à un éventuel trouble différentiel proche.

Il y a aujourd’hui des diagnostics qui sont posés sans que les critères complets ne soient remplis, notamment la présence des signes dans l’enfance alors qu’il s’agit d’un critère diagnostique.
Ou qu’il soit posé sans que des documents de cette période ne soit donnés.
Des personnes qui consultent jusqu’à plus de deux CRA et différents psychiatres en France il y en a aussi.
Il suffit de suivre quelques groupes FB pour s’en rendre compte.
Ceux qui veulent, à tout prix être autiste, ça existe.
Et quand on sait que certains pros valident 90% des personnes qui le consultent, on peut se demander comment c’est possible alors que la moyenne est autour de 50. :innocent:
Il y a un réel problème aujourd’hui avec des personnes qui ont été diagnostiqués autistes, mais n’entrent pas dans les critères diagnostiques. Ils ont accès aux soins, mais s’ils ne sont pas autistes ces soins ne sont pas ce qui leur conviennent.
Ça commence à devenir problématique chez les professionnels qui font des suivis.

L’expertise n’étant que clinique et pas biologique, une condition autistique peut-être très similaire à un trouble de la personnalité / une dépression / un autre trouble psychiatrique.

De plus, en France aussi, l’autisme est automatiquement lié au handicap, il ouvre accès aux droits de soins lié au dossier MDPH pour les enfants. Pour les adultes on obtient directement une RQTH si on est autiste. Pas si on a un trouble de la personnalité, qui peut rendre pourtant la vie de la personne très compliquée.
Jean a écrit :
lundi 6 janvier 2020 à 17:43
Dire :"’il n’y aucune forme de continuité entre l’autisme Kanner – Asperger et l’autisme syndromique : les causes sont de natures différentes" ne tient pas. Je connais plusieurs familles où çà coexiste.
L’autisme de Kanner n’est pas à proprement parlé un diagnostic, alors que le syndrome d’Asperger en était un dans le DSM4, du coup, en effet ce qu’il dit là dessus ne se tient pas tellement.
Il y a beaucoup de familles où Asperger et autiste non verbal coexistent (mais les autistes non verbaux ne sont pas ceux décrits par Kanner spécifiquement).

Pour les comorbidités je suis assez nuancée également. Même si certaines doivent absolument être nommées pour être traitées correctement (comme la dépression / le SSPT).

Enfin, la notion d’autisme syndromique / prototypique n’est propre qu’à Laurent Mottron. Elle n’est pas reconnue par ses pairs, et n’a fait l’objet d’aucun consensus. Par conséquent, elle n’engage que lui, et n’existe pas dans l’actuel DSM...
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3 fils dont des jumeaux diagnostiqués TSA type Asperger.

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Re: Articles divers sur les TSA

#1294 Message par Jean » lundi 6 janvier 2020 à 22:27

hazufel a écrit :
lundi 6 janvier 2020 à 20:30
De plus, en France aussi, l’autisme est automatiquement lié au handicap, il ouvre accès aux droits de soins lié au dossier MDPH pour les enfants. Pour les adultes on obtient directement une RQTH si on est autiste. Pas si on a un trouble de la personnalité, qui peut rendre pourtant la vie de la personne très compliquée.
Je serai moins catégorique. La RQTH est parfois refusée avec un diagnostic de syndrome d'Asperger.

Pour l'assurance maladie, il y a effectivement un droit à l’exonération du ticket modérateur avec un diagnostic (maladie 23 pour l'ALD). A la MDPH, il n'y a rien d'automatique.

Mais je ne vois pas pourquoi une RQTH serait refusée avec un TPL.
père d'une fille autiste "Asperger" de 36 ans

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Re: Articles divers sur les TSA

#1295 Message par nouvo » mardi 7 janvier 2020 à 0:15

fift a écrit :Bon, je réitère mon enthousiasme pour ce partage, mais je le tempère un petit peu : l'auteur est canadien, et une partie de ce qu'il décrit (notamment pour l'obtention des diag d'autisme, que ce soit côté "borderline" ou côté "lourd" du spectre) me paraît fortement lié aux conditions, notamment réglementaires, locales.
Jean a écrit :La description donnée du groupe problématique est ce que j'ai déjà, attendu, mais l'essentiel n'est pas là : les manifestations de l'autisme doivent atteindre un certain seuil, exister depuis la petite enfance et continuer à se manifester. Un psychiatre du CRA me disait que cela apparaissait dans le parcours de vie.

D'autre part, un TPL peut très bien se développer sur la base d'un TSA.
Tout d'abord, Jean, merci pour ce dernier propos car il était dans mes pensées du jour – dans un sens où je me disais qu'un autisme non détecté précocement et via la construction de l'individu pouvant suivre d'un tel manque de connaissances, était susceptible de conduire à des « débords » personnels, rentrant alors dans le cadre diagnostique des troubles de la personnalité.
(c'est une compréhension et angle d'approche assez récent pour moi – antérieur à ce jour cependant selon plus d'exemples et considérations)
Autant dire qu'à ce stade, quelque étude ou expertise du sujet (de la personne) ne sera à même de vraiment faire le tri.
L'auteur mentionnant dans cet ordre une certaine limite des critères diagnostics.

En second point, j'interroge lui-même l'auteur (Antoine Ouellec) afin de voir si lui-même ne figurerait pas dans cette zone dite d'alerte rouge de la frontière de l'autisme avec la neurotypie.

Bcp d'autistes, même dans les « plus légers », les plus adaptatifs et adaptables, n'atteigneront pas son parcours et sa capacité d'expression et de partages.
Un coup de fatigue professionnel à la quarantaine, la belle affaire, bcp de gens sont fatigués au travail.
De plus, ce monsieur n'a visiblement que peu étudié la psychiatrie ou alors de manière assez superficielle, pour n'en relever (outre certaines « maladies » à rapprocher de l'autisme) que les femmes borderline et qui plus est très portées sur le sexe. Faudrait-il déjà et peut-être l'informer que des hommes borderline existent..
[a parte perso, il y a une petite dizaine d'années dans ma séquence poésie, m'étais-je rendu à Perpignan pour une soirée poésie, avais-je lu un texte – c'est / c'était difficile pour moi- et le mets en spoiler (dur mais plaisir à le retrouver)
Spoiler : 
Impression


Quelques barques posées sur une tache bleue
D’où des ombres discrètes dialoguent avec le temps
Des mots se perdent, alors, dans un éclat soyeux
Projeté sur la peau de la Seine-océan.


Des bateaux sont partis mais leurs sillages restent
Gravés comme un sillon dans le creux d’une main
Et l’empreinte des mats, bien accrochée à l’Est
Me rappelle les hommes, les horizons lointains !


Sur le bout de mes doigts colorés par le froid
De vibrantes flammèches traversent mon pinceau
Certaines se noient et s’égarent par endroits
Les autres irisent la surface de l’eau.


AP

(Poème inspiré du tableau «  Impression Soleil Levant », Claude Monet, 1872)
– et avais-je pour voisin de table et soirée un écrivain borderline. Ai-je eut connaissance via internet et forum d'écriture d'une autre écrivain borderline.]

Cette « crainte » de perte de signal de l'autisme a déjà été rapporté sur ce forum via article. Ici, l'on n'apprend rien en ce sens (si l'on a suivi des transmissions antérieures).
Selon ma considération, et l'évolution critique évoquée, LoonyKata du forum a produit un meilleur contenu, lui-même manquait à mon sens d'un approfondissement du domaine de la psychiatrie également. http://antredelachouette.blogspot.com/2 ... ew=sidebar
Avec les 2, c'est pas mal déjà ^
(ah, et je viens de lire que LoonyKata avait arrêté son blog, pour des raisons ma fois « très autistiquement compréhensibles », chapeau, bravo à elle de ce qu'elle a pu apporter et restera, la preuve je (re)transmets de sa rédaction).

Aussi soulève-t-il l'empreinte du libéral dans le diagnostique, élément qui ne fut précédemment rapporté – le coté clientèle (et rapport client / argent) est un biais potentiel – tout comme la méconnaissance d'un autisme plus léger (et parfois féminin) peut l'être du coté plus institutionnel et des CRA. Les biais sont potentiellement partout.
diagnostiqué asperger en 2015, à 38 ans

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hazufel
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Re: Articles divers sur les TSA

#1296 Message par hazufel » mardi 7 janvier 2020 à 5:56

Jean a écrit :Je serai moins catégorique. La RQTH est parfois refusée avec un diagnostic de syndrome d'Asperger.
Pour qu’elle raison dès lors qu’il entre dans la catégorie handicap spécifique ?
Jean a écrit : Pour l'assurance maladie, il y a effectivement un droit à l’exonération du ticket modérateur avec un diagnostic (maladie 23 pour l'ALD). A la MDPH, il n'y a rien d'automatique.
Je parlais de l’ouverture des droits pour les enfants.
Mais je ne vois pas pourquoi une RQTH serait refusée avec un TPL.
Etant donné qu’il entre dans la catégorie troubles psychiques non il ne devrait pas être refusé, mais il semblerait que le diagnostic soit bien moins accepté que celui de l’autisme et n’entraîne pas la personne à avoir le suivi nécessaire pour cela et donc pas de médecin référent pour ce trouble qui pourrait remplir le certificat médical de la mdph.
Si la personne est diagnostiquée et suivie, on peut espérer qu’elle aura l’accompagnement qui lui convient bien entendu.
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misty
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Re: Articles divers sur les TSA

#1297 Message par misty » mardi 7 janvier 2020 à 8:06

nouvo a écrit :En second point, j'interroge lui-même l'auteur (Antoine Ouellec) afin de voir si lui-même ne figurerait pas dans cette zone dite d'alerte rouge de la frontière de l'autisme avec la neurotypie.
Avant de prétendre avoir un minimum d'éléments pour situer une personne sur un spectre donné, ce qui est pas mal c'est déjà d'écrire son nom correctement. C'est Antoine Ouellette.
Visiblement cette tendance à attaquer le messager plutôt que le message n'est pas prête de disparaître, mais pour info j'ai quelques données sur les "dessous" de cet article de blog et non, ça va bien au delà des impressions de Mr Ouellette je vous assure. Ca correspond à un ressenti collectif concernant plusieurs personnes. Il y a même et surtout dedans des retours cliniques concrets de spécialistes (qui ne peuvent pas témoigner directement de certaines choses, c'est évident).

C'est bien de réagir, mais c'est un peu bien moins bien de porter des accusations sans avoir la moindre idée de quoi ni de qui on parle exactement.

Pour le reste, le problème principal et concret c'est que les profils TPB non acceptés/admis par leurs porteurs et non pris en charge en tant que tels peuvent faire des dégâts considérables dans la population autiste. De fait, ils peuvent entrer très facilement en contact avec sur des groupes et plateformes dédiées à l'autisme, ce qu'ils font puisque le TPB implique un besoin irrépressible d'aller "au contact" et d'être considéré/apprécié.
Leurs schémas relationnels spécifiques (liés au TPB) étant factuellement ce qu'ils sont, je pense que la question de savoir si ce TPB est isolé ou s'est greffé à un autisme existant est bien moins urgente que de protéger certains profils autistiques absolument pas aptes à gérer des interactions personnelles avec quelqu'un qui présente une symptomatologie de TPB.
*Diag TSA*


“Though my soul may set in darkness, it will rise in perfect light;
I have loved the stars too fondly to be fearful of the night.”

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Re: Articles divers sur les TSA

#1298 Message par nouvo » mardi 7 janvier 2020 à 9:21

Merci pour ton apport orthographique misty.

Sinon, il n’est pas nécessairement utile et pertinent de déformer et sur-interpréter mon propos.
misty a écrit :Avant de prétendre avoir un minimum d'éléments pour situer une personne sur un spectre donné [...]

C'est bien de réagir, mais c'est un peu bien moins bien de porter des accusations sans avoir la moindre idée de quoi ni de qui on parle exactement.
En l’occurrence, ai-je interrogé sur sa place sur le spectre, c’est tout.
Et j’ai pour cela parlé de son parcours dont il fait part dans son article.
(c'est une base pour le moins factuelle)

"
Tout d'abord, je me situe. Je suis né en 1960, et j'ai obtenu un diagnostic d'Asperger en 2007 à l'hôpital Douglas: j'avais donc 47 ans.
[...]
Mais voilà. À partir de la fin des années 1980, la vie m'a amené à mener de plus en plus d'activités publiques, comme diriger un choeur et enseigner en une université. J'ai beaucoup aimé cela, vraiment. Cependant, ces activités publiques se sont accompagnées d'une montée de plus en plus forte d'anxiété
"

Dans les faits, c’est toi qui porte des accusations sur moi.

Et la méta-analyse, le resserrement et possible perte de signal à extrémité légère du spectre, ai-je fait part qu’un article en ce sens a été posté (un peu avant dans le topic – pas le temps d’aller chercher).

--
misty a écrit :Pour le reste, le problème principal et concret c'est que les profils TPB non acceptés/admis par leurs porteurs et non pris en charge en tant que tels peuvent faire des dégâts considérables dans la population autiste. De fait, ils peuvent entrer très facilement en contact avec sur des groupes et plateformes dédiées à l'autisme, ce qu'ils font puisque le TPB implique un besoin irrépressible d'aller "au contact" et d'être considéré/apprécié.
Je partage ton avis et analyse.
diagnostiqué asperger en 2015, à 38 ans

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Re: Articles divers sur les TSA

#1299 Message par Fift » mardi 7 janvier 2020 à 15:28

hazufel a écrit :
lundi 6 janvier 2020 à 20:30
Fift a écrit :
lundi 6 janvier 2020 à 16:51
Bon, je réitère mon enthousiasme pour ce partage, mais je le tempère un petit peu : l'auteur est canadien, et une partie de ce qu'il décrit (notamment pour l'obtention des diag d'autisme, que ce soit côté "borderline" ou côté "lourd" du spectre) me paraît fortement lié aux conditions, notamment réglementaires, locales.
Les critères diagnostiques sont issus du DSM5 qui est américain et dont l’étendue est internationale.
Les critères sont donc les mêmes partout. :innocent:
Pardon, je n'ai pas été assez précis : je parlais essentiellement des raisons évoquées pour "forcer" le diagnostic d'autisme - pas des critères diagnostiques en eux-mêmes.
Et notamment le fait qu'un diagnostic d'autisme ouvre plus de droits que d'autres diagnostics (et est de ce fait plus recherché) : il me paraissait important de préciser que c'était dans un contexte réglementaire canadien, contexte qui peut différer d'un pays à l'autre.
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Re: Articles divers sur les TSA

#1300 Message par bézèdach44 » mardi 7 janvier 2020 à 19:30

hazufel a écrit :
mardi 7 janvier 2020 à 5:56
Jean a écrit :Je serai moins catégorique. La RQTH est parfois refusée avec un diagnostic de syndrome d'Asperger.
Pour qu’elle raison dès lors qu’il entre dans la catégorie handicap spécifique ?
Oui Jean, je veux bien ta réponse la dessus. Car la MDPH m'avait d'abord refusé la RQTH avec un diagnostic d'autisme. On l'avait contesté au TCI, un avocat m'avait spécifié qu'avec un diagnostic d'autisme on rentrait bien dans les critères de la RQTH (à savoir si ma mémoire est bonne, l’altération d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique)
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Re: Articles divers sur les TSA

#1301 Message par LoonyKata » mardi 7 janvier 2020 à 21:08

nouvo a écrit :
mardi 7 janvier 2020 à 0:15
Cette « crainte » de perte de signal de l'autisme a déjà été rapporté sur ce forum via article. Ici, l'on n'apprend rien en ce sens (si l'on a suivi des transmissions antérieures).
Selon ma considération, et l'évolution critique évoquée, LoonyKata du forum a produit un meilleur contenu, lui-même manquait à mon sens d'un approfondissement du domaine de la psychiatrie également. http://antredelachouette.blogspot.com/2 ... ew=sidebar
Avec les 2, c'est pas mal déjà ^
(ah, et je viens de lire que LoonyKata avait arrêté son blog, pour des raisons ma fois « très autistiquement compréhensibles », chapeau, bravo à elle de ce qu'elle a pu apporter et restera, la preuve je (re)transmets de sa rédaction).
Merci Nouvo. ^^ Je me garde d'aller trop dans le détail concernant la psychiatrie, pour la simple raison que je ne suis absolument pas spécialiste de ce domaine. (Et autant j'ai croisé pas mal de psychologues, autant la seule fois où j'ai mis les pieds chez un psychiatre, c'était dans le cadre de mon diagnostic TSA.) J'ai mes lectures, mes expériences et infos récoltées lors de divers échanges, et je produis des textes amateurs en espérant que ça serve, ni plus ni moins...
- Septembre 2015 : Bilan psychologique révélant un haut potentiel intellectuel
- Mai 2018 : Diagnostic de TSA du type syndrome d'Asperger en clinique libérale (probablement avec dyspraxie)

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Re: Articles divers sur les TSA

#1302 Message par Jean » samedi 11 janvier 2020 à 17:39

Designing Beyond the Americans With Disabilities Act (ADA): Creating an Autism-Friendly Vocational Center
Concevoir au-delà de la loi sur les Américains handicapés (ADA) : Création d'un centre de formation professionnelle adapté à l'autisme
Joslin R. Clouse, BAA, Jeanneane Wood-Nartker, PhD, Franklyn A. Rice, BAA
Publié pour la première fois le 30 décembre 2019 Article de synthèse
https://doi.org/10.1177/1937586719888502

Résumé

L'Americans with Disabilities Act (ADA) a été efficace pour établir des normes de construction qui créent des espaces accessibles aux personnes ayant des déficiences physiques. Ces lignes directrices n'ont pas tenu compte des besoins des personnes ayant une déficience mentale, émotionnelle et/ou développementale. Avec l'augmentation du nombre de diagnostics d'autisme, les concepteurs et les architectes doivent élargir leur planification pour inclure des solutions plus universelles. L'objectif est de démontrer des façons de concevoir au-delà de l'ADA pour répondre aux besoins des personnes avec troubles du spectre autistique (TSA). Pour concevoir efficacement, les concepteurs/architectes doivent identifier les questions sensorielles qui influencent ces enfants en établissant un état de régulation permettant une interaction efficace avec les pairs neurotypiques. La conception est également importante pour les enseignants, les thérapeutes et les parents d'enfants TSA afin de permettre des interactions plus fructueuses. Si l'environnement est trop stimulant pour un enfant atteint de TSA, le parent, le soignant ou le thérapeute aura du mal à atteindre ses objectifs. Mostafa a recommandé sept critères de conception connus sous le nom de ASPECTSS™ :
Acoustique, séquencement spatial, espaces d'évasion, compartimentation, espaces de transition, zonage sensoriel et sécurité, lors de la conception pour les personnes atteintes de TSA.
Ces classifications jettent les bases des lignes directrices établies. En tant que concepteurs/architectes, nous avons la responsabilité de créer des environnements inclusifs. Pour nous aider, les auteurs ont mis en évidence un centre de formation professionnelle qui présente un plan conforme aux lignes directrices de l'ADA et un autre qui illustre des caractéristiques environnementales supplémentaires répondant aux besoins des personnes atteintes de TSA. Ces critères proviennent de solutions fondées sur des données probantes tirées d'une analyse documentaire et d'une entrevue personnelle. Ces recommandations démontrent que la sensibilité aux besoins des personnes autistes crée une solution qui est meilleure pour tous.
père d'une fille autiste "Asperger" de 36 ans


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Re: Articles divers sur les TSA

#1304 Message par Jean » dimanche 19 janvier 2020 à 21:12

Scènes intimes de la vie quotidienne d’un autiste

Une photographe, Erin Lefevre, a produit une série, "Le Monde de Liam", sur son frère autiste de 19 ans. Interview de Spectrum News.
De Rebecca Horne / 23 Décembre 2019

Traduction par Sarah de "Photographer captures intimate scenes of daily life with autism"
https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... un-autiste
Liam844stim.jpg
LiamProud844Ver2.jpg
Liam844school.jpg
Liam844GF.jpg
père d'une fille autiste "Asperger" de 36 ans

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Re: Articles divers sur les TSA

#1305 Message par Jean » mardi 21 janvier 2020 à 1:51

freeshost a écrit :
lundi 13 janvier 2020 à 0:59
- Power to detain learning disabled people 'needs reform'.
Le pouvoir de détenir les personnes handicapées mentales doit être réformé
Severin Carrell

Certains sont détenus à tort en raison de lacunes dans la législation écossaise sur la santé mentale - révision
Une femme seule dans une pièce
Review a déclaré que la loi écossaise sur la santé mentale violait les droits de l'homme des personnes souffrant de troubles de l'apprentissage. Photographie : Alamy

Selon une étude indépendante, des réformes importantes sont nécessaires pour éviter que les personnes souffrant de troubles de l'apprentissage ne soient inutilement détenues en raison de lacunes dans la législation écossaise sur la santé mentale.

L'examen a indiqué que la loi écossaise de 2003 sur la santé mentale violait les droits de l'homme des personnes souffrant de troubles de l'apprentissage et d'autisme parce qu'elle traitait leurs handicaps comme des troubles mentaux.

Andrew Rome, qui a dirigé cette étude, a déclaré qu'il y avait eu des cas où des délinquants souffrant de troubles de l'apprentissage ou d'autisme ont été détenus en tant que patients dans un logement sécurisé pendant une période bien plus longue que les délinquants non handicapés qui ont commis des infractions identiques. Ils peuvent être enfermés sans qu'un diagnostic formel de maladie mentale ne soit posé.

Les retards les plus graves concernent 15 personnes dont la libération a été retardée de plus de dix ans, et six autres personnes détenues pendant plus de cinq ans, plus longtemps que nécessaire, parce que le soutien adéquat n'était pas disponible dans la communauté.

Cette étude a recommandé que le Parlement écossais introduise une nouvelle législation pour protéger les droits des personnes souffrant d'autisme ou de difficultés d'apprentissage, et qu'il crée un nouveau commissaire pour sauvegarder leurs droits.

Après l'entrée en vigueur de la nouvelle législation, ces conditions ont dû être supprimées de la définition légale des troubles mentaux dans la loi de 2003, selon le rapport.

Selon le rapport, la loi actuelle est contraire aux engagements juridiques du Royaume-Uni au titre de la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, ratifiée par le Royaume-Uni en 2009, ainsi qu'aux obligations connexes de la législation européenne en matière de droits de l'homme.

La convention donne aux personnes le droit à une vie de famille et à une vie indépendante, mais elles sont souvent détenues dans des établissements exigus, bruyants, mal entretenus ou sales, ou dont les règles et l'environnement traumatisent les personnes autistes.

Des études antérieures citées par l'étude ont montré que 453 personnes souffrant de troubles de l'apprentissage étaient placées dans des établissements éloignés de leur domicile, dont environ 55 autistes, tandis que près d'un tiers des patients hospitalisés souffrant de troubles de l'apprentissage devaient attendre longtemps avant de pouvoir sortir.

Selon l'étude, réalisée par le gouvernement écossais il y a deux ans, d'autres services publics ne respectent pas les codes de la convention, ce qui signifie que de nouvelles obligations sont nécessaires pour garantir que les conseils locaux et les organismes publics répondent pleinement aux besoins et aux opinions des personnes autistes ou souffrant de troubles de l'apprentissage.

Ces devoirs devraient inclure l'intégration de la convention des Nations unies sur les droits de l'enfant dans la législation, afin de garantir que les écoles, le NHS et les services sociaux fournissent des services appropriés.

"En tant que société, nous avons pris des décisions basées sur ce que nous pensons être le mieux plutôt que sur ce que la personne souhaite", a déclaré M. Rome. "Certaines de ces décisions ont été prises sur la base de ce que la personne ne peut pas nous dire. Ce que dit la convention des Nations unies, c'est que les gens ne manquent pas de capacité à nous le dire : c'est à nous de trouver la meilleure façon de leur permettre de le faire."

Le gouvernement écossais a déclaré que le rapport alimenterait un examen gouvernemental plus large de la législation écossaise en matière de santé mentale par John Scott QC, et un autre examen de la politique de santé mentale basée sur la médecine légale ou la criminalité.

Une porte-parole a déclaré que les ministres ont clairement indiqué que la contention physique devrait toujours être un dernier recours, et pour la durée la plus courte possible. "Nous allons maintenant examiner attentivement les recommandations du rapport afin de déterminer comment mieux remplir notre obligation de promouvoir et de protéger les droits de l'homme des personnes autistes et des personnes souffrant de troubles de l'apprentissage", a-t-elle déclaré.
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