Le harcèlement

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Re: Le harcèlement

#106 Message par freeshost » mercredi 18 janvier 2017 à 1:19

Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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Re: Le harcèlement

#107 Message par freeshost » samedi 4 février 2017 à 4:12

Modifié en dernier par freeshost le dimanche 5 février 2017 à 1:18, modifié 1 fois.
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

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Rem 82
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Re: Le harcèlement

#108 Message par Rem 82 » samedi 4 février 2017 à 11:05

Tu as pas un peu trop bu pour une erreur de balise ? :lol:

Je suis gentil je corrige pour toi ! ;)

Suicide d'une ado: l'Etat en partie responsable
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Re: Le harcèlement

#109 Message par freeshost » dimanche 5 février 2017 à 1:18

J'ai bu la tasse. Après, à chaque personne de voir si elle était à moitié vide ou à moitié plaine. :lol:
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Re: Le harcèlement

#110 Message par Jean » lundi 13 mars 2017 à 14:30

semaine anti-harcèlement : des belettes, des serpents, et les reines abeilles
Posté le 18 novembre 2016 par Malwarebytes Lab
Traduction par PY.

Les mots refusés sont des analyses déniées, des indications non comprises, une surprise non enregistrée, une étrangeté non recueillie, et tout ceci veut dire que des erreurs terribles se répètent, des façons blessantes d’agir dans le monde ne sont jamais sérieusement révisées. L’absence de mots vous enchaîne au présent, à ce qui est accepté, acceptable.
Tom Engelhardt, auteur

La classe des adultes travaillant dans un bureau est probablement la catégorie de personnes à laquelle nous penserions le moins en abordant le sujet du harcèlement. Toutefois, il est quotidien dans de nombreuses industries. Pour les témoins d’épisodes de harcèlement au bureau ou les proches d’une personne qui harcèle ou est harcelée, le harcèlement adulte n’est pas une nouveauté ou un événement rare.

Comme pour les enfants ou les adolescents, le harcèlement adulte peut aussi survenir dans tous les pays, dans tous les endroits où des gens se rassemblent habituellement. Pour ce post, nous nous intéresserons spécifiquement au harcèlement sur le lieu de travail.

Qu’est-ce que le harcèlement sur le lieu de travail ?

Dans un livre de recherche, Counterproductive Work Behavior: Investigations of Actors and Targets, publié par l’American Psychological Association, les docteurs Charlotte Rayner et Loraleigh Keashly ont défini le harcèlement sur le lieu de travail comme « un modèle persistant de mauvais traitements de la part des autres qui cause de la souffrance. » Cette définition, un peu comme la définition du harcèlement en général, est assez subjective, et de nombreux experts ont défini le terme à leur manière. Vous trouverez ci-dessous une courte liste de plusieurs définitions de notre sujet :
  • « … harceler, offenser, exclure socialement quelqu’un ou affecter négativement le travail de quelqu’un. » (Source : Bullying and emotional abuse in the workplace: International perspectives in research and practice.)
    « … communication systématiquement agressive, manipulation du travail, et actes destinés à humilier ou dégrader une ou plusieurs personnes, qui créent un déséquilibre de pouvoir malsain et non professionnel entre le harceleur et le/a/es victime(s), résultant en des conséquences psychologiques pour les victimes et les collègues, et causant un énorme préjudice monétaire au résultat financier d’une organisation. » (Source : Proactive Solutions for Workplace Bullying: Looking at the Benefits of Positive Psychology)
    « … conduite abusive qui est (a) menaçante, humiliante, ou intimidante, ou (b) intervient dans le travail - sabotage - qui empêche la réalisation du travail, ou (c) violences verbales. » (Source : Workplace Bullying Institute)
Bien qu’un acte de harcèlement soit habituellement répété, quelques experts ont rencontré des cas dans lesquels un acte unique peut être déjà considéré comme du harcèlement. Cela est particulièrement vrai si cet acte s’est traduit par des séquelles sévères pour le/la victime.

Faits concernant le harcèlement sur le lieu de travail

Les travailleurs commettent des actes de harcèlement sont souvent en position de pouvoir, comme un(e) responsable, un(e) superviseur ou un(e) dirigeant(e), mais ils peuvent aussi être des pairs et, parfois, des subordonnés.

Les entreprises sont conscientes du harcèlement sur le lieu de travail. Plus souvent qu’ignoré, il est considéré et traité comme un problème de gestion, bien que les responsables et les personnels des ressources humaines ont des difficultés à répondre efficacement - encore moins identifier - ce type de comportement. De plus, les victimes de harcèlement sur le lieu de travail peuvent nécessiter une assistance psychiatrique si l’impact du harcèlement sur eux est grave. Et cela dépasse déjà le domaine de la gestion de l’espace de travail, et un professionnel de la santé mentale devrait peut-être intervenir.

Vous trouverez ci-dessous des statistiques que nous avons rassemblées, provenant de sources multiples de l’Internet :
  • 35% des travailleurs ont vécu des expériences personnelles de harcèlement sur le lieu de travail
    69% des personnes commettant des actes de harcèlement sont des hommes, 60% de leurs victimes sont des femmes
    89% des personnes subissant des actes de harcèlement sur le lieu de travail en ont souffert pendant plus d’un an
    40% de ceux subissant des actes de harcèlement ne l’ont jamais dit à leur employeur, et parmi ceux qui l’ont fait, 62% ont été ignorés
    81% des employeurs soit ne font rien en cas de rapports de harcèlement ou sont réticents quand une action est requise.
Effets du harcèlement sur le lieu de travail

Le harcèlement sur le lieu de travail n’affecte pas seulement l’acteur et la cible mais aussi l’espace de travail en lui-même. Selon un article de Psychology Today de 2011, ce type d’agressions au bureau augmente le niveau de stress parmi les employés. Des taux d’absentéisme et d’attrition plus élevés sont aussi enregistrés. Une autre étude (pdf), conduite par John Medina (un biologiste moléculaire), a démontré que les personnes stressées par le harcèlement sur le lieu de travail ont des performances cognitives diminuées de 50%. Le harcèlement sur le lieu de travail contribue aussi à une perte financière de plus de 200 milliards de US$ par an pour les organisations.

Dans un article de la BBC, le docteur Noreen Tehrani, une psychologue qui conseille les soldats, a observé que les personnes harcelées sur leur lieu de travail présentent des symptômes similaires à ceux des personnes ayant été engagées dans le combat, ce qui comprend les cauchemars, les réactions de sursaut, et le syndrome du stress post traumatique (PTSD - Post Traumatic Stress Disorder). Tehrani ajoute que les trois signes du PTSD sont la surexcitation, une anxiété constant - un excès de vigilance, et l’évitement de tout ce qui rappelle les événements traumatiques. Les victimes sont aussi exposées à des maladies physiques (par exemple, des maladies cardiaques) et à l’alcoolisme.

De nombreuses références mentionnent des industries dans lesquelles le harcèlement sur le lieu de travail est fréquent. Ce sont les force de l’ordre, les services postaux, la justice, les services pénitentiaires, l’enseignement, la technologie, les technologies de l’information, et les services de santé.

https://www.youtube.com/watch?v=wAgg32weT80

Répondre au harcèlement sur le lieu de travail

Il est bon de nous souvenir que de stigmatiser les harceleurs n’aide personne. En fait, le faire ne peut qu’aggraver les choses. Vous trouverez ci-dessous quelques étapes que les entreprises peuvent suivre pour répondre au harcèlement sur le lieu de travail :
  • - Mettre en place dans l’espace de travail des règles et des procédures efficaces sur le harcèlement de façon à réduire la prévalence des phénomènes d’intimidation et de harcèlement. Les dirigeants de l’organisation doivent également être engagés dans le soutien à ces règles et procédures, des intérêts concurrentiels pouvant entraver les efforts des interventions anti-harcèlement. Une règle anti-harcèlement reconnue est la position Don’t be a jerk de Google.
    - Former les employés à ces règles et les rendre obligatoires. Pour s’assurer de l’interdiction du harcèlement, les entreprises doivent mettre en place une mesure de « responsabilité à 100% » pour tous les membres de l’organisation. Si ils voient quelque chose, ils le disent, de préférence à la personne qui les harcèle, avant le/la supérieur(e), l’espace de travail étant aussi un bon endroit pour une communication ouverte avec ses collègues. Parfois, les personnes qui harcèlent n’ont pas conscience qu’ils/elles se comportent comme un/une harceleur(se), et doivent être avisées de cela, de façon à ce qu’elles changent.
    - Nommer un comportement de harcèlement par ce qu’il est : du « harcèlement », et traiter tous les sujets le concernant sérieusement. C’est essentiel, parce qu’en utilisant un autre terme pour décrire un acte de harcèlement, pour éviter d’offenser l’agresseur, c’est rendre un mauvais service à la victime, et cela peut l’entraîner à ressentir et montrer tous les sentiments négatifs et les situations que nous avons déjà mentionnés.
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Re: Le harcèlement

#111 Message par freeshost » mardi 14 mars 2017 à 22:06

Emilie, 14 ans, harcelée, humiliée, suicidée
Parce qu’elle était une ado différente, la jeune Lilloise a subi brimades et humiliations durant ses années de collège. Ses parents viennent de publier un livre inspiré de son journal intime

Elle avance dans la cour, en retrait, le regard des autres posé sur elle. Emilie est vêtue de son jean effiloché, d’un pull à col roulé, de vieilles baskets. Elle est hors mode, hors norme, différente. Elle entend quelqu’un dire: «Clocharde!» Elle est habituée. Ian, son père, résume: «Les jeunes à cet âge ressemblent souvent à un vol d’étourneaux qui déchiquettent un oiseau exotique échappé de sa cage.»

Aller en classe est pour Emilie un parcours du combattant. Esquiver les coups, les crachats, les chewing-gums qu’on colle à ses cheveux. Surveiller son cartable que certains prennent pour un ballon de football. Emilie pense: «Ne pas pleurer, ils seraient trop contents.» Mais les larmes coulent lorsque pendant la récréation ils volent son livre. Emilie lit beaucoup, Balzac, Zola, Céline. Elle appelle ses livres ses bébés. Elle écrit dans son journal: «Je m’en foutais tellement de me faire frapper que je n’avais pas peur. Mais je ne supportais pas que l’on fasse mal à mes bébés.»

L’angoisse du déjeuner

Pendant les cours, ça va à peu près. Un périmètre de sièges vides autour d’elle. Elle respire, peut se concentrer, écouter les profs qui eux n’entendent pas ses souffrances. Emilie est très bonne élève dans cette école privée de prestige à Lille. Tout y va dans le meilleur des mondes tant que les résultats sont là et que les élèves maintiennent le haut niveau de l’établissement et sa bonne réputation. Le plus dur pour Emilie: la pause déjeuner. Se faufiler et s’asseoir parmi un groupe supportable, qui ne ferait donc que l’ignorer.

Une fois le repas terminé, elle monte au quatrième étage du bâtiment, là où il n’y a personne aux heures creuses. Un couloir lumineux avec de grandes fenêtres qui donnent sur la cour, et les autres en bas ensemble. Elle se colle à un radiateur et lit. Et se dit: «T’as fait la moitié de la journée, reste l’autre.» Soulagée quelques minutes car une pensée gâche tout: «Demain il faudra tout recommencer.»

Ainsi va la vie d’Emilie Monk, 14 ans lorsqu’elle commence à raconter son calvaire. Le 19 décembre 2015, elle se jette du balcon de sa chambre, décède un mois plus tard. Elle venait d’avoir 17 ans. Les années collège l’ont brisée. Elle les a achevées par correspondance, s’est inscrite ensuite en filière boulangerie-pâtisserie pour échapper au privé huppé et espérer une atmosphère moins stigmatisante. Mais de l’asthme est diagnostiqué, la tête ne tourne pas rond, elle est dépressive, effectue un premier séjour en hôpital psychiatrique, est mise sous antidépresseur, tente une rentrée au lycée Pasteur de Lille mais la phobie scolaire la rattrape.

Délier les langues

Ian et Virginie, ses parents, viennent de publier «Rester fort»*, ouvrage inspiré du journal intime d’Emilie découvert quelques mois après son suicide. Et ce rappel incessant de la particularité de leur fille, végétarienne, bouddhiste, adepte de la méditation, jeune militante antifourrure, anticorrida. Enfant «bizarre», cible idéale à l’âge où les modes sont partagées tout comme les passions, les réseaux sociaux, les people, les chanteurs à la mode et le regard sur le monde.

Ian et Virginie souhaitent que le livre fasse bouger les lignes au sein des établissements scolaires et dans les familles. Emilie leur faisait part d’actes de malveillance comme des vols ou des entraves à l’accès à la cantine. Les parents rapportaient dans son carnet de correspondance le peu qu’elle leur confiait en termes de harcèlement. «Les notes sont excellentes, tout va bien», leur répondait-on. En résumé: chamailleries d’ados, on ne se mêle pas de cela. Ian et Virginie ont bien entendu l’impression de ne pas avoir mesuré le degré de détresse de leur enfant, de ne pas avoir perçu son immense douleur. Ils sont passés à côté. Quatrième enfant d’une famille recomposée, Emily était choyée. Cela n’a pas suffi. Son drame a dénoué les langues: une dizaine d’enfants scolarisés dans le même collège ont raconté avoir été insultés, menacés, humiliés. Le harcèlement apparaît alors comme une forme de bizutage, un passage obligé. Qui égare les plus fragiles.

* «Rester fort», Ed. Slatkine & Cie, 128 p.

En Suisse, les professeurs sont formés à repérer les actes répétitifs de brimade

Entre 5 à 10% des élèves sont victimes de harcèlement en Suisse, selon des études menées à Genève en 2012 et en Valais en 2013. Les primaires (4-12 ans) sont les plus exposés (prévalence entre 5 et 10%). «A ces âges, les enfants sont moins à même de se protéger et d’échapper au groupe qui harcèle. Pour les auteurs de harcèlement à cet âge, il y a parfois une dimension de jeu, ils n’ont souvent pas pleinement conscience de l’ampleur du préjudice causé à la victime» commente Serge Ghinet qui coordonne le programme contre le harcèlement au Service genevois de santé de l’enfance et de la jeunesse. Il se trouve que 8% des élèves subissent des brimades dans la tranche d’âge 12-15 ans. Au-delà ils ne sont plus que 4% «car les collégiens peuvent développer des stratégies pour sortir du phénomène de groupe», poursuit-il.

En 2016, le Département de l’instruction publique a lancé un plan d’action et de prévention avec deux volets essentiels: enquêter et former d’ici à 2020 tous les personnels des établissements scolaires. Serge Ghinet précise: «L’un des objectifs est de travailler sur le repérage avec les adultes des établissements scolaires. Les groupes qui harcèlent sont discrets et bien organisés, les victimes s’expriment peu sur ce qu’il leur arrive. Les personnels doivent pouvoir identifier les signes qui interpellent et croiser leurs informations comme les brimades répétitives que subirait un élève». Il poursuit: «Il n’y a pas de profil type de la victime, on peut être harcelé pour le port de lunettes, en raison d’un surpoids, de bonnes notes, une couleur de peau, la tenue vestimentaire, tout motif est bon s’il fédère le groupe harceleur.»

Les filles harcèlent moins que les garçons mais elles les rattrapent sur la Toile

Une page web est disponible: www.ge.ch/harcelement-ecole. Les élèves sont de leur côté sensibilisés au mieux vivre ensemble et assistent dans le cadre scolaire à des spectacles autour de la thématique du harcèlement. Si jadis le collégien harcelé pouvait souffler une fois rentré à la maison, il est aujourd’hui confronté à Internet qui pénètre la sphère familiale et agit comme une caisse de résonance. «Le cyberharcèlement est un danger dans le sens où cette forme de violence dépersonnalise l’agression, il n’y a pas de face-à-face et aucun sursaut possible d’empathie» note Zoé Moody, docteur en Sciences de l’éducation à Sion.

Si en Valais une fille pour cinq garçons est impliquée dans des actes de harcèlement, le ratio est de quatre pour cinq sur la toile. Zoé Moody explique: «L’hypothèse est que les filles sont plus actives sur les réseaux sociaux car elles privilégient visiblement les violences indirectes, seraient plus dans le verbal.»
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

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Re: Le harcèlement

#112 Message par Rem 82 » mardi 14 mars 2017 à 22:11

Très émouvant ! :(
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Re: Le harcèlement

#113 Message par Jean » lundi 27 mars 2017 à 17:36

Au Québec, présentation d'un guide :
http://www.autisme.qc.ca/assets/files/0 ... S-2017.pdf
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Re: Le harcèlement

#114 Message par freeshost » lundi 10 juillet 2017 à 17:10

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Re: Le harcèlement

#115 Message par freeshost » mardi 22 août 2017 à 21:38

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Re: Le harcèlement

#116 Message par Carapa » samedi 2 septembre 2017 à 20:52

"Vous trouverez ci-dessous des statistiques que nous avons rassemblées, provenant de sources multiples de l’Internet"
Une grande garantie de sérieux...

Si ils voient quelque chose, ils le disent, de préférence à la personne qui les harcèle, avant le/la supérieur(e)
Et bien évidemment le harceleur arrête tout de suite? On est vraiment chez Mickey ici!
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Re: Le harcèlement

#117 Message par Laura Ingalls » dimanche 3 septembre 2017 à 13:51

[mode ironique] ah ben oui, si tu demandes poliment au harceleur de cesser de te harceler, il arrête tout de suite, c'est bien connu! :roll:
"L'autisme n'est pas contagieux et je trouve que c'est bien dommage d'ailleurs!" J. Schovanec

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Re: Le harcèlement

#118 Message par MrsJack » dimanche 3 septembre 2017 à 14:50

Spoiler : Exemple de harcèlement : 
Au lycée, il y avait une nana qui prenait plaisir à se moquer de moi régulièrement.
Tant qu'elle était dans ma classe (seconde) je fermais ma gueule pour ne pas avoir à mêler nos copines respectives à l'histoire, la lâcheté transpirait de tous leurs pores ça faisait plaisir à voir... :evil:
Par contre, une fois dans deux classes différentes, je pensais en être débarrassé, mais quand elle me croisait dans un couloir ou dans la rue, elle prenait un malin plaisir à me balancer une réflexion ou une insulte devant son petit public qui ricanait. Un matin j'en ai eu marre (stress du bac blanc de français), après m'avoir appelé par un sobriquet, je me suis pointée devant elle en silence et je l'ai giflé.
Elle a voulu m'agripper à la gorge deux fois, j'ai écarté sa main deux fois (elle ne serrait pas, je crois qu'elle ne savait pas du tout comment j'allais réagir si elle serrait, elle devait avoir peur... C'est ce qui arrive quand on mesure 1.50 m et qu'on s'attaque à quelqu'un qui fait 1.70 m et pèse 20 kg de plus.)
Elle a menacé ma mère, ce qui m'a fait rigolé (je plains le pauvre fou qui osera s'attaquer à ma mère, paix à son âme). Ensuite elle a menacé de me choper à la sortie du bahut... Ce qu'elle n'a jamais fait même si deux soirs de suite je l'ai vu me guetter avec deux de ses potes, elle n'a jamais osé venir me trouver parce que je n'étais pas seule.
C'est ma seule expérience de harcèlement et c'est une "happy end".
On s'est souvent moqué de moi pour des tas de trucs mais en dehors de cet épisode là, je ne me suis jamais sentie "harcelée" dans le sens : "enchaînement [...] à répétition", c'était occasionnel car souvent les gens qui m'attaquaient avaient des cibles multiples, ça tournait. Et puis j'avais quelques amis, donc je n'étais jamais suffisamment isolée pour être vulnérable.
A mes yeux, le plus gros danger avec le harcèlement c'est l'isolement. Une personne isolée est une "proie facile". De plus quand il n'y a personne pour vous protéger ou au moins vous consoler après les phases de harcèlement, le risque de finir en suicide ou attaque violente (pétage de plomb) est plus élevé.

Par contre c'était l'époque sans facebook, sans twitter et ce n'était que le début des blogs.
Quand mes connaissances qui sont professeurs en collège/lycée me racontent les épisodes de cyber-harcèlement de leurs élèves, j'ai froid dans le dos. Je ne sais pas si j'aurais supporté ce type de harcèlement à l'adolescence.
Comment ça se gère le cyber-harcèlement ?
IRL il y a des solutions (plus ou moins efficaces) : dans le cadre du harcèlement scolaire on peut faire intervenir les professeurs et les parents, faire un appel à la solidarité des camarades de classes, les pousser au "cas de conscience" et si ça ne marche pas punir les harceleurs. Même logique à l'âge adulte, sauf que cette fois on fait appel à la hiérarchie ou à la police en portant plainte.
Mais les menaces et le harcèlement sur internet ça me paraît plus compliqué à stopper. Tout va plus vite, l'anonymat protège une partie des harceleurs et en plus il y a moyen harceler H24 une personne avec les mails, les téléphones et les réseaux sociaux.
HPI (28/12/2017) à QI hétérogène. Phobies sociales.
RDV pris avec le CRA (18 mois d'attente => été 2019).
INFJ dans la classification Myers-Briggs.
Amie avec un Aspie.
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Re: Le harcèlement

#119 Message par Laura Ingalls » dimanche 3 septembre 2017 à 23:05

mikkel a écrit :Un article qui vient de paraître sur OF...

http://www.ouest-france.fr/leditionduso ... 834/page/5
Je sais que ça fait longtemps que ça fait longtemps qu'il a été posté ce message, mais j'avais envie de répondre quand-même parce qu'il y a un truc qui me chiffonne dans cet article.
ça:
Emmanuelle Piquet observe que les parents s’inquiètent de plus en plus des relations de leur progéniture à l’école. « C’est pour moi un des problèmes. Avant, les parents s’en foutaient littéralement, maintenant ils sont flippés à l’idée que l’enfant ne soit pas invité aux anniversaires. » Cela crée de l’angoisse, une pression sur l’enfant qui ressent l’inquiétude de ses parents. Aujourd’hui, un élève seul dans la cour est considéré comme un problème, « la solitude est mal vue ». Pourtant comme le précise la psycho praticienne, certains enfants préfèrent être seuls, comme ceux atteints du syndrome d’Asperger.
heu...ouais, avant tout le monde s'en foutait de la douleur et du sentiment d'exclusion que ça pouvait générer d'être le seul de la classe à ne pas être invité aux anniversaires (et que personne ne vienne quand c'est toi qui invite). Je ne sais pas si elle a déjà vécu ça et si elle sait ce que ça fait, pour penser que c'est pas si grave et que ce serait le fait de s'en préoccuper qui créerait de l'angoisse et une pression sur l'enfant? :crazy: :?: :( :(
Et l'asperger il veut être seul? En fait non, on est souvent seul parce qu'on arrive pas à se faire des potes...et on en souffre...pas parce qu'on voudrait être tout seul dans notre coin, pendant toute la récré pendant que tous les autres s'amusent ensemble. :(
Donc voilà, cette partie là, je trouve que c'est à côté du problème!

Pour le reste, y a du bon, ça peut aider! Pas mal l'idée du t.shirt!

Sinon, en parcourant ce fil (et les articles sur le net) y a quand-même un truc qui m'embête, de manière générale, c'est qu'on tendance à attribuer le problème à tout et n'importe-quoi, sauf aux harceleurs! C'est particulièrement criant dans les deux anecdotes avec le PQ retiré des WC comme si c'était ça le fond du problème et que le "coupable" c'était le PQ! On explique au harcelé qu'il lui faut modifier son comportement pour ne plus être harcelé. Bon, lui apprendre à se défendre, c'est très bien, comprenez-moi pas de travers. Le truc qui m'embête, c'est que, le comportement problématique, nuisible, etc...c'est celui du harceleur, pas celui du harcelé et je trouve qu'on a tendance à trop l'oublier, voir à minimiser la gravité de tels actes jusqu'à ce qu'il y ait des drames!
En gros, actuellement, si on schématise, ça se passe comme ça:
A harcèle B, alors que B n'a absolument RIEN FAIT. Alors apprend à B comment il devrait se comporter autrement, avoir une autre posture etc..pour ne plus que A le harcèle, voir on envoie B chez un psy etc...
Mais...quel moment est-ce qu'on aurait prévu d'intervenir au niveau du harceleur (c à dire A, et non B) pour qu'il cesse son comportement nuisible?
Pour faire un parallèle, c'est un peu comme si A brûlait la priorité de droite et causait un accident à B qui n'avait commis aucune infraction, et qu'on expliquait alors à B comment changer de comportement sur la route pour éviter de se faire brûler la priorité, ou pourquoi pas supprimer tout bonnement les priorités de droite pour tenter de résoudre le problème, etc... Pis sinon, que A change son comportement sur la route, c'est pas une option? Pourquoi donc?

Bien-sûr, des fois c'est pas un seul harceleur, mais un groupe. Mais ça ne change pas grand chose, c'est quand-même ce groupe qui a un comportement problématique et nuisible. La seule différence que je vois c'est que c'est peut-être plus simple en apparence d'intervenir vers une seule personne que d'intervenir vers tout le groupe. Je dis en apparence, parce que dans le fond, même si on aide B à ne plus se laisser faire etc. ben, le groupe se mettra à harceler C, pis si on aide C, ils harcèleront alors D etc. et ainsi de suite. Et au bout du compte, ça déplace le problème, ça ne le résous pas!

mince, je suis déjà en train de faire une tartine!
Carapa a écrit :Euh... "malgré la bonne volonté de (presque) tous les adultes", c'est très vite dit !!!! Combien de fois n'entend-on pas des réflexions du type "il doit apprendre à se défendre" (à un contre dix??) et autres joyeusetés de ce genre... Il y a aussi, chez beaucoup de gens, l'idée que si l'on vous fait quelque chose c'est parce que vous l'avez cherché, et le mythe selon lequel "en ignorant, ça passe"...

Je n'ai pas vécu de harcèlement pendant ma scolarité primaire en Guyane, mais quand je suis rentré en métropole lors de mon arrivée au collège, j'ai vraiment eu l'impression de débarquer chez les sauvages. Je finissais par passer la plupart de mes récréations enfermé dans les toilettes, car c'est le seul endroit où j'étais à peu près tranquille.

Je pense que les phénomènes de harcèlement sont beaucoup aggravés par le laxisme ambiant, et la culture de l'excuse des gens politiquement corrects.
:bravo: :bravo: :bravo:

ah ce fameux "ignore, ça passera", ben c'est sûr, quand c'est l'autre qui vient à toi te chercher des noises, t'as qu'à l'ignorer! Ben tient :roll:

les caractères en gras: ça s'appelle blâmer la victime et malheureusement c'est répandu!
"L'autisme n'est pas contagieux et je trouve que c'est bien dommage d'ailleurs!" J. Schovanec

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Tugdual
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Re: Le harcèlement

#120 Message par Tugdual » mercredi 27 septembre 2017 à 9:29

Une critique des films pour enfants à propos du harcèlement :
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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