Autisme et Aide sociale à l'enfance

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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Jean
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Re: Grenoble -Autisme et Aide sociale à l'enfance

#196 Message par Jean » lundi 11 mai 2020 à 22:28

« Vous pouvez êtes porteurs d’un virus », « on n’a pas le droit de faire mourir d’autres personnes », rappelle le directeur de la protection de l’enfance, Philippe Gallien. Avant de déraper : « Si vous êtes venus en France pour avoir des actes criminels, vous aurez à répondre de vos comportements criminels. »

« Une personne qui part ne serait-ce qu’une heure sans donner de ses nouvelles, je demande que ce soit les forces de l’ordre qui soit informées »

« Je ne ferai aucun cadeau. […] Vous n’avez absolument pas le droit à l’erreur. J’espère que j’ai été très clair par rapport à ça. Vous avez intérêt à vraiment intégrer tout ce que je viens de vous dire »

« Si certains d’entre vous ont eu un entretien concernant ses projets après 18 ans (sic) avec des membres de mon équipe, je suspends toute décision de poursuite d’accompagnement aux comportements qui me seront remontés avec copie pour information à la préfecture »

Extraits des propos du directeur de l'ASE de l'Isère. Faut-il s'en étonner après le comportement de l'ASE 38 pour des enfants autistes ?

https://www.mediapart.fr/journal/france ... -etrangers
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olivierfh
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Re: Autisme et Aide sociale à l'enfance

#197 Message par olivierfh » samedi 30 mai 2020 à 17:34

Jean a écrit :
samedi 30 mars 2019 à 17:03
lemonde.fr
La prise en charge de l’autisme dans les centres médico-psychologiques vertement critiquée
[...]
Les structures sanitaires et médico-sociales qui accueillent, partout en France, les enfants autistes suivent-elles les recommandations de bonnes pratiques édictées en 2012 par la Haute Autorité de santé ? Pour le savoir, une association de parents dont les enfants sont concernés par ces troubles du neurodéveloppement a fait circuler, en février, un questionnaire dans son réseau.

Sur le site de l'AFFA:

Autisme : un constat accablant pour les centres sanitaires et médico-sociaux (CMP, CMPP, CAMSP, hôp de jour)
avec un résumé visuel assez déprimant:
bilan-visuel-enquete-suiviCMP-autisme.png

Et sur le site du collectif à l'origine de l'enquête:
L’influence de la psychanalyse paraît encore très présente. On relève en particulier et également :
  • une absence de collaboration non seulement avec les professionnels extérieurs, mais également avec les familles,
  • une résistance des professionnels à évoquer l’autisme, par dogmatisme,
  • une résistance à appliquer les recommandations de bonnes pratiques de la HAS, qui reposent sur des interventions globales et coordonnées, basées sur l’évaluation régulière des besoins et ressources de l’enfant et de sa famille en vue d’élaborer un projet personnalisé évolutif d’interventions, dont la base est l’éducation structurée, un moyen alternatif de communication selon l’enfant, la gestion des comportements,
  • une communication perçue comme inexistante ou culpabilisante, parfois d’une violence extrême,
  • des abus de pouvoir de ces professionnels lorsque les familles ne sont pas d’accord avec le suivi ou lorsqu’elles souhaitent en sortir pour un suivi en libéral par exemple. Serait-ce la mise en œuvre officieuse, d’un système de soins sous contrainte ?
On constate également, que les familles les plus touchées par ces difficultés, sont sans doute les plus précaires financièrement, car elles sont dans l’incapacité de mettre en place une prise en charge en libéral, trop coûteuse. On tombe donc dans un malheureux paradoxe : les établissements missionnés et financés pour permettre à la population autiste d’aller vers un mieux-être, semblent au contraire être la source d’une multiplication de difficultés aux conséquences délétères.
TSA de type syndrome d'Asperger (03/2017) + HQI (11/2016).
4 grands enfants avec quelques traits me ressemblant, les 2 cadets en début de parcours de diagnostic.

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Jean
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Re: Autisme et Aide sociale à l'enfance

#198 Message par Jean » mercredi 26 août 2020 à 9:40

Aujourd'hui, mercredi 26 août - 14h45-15h05 – entretien :
Protection de l’enfance : faire droit à tous les besoins des enfants en situation de handicap, avec Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargé de l’Enfance et des Familles, et Danièle Langloys, présidente d’Autisme France

http://cncph.fr/ue2020/

Les débats de l'Université d'Eté du Conseil national consultatif des personnes handicapées sont visibles sur la page Facebook du CNCPH.

https://www.facebook.com/watch/cncph.fr/
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Re: Autisme et Aide sociale à l'enfance

#199 Message par Jean » jeudi 21 janvier 2021 à 22:20

Hospimedia :
Le cadre de référence pour l'évaluation de l'enfance en danger intègre le handicap
Publié le 20/01/21 - 16h34

La Haute Autorité de santé propose un premier référentiel national sur l'évaluation de l'enfance en danger. Les cellules de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes y sont invitées à plus tenir compte du handicap.

L'évaluation de l'enfance en danger n'est pas la même du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest. Tout au long de l'élaboration de la stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance, les acteurs du secteur handicap ont insisté sur la question des signalements abusifs par méconnaissance des handicaps, en particulier les troubles du neurodéveloppement (TND) puis des prises en charge inadaptées. Le premier référentiel national élaboré par la Haute Autorité de santé (HAS) a tenu compte de ces remarques.

Le premier cadre national

Le référentiel permettra aux acteurs impliqués dans le recueil et le traitement des informations préoccupantes de disposer, tous, des mêmes outils. "La situation sanitaire en 2020 et les différents confinements ont donné lieu à une hausse alarmante des maltraitances infantiles. Ces chiffres ne reflètent cependant qu'imparfaitement la réalité de ce problème de santé majeur : entre les données manquantes, et les biais liés à la définition des informations préoccupantes et à des modalités de comptabilisation distinctes entre les départements, il est difficile de déterminer précisément l'ampleur du problème en France et de comparer la situation d'un territoire à l'autre. Pour les enfants et adolescents concernés, ce manque d'homogénéisation des procédures induit une inégalité de traitement de leur situation qui se traduit, inévitablement, par une perte de chance inacceptable" précise la haute autorité en préambule.

Ce cadre de référence s'adresse en priorité aux professionnels des cellules de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (Crip) et aux équipes pluridisciplinaires d'évaluation. Mais il est également destiné "à tous les professionnels et institutions qui contribuent au dispositif de recueil et de traitement des informations préoccupantes", qu'ils interviennent auprès des enfants ou des parents, en particulier dans le secteur sanitaire et médico-social. La recommandation de la HAS comprend trois livrets distincts et des outils pratiques.

Consulter les experts


Le livret 1, destiné aux cadres des Crip, des équipes pluridisciplinaires d'évaluation et de la direction enfance famille d'un département, précise les conditions à mettre en place au niveau de la gouvernance afin d'optimiser le recueil et le traitement de l'information préoccupante. Il insiste sur la nécessité d'une formation socle pour tous les professionnels et sur la possibilité pour les professionnels chargés de la première analyse et de l'évaluation de solliciter à tout moment une personne ressource notamment dans le secteur handicap ou psychiatrie. Il propose une gouvernance globale du dispositif de recueil et de traitement des informations préoccupantes.

Le livret 2, destiné à la fois aux cadres, aux professionnels de terrain ou professionnels de Crip chargés de réaliser les premières analyses, définit le circuit de recueil et de traitement de l’information préoccupantes. Il propose de cerner pour chaque situation les professionnels à mobiliser en privilégiant un double regard sur la situation et en s'appuyant si nécessaire sur des compétences extérieures et d'informer systématiquement les émetteurs de l'information préoccupante sur les suites données s'ils ont agi dans le cadre de leur fonction. Au cours de l'évaluation, la Crip devra a minima organiser un échange avec le médecin traitant et les professionnels qui l'accompagnent si l'enfant est accueilli dans un établissement médico-social.

Ne pas négliger TND, handicap et maladie

Le livret 3 est un guide d'accompagnement destiné aux professionnels chargés d'évaluer une situation préoccupante. Il leur donne une méthodologie pour structurer la démarche d'évaluation. Il demande aux évaluateurs d'être prudents pour certains signes d'alerte, notamment ceux qui concernent le développement, les attitudes comportementales et émotionnelles. Le guide précise que "la maltraitance (actuelle ou passée) ne doit pas être la seule cause envisagée. Les autres causes à envisager sont : une situation de handicap identifiée par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ; un TND (parfois encore non diagnostiqué) ; un trouble de santé, une cause médicale."
capture_d-ecran_2021-01-20_a_12-07-41.png
L'arbre des causes propose de s'interroger systématiquement sur des causes médicales, neurodéveloppementales ou liées à un handicap. (HAS)

La HAS précise toutefois que les différentes hypothèses évoquées ne sont pas exclusives les unes des autres. Les enfants et adolescents à besoins particuliers (malades, en situation de handicap, avec un trouble du neurodéveloppement) peuvent "mettre à l'épreuve les capacités de caregiving" de leurs parents. Il peuvent aussi être en situation de handicap et victimes de maltraitance. De façon générale en cas d'écart inhabituel avec les repères du carnet de santé ou de doute sur la présence éventuelle d'une situation de handicap ou d'un TND," les évaluateurs doivent mobiliser une expertise complémentaire" afin de permettre si nécessaire un diagnostic différentié.

Elle précise également que les parents peuvent être en situation de handicap, avoir un TND (diagnostiqué ou non) et qu'"il est important de tenir compte de cette éventualité, qui peut entraîner un comportement atypique dans les interactions sociales, en particulier chez les personnes présentant un trouble du spectre de l'autisme". Le livret propose, en annexe, des repères concernant les TND et les situations de handicap. Si les évaluateurs concluent que la santé ou le développement de l'enfant sont compromis ou risquent de l'être, la question des besoins particuliers liés au handicap doit être systématiquement posée, ajoute encore la HAS. Enfin les trois livrets du référentiel sont complétés par une boîte à outils comprenant notamment une trame de rapport, des conseils pour les entretiens, des courriers d'information à destination des parents.

Emmanuelle Deleplace
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Re: Autisme et Aide sociale à l'enfance

#200 Message par Jean » mardi 6 avril 2021 à 19:07

Mettre fin à la confusion entre l’autisme, le TDAH ou les troubles Dys et les signes de maltraitance : des actions interministérielles viennent renforcer les premières initiatives déployées

Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargée des personnes handicapées, et Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et des familles auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé ont réuni vendredi 2 avril le groupe de travail mobilisé sur la prise en compte des troubles du neuro-développement dans l’évaluation des situations d’enfants en danger ou susceptibles de l’être. Les associations concernées, des élus, des professionnels de santé et de la Justice ont élaboré des actions concrètes pour mettre en œuvre les mesures de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des TND.

https://handicap.gouv.fr/presse/communi ... dys-et-les
père d'une fille autiste "Asperger" de 37 ans

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