Police et autisme

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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samoju
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Re: Police et autisme

#61 Message par samoju » mardi 27 septembre 2011 à 12:50

C'est pas déclenché pareil, pas les mêmes phases, pas les mêmes objectifs.
Je rejoins cette analyse. Et je pense même qu'elle est appliquable à tout. Le résultat final observable a malheureusement une traduction différente parce qu'elle passe presque uniquement par le " théorème" NT.
On observe un résultat identique dans le contexte mais on ne cherche pas un autre moyen de définir ce résultat.
Du coup ça fausse complétement le calcul.
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yoyo
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Re: Police et autisme

#62 Message par yoyo » mardi 27 septembre 2011 à 12:56

C'est justement la le soucis, a l'ecole dans un premier temps et dans la vie courrante dans un 2nd plan.

Ca c'est le probleme des fonctionnements differents. Surtout si on veut absolument etre comme tout le monde, la c'est meme pas la peine.
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Rom
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Re: Police et autisme

#63 Message par Rom » mardi 27 septembre 2011 à 12:59

moi aujourd'hui j’essaie de trouvé un compromis pour contenté mes deux moi (celui qui veut vivre normalement et celui qui accepte le SA)
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Re: Police et autisme

#64 Message par yoyo » mardi 27 septembre 2011 à 13:19

j'en suis a cette phase, sauf que je part du sens inverse lol
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omega
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Re: Police et autisme

#65 Message par omega » mardi 27 septembre 2011 à 13:47

Murielle a écrit :Dans la cour, j'en ai vu plein des gamins violents....qui mettent des coups de pieds, des coups de poings...
Bien sûr lorsqu'ils sont pris le corps enseignant sanctionne.!!!!
MAIS un gamin aspi....(sans "e" Rom :wink: ) s'il répond à un coup de pied par un coup de poing ou vice versa....Lui, on ne lui pardonnera pas: il est agressif PARCE QU'IL EST AUTISTE.! (Je l'ai vu et entendu.!)
Et c'est contre ça que je m'insurge.!
Il y a certes d'un côté le risque de se voir "résumé" à son handicap, et que chacun de ses actes soit alors perçu comme "symptomatique", je veux dire attribué au handicap sans aller chercher plus loin.

Et de l'autre côté, l'agressivité du gamin aspi (t'as vu Rom, sans "e" à la fin, comme ça, ça ne fait pas "fille" :P ) ne se déclenche pas pareil et ne suit pas les mêmes "codes" que l'agressivité de ses petits camarades.
Quand on m'agressait et qu'on me faisait mal, je me défendais pour faire mal. Uniquement. Il n'y avait pas ce "jeu" réciproque d'agressivité/intimidation ni cette dimension sociale (rapports de dominance, ou de "chassé/chasseur", esprit de meute) que les bagarres des cours de récré ont normalement: mon seul objectif était de renvoyer avec détermination ce qu'on m'infligeait, et de me débarrasser des autres.
Préalablement, je ne répondais visiblement pas correctement aux formes d'agressivité codifiée (insultes, intimidation, propos agressifs, gestuelle, etc), qui auraient peut-être souvent permis d'arrêter l'escalade d'agressivité chez les autres avant qu'ils m'agressent physiquement. Donc ça allait plus souvent jusque là aussi.
Alors, c'est sûr, mon comportement était plus violent, plus "direct" (intention non dissimulée de faire mal), et plus souvent réprimandé aussi, même dans la plupart des cas où je n'avais pas le dessus!

Bref, on arrive à des cas d'incompréhension où l'agressé se fait harceler, et réprimander par-dessus le marché.
«Nous sommes tous des farceurs: nous survivons à nos problèmes.» (Cioran)

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Re: Police et autisme

#66 Message par Rom » mardi 27 septembre 2011 à 15:23

( merci pour le "e" :love: )
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Re: Police et autisme

#67 Message par Murielle » mardi 27 septembre 2011 à 15:29

:mryellow: :mryellow: :mryellow: :kiss:
Murielle,
Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi .
Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.

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Re: Police et autisme

#68 Message par Jonquille57 » mardi 27 septembre 2011 à 16:07

Je pense que nous réagissons toutes et tous d'après nos propres expériences... Il y a 10 ou 12 ans, j'aurais certainement eu la même réaction que Murielle ou Titiana... Seulement, voilà, j'ai été confronté à la violence de mon propre fils. Voilà pourquoi ma réaction est un peu différente.

J'ai eu aussi pas mal d'autres exemples de violence, j'ai été pas mal dans les HP.... et je vois maintenant ce qui se passe en institut....

Mais de toute façon, je partais de l'article du début du message, et je ne parlais pas des bagarres de récréation.

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Re: Police et autisme

#69 Message par omega » mardi 27 septembre 2011 à 17:12

C'était un exemple, Jonquille.
Sans m'étaler là-dessus, j'aurais bien en mémoire un ou deux souvenirs tout à fait précis que tu jugerais hélas dans le coeur du sujet...

Pour en revenir à la violence physique envers les parents, l'autorité, etc., qu'est-ce qui la déclenche? est-ce que l'autiste lui-même prend réellement l'initiative de cette violence ou fait ce qu'il peut pour l'éviter?

J'imagine que se faire empoigner manu militari et malmener par une paire de sbires en uniforme peut être directement perçu comme une agression physique.
Je ne sais pas si un autiste qu'on agresse physiquement sera capable de répondre sur un autre terrain, je veux dire répondre verbalement à une agression physique. (option qui, avec des flics ou des vigiles, serait néanmoins théoriquement préférable :D )

Pour ma part, au-delà d'un certain niveau d'agression, j'en suis foutrement incapable. Et oui, ça a été jusqu'à la violence physique de très rares fois. Mais à chaque fois ça a dérapé directement parce que mon "agresseur" s'est senti agressé par mes mots, et a répondu par une agression physique. En aucun cas sans cela, verbal/physique = barrière infranchissable pour moi.

Alors je me fais ptêt des idées fausses, mais j'imagine que quand un autiste paumé dans le métro gueule qu'il veut qu'on lui foute la paix ou autre, c'est une très mauvaise idée de se mettre à deux pour l'agripper...
Exemple transposable dans le milieu familial: maman/papa qui le dérange malencontreusement, autiste qui gueule qu'il veut qu'on lui foute la paix, paf une bonne gifle bien méritée... et voilà la recette d'un dérapage bien prévisible.

On est dans le sujet initial, là? ;)
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Re: Police et autisme

#70 Message par Jonquille57 » mardi 27 septembre 2011 à 18:09

Tes exemples sont pertinents. Malgré tout, tu parles de personnes autistes qui réagissent par rapport à une situation où eux-même se sentent agressés. Ce n'est pas forcément le cas. :wink:

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samoju
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Re: Police et autisme

#71 Message par samoju » mardi 27 septembre 2011 à 18:56

Ou alors ce n'est pas forcément observable au moment précis Joncquille.
Peut être que parfois l'agression existe mais elle est postérieure au contexte présent et elle met du temps à être "traitée". Au moment ou elle l'est la personne se retrouve dans un autre contexte.
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Re: Police et autisme

#72 Message par omega » mercredi 28 septembre 2011 à 9:00

Ou encore, dans le cas du paumé qui devient violent parce qu'on se saisit de lui, attraper quelqu'un par le bras n'est intentionnellement et socialement pas perçu comme un geste "très agressif". C'est donc le paumé qui est considéré comme l'agresseur, puisque aux yeux des autres, le premier à avoir une réponse considérée comme ouvertement agressive.

Là c'est vrai qu'on parle de violence "passive" (je veux dire déclenchée par une cause extérieure).
Aucune idée si les autistes sont capables de violence "active" (je veux dire prendre l'initiative de la violence, dans un contexte qui en est dénué au départ, du point de vue des gens et de leur propre point de vue). A priori pourquoi pas, juste qu'être sûr que personne ne s'est senti agressé au départ, ça semble pas si évident que cela.
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Re: Police et autisme

#73 Message par samoju » mercredi 28 septembre 2011 à 11:22

Quand on m'agressait et qu'on me faisait mal, je me défendais pour faire mal. Uniquement. Il n'y avait pas ce "jeu" réciproque d'agressivité/intimidation ni cette dimension sociale (rapports de dominance, ou de "chassé/chasseur", esprit de meute) que les bagarres des cours de récré ont normalement: mon seul objectif était de renvoyer avec détermination ce qu'on m'infligeait, et de me débarrasser des autres.
Préalablement, je ne répondais visiblement pas correctement aux formes d'agressivité codifiée (insultes, intimidation, propos agressifs, gestuelle, etc), qui auraient peut-être souvent permis d'arrêter l'escalade d'agressivité chez les autres avant qu'ils m'agressent physiquement. Donc ça allait plus souvent jusque là aussi.
Alors, c'est sûr, mon comportement était plus violent, plus "direct" (intention non dissimulée de faire mal), et plus souvent réprimandé aussi, même dans la plupart des cas où je n'avais pas le dessus!

Ce que tu décris la, mon fils le faisait en cour de récré. Sauf qu'il ne réagissait pas en temps réel à l'agression. Il le faisait à postériori et tapait la première personne devant lui sans faire la relation avec l acte qu il avait subit.
Juste pour rendre ce qu il avait subit. Observé par un oeil extérieur, cela semble être " de la violence gratuite ".
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Jean
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Re: Police et autisme

#74 Message par Jean » dimanche 2 octobre 2011 à 12:18

Extrait d'un blog de mediapart signalé par referentiel autisme :
A Marseille, Serge Partouche, un autiste de 48 ans est mort mercredi 21 septembre, à plat ventre, le visage en sang, menotté par 3 policiers dont l'un à genoux sur son dos. Les forces de l'ordre avaient été appelées par une voisine en conflit avec les parents. Serge n'avait jamais été violent ni menaçant.
Menottage fatal pour un colosse autiste
A Marseille, une enquête a été ouverte sur la mort d’un handicapé, lors d’une interpellation policière musclée.
Par OLIVIER BERTRAND Correspondant à Marseille - Libération - 27/09/2011

Serge Partouche avait 48 ans. Il était autiste. Plusieurs fois par semaine, il se baladait dans le quartier Saint-Loup où vivent ses parents, à Marseille. Mercredi, une voisine a appelé la police pendant cette promenade. Elle trouvait le garçon menaçant. Trois agents sont venus pour l’interpeller, il ne se serait pas laissé faire, il a fallu le maîtriser. Quand ils se sont relevés, Serge était en état de mort clinique. Depuis, ses parents tentent de comprendre.

Simah et Yvette ont 79 et 77 ans. Ils habitent depuis cinquante ans la petite maison, que le père a agrandie lui-même, afin que Serge y trouve un peu d’autonomie à leurs côtés. Simah a été routier, docker et agent d’entretien dans un centre pour handicapés. Depuis sa retraite, il s’occupait de son fils, dont il est l’administrateur légal. Serge était presque mutique depuis la sortie de l’adolescence. «Parfois seulement, raconte le père, il m’appelait au réveil. Mais il ne disait jamais "papa". Il disait "Simah". Je l’entends encore le matin, dans mon lit : "Simah !" Alors on se levait et on partait boire un café.»

Stéréotypies.
Là-bas, si un verre traînait, Serge le tapotait treize fois sur le comptoir, de plus en plus doucement. C’était l’une de ses stéréotypies, avec ces clenches qu’il pouvait actionner longuement dans le vide, ou ces arbres qu’il «plumait» pendant ses balades, en arrachant leurs feuilles. Il sortait parfois seul. Tout le quartier le connaissait.

Seule une voisine, disent les parents, entretenait des relations conflictuelles avec ce garçon différent, qui lui faisait peur. En juillet 2008 puis septembre 2010, le père a déposé une plainte puis une main courante. Il accusait la voisine de maltraiter son fils, de colporter des mensonges à son sujet, de dire qu’il se masturbait devant elle. Les policiers étaient venus une première fois en 2010, cela s’était bien passé, l’affaire avait été classée.

Un psychiatre avait témoigné que Serge ne présentait «pas d’agressivité ni d’anxiété particulière». Et Yannick Lefort, médecin traitant du garçon depuis huit ans, ajoute : «Serge n’était pas un schizophrène. Il était autiste, donc très replié sur lui-même. Il avait un cadre de conduite qu’il suivait sans en dévier. Je n’ai jamais été appelé pour une crise, un comportement violent. Mais en revanche il était imposant physiquement. Peut-être qu’il pouvait impressionner des gens qui ne le connaissaient pas

Mercredi, un infirmier est venu lui faire sa toilette comme chaque matin puis Simah l’a laissé sortir pour sa balade, vers 9 h 30. «Il prenait toujours le même chemin, raconte le père. Je l’ai accompagné au bout de l’allée du jardin et je me suis arrêté pour discuter avec le vieux d’à côté.» Quelques instants plus tard, Serge passait devant chez la voisine. Une toute petite maison carrée, avec un toit plat, des volets fermés derrière de lourdes grilles, une grosse chaîne pour cadenasser un portail par ailleurs fermé à clef.

Serge l’a-t-il effrayée en passant ? Etait-il «en crise», comme le disent les policiers ? «Il n’a jamais fait de mal à personne, répond la sœur de Serge. Il était peureux. Quand quelque chose n’allait pas, sa seule façon de faire une crise, c’était d’agiter les mains au bout de ses bras ballants en roulant des gros yeux.» Serge mesurait 1 m 90, pesait plus de 100 kilos. Les policiers ont-ils eu peur de ce grand costaud qui agitait les mains en silence tandis qu’ils approchaient ?

Le père a vu passer une voiture de police, puis une seconde. Il est allé voir ce qui se passait, mime ce qu’il a vu en arrivant. Son fils à plat ventre au milieu de l’impasse, la tête au sol, du sang coulant de son visage. Les mains menottées dans le dos et un policier à genoux sur lui, au milieu de sa colonne vertébrale. «Il lui comprimait complètement le diaphragme pendant que les deux policières lui tenaient les jambes, poursuit-il. J’ai dit à l’homme de descendre de son dos mais il ne voulait pas. Quand il s’est enlevé, il a vu que Serge ne respirait plus. Il s’est mis à courir en criant "Oh putain ! Oh putain !" Une des policières s’est mise à pleurer.»

«Antécédents».
Serge est mort dans l’après-midi. Depuis, la voisine se terre chez elle et les policiers se retranchent derrière l’enquête préliminaire ouverte par le parquet. «Nous attendons les résultats de l’autopsie pour savoir si ce monsieur avait des antécédents médicaux, indique Jacques Dallest, procureur de la République. Ensuite, il faudra établir si tous les gestes utilisés pour l’interpellation étaient appropriés. Les policiers ne savent pas toujours à qui ils ont affaire. Au moment du menottage, il peut y avoir un danger.» L’enquête a été confiée à l’inspection générale de la police nationale.

Faire pression sur le dos et la nuque d’une personne menottée à terre est une technique d’immobilisation controversée, et interdite dans certains pays d’Europe. Elle a valu à la France d’être condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 9 octobre 2007, à la suite de la mort de Mohamed Saoud, âgé de 26 ans, à Toulon (Var).
père d'une fille autiste "Asperger" de 37 ans

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Murielle
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Re: Police et autisme

#75 Message par Murielle » lundi 3 octobre 2011 à 10:01

Bien triste histoire que celle-ci....bouhhhhhh :cry: :cry: :cry:
Murielle,
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