Combien avez vous en QI?

Pour les gens qui ont simplement envie de discuter sans souhaiter faire passer d'information particulière.

Combien avez vous de QI

Le sondage s’est terminé le samedi 30 juillet 2016 à 20:16

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hazufel
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Re: Combien avez vous en QI?

#361 Message par hazufel » mardi 12 mars 2019 à 10:25

lulamae a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 10:10
C'est le cas : l'ICV était à 139, la mémoire de travail et la vitesse de traitement à 118. C'est juste que les observations sur les tests étaient succincts, et ils ne nous ont pas été détaillés.
L'analyse des différences de scores à l'intérieur de chaque subtest (subdivisés en 3/4 ou 2) apporte des précisions non négligeables, et particulièrement éclairantes sur le fonctionnement cognitif, je trouve dommage que certains psychologues ne les détaillent pas.
lulamae a écrit : Je ne comprends pas bien pourquoi tu dis qu'on s'est passé d'un diagnostic, c'est peut-être moi qui me suis mal exprimée.
Bien sûr que la phobie scolaire était constatée par un médecin, elle était suivie au CMP, mais ce diagnostic partait en partie du profil EIP.
Tu as écrit "Il a représenté un premier pas, et pour les filles la possibilité de faire un PAI au collège, mais celui-ci était de toute façon nécessaire pour la scoliose. Il prend toutefois en compte le profil EIP", je ne peux pas savoir qu'un diagnostic a ensuite été posé par un médecin.
lulamae a écrit :C'est pour sa soeur, qui ne fait pas de phobie scolaire, que le bilan WAIS a été pris en compte seul, y compris cette année au lycée. De toute façon, l'Education Nationale reconnaît les besoins spécifiques des éèves EIP. Etant prof, je le savais, et connaissais la circulaire officielle
Je sais, c'est ce qu'avait transmis la psychologue qui suivait un de mes petits en MS de maternelle à l'équipe éducative :crazy: étant sûre qu'il était HPI...
lulamae a écrit :Par ailleurs, le PAI ou PAP est établi en présence de l'infirmière et du médecin scolaire.
C'est un médecin qui doit le signer, ce n'est pas seulement sa présence qui est requise, mais il n'émane pas toujours d'un diagnostic médical, il peut relever des observations du médecin traitant (on peut être intolérant au PLV, ce n'est pas un diagnostic mais ça nécessite un PAI par exemple).
Diagnostiquée TSA Asperger.
3 fils dont des jumeaux diagnostiqués TSA de type Asperger.

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lulamae
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Re: Combien avez vous en QI?

#362 Message par lulamae » mardi 12 mars 2019 à 12:12

hazufel a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 10:25
lulamae a écrit :Par ailleurs, le PAI ou PAP est établi en présence de l'infirmière et du médecin scolaire.
C'est un médecin qui doit le signer, ce n'est pas seulement sa présence qui est requise, mais il n'émane pas toujours d'un diagnostic médical, il peut relever des observations du médecin traitant (on peut être intolérant au PLV, ce n'est pas un diagnostic mais ça nécessite un PAI par exemple).
Pour être précise, le PAI, qui est un contrat rendu nécessaire pour un besoin médical, était établi pour la scoliose, et comprenait des aménagements tenant compte du profil EIP. Il a été signé à chaque fois par le médecin scolaire, sur recommandation du chirurgien qui les suit.
Le PAP concerne ma fille aînée cette année en 2nde, dans la mesure où elle ne souhaitait plus d'aménagement pour sa scoliose ; il prend donc uniquement en compte le profil EIP, et là encore, a été signé par le médecin scolaire, sur la base du bilan HQI, principalement pour accompagner sa timidité à l'oral.
Diagnostic TSA en cours à l'hôpital Sainte-Anne depuis juillet 2018 ; recherches génétiques à l'hôpital Necker (éventuel syndrome Ehlers-Danlos ?).

"We're all in the gutter, but some of us look at the stars." Oscar Wilde.

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hazufel
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Re: Combien avez vous en QI?

#363 Message par hazufel » mardi 12 mars 2019 à 12:27

Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
J'ai eu il y a quelques jours rdv avec un médecin spécialisé TSA ET HPI (avec ou sans autisme), qui m'a confirmée que malgré le fait que le QIT n'atteigne pas 130, j'avais bien un fonctionnement HPI.
Il y a un truc que je pige pas. C'est quoi un fonctionnement HPI, si ce qui détermine n'est pas atteint (QIT >130) ?
Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
Ont été données comme raisons ma très grande facilité à m'adapter aux normes sociales, la compréhension des métaphores, des images dès le plus jeune âge, la sociabilisation etc.
Pourquoi indiquer fonctionnement HPI dans ce cas ? :?: Il me semble que beaucoup de gens ont ces capacités sans avoir un QIT > 130 ?
Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
Le TSA est malgré tout retenu car très gros pb de fonctions exécutives, stéréotypies (surtout flapping apparemment plutôt "caractéristique" de l'autisme même si pas que), intérêts restreints, sociabilisation certes mais très grande fatigabilité et tout est intellectualisé, il n'y a pas de compréhension innée des implicites et codes sociaux.
Il y a un truc que je ne comprends pas bien, comment se juxtaposent "de très gros pb de fonctions exécutives" et "une très grande facilité à m'adapter" ?
Tes difficultés de fonctions exécutives ont été mesurées avec quel outil ? c'est intéressant de le savoir, car peu les évaluent. De plus, tu as un IMT à 120, c'est une partie des fonctions exécutives.

Enfin, je comprends pas non plus cette juxtaposition :innocent:
Geogaddi a écrit :[...]Ont été données comme raisons ma très grande facilité à m'adapter aux normes sociales, la compréhension des métaphores, des images dès le plus jeune âge, la sociabilisation
avec
Geogaddi a écrit :[...]il n'y a pas de compréhension innée des implicites et codes sociaux.
:innocent: Comment peut-on comprendre dès le plus jeune âge si on ne comprend pas de façon innée ? :innocent:
C'est juste pour comprendre, parce que là :innocent:
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Geogaddi
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Re: Combien avez vous en QI?

#364 Message par Geogaddi » mardi 12 mars 2019 à 13:55

hazufel a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 12:27
Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
J'ai eu il y a quelques jours rdv avec un médecin spécialisé TSA ET HPI (avec ou sans autisme), qui m'a confirmée que malgré le fait que le QIT n'atteigne pas 130, j'avais bien un fonctionnement HPI.
Il y a un truc que je pige pas. C'est quoi un fonctionnement HPI, si ce qui détermine n'est pas atteint (QIT >130) ?
Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
Ont été données comme raisons ma très grande facilité à m'adapter aux normes sociales, la compréhension des métaphores, des images dès le plus jeune âge, la sociabilisation etc.
Pourquoi indiquer fonctionnement HPI dans ce cas ? :?: Il me semble que beaucoup de gens ont ces capacités sans avoir un QIT > 130 ?
D'après le psychiatre, avoir un Syndrome d'Asperger sans HPI aurait été censé me poser bien plus de problèmes, notamment prendre les choses littéralement, avoir du mal à comprendre les expressions imagées (ce qui ne m'est quasiment jamais arrivé). Qqun de neurotypique peut faire ça spontanément, mais qqun avec un TSA plus difficilement, surtout avec plusieurs facilités "cumulées". Le HPI notamment en verbal où je plafonne en vocabulaire et quasiment pareil en similitude explique pour lui le fait que j'aie pu m'en sortir à ce niveau-là.
Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
hazufel a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 12:27
Le TSA est malgré tout retenu car très gros pb de fonctions exécutives, stéréotypies (surtout flapping apparemment plutôt "caractéristique" de l'autisme même si pas que), intérêts restreints, sociabilisation certes mais très grande fatigabilité et tout est intellectualisé, il n'y a pas de compréhension innée des implicites et codes sociaux.
Il y a un truc que je ne comprends pas bien, comment se juxtaposent "de très gros pb de fonctions exécutives" et "une très grande facilité à m'adapter" ?
Tes difficultés de fonctions exécutives ont été mesurées avec quel outil ? c'est intéressant de le savoir, car peu les évaluent. De plus, tu as un IMT à 120, c'est une partie des fonctions exécutives.
Les fonctions exécutives ont été évaluées par les entretiens + la WAIS. L'IMT est à 120 mais hétérogène, j'ai un très bon score en mémoire des chiffres, mais un score dans la norme en arithmétique, où j'ai rencontré notamment des grosses difficultés au moment de calculer mentalement avec plusieurs informations à retenir à la suite. Pour la psy qui m'a fait passer le test, le fait que j'aie buté particulièrement à cet exercice montre une difficulté à retenir plusieurs consignes à l'oral d'une part. J'ai aussi un IVT dans la norme où j'ai été assez lente sans faire d'erreurs, pour elle "caractéristique du syndrome". Elle note également une légère latence dans mes interaction pour pouvoir interpréter les signaux sociaux. A cela s'ajoute l'anamnèse faite avec ma mère, où on a reporté un quotidien dans lequel j'oublie systématiquement de faire beaucoup de choses (alors que j'ai excellente mémoire à long terme, donc c'est vraiment un pb "d'organisation"), où je semble distraite et désorganisée (alors que moi intérieurement je sais que ce n'est pas le cas). Il est aussi noté dans mon dossier scolaire (j'ai fait pas mal d'aller-retours chez les psy scolaires qui ne trouvaient pas ce que j'avais, j'avais au moins 3 ans d'avance mais à côté de ça j'étais très immature, très tête en l'air, très indépendante...) "précocité intellectuelle avec suspicion de troubles de l'attention". Le TDAH n'a pas été retenu lors du bilan adulte cependant. Concernant le test de QI passé enfant, l'ICV est quasiment identique à celui adulte, en revanche je ne passe pas du tout 130 en IRP, mais vu que j'étais quand même très en avance, la précocité avait quand même été retenue par la psy scolaire, à tort ou à raison, je ne sais pas. Mais du coup, les problèmes de fonction exécutive sont pour le coup à la fois visibles lors de la passation, mais également quand on regarde tout le dossier depuis la petite enfance en fait.

Par "facilités à m'adapter" j'entendais au changement. J'ai par exemple pas du tout été perturbée par un déménagement à 11 000km de chez moi où j'ai dû faire face à beaucoup de choses seule. Enfin, j'étais très stressée bien sûr mais comme un peu tout le monde pour un tel changement de vie j'imagine, mais au quotidien j'ai pu m'adapter à mon ENVIRONNEMENT, voilà. J'avais toujours du mal à me gérer au quotidien, mais j'ai pas été "dépaysée", on va dire ça comme ça, et j'ai pris le pli du fonctionnement du pays très vite.
hazufel a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 12:27
Enfin, je comprends pas non plus cette juxtaposition :innocent:
Geogaddi a écrit :[...]Ont été données comme raisons ma très grande facilité à m'adapter aux normes sociales, la compréhension des métaphores, des images dès le plus jeune âge, la sociabilisation
avec
Geogaddi a écrit :[...]il n'y a pas de compréhension innée des implicites et codes sociaux.
:innocent: Comment peut-on comprendre dès le plus jeune âge si on ne comprend pas de façon innée ? :innocent:
C'est juste pour comprendre, parce que là :innocent:
Désolée, j'ai tendance à partir dans tout les sens et à beaucoup trop parler, du coup j'essaye de restreindre au maximum et ça donne des paroles peu claires, confuses, mélangées. Je voulais dire qu'en gros:
Métaphores, expressions imagées, sous-entendus littéraires: inné, aucun effort d'apprentissage, voire facilités, c'était un point fort à l'école.
Implicites SOCIAUX (ennui, drague, reproche, incitation etc) : intellectualité et imité. La compréhension des codes est certes rapide, mais tout est intellectualisé, imité. J'ai pu donner aux deux psy une tonne d'exemple de situation où j'étais passée totalement à côté de ce que la personne voulait, ou des réactions complètement inappropriées ou jugées impolies.

En gros pour tenter d'expliquer un peu, au moment de me faire diagnostiquer j'étais un peu au pied du mur, car je ne pensais pas être autiste car même s'il y avait un décalage, je trouvais que je m'en sortais plutôt bien, notamment socialement (je pensais que tout le monde était épuisé, tout le monde imitait, tout le monde était sans cesse dans l'anticipation et l'intellectualisation de chaque interaction, je pensais que tout l'humanité faisait ça), mais à côté de ça, j'étais considérée comme soi-disant précoce, mais toute ma scolarité on a trouvé que "oui précoce, mais y a un truc 'en plus' " (et ils n'ont jamais réussi à mettre la main dessus, jusqu'à aujourd'hui).

Le fonctionnement HPI a été retenu par le psy car je ne sais pas si je l'ai dit, mais l'indice global (bien qu'invalide) est à plus de 125 (je ne sais plus si je l'ai écrit désolée, j'évite de donner trop de détails chiffrés car je veux pas que des proches qui pourraient passer me reconnaissent), alors que j'ai un trouble anxieux avéré, que je n'avais pas dormi de la nuit avant la passation, et que j'ai le TSA. Pour lui, pour que j'arrive à ce score malgré tous ces caractéristiques (bien que le chiffre soit invalide), ça montre quand même des capacités proche du HPI. A cela s'ajoute mon fonctionnement et mon historique familial (HPI dans la famille), sans rentrer dans les détails de mon enfance. Et enfin les difficultés compensées du TSA. J'ai aussi plusieurs items dans chaque indice (sauf IVT) qui sont dans la courbe HPI voire qui plafonnent. Donc selon le psy, au regard de tous ces éléments, de mon comportement etc, j'ai bien un fonctionnement HPI, ce qui explique pourquoi j'arrive à réussir des entretiens d'embauche sans pb, à avoir des bons résultats scolaires en communication (intellectualisé), à passer pour invisible socialement, mais pourquoi j'ai malgré tout du flapping, des pb exécutifs, des intérêts restreints très envahissants, une grosse fatigabilité sociale, des hypersensorialités, des shutdowns, etc, bref, tout l'éventail de ce qu'on pourrait retrouver dans un TSA.

Désolée pour les explications confuses :)
Femme, 24 ans, IDF. Diagnostiquée autiste en février 2019.

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hazufel
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Re: Combien avez vous en QI?

#365 Message par hazufel » mardi 12 mars 2019 à 15:05

Merci de tes explications, cependant, je suis assez étonnée des remarques du psychiatre et de certains raccourcis.
Geogaddi a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 13:55
D'après le psychiatre, avoir un Syndrome d'Asperger sans HPI aurait été censé me poser bien plus de problèmes, notamment prendre les choses littéralement, avoir du mal à comprendre les expressions imagées (ce qui ne m'est quasiment jamais arrivé). Qqun de neurotypique peut faire ça spontanément, mais qqun avec un TSA plus difficilement, surtout avec plusieurs facilités "cumulées". Le HPI notamment en verbal où je plafonne en vocabulaire et quasiment pareil en similitude explique pour lui le fait que j'aie pu m'en sortir à ce niveau-là.
Il y a des gens ici qui ont un ICV à 150 et qui ont beaucoup de difficultés socialement. L'hyper compétence en vocabulaire est souvent une compétence des Aspergers, mais il n'induit pas de HPI pour autant, dans sa définition propre. Cf les autres discussions ailleurs et les ouvrages de Mottron notamment.
Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
J'ai aussi un IVT dans la norme où j'ai été assez lente sans faire d'erreurs, pour elle "caractéristique du syndrome".
Qu'est ce qui est dans la norme selon la psy ? De ne pas faire d'erreurs ou d'avoir été assez lente ? Si c'est dans la norme, ce n'est pas "assez lent", non ? Il y a aussi ici des gens avec des IVT hauts, ce n'est pas caractéristique de l'autisme d'en avoir un forcément plus bas que le reste.
Geogaddi a écrit :
lundi 11 mars 2019 à 20:58
Métaphores, expressions imagées, sous-entendus littéraires: inné, aucun effort d'apprentissage, voire facilités, c'était un point fort à l'école.
Implicites SOCIAUX (ennui, drague, reproche, incitation etc) : intellectualité et imité. La compréhension des codes est certes rapide, mais tout est intellectualisé, imité. J'ai pu donner aux deux psy une tonne d'exemple de situation où j'étais passée totalement à côté de ce que la personne voulait, ou des réactions complètement inappropriées ou jugées impolies.
Merci de tes éclaircissements, cependant, donner des exemples, n'est pas mesuré par des tests. C'est la différence entre un entretien et des tests étalonnés.
Le fonctionnement HPI a été retenu par le psy car je ne sais pas si je l'ai dit, mais l'indice global (bien qu'invalide) est à plus de 125 (je ne sais plus si je l'ai écrit désolée, j'évite de donner trop de détails chiffrés car je veux pas que des proches qui pourraient passer me reconnaissent), alors que j'ai un trouble anxieux avéré, que je n'avais pas dormi de la nuit avant la passation, et que j'ai le TSA. Pour lui, pour que j'arrive à ce score malgré tous ces caractéristiques (bien que le chiffre soit invalide), ça montre quand même des capacités proche du HPI.

Désolée, je ne comprends pas la juxtaposition, comme déjà évoqué dans le fil HPI TSA. Il y a ici des personnes qui ont des scores très hauts et qui galèrent vraiment au quotidien. A quoi ça sert de dire qu'on a alors un fonctionnement HPI ? :innocent:
Diagnostiquée TSA Asperger.
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elpanacho
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Re: Combien avez vous en QI?

#366 Message par elpanacho » mardi 12 mars 2019 à 16:00

Geogaddi a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 13:55
...j'ai bien un fonctionnement HPI, ce qui explique pourquoi j'arrive à réussir des entretiens d'embauche sans pb, à avoir des bons résultats scolaires en communication (intellectualisé), à passer pour invisible socialement, mais pourquoi j'ai malgré tout du flapping, des pb exécutifs, des intérêts restreints très envahissants, une grosse fatigabilité sociale, des hypersensorialités, des shutdowns, etc, bref, tout l'éventail de ce qu'on pourrait retrouver dans un TSA.
Peut être y a-t-il déjà un post pour parler des stratégies de compensation mais comme le sujet est évoqué ici je rebondit dessus.

La psychologue que j'ai rencontré n'a pas fait de corrélation entre les stratégies de compensation que j'ai mise en place, jugées très efficace, et le HPI.

Je suis comme Geogaddi , quasiment invisible parmi les neuro-typiques, je peux discuter de plein de chose, j'ai même eu à certaines périodes une vie sociale très rempli.
Je n'ai pas d’hypersensibilité contraignante m'obligent à certains mode de vie ou handicapante.
En vieillissent, la fatigue généré est plus dur a encaissé (surtout que le boulot me pompe toutes mes petites cuillères).

Je me pose beaucoup de questions sur la mise en place de ses stratégies.
J'ai grandi dans un milieu où on ne se préoccupe pas trop de l’éducation des enfants (les enfant c'est chiant, ça demande des trucs, ça coûte de l'argent, ça nous prend du temps, vivement qu'ils aient 16 ans pour aller bosser à l'usine et ramener un peu de sous).
Par exemple, ma dysorthographie est avéré depuis le début de ma scolarité, et je n'ai jamais mis les pied chez un orthophoniste.

Si le gosse est turbulent, on le recadre avec une baffe.
Si le gosse a des exigences, c'est un caprice, on le recadre avec une baffe.
Si cela ne marche pas c'est que la baffe n'est pas assez grosse.
Mon premier but dans la vie a très vite été d’éviter les baffes et autre coups de pied au cul

Du coups, des le plus jeune age, on se force à être "normale", d’ailleurs l’environnement vous fait bien comprendre que vous ne l’êtes pas (et vous y croyez!!!).
C'est ce qui m'a poussé à refréner mes stéréotypie et surtout mon flapping. Et plus tard, c'est ce qui m'a fais faire des efforts concernant la sociabilisation.

Je le vois notamment avec ma fille de 5 ans (qui sera pré-diagnostiqué en mai), où je me dit régulièrement que ma famille ne m'aurais même pas laisser faire 10% de ce que nous lui tolérons.

Selon vous, la compensation des TSA et l’adaptation à la "normalité" est-elle environnementale?
Est-elle lié a l'HPI?
ElPanacho Pre-diagnostique SA-HPI (janvier 2019)
En attente de RDV Psychiatre
Accessoirement dysorthographique et légèrement dyslexique

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Flower
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Re: Combien avez vous en QI?

#367 Message par Flower » mardi 12 mars 2019 à 16:57

@elpanacho: Je ne suis pas sûre que ce soit généralisable, mais effectivement j'ai de très bonnes capacités de camouflage et dans mon enfance, ma mère surtout faisait très très attention aux "bonnes manières", à ce qu'il faut dire et faire ou ne pas faire dans différentes situations sociales. Et parfois les rappels à l'ordre n'étaient pas tendres... Du coup j'ai beaucoup appris par ce biais. (Y compris des choses comme mentir quand je n'étais pas rentrée à l'heure pour éviter les punitions.) C'était certainement utile même si pas forcément agréable pour moi. Bon, l'injonction "il faut que tu ailles vers les autres" ne m'a pas beaucoup aidée, parce que je ne sais pas comment faire. :innocent:

Après, y a-t-il un lien avec le HQI, je ne sais pas. Je connais effectivement des gens qui cumulent TSA et HQI et qui ont bien plus de difficultés que moi, mais ce sont des hommes, donc il y a peut-être plutôt un truc à chercher par là... Pour moi, le HQI (+ timidité) a surtout été vu comme une explication à mes difficultés dans la relation aux autres enfants. Mais le HQI m'a certainement aidée à l'école parce que je n'avais pas besoin de consacrer beaucoup de ressources au travail scolaire, je pouvais donc davantage de me consacrer au "volet social". Lors du diagnostic le médecin a considéré que je compensais bien grâce à mes importantes capacités d'analyse, qui ont probablement un lien avec le HQI je pense.
Détectée HQI à 7 ans, diagnostiquée aspie le 07/07/2015.

Geogaddi
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Re: Combien avez vous en QI?

#368 Message par Geogaddi » mardi 12 mars 2019 à 18:15

J'ajoute qu'effectivement, je viens d'une famille vraiment stricte aussi dans laquelle il fallait marcher droit, et mes parents m'ont énormément stimulée notamment au niveau sociabilisation, jeux avec d'autres enfants etc, donc ça a dû jouer, forcément. Je pense qu'en fait c'est multi-factoriel et que le HPI pourrait pourquoi pas rajouter un "petit coup de pouce" sur certaines choses, mais pas à tous les coups, sûrement...
Femme, 24 ans, IDF. Diagnostiquée autiste en février 2019.

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Bubu
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Re: Combien avez vous en QI?

#369 Message par Bubu » jeudi 14 mars 2019 à 16:20

Geogaddi a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 18:15
Je pense qu'en fait c'est multi-factoriel et que le HPI pourrait pourquoi pas rajouter un "petit coup de pouce" sur certaines choses, mais pas à tous les coups, sûrement...
Juste une nuance, mais je ne crois pas qu'être considéré comme un extra-terrestre, comme quelqu'un qu'on ne comprend pas et qui ne comprend pas les autres soit un "petit coup de pouce"
Au niveau social, c'est plutôt un handicap.

Private joke : Vive Boards of Canada ! :kiss:
Diagnostiqué autiste asperger, diagnostic établi à mes 33 ans par le CRA de ma région.
"Ce syndrome est caractérisé chez ce patient par l’absence de détérioration intellectuelle, un syndrome dysexécutif, un déficit d'attention"

Geogaddi
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Re: Combien avez vous en QI?

#370 Message par Geogaddi » jeudi 14 mars 2019 à 18:21

Bubu a écrit :
jeudi 14 mars 2019 à 16:20
Geogaddi a écrit :
mardi 12 mars 2019 à 18:15
Je pense qu'en fait c'est multi-factoriel et que le HPI pourrait pourquoi pas rajouter un "petit coup de pouce" sur certaines choses, mais pas à tous les coups, sûrement...
Juste une nuance, mais je ne crois pas qu'être considéré comme un extra-terrestre, comme quelqu'un qu'on ne comprend pas et qui ne comprend pas les autres soit un "petit coup de pouce"
Au niveau social, c'est plutôt un handicap.

Private joke : Vive Boards of Canada ! :kiss:

Par "petit coup de pouce" j'entendais "petite particularité qui pourrait permettre de mieux correspondre aux attentes sociales" :) (de mon point de vue bien sûr, car j'ai toujours été très attachée à pouvoir être "intégrée" socialement dans des groupes, mais je peux tout à fait comprendre que ce soit pas une fin en soi pour d'autres personnes).
Femme, 24 ans, IDF. Diagnostiquée autiste en février 2019.

Natali
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Re: Combien avez vous en QI?

#371 Message par Natali » vendredi 15 mars 2019 à 21:33

Bonsoir
Je n’ai pas lu les 30 pages, mais pas loin, et je n’y trouve pas la réponse à une question que je me pose :
J’ai vu que de nombreux participants à la discussion, diagnostiqués TSA ou aspie, ont un QI dysharmonique. Est-ce que c’est forcément lié à un TSA ? J’avais lu autrefois ( mais je ne sais plus où) que certains psys utiliseraient l’expression «  QI dysharmonique » quand il y a en fait un TSA léger, pour ne pas affoler les parents ( ou quand ils ne les sentent pas capables de l’accepter?). Avez-vous entendu parler de cela? Savez-vous quel est le lien entre QI dysharmonique et TSA, s’il y en a un?
Un enfant de ma famille a reçu un tel diagnostic, après quoi rien n’a été mis en place pour l’aider ( sinon d’arrêter d’exiger de lui de bons résultats en maths).
N
En train de me décider à entamer une démarche de diagnostic.

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WinstonWolfe
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Re: Combien avez vous en QI?

#372 Message par WinstonWolfe » vendredi 15 mars 2019 à 21:51

Il y a des QI dysharmoniques qui ne sont pas TSA, et des TSA qui n'ont pas de QI dysharmonique. Ceci dit, quand on regarde les statistiques, il y a lieu de s'interroger sur un TSA lorsqu'un profil WAIS montre des disparités. Mais il n'y a rien d'automatique.
(Diagnostiqué aspie en 2013, à 40 ans)

Je sème des cailloux, ils m'échappent des doigts,
Mais je prends bien garde qu'ils ne mènent à moi.

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Re: Combien avez vous en QI?

#373 Message par Natali » vendredi 15 mars 2019 à 23:15

Merci beaucoup pour ta réponse. Sans être, évidemment, spécialiste, je trouve qu’il a beaucoup de points communs avec ce que je peux lire sur les personnes TSA. Et je sais qu’il souffre d’être stigmatisé et, peut-être aussi d’être différent. Sa psychomotricienne a balayé d’une phrase la question de son père au sujet d’un possible autisme : «  Ben non, il ne peut pas être autiste puisqu’il cherche à se faire des amis ». Même pas : «  Je n’y connais rien mais je vais me renseigner ». Et ses parents ont été tellement contents de cette réponse qu’ils n’ont surtout pas cherché plus loin ( on ne va surtout pas remettre en cause la parole de la pro, n’est-ce pas? Et peu importe les dizaines de documents que je leur ai envoyé par la suite).Par contre, ils continuent à le faire ch... et à se plaindre de lui sans cesse. Pour ma part, je n’ai jamais rien trouvé de très bizarre chez lui, on s’est toujours bien entendu (mais je me soupçonne d’être un chouïa TSA aussi).
Bon, je vais peut-être essayer d’en reparler avec eux...
En train de me décider à entamer une démarche de diagnostic.

Aeryn
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Re: Combien avez vous en QI?

#374 Message par Aeryn » samedi 16 mars 2019 à 8:00

On ne parle plus vraiment de QI "dysharmonique" mais "hétérogène". "Dysharmonie" a une connotation psychanalytique.

On peut voir des profils hétérogènes dans plein de conditions différentes : TSA mais aussi troubles des apprentissages (d'ailleurs, c'est l'un des points d'appels majeurs pour les diagnostiquer), TDA(H) ...

Les neuropsychologues sont censés savoir bien faire la part des choses, et ont des tests complémentaires (autres que le WISC) à disposition pour explorer les différentes hypothèses.
TSA d'intensité légère à modérée

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hazufel
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Re: Combien avez vous en QI?

#375 Message par hazufel » samedi 16 mars 2019 à 8:44

Natali a écrit :
vendredi 15 mars 2019 à 23:15
Merci beaucoup pour ta réponse. Sans être, évidemment, spécialiste, je trouve qu’il a beaucoup de points communs avec ce que je peux lire sur les personnes TSA. Et je sais qu’il souffre d’être stigmatisé et, peut-être aussi d’être différent. Sa psychomotricienne a balayé d’une phrase la question de son père au sujet d’un possible autisme : «  Ben non, il ne peut pas être autiste puisqu’il cherche à se faire des amis ». Même pas : «  Je n’y connais rien mais je vais me renseigner ». Et ses parents ont été tellement contents de cette réponse qu’ils n’ont surtout pas cherché plus loin ( on ne va surtout pas remettre en cause la parole de la pro, n’est-ce pas? Et peu importe les dizaines de documents que je leur ai envoyé par la suite).Par contre, ils continuent à le faire ch... et à se plaindre de lui sans cesse. Pour ma part, je n’ai jamais rien trouvé de très bizarre chez lui, on s’est toujours bien entendu (mais je me soupçonne d’être un chouïa TSA aussi).
Bon, je vais peut-être essayer d’en reparler avec eux...
Si l’enfant a un suivi en psychomotricité c’est que des difficultés ont été repérées, la prise en charge concerne la plupart du temps les personnes avec troubles dys (dyspraxie, dysgraphie surtout), un trouble de l’attention ou un TSA. Le bilan psychomot doit mentionner quels sont les points à travailler et peut poser le diagnostic de dysgraphie, indiquer des troubles praxiques et noter les difficultés d’attention. Les explorations doivent se poursuivre pour déterminer d’où vient l’hétérogénéité du QI. Si la faiblesse est dans le verbal ou la partie chiffrée (selon aussi ses difficultés en maths) de l’IMT, voir avec une orthophoniste pour un bilan complet en indiquant les difficultés (éventualités de dyscalculie, trouble du langage), si la faiblesse est particulièrement dans l’IMT et dans une sous évaluation due à la vitesse de passage et / ou des erreurs d’étourderie, voir avec un psychologue pour un bilan TEACH qui mesure plus précisément l’attention. Un IVT bas et parfois concomitant à un IMT bas en présence d’un éventuel TDA.
En tout cas, selon les difficultés de l’enfant il faut cibler le professionnel pour que soit indiqué le type de fonctionnement et la prise en charge pour l’aider. Et que l’enfant ne soit pas blâmé pour ce qu’il n’arrive pas bien à faire mais accompagné pour mieux y arriver...
Évidement la remarque de la psychomot n’a pas de sens pour un éventuel TSA mais si les parents ont des doutes, ils peuvent demander d’élaborer un profil sensoriel pour compléter le bilan et voir un psychologue spécialisé TSA. Ensuite voir un psychiatre / médecin connaissant tous les troubles neurodeveloppementaux qui saura avec tous les bilans poser les différents diagnostics. Un psychomotricien peut poser celui de dysgraphie, l’orthophoniste ceux de dyscalculie, et autres dys liés à sa prise en charge.
A noter qu’un enfant particulièrement anxieux peut aussi avoir avec des résultats hétérogènes. L’hétérogénéité n’est pas forcément problématique mais puisque l’enfant a déjà une prise en charge et des problèmes d’apprentissage il convient de creuser pour l’aider sans quoi sa confiance en lui risque de chuter vitesse grand V et les troubles de l’apprentissages augmenter avec la difficulté scolaire croissante...
Il faut voir aussi si les résultats en maths ne sont pas justes dus à un manque de travail / de défaut d’organisation et pas forcément liés à un trouble de l’apprentissage. Là l’avis des enseignants est important parce qu’il peut y avoir aussi une pression trop forte des parents par rapport à des résultats attendus non atteints, sans que ce ne soit catastrophique. On peut être heureux et considéré sans avoir 15 en maths, heureusement.
Diagnostiquée TSA Asperger.
3 fils dont des jumeaux diagnostiqués TSA de type Asperger.

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