Amoureuse d'un asperger

Pour les gens qui ont simplement envie de discuter sans souhaiter faire passer d'information particulière.
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temp-995
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Re: Amoureuse d'un asperger

#121 Message par temp-995 » mercredi 9 novembre 2011 à 17:31

Bonjour,

Je suis homme, probablement asperger mais jamais diagnostiqué, et je souhaite donner mon point de vue. La déclaration de sentiments ou le fait qu'une femme se mette "à courir" après un asperger est peut être ce qui a de pire pour un homme asperger, qui a des difficultés ou est sans expérience avec les femmes. Cela lui met en effet le plus souvent "une pression monstre" et comme un asperger ne sait pas s'y prendre avec les femmes, c'est la fuite garantie. Donc il faut logiquement essayer de lier le plus possible amitié et essayer de faire les choses le plus naturellement possible sans se presser si possible. Un mot à retenir : RASSURER !

J'aime cette métaphore du Docteur Andre utilisé pour décrire les phobiques : le cerveau émotionnel, et par conséquent le phobique, est comme un animal qu’il faut apprivoiser avec douceur et régularité, et non pas le brusquer.
cathyrobin a écrit :bonjour !
je suis nouvelle sur le forum. je suis la maman d'ungraçon de 8 ans qui vient d'être diagnostiquer SA, je me renseigne donc bcp sur le syndrome. je suis touchée par ton témoignage car mon fils est encore jeune mais je souhaiterai qu'il puisse avoir la chance de tomber amoureux et surtout d'etre aimé en retour !
je comprends qu'il soit completement deboussolé par ton amour car c'est bcp démotions à gérer et j'ai lu (SA de Tony Attwood) qu'il est pê plus facile de commencer par discuter par lettre ou par mail et ensuite de vous voir physiquement ! je pense qu'il ne faut pas aller trop vite pour éviter de le stresser de trop !
je te souhaite bon courage et bcp de patience et espère avoir de tes (bonnes) nouvelles bientôt...
cathy
Et bien il va falloir lui apprendre bcp de choses : comment se déroule une rencontre amoureuse, qui fait quoi, comment se comportent les femmes, comment leur poser des questions, comment faire le premier pas etc. le tout en jeu de rôle si possible afin que le tout soit bien assimilé. Un mot à retenir : APPRENTISSAGE

http://int.sc/2011/01/interview-with-br ... rtin-ph-d/

darkangel
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#122 Message par darkangel » mardi 17 janvier 2012 à 18:35

Je voudrais simplement poser une question. Est-ce normal qu'un jour il soit très proche de moi, très câlin, me tenant la main, et l'autre jour beaucoup plus distant? C'est en rapport avec le syndrome? C'est vraiment dur parfois car je me sens un peu de côté. Même si je sais bien qu'il ne se fiche pas de moi. C'est vrai que parfois j'ai du mal à déchiffrer ses comportements...J'aimerais bien avoir quelques avis pour être mieux informée.

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#123 Message par darkangel » mardi 17 janvier 2012 à 18:37

Mince je me suis trompée je ne voulais pas créer une nouvelle discussion. Ce message était destiné à être la suiite de la discussion : amoureuse d'un asperger

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Jonquille57
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#124 Message par Jonquille57 » mardi 17 janvier 2012 à 18:44

Tu peux annuler ton message et le remettre ici : http://forum.asperansa.org/viewtopic.ph ... &start=120

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Jean
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Re: Amoureuse d'un asperger

#125 Message par Jean » mardi 17 janvier 2012 à 18:50

Voilà, les sujets sont fusionnés.
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darkangel
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Re: Amoureuse d'un asperger

#126 Message par darkangel » mardi 17 janvier 2012 à 19:11

Merci mais je ne sais pas comment annuler le message. Enfin merci quand même.

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Re: Amoureuse d'un asperger

#127 Message par Jean » mardi 17 janvier 2012 à 19:20

En fait, tu ne pouvais plus supprimer ton message dès que quelqu'un y a répondu (donc dès que Jonquille t'a donné le conseil) :P
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Re: Amoureuse d'un asperger

#128 Message par samoju » mardi 17 janvier 2012 à 19:42

Est-ce normal qu'un jour il soit très proche de moi, très câlin, me tenant la main, et l'autre jour beaucoup plus distant?
Mon mari initie rarement une proximité de lui même non pas par manque d'envie mais parce qu'il ne sait pas comment , quand , si cela dérange ou pas donc au final c'est souvent moi qui initie et lui il apprécie. Mais au fur et à mesure il commence à initier de temps en temps.

Aprés il y a des moments ou il est moins disponible parce qu'il a trop de choses à gérer et dans ces moments la,il aime avoir son espace à lui. En même temps je ne suis pas du genre envahissante.

Je dirai que le fait que ton copain initie parfois semble indiquer qu'il est en confiance et qu'il ose et que c'est plutot chouette. :)
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#129 Message par temp-995 » mardi 17 janvier 2012 à 20:42

darkangel a écrit :Je voudrais simplement poser une question. Est-ce normal qu'un jour il soit très proche de moi, très câlin, me tenant la main, et l'autre jour beaucoup plus distant? C'est en rapport avec le syndrome? C'est vraiment dur parfois car je me sens un peu de côté. Même si je sais bien qu'il ne se fiche pas de moi. C'est vrai que parfois j'ai du mal à déchiffrer ses comportements...J'aimerais bien avoir quelques avis pour être mieux informée.
Lui as tu posé la question ?
Cela me semble être la solution la plus simple plutôt que d'essayer d'extrapoler son comportement à partir de comportement d'autres aspies.

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Re: Amoureuse d'un asperger

#130 Message par samoju » mardi 17 janvier 2012 à 22:06

C'est ce que mon homme aurait répondu :lol:
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Re: Amoureuse d'un asperger

#131 Message par Mizton » mardi 17 janvier 2012 à 22:07

Darkangel j'ai lu ton topic entièrement ya quelques jours, et je suis relativement admiratif de ton comportement et de ta patience surtout ^^'.
Temp-995 a surement raison, le mieux est encore de communiquer.. c'est vraiment primordial (dans toute relation d'ailleurs j'ai envie de dire)..

ça fait un peu plus d'un an que je suis en "couple" avec mon asperge et hm.. il est vrai que les variations de comportement sont parfois assez déstabilisantes.. Mais bon il me semble qu'il y a autant de SA que d'aspies, c'est avant toute chose un individu, unique, et le meilleur moyen pour le comprendre est encore de communiquer avec lui... Même si c'est pas toujours facile :/ (oh punaise ce que le mien est susceptible :crazy: lol)
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Re: Amoureuse d'un asperger

#132 Message par darkangel » mercredi 8 août 2012 à 1:50

Merci pour toutes vos réponses :) Je ne l'ai pas vu depuis plus d'un mois, mais je viens de recevoir quelques nouvelles! J'avais réussi à l'oublier, même si je pensais toujours un peu à lui. Il m'a dit qu'il était très triste que je sois partie, qu'il voudrait me revoir. Cela m'a perturbé. Depuis ce message, mes pensées deviennent confuses et je ne fais que d'y penser. Je suis quand même surprise de recevoir un message aussi long et affectueux, lui qui demeurait froid, n'exprimant jamais ses sentiments...Au fond, même si j'avais rencontré un autre homme, j'ai l'impression qu'on est toujours liés, et qu'il demeure dans un coin de ma tête, toujours...Devrais-je accepter de le revoir, au risque de faire renaître ces sentiments...

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Re: Amoureuse d'un asperger

#133 Message par lo² » mercredi 8 août 2012 à 14:09

Bonjour Darkangel.

C'est à toi de voir, là on dépasse la question de l'Asperger : c'est pour tout le monde pareil, s'il t'aime et que tu l'aimes, et qu'il est enfin décidé à vivre cette histoire, n'hésite pas et fonce ! Mais si tu as tourné la page et que tu ne ressens plus rien pour lui, cela ne vaut pas le coup.

Je découvre ce fil, j'ai tout lu comme un roman à suspens en espérant voir les choses évoluer, après les difficultés du début... J'étais content que vous vous soyez enfin rapprochés, et m'apprétais à vous souhaiter que votre histoire marche et dure. Mais voilà que j'apprends que vous êtes séparés. 0r tu ne donnes aucune indication sur cette rupture. Pourquoi ne vous êtes-vous plus vus ? Quelque chose s'est-il passé, ou était-ce simplement trop compliqué ? Si vous vous sentez toujours liés, peut-être que cela vaudrait le coup que vous vous retrouviez, même si le syndrôme d'Asperger occasionnera toujours des difficultés. Mais il faut que ces difficultés valent le coup, et cela il n'y a que toi qui peux le savoir : que ressens-tu ?
Je voudrais simplement poser une question. Est-ce normal qu'un jour il soit très proche de moi, très câlin, me tenant la main, et l'autre jour beaucoup plus distant? C'est en rapport avec le syndrome? C'est vraiment dur parfois car je me sens un peu de côté. Même si je sais bien qu'il ne se fiche pas de moi. C'est vrai que parfois j'ai du mal à déchiffrer ses comportements...J'aimerais bien avoir quelques avis pour être mieux informée.
J'ai l'impression d'être comme cela. Je ne sais si cela vient du syndrôme, sans doute. Il y a des moments où ma femme et moi sommes très proches, et d'autres où je me referme. Pas que je cesse de l'aimer, bien au contraire, mais il m'est difficile de m'ouvrir, et si notre histoire, à présent assez mûre, fait qu'elle sait comment y faire, il reste bien des fois où je donne l'impression de m'éloigner. Peut-être parce que je suis habitué à la solitude, que je connais depuis tout petit, peut-être parce que j'en ai besoin... Peut-être parce que, tout simplement, parfois il m'est impossible de dépasser mes difficultés à m'ouvrir, même avec elle. Toujours est-il qu'elle est à peu près la seule personne avec qui jepeux parfois m'ouvrir totalement.
Mon mari initie rarement une proximité de lui même non pas par manque d'envie mais parce qu'il ne sait pas comment , quand , si cela dérange ou pas.
Voilà, c'est ça. C'est extrêmement difficile de savoir comment faire parfois, même si avec le temps on apprend ; on a de grosses lacunes à combler.
Aprés il y a des moments ou il est moins disponible parce qu'il a trop de choses à gérer et dans ces moments la,il aime avoir son espace à lui.
-> Aussi !
Je dirai que le fait que ton copain initie parfois semble indiquer qu'il est en confiance et qu'il ose et que c'est plutot chouette.
-> 0ui, c'est très positif. A part avec les femmes de ma vie (ma femme, ma mère, ma soeur), j'en suis incapable. donc ça dénote bien un lien très fort.

Je répète souvent à la femme qui partage ma vie, lors de mes crises de panique, que notre histoire est impossible, que je la ferai souffrir, qu'il faut qu'on se sépare, que ça vaut mieux pour elle... J'ai lu un peu partout que les aspies ne pouvaient pas être en couple ; je suis aspie, ou quelque chose de proche. J'étais persuadé, lorsque l'on s'est mis ensemble, qu'elle me fuirait dans la semaine... C'était il y a 8 ans, nous sommes mariés depuis 5 ans, et allons avoir notre deuxième enfant. Tout n'est pas toujours rose, il a fallu qu'elle apprenne à gérer mes crises, à faire avec mes difficultés à communiquer et à comprendre les autres. Finalement, cela nous a rapproché, et nous avons développé une complicité à nulle autre pareil. Cela ne m'empêche pas de flipper, mais enfin...

Je me souviens, quand on s'est mis ensemble, je lui disais : "Je crois que je t'aime, mais je ne sais pas ce qu'est l'amour, alors je ne peux te le prommettre ; j'ai très peur que ce soit autre chose"... Bah ça devait être ça ! :)

Notre relation s'est construite par écrit. C'est tellement plus facile que de parler... Le face à face est très dur pour un autiste.

Tout doit être clarifié, posé, et il faut beaucoup de patience avec un aspie, car il va hésiter longtemps avant de se lancer, et risque effectivement d'être terrorisé à l'idée d'entreprendre quoi que ce soit dans le domaine relationnel. Je parle en connaissance de cause ! Il est aussi très angoissant de se demander comment les autres interprêtent notre comportement, lorsque l'on sait qu'il n'est pas "normal". 0ui, un aspie est "compliqué", et un ado aussi, alors un ado aspie...
Difficile, il n'a pas msn
:lol:

Pardon, je ris car je repense à cette époque où l'on me pressait de prendre msn alors que je refusais, trouvant angoissant l'instantanéité du bouzin. Je suis tellement plus à l'aise sur un forum ou par mails, qui permettent de prendre le temps de lire et de préparer sa réponse. J'ai le même problème avec le téléphone : je n'aime pas ça, je préfère les sms, et j'angoisse car certaines personnes répondent à mes sms en m'appelant (du coup je n'ose plus leur écrire !) et se réjouissent de l'arrivée de la visio, qui me terrifie et que bien sur je refuserai tant que je pourrai...

Manu a raison : "il faut passer pas un état ou tout vas bien, et avec un aspie, cet état a partir duquel tout est possible est une état d'échange neutre, plat sur le plan des émotions, certains diraient même vide." Cela ne signifie pas que l'aspie n'a pas d'émotion, au contraire, mais il est beaucoup plus facile d'initier un échange de manière "intellectuelle", sinon ces émotions paniquent et l'on a tendance à fuir. Le mieux est sans doute d'entammer la conversation sur ses centres d'intérêts et de voir où cela vous mène, en prenant son temps, peut-être à l'écrit, par mail, si le face à face est trop angoissant. Attendre offre l'avantage de ne pas le brusquer, ce qui risquerait de le faire fuir, s'il panique, mais d'un autre côté, il n'est peut-être pas capable de faire le premier pas. Mon aimée a du faire le premier pas, moi j'étais incapable d'entreprendre la moindre démarche, et si elle ne l'avait pas fait on serait certainement passés à côté d'une histoire merveilleuse. 0n a discuté sur un forum, par mails puis par msn ; elle m'a dit qu'elle m'aimait sur msn, et il a encore fallu un certain temps avant que l'on ose s'appeler.
Il est dyspraxique à cause d'une phase autistique trop forte pour que son cerveau la supporte, la zone de son cerveau qui lui permettait d'écrire a été complètement calcinée [...] j'en ai parlé à ma psychiatre, elle m'a dit que" scientifiquement parlant", cela ne se peut pas.
Disons que c'est très exagéré. Il n'y a pas de "crise autistique" ou de "phase autistique". 0n n'A pas l'autisme, on EST autiste, et on l'est toujours, pas seulement à certains moments. Mais les débordements d'émotions peuvent se traduire par un refermement brutal, des crises de panique et des crises de nerfs, parfois des explosions assez violentes. Cela ne peut pas "calciner le cerveau", je te rassure. Toutefois, une activité épileptique peut être associée à des troubles autistiques, et effectivement des crises d'épilepsie peuvent laisser des séquelles, léser des aires cérébrales. Mais c'est autre chose que les crises de panique ou de nerfs, les circonstances ne sont pas les mêmes. Je ne crois pas qu'une crise d'épilepsie puisse être déclenchée par un baiser. ;)
il n'est jamais seul, mais il n'est pas aisé de lui parler tranquillement. Curieusement, il est décrit dans les particularités du syndrome d'avoir des problèmes d'interactions sociales, tandis que lui, est très extraverti, il parle à beaucoup de monde, il est toujours excité, mais paraît tout de même angoissé. En fait, il dit ne pas avoir d'amis. Il fréquente énormément de personnes, mais n'en apprécie que très peu. Toutes ses relations sont apparemment "superficielles"...Pourquoi n'ose t-il pas s'engager dans une amitié réelle et solide? Apparemment lorsqu'il est trop proche d'une personne, cela est extrêmement difficile pour lui de gérer son "affection" pour la personne. Je ne sais comment l'expliquer. Mais j'aimerais tellement le soutenir, l'aider...
L'adolescence est une phase compliquée pour (à peu près) tout le monde, et peut être particulièrement difficile pour un aspie. Aujou(rd'hui, je me suis isolé, comme je le faisais enfant. Mais à l'adolescence, j'ai voulu bousculer cette solitude et j'aurais pu correspondre à la description que tu fais de ton ami : plein de relations, toujours avec du monde, vu par certains comme extraverti voire comme un voyou, par d'autres comme introverti. Je voyais plein de monde, mais je n'avais pas vraiment d'amis, peut-être un ou deux. Mes relations étaient superficielles. Je cherchais juste à combler le manque de relations sociales qui avait toujours été là. Il y a une énorme pression à l'adolescence pour se sociabiliser. Donc il est normal que l'on multiplie les relations, mais cela ne permet pas de dépasser pour autant nos difficultés et la solitude peut demeurer : on est "seul parmi les autres", toujours entouré sans jamais être lié. C'est un grand écart qui peut être dangereux. Il faut dépasser les apparences pour bien cerner la personne qui a parfois l'air tout à fait "normale" alors qu'elle est en souffrance. 0n est sommés d'avoir l'air normal, de s'intégrer, alors on fait semblant...
S'il ne te vois qu'avec d'autres personnes, c'est peut-être aussi qu'il a peur de se trouver seul avec toi, ne sachant comment gérer l'intimité s'il sait que vous êtes attirés l'un par l'autre. Mais avoir quelqu'un avec qui partager les tourments qu'il cache aux autres pourrait certainement lui faire grand bien ! J'ai diminué les relations sociales jusqu'au strict minimum. Les rares fois où j'en ai, je fais d'énormes efforts pour avoir l'air "normal"... C'est épuisant, cela me vide complètement et ensuite, heursement que je peux être moi-même avec mon épouse et vider mon sac, partager cette souffrance avec elle !
il est paniqué, mais le cache si bien...
Et oui ! Ça on sait faire, on est bien obligés d'apprendre ! :/

PS : moi non plus je n'aime pas les chieuses ! :D Ma compagne est loin d'en être une !
mon asperge
:lol:
oh punaise ce que le mien est susceptible
-> Et moi donc ! Je me demande comment elle fait pour me supporter... :oops:

darkangel
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Re: Amoureuse d'un asperger

#134 Message par darkangel » samedi 11 août 2012 à 13:53

Merci pour cette longue réponse enrichissante.

Nous n'avons jamais été en couple en fait. Notre relation était certes très ambiguë, de sorte à ce que la plupart de nos connaissances croyaient que l'on sortait ensemble, or, non. Ce n'était pas officiel, je ne voulais pas lui parler de sentiments pour ne pas le faire fuir, juste laisser les choses se faire naturellement. Avec le temps, nous nous sommes rapprochés et vivions une sorte d'amitié amoureuse, vous savez ce genre de relation fusionnelle que l'on a avec quelqu'un...entre amitié et amour, sans savoir vraiment quelle genre de relation nous vivons...amitié très forte? amour platonique? amitié amoureuse? Par moment, on se tenait la main et nous faisions des câlins très tendres, je dirai même amoureux, mais ce fut tout, je ne m'en plaindrai pas d'ailleurs, vu l'évolution positive de la relation !

Mais certains moments, il ne me voyait plus, ne me touchait plus, se comportait de manière étrange, je sais évidemment que c'est en rapport avec ses troubles, mais cela me déstabilisait et me faisait souffrir...un jour je me suis mis à prendre conscience de la réalité et de la complexité du problème, j’espérais tellement, en obtenant, certes, un petit retour, mais je ne savais pas si cela allait m'apporter grand chose...je suis un être sensible qui a besoin d'être rassurée, or, je crois qu'avoir une relation avec lui m'aurait fait souffrir, bien que je l'aimais...J'ai donc décidé de m'éloigner légèrement, en restant son amie bien sûr, mais en mettant de la distance...ensuite je suis partie du lycée en juin, et nous nous ne sommes pas revus depuis. Le message qu'il m'a envoyé m'a chamboulé. Je suis nostalgique, et j'avoue avoir envie de le revoir. Il est très triste de mon départ, et veux que je l'appelle pour passer le voir. Je suis étonnée de cette initiative, le connaissant, jeune homme qui n'exprime pas ses sentiments. J'ai pris conscience maintenant que j'étais, et resterai toujours une personne très précieuse pour lui et que, bien sûr, il aura été et sera toujours une personne précieuse pour moi. Cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu alors j'avoue être un peu perdue en ce qui concerne les sentiments ressentis. Mais une chose est certaine, il restera toujours dans mon esprit, quoi qu'il arrive.

J'ai 18 ans maintenant, aucune relation amoureuse à ce jour, et parfois, je ressens cette peur au fond de moi, de ne jamais revivre cet amour sincère et extatique...Par moment, j'ai l'impression qu'il hante mon esprit, que nous sommes liés, même si nous sommes loin maintenant...Je suis totalement perdue

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meï
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Re: Amoureuse d'un asperger

#135 Message par meï » samedi 11 août 2012 à 22:27

c'est drole Lo, ton témoignage me touche pârce que 'jai l'impression de lire mon homme qui ecrirait sur un forum.il a vraiment bcp de points commun avec toi (ou un autre aspi homme en general, lui non plus ne sait pas gerer, et notre relation est bcp basé sur 'lécrit...il a besoin de signaux pour comprendre et decripter pas mal de choses.
nous arrivons a obtenir un equilibre avec des peties mises a point de tps en tps, et surtou, je susi très consciente de son fonctionement car j'ai un comportemnt similaire mais en fille et je comprends ses reactions.

donc je n'attends rien en fait, je sais mais je lui dis parfois que tele ou telle chose serait mieux, etc...et on en discute (un peu), mais surtout, je susi bien avec lui.(on rit bcp, on intellectualise tout...vraiment tout.... :mrgreen: )
oui on est loin d'etre comme les couples normaux, et je sais que je n'aurai rien d'autre, mais c'est ce que je veux.

et puis on s'aime et ca je le sais vraiment très fort, et je suis très amoureuse de lui..i ca fait 9 ans qu'on se connait.(on a eu 2 moments critiques..une separation l'année dernière, qui a aidé a remettre tout en place et depuis; on ne pense plus du tout a la separation mais on veut construire.
ma grande chance est qu'il est très a l'ecoute. très patient et, très ouvert. mem si avec des idées arretées parfois.(noir ou blanc mais pas gris...) :wink: et ses difficultés et les miennes se completent, tout comme les aptitudes....

il avait été remué par la lecture de attwood..son parcours est egalement très specifique.il n'a jamais pu donner d'explictions a ses souçis relationnels....mais depuis il sait et semble accepter.Mais a 50 ans, il ne va pas se faire diagnostiquer...et je comprends très bien.(la psy que j'avais rencontrée, a qui j'avais vaguement decris mon homme , m'avait dit de suite "aj et bien vous vous etes trouvés il est très certainement comme vous!..." :mryellow:

mais la vie est possible avec un aspi, certe ca ne resemblera jamais aux films de la télé ou autres, mais franchement ouf!!...et moi, je ne veux rien d'autre...et puis il est bien plus franc et droit que tout autre homme que je pourrais rencontrer... :oops:

bref, j'espère que tu sera bien avec quelqu'un darkangel, aspi ou non... :D
Maman 1973 ( Aspie, hpi, diag CRA 2012) de 4 enfants (tsa, hpi, trans.)
https://cieharmonieautiste.jimdo.com/

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