La construction écologique

Pour les gens qui ont simplement envie de discuter sans souhaiter faire passer d'information particulière.
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Astragale
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La construction écologique

#1 Message par Astragale » dimanche 15 juin 2014 à 8:52

Voilà un sujet qui m'intéresse particulièrement et comme je suis en phase 1 pour (ENFIN :bravo: :D 8) ) me construire un habitat personnalisé, j'aimerais beaucoup échanger nos expériences et idées.

Mon projet :
Un maison de 80 à 100 m² (en fonction du prix), évolutive, la plus bioclimatique et écologique possible. Je veux des matériaux locaux et un moindre impact sur l'environnement. Il faut évidemment qu'elle soit très bien conçue et fiable car elle doit durer au minimum 50 ans, années qu'il peut (éventuellement), me rester à vivre. Si c'est plus, c'est mieux. Il n'est pas certain que je reste 50 ans au même endroit mais dans ce cas j'aurai à la vendre, cela ne doit donc pas être une cabane bambou.

Je pense engager un architecte qui pourra gérer le tout et offrir une garantie conséquente.

Mon rêve c'était une maison en paille pour l'épaisseur des murs, l'inertie thermique et les enduits crémeux arrondis :
img-7397.jpg
lec23.jpg
Mais il s'avère que la mise en place est très longue et qu'elle nécessite une main d’œuvre importante. Je ne veux/peux pas gérer un chantier ( :lol: ) et c'est extrêmement cher à sous-traiter. Il existe bien des auto-constructeurs qui le font pour d'autres mais sans garantie.

Alors je suis en train d'étudier les autres techniques par ordre de préférence (et de prix !) :

Bois massif rondins pour le look et la solidité (coup de cœur mais faut-il aller vivre dans le Jura pour avoir cette maison ? :lol: ), le confort thermique et la longévité
apex3.jpg
Bois massif madriers pour un look plus contemporain
Maison-bois---madrier-empilés.jpg
Poteaux poutre pour le coût et les possibilités architecturales
ImgGall-FMaison-LesOllieres-2-700x428.jpg
Ossature bois pour le coût
maison-ossature-bois-01.jpg
Je cherche un petit logiciel simple et fiable pour faire des plans quelqu'un a t-il des conseils à ce sujet ?


Je me vois bien là :
entrée-maison-ecologie-paille-simon-dale-hobbit1.jpg
Aspie HPI

Mon blog de photo
http://isolde-h.wixsite.com/photographie

laurent
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Re: La construction écologique

#2 Message par laurent » dimanche 15 juin 2014 à 9:03

En 3d :

L'open source sweet-home-3d.
http://www.sweethome3d.com/fr/
J'ai changé le lien, pour te donner un truc moins farci de log supplémentaires qui ne servent à rien)

Archifacile, comme l'indique son nom.
http://logitheque.mamaison.info/archifacile/

En 2d

http://linuxbbas.blogspot.fr/2013/05/li ... ateur.html

En vrac

http://logitheque.mamaison.info/

Bonne création. :)

Je suis familier de la 3d (je suis tombé dedans quand j'étais petit), donc si tu coinces sur une fonction, malgré le fait que je ne connaisse pas tout ces logs, je sais que la logique est la même, du moins à la base, qu'avec un 3dmax, ou un blender : je peux aider à"décoincer" si tu le désires.
Modifié en dernier par laurent le dimanche 15 juin 2014 à 9:20, modifié 4 fois.

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Re: La construction écologique

#3 Message par Astragale » dimanche 15 juin 2014 à 9:10

Génial, merci Laurent ! :bravo:
Aspie HPI

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Re: La construction écologique

#4 Message par laboulette » dimanche 15 juin 2014 à 9:15

C'est un beau projet, je suis allée voir une expo sur la maison de demain à la cité des science qui parlait des matériaux écolos. Mais je crois que c'est fini

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Re: La construction écologique

#5 Message par Tugdual » dimanche 15 juin 2014 à 9:21

Astragale a écrit :Mon rêve c'était une maison en paille pour l'épaisseur des murs, l'inertie thermique et les enduits crémeux arrondis [...]
Les maisons en paille ont très peu
d'inertie thermique par nature ...

Si tu veux, je peux profiter de ce post
pour faire un petit topo généraliste ...
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: La construction écologique

#6 Message par Astragale » dimanche 15 juin 2014 à 9:29

Alors là oui Tugdual, très volontiers car tu peux le constater, je commence déjà à me fourrer les doigts dans les orbites... :lol:
:bravo: :bravo: :bravo:
Aspie HPI

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Re: La construction écologique

#7 Message par Rose » dimanche 15 juin 2014 à 12:01

Pour le logiciel c'est Autocad qui est utilisé le plus par les architectes. Connais-tu la revue : la maison écologique? C'est vraiment une excellente revue qui traite uniquement de la construction-rénovation écologique. une mine d'or pour les adresses, archis, fournisseurs et si on veut se lancer dans l'auto-construction un indispensable.
Terre-vivante édite aussi de nombreux livres sur la construction écologique: chauffage, matériaux, différentes techniques de construction... Dans le Morbihan il existe plusieurs entreprises qui proposent leurs services dans ce domaine.
Perso, si je devais déménager et recommencer, je choisirais l'ossature bois et la maison-paille.
Bon courage.
"Ne le secouez pas, cet homme est plein de larmes." Charles Dickens.

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isra
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Re: La construction écologique

#8 Message par isra » dimanche 15 juin 2014 à 12:19

Les deux dernières maisons :love:

L'avant dernière image, c'est la maison hobbit ?
http://www.neozone.org/culture_geek/une ... uffisante/

Et une jolie avec toit en paille:
Image
Mais j'imagine que ça doit être sombre dedans, donc pas très économe au niveau de l'éclairage...
Diagnostiquée SA en janvier 2015

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Re: La construction écologique

#9 Message par Tugdual » dimanche 15 juin 2014 à 12:26

Introduction

Donc, un petit topo généraliste sur la construction.
C'est parti ...

1. L'hiver et l'été

Tout d'abord un petit rappel sur ces deux saisons
contrastées, à prendre en compte dans notre pays.

L'hiver est la saison la plus simple à considérer
d'un point de vue thermique. En effet, durant toute
cette période, il fait froid dehors et chaud dedans
(puisqu'on chauffe) : on a donc un flux permanent
de calories de l'intérieur vers l'extérieur
, et
seule l'importance de ce flux varie quotidiennement.

Ce flux est fonction de :
  • la différence de température entre intérieur et extérieur ;
  • la qualité d'isolation de l'ensemble des parois ;
  • l'étanchéïté à l'air de l'ensemble des parois.
L'été est une saison plus compliquée, car il ne se passe
pas la même chose durant le jour et durant la nuit.
Pendant la journée, il fait plus chaud dehors que dedans,
et on a donc un flux de calories qui entre dans la maison.
Pendant la nuit, il fait plus chaud dedans que dehors
(sauf canicule), et le flux de calories s'inverse, se met
à sortir de la maison.

Il faut prendre en considération cette inversion du
flux thermique, deux fois par jour,
pour comprendre
la problématique du confort d'été. Dans ce contexte
d'été, certaines propriétés des parois, telles que le
déphasage thermique, vont présenter de l'intérêt,
tout comme la notion d'inertie thermique.
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: La construction écologique

#10 Message par Tugdual » dimanche 15 juin 2014 à 12:27

2. Les caractéristiques des parois

Si les parois doivent d'abord être solides, pour
supporter la structure de la maison et protéger
des intrusions, elles doivent aujourd'hui en plus
assurer le confort thermique à l'intérieur.

2.1. L'isolation

Cette caractéristique se mesure par le fameux
coefficient "R" des matériaux. Plus il est élevé, plus
le matériau est isolant, et plus il freine le passage
des calories. C'est la caractéristique de base des
matériaux, primordiale en France, puisque la saison
hivernale dure de nombreux mois, mais également
intéressante en été, en participant à la limitation
des surchauffes estivales.

L'isolant le plus efficace est l'air immobile.
Le principe de tous les matériaux isolants est donc
d'emprisonner de très petits volumes d'air pour les
maintenir immobiles, comme des bulles (polystyrène),
ou un méli-mélo de fibres (laine de verre, isolants
végétaux).

2.2. Le déphasage

Cette caractéristique représente le temps que va
mettre une onde de chaleur pour traverser une paroi.
Elle n'est intéressante qu'en été, lorsque le flux
thermique change de sens deux fois par jour.

Exemple typique d'une belle journée ensoleillée : mettons
qu' à partir de 11h le soleil tape fort sur la façade Sud :
les calories commencent à entrer dans la paroi :
  • dans le cas d'une maison classique (parpaing et 10 cm de
    laine de verre), le déphasage est de 3 heures, ce qui veut
    dire que dès 14h, les calories ont finit de traverser la paroi
    et vont chauffer l'intérieur de la maison toute l'après midi ;
  • dans le cas d'une vieille maison en terre (murs de 60cm),
    le déphasage est de 10 heures, ce qui veut dire que les
    calories n'atteindront l'intérieur de la maison qu'à 21h,
    sauf qu'en fin de journée le soleil se couche, l'air extérieur
    se refroidit, et le flux de calorie s'inverse, ressortant du
    mur vers l'extérieur avant même d'avoir atteint l'intérieur
    de la maison, et donc commencé à la chauffer.
À noter que cette caractéristique est d'autant plus importante
que la maison est peu isolée, et explique à elle seule pourquoi
les bâtisses en pierre ou en terre crue sont si confortables
en cas de canicule (ainsi que dans les pays chauds à fort
contraste journalier de températures, tels les déserts).

Avec des parois à très forte isolation (genre maisons passives),
cette caractéristique perd un peu de son importance, puisque
les calories, même si elles arrivent à traverser la parois, ne
représenteront pas une grande énergie.

2.3. L'étanchéïté à l'air

Les parois ne doivent pas laisser passer l'air (fuites)
sous peine d'inconfort d'une part (air froid qui entre),
et de gaspillage d'énergie d'autre part (air chaud qui
sort). Si l'air transporte peu de calories dans l'absolu,
une fuite d'air permanente, 365 jours par an, fini par
gaspiller des quantités très importantes d'énergie.

Cette caractéristique est utile été comme hiver.
Elle peut être assurée par des membranes, ou encore
par des enduits.

2.4. L'étanchéïté à la vapeur d'eau

La vapeur d'eau (je parle bien de l'eau à l'état gazeux)
est présente aussi bien à l'extérieur (selon la météo)
qu'à l'intérieur (cuisine, salle de bain).
Parfois en excès dans la maison, elle risque, si elle pénètre
dans les parois, de condenser, c'est à dire de se transformer
en eau liquide qui, en stagnant, peut alors causer des dégâts
structurels (en particulier pour les matériaux naturels),
ou encore un affaiblissement de l'isolation (laine de verre).

On gère cette problématique :
  • soit en empêchant l'entrée de la vapeur d'eau dans les
    parois (membrane pare-vapeur à l'intérieur) ;
  • soit en utilisant des matériaux dont la nature d'une part,
    et dans un tel ordre d'autre part, que la vapeur d'eau va
    pouvoir naturellement migrer vers l'extérieur.
2.5. L'effusivité thermique

Cette caractéristique représente la façon dont la
température d'un matériau évolue lorsqu'il absorbe ou
restitue des calories (énergie thermique).

Dans le langage courant, on parle de matériaux chauds,
(comme le bois, le liège ... etc ...) pour ceux qui de fait
vont voir leur température s'adapter rapidement et
quasiment à la température de l'air ambiant.

À l'inverse, on parlera de matériaux froids (comme
le carrelage, la faïence ... etc ...) pour ceux qui de fait
vont voir leur température toujours rester en deçà
(de quelques degrés) de la température de l'air ambiant.

D'autres matériaux se situent entre ces deux extrêmes,
comme le plâtre, la terre crue, la terre cuite ... etc ...

Cette caractéristique est primordiale pour les matériaux
qu'on utilise en parement des parois intérieures. En effet,
la température ressentie dans une pièce est grosso-modo
la moyenne entre la température de l'air ambiant, et celle
des surfaces des parois.

Ainsi, dans les régions froides on aura intérêt à utiliser des
matériaux chauds en parement, ce qui permettra de ne pas
avoir à surchauffer l'air embiant pour se sentir bien.
Dans les régions chaudes, au contraire, les parements à base
de matériaux froids permettront de mieux supporter une
atmosphère chaude, en diminuant la température ressentie.
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: La construction écologique

#11 Message par Tugdual » dimanche 15 juin 2014 à 12:27

3. Les caractéristiques de la maison

Certaines caractéristiques globales de la maison vont
avoir une importance capitale pour son confort et ses
performances énergétiques.

3.1. La compacité

Les déperditions thermiques sont proportionnelles à
la surface cumulée de toutes les parois de la maison.
Or, à volume égal, différentes formes de maison
présenteront différentes surfaces de parois.

Ainsi, un simple cube présentera moins de surface
qu'un parallélépipède, et celui-ci moins qu'un volume
tarabiscoté, composé de plusieurs volumes imbriqués ...

En conséquence, privilégier les volumes simples ...

3.2. L'organisation des pièces

Les pièces de vie auront intérêt à être au Sud, pour
bénéficier des apports solaires, tant en énergie
qu'en luminosité. Ceci est moins important pour
d'autres pièces, comme les placards, WC ... etc ...

Les côtés Nord et Ouest (froids et venteux) auront
intérêts à être occupés par des espaces tampons
tels que garages, buanderie, arrière-cuisine ...

3.3. Les ouvertures

Les ouvertures posent un problème quasi insoluble !

Elles sont indispensables pour apporter de la lumière
dans la maison, et sont aussi efficaces pour capter
de l'énergie lors des belles journées ensoleillées
(un peu en hiver, beaucoup à la mi-saison).

Mais en contrepartie, même de qualité, elles sont peu
isolantes (2 à 3 fois moins que 10 cm de laine de verre),
et donc globalement laissent s'échapper énormément
de calories en hiver, tout en pouvant poser des soucis
de surchauffe en été si elles sont mal positionnées.

On conseille :
  • au Nord : minimiser les fenêtres (sauf pour les peintres
    car c'est effectivement une lumière douce et juste) ;
  • à l'Est : minimiser les fenêtres (belle lumière matinale) ;
  • à l'Ouest : minimiser les fenêtres (surchauffe de fin de
    journée difficiles à gérer car lumière horizontale) ;
  • au Sud : maximiser les fenêtres (avec protections solaires
    obligatoires pour se protéger des surchauffes estivales).
Attention aux velux sur des pentes au Sud : ce sont de
redoutables capteurs solaires, et il prévoir impérativement
des protections solaires extérieures.

Pour les vitrages verticaux au Sud, il est facile de prévoir
des protections solaires fixes (auvent) et efficaces, calculées
pour projeter de l'ombre sur ces vitrages exclusivement en été,
période où le soleil est beaucoup plus haut dans le ciel.

Il faut donc trouver le bon compromis, qui dépend de chacun :
  • de quelle quantité de lumière veux-je disposer ?
  • de quelle vue ai-je à profiter ?
  • quelles déperditions représentent-elles ?
3.4. L'inertie thermique

Commençons par une analogie avec l'inertie, liée à la masse
d'un objet, et qui représente l'effort à faire pour mettre en
mouvement cet objet, ou l'arrêter. Ainsi, si quelqu'un m'envoie
un ballon à 1 km/h, je peux l'arrêter instantanément et sans
effort, mais si une voiture, en roue libre, se dirige vers moi
à la même vitesse, j'aurais toutes les peines du monde à
l'arrêter, et elle risque même de littéralement m'emporter ...

L'inertie thermique est liée à la masse des matériaux utilisés
pour construire la maison, et représente l'effort à faire pour
faire varier la température à l'intérieur de la maison.

Une maison construite avec des matériaux légers
(typiquement les maisons en bois, en paille ...) va présenter
peu d'inertie thermique, et va donc réagir rapidement
aux variations de températures de l'extérieur, comme à la
mise en route du chauffage. Cela a des avantages :
  • en hiver, un rayon de soleil, et de suite la température
    monte de plusieurs degrés ;
  • la mise en route du chauffage est également réactive.
Mais cela a des inconvénients :
  • en hiver, en fin de journée la température va baisser
    assez vite ;
  • en été, lors de chaudes journées, la température va
    monter tout aussi vite ...
Une maison construite avec des matériaux lourds
(typiquement les maisons en pierre, en terre ...) va présenter
beaucoup d'inertie thermique, et va donc réagir lentement
aux variations de températures de l'extérieur, comme à la
mise en route du chauffage. Cela a des avantages :
  • en hiver, un rayon de soleil aura peu d'impact sur la
    température intérieure, ce qu'apprécient certains ;
  • en hiver, en fin de journée la température sera stable ;
  • en été, lors de chaudes journée, la température va
    rester stable (sauf longue canicule).
Mais cela a des inconvénients :
  • la mise en route du chauffage n'est pas réactive, donc
    si on laisse la température intérieure baisser, il faudra
    ensuite du temps pour la faire remonter;
  • la gestion du chauffage ne peut se faire en fonction de
    la température instantanée de l'air, mais plus en fonction
    de la température de la "masse", ce qui est plus délicat.
Globalement, que peut-on en retirer ?

Les maisons légères sont à réserver aux régions où l'été
est court et peu chaud (Bretagne, Normandie, Nord),
tandis que les maisons lourdes sont à privilégier pour
celles où l'été est long et chaud (Est et Sud).

Si on regarde les extrêmes :
  • très au Nord (de l'Europe), il faut des maisons très isolées,
    et sans inertie thermique;
  • très au Sud (Afrique), il faut des maisons sans isolation,
    mais avec beaucoup d'inertie thermique.
En France nous devons trouver un compromis, qui sera
différent pour chaque grande région selon son climat.

Une première remarque : l'inertie thermique est lié à la masse
des matériaux de la maison. Ça veut dire beaucoup de masse,
un minimum de 100 tonnes, plus sérieusement 150 tonnes.
Ça veut donc aussi dire que 20 ou 30 tonnes apportées dans
une maison bois ou paille (dalle, cloison lourde, enduits ...),
et bien c'est juste ... peanuts !

Une seconde remarque : en France on ne peut se passer d'isoler,
(l'hiver est présent même au Sud), cette masse de matériaux
n'apporte de l'inertie thermique qu'à la condition d'être présente
à l'intérieur de la paroi isolée. Une maison ancienne en
pierre ou en terre, isolée par l'intérieur, perd une très grande
partie de son inertie thermique ...

3.5. La ventilation

La ventilation d'une maison est indispensable pour :
  • extraire vers l'extérieur la vapeur d'eau (cuisine, bain)
    qui, en excès, rend l'atmosphère intérieure inconfortable,
    voire malsaine, et provoque des dégradations (moisissures) ;
  • extraire vers l'extérieur le dioxyde de carbone (CO2)
    issu de notre respiration, toxique s'il s'accummule ;
  • extraire vers l'extérieur de nombreux polluants volatils
    (les fameux COV) provenant des meubles, décorations, peintures ;
  • extraire vers l'extérieur les odeurs, de cuisine ou autre.
Cette ventilation peut être naturelle (ouverture manuelle des
fenêtres régulièrement) ou mécanique, à simple ou à double flux.
Qu'importe le moyen, mais il est important de ne pas la négliger.
Aujourd'hui, on ne peut plus compter sur les fuites d'air
structurelles (puisqu'elles n'existent quasiment plus) pour
assurer la ventilation de la maison, il faut donc y penser.
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: La construction écologique

#12 Message par Tugdual » dimanche 15 juin 2014 à 12:27

4. Les équipements

4.1. La ventilation

On peut tout à fait se passer de tout système, et
ouvrir soi-même portes et fenêtres plusieurs
fois dans la journée. Seule contrainte, il faut le
faire soi-même, pour toutes les pièces occupées,
ce qui est fastidieux, et source d'inconfort en
hiver, puisque faisant rentrer brutalement de
grande quantités d'air froid dans la maison.

Il existe des ventilations naturelles assistées,
qui agissent comme une VMC simple flux, mais en
utilisant pour seule énergie le vent (via des profils
aérodynamique calculés pour créer une dépression)
et le soleil (pour créer un courant thermique).
Un défaut est de ne pas gérer finement le débit.
Un autre défaut est est d'être simple flux, donc
de gaspiller pas mal d'énergie (voir ci-dessous).
Ceci dit, rien n'empêche techniquement parlant
de les voir évoluer vers le double flux ...

La VMC simple flux (Ventilation Mécanique
Contrôlée) a longtemps été la règle. Un ventilateur
électrique aspire l'air vicié des pièces humides
pour le rejeter à l'extérieur. La maison est ainsi
mise en dépression, qui fait entrer l'air neuf par
de petites ouvertures sur (ou au dessus) des
fenêtres des pièces sèches (chambres, séjour).
Ce système assure son rôle, mais fonctionnant
en permanence, il rejette en hiver de grandes
quantités d'air chauds, injecte dans la maison
autant d'air froid qu'il faut réchauffer, et on
assiste à un énorme gaspillage énergétique.

Elle est remplacée aujourd'hui par ce qu'on
appelle VMC simple flux hygro, dont la
différence est d'avoir un débit d'air variable
(et non plus fixe) qui s'ajuste en fonction
de l'humidité de l'air intérieur. C'est donc
un excellent compromis en terme énergétique.
Son défaut est de ne pas tenir compte du CO2
(quoique certaines le font peut-être ?) ni des
COV, et donc de ne pas assurer forcément
un air totalement sain dans la maison.

Enfin on trouve les VMC double flux, qui
contiennent deux ventilateurs :
  • un pour le flux entrant : il aspire l'air
    extérieur et l'insuffle dans les pièces sèches ;
  • un pour le flux sortant : il aspire l'air des
    pièces humides pour le rejeter à l'extérieur.
Les deux flux se croisent dans un échangeur
de chaleur, ce qui permet en hiver de transférer
dans l'air entrant les calories de l'air sortant.
À noter que les deux flux doivent avoir le même
débit d'air, ce qui pose problème sur pas mal
de VMC, qui laissent l'installateur se débrouiller
avec cette question délicate.
À noter aussi que certaines de ces machines,
conçues pour des maisons passives, contiennent
un système de réchauffage de l'air (résistance
électrique, ou même pompe à chaleur) qui permet
de se passer d'autre chauffage dans la maison.
Les prix, enfin, sont très élevés.

4.2. Le chauffage

Rappelons d'abord les deux principe de chauffage :
  • par convection : on chauffe l'air, qui monte au plafond,
    s'y refroidi, redescend, et le cycle recommence. Ce principe
    est utilisé par certains radiateurs de chauffage central, et
    bien sûr par les radiateurs électriques bas de gamme (les
    fameux grille-pains), les inserts de cheminées, les poêles
    à bois ... Les déplacements d'air qu'il provoque ne le rende
    pas particulièrement confortable.
  • par rayonnement : le système de chauffage produit ici
    des rayonnements qui nous chauffent, soit directement,
    soir indirectement par absorption puis ré-émission par
    les meubles et parements des parois intérieures.
    Ce principe est utilisé par des radiateurs (à eau ou
    électriques), des planchers/plafonds/murs chauffant,
    des poêles de masse ... Il est d'autant plus agréable
    à l'usage que le rayonnement est de basse température
    (pas plus de 30°C pour un plancher).
Le moyen de chauffage doit être adapté :
  • aux déperditions de l'enveloppe de la maison ;
  • aux données climatiques locales.
C'est un peu là que se pose le problème, puisque
bien des systèmes de chauffage ont un coût
démesuré par rapport au besoin énergétique.

Dans une maison très bien isolée, les systèmes
de chauffage central, planchers chauffants,
et autre poêles de masse paraissent démesurés
quand on sait qu'un unique radiateur de 2 kW
suffit à chauffer une maison d'environ 130 m2 ...

Les systèmes de chauffage simples :
  • radiateur électrique radiant : peu cher, bon confort,
    assez bon rendement, pas de stock à gérer ;
  • pompe à chaleur (air/air) : un peu plus cher, confort
    moyen, excellent rendement, pas de stock à gérer ;
  • chaudière gaz (de ville) : pas trop cher, bon confort,
    bon rendement, pas de stock à gérer ;
  • poêle à granulé : un peu cher, assez bon confort, bon
    rendement, stock de granulés à gérer, coût des granulé ;
  • poêle à bûche : un peu cher, assez bon confort,
    bon rendement, stock de buches à gérer ;
4.3. Le raffraichissement

Cette question ne doit se poser que dans le Sud, où
la température de l'air en été grimpe durablement.
Une forte inertie thermique est intéressante pour
le confort journalier, et un puits provençal semble
tout indiqué. Il s'agit d'insuffler dans la maison de
l'air qui a circulé 2 mètres sous terre, ce qui l'a
considérablement refroidi ...

4.4. L'eau chaude sanitaire

Les systèmes disponibles :
  • chaudière instantanée (gaz ou électrique) :
    assez cher, très bon rendement, confort moyen ;
  • ballon (gaz ou électrique) : peu cher, excellent
    confort, rendement moyen (pertes) ;
  • ballon thermodynamique : cher, excellent
    confort, excellent rendement ;
  • ballon solaire : très cher, excellent confort,
    très bon rendement ;
À noter que certaines pompes à chaleur
peuvent assure la production d'eau chaude.
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: La construction écologique

#13 Message par Tugdual » dimanche 15 juin 2014 à 12:27

5. L'écologie dans la construction

5.1. Les matériaux

Les matériaux sont particulièrement importants.
On peut commencer par éviter ceux qui viennent
de trop loin, et donc préférer les circuits courts.

Les végétaux (bois, paille, ...) sont intéressants :
  • pour leur côté renouvelable ;
  • pour le stockage du CO2 (surtout le bois) ;
  • pour leur fin de vie, leur dégradation les
    renvoyant naturellement dans le cycle de la vie.
5.2. L'énergie

L'énergie dans l'habitat est un gros soucis
et il n'existe pas de solution miracle.

Pétrole, gaz, charbon, sont non renouvelables,
polluants à l'extraction et au raffinage, émettent
des polluants et du CO2 à l'utilisation.
En contrepartie, ils assurent un stockage facile,
pratique, et conséquent, d'énergie sous un faible
volume, tout à fait en rapport avec nos besoins.

Le nucléaire a le même problème de pollution
à l'extraction et à la préparation, et s'il n'émet
ensuite pas de CO2, il reste à gérer les déchets
radioactifs sur le long terme. Sans oublier que
le fragile équilibre du fonctionnement d'une
centrale nucléaire, quand il se brise, provoque
des dégâts considérables sur des étendues de
territoires tout aussi considérables ...

La géothermie est une source d'énergie
intéressante, mais pas toujours facilement
accessible, et nécessitant des travaux assez
lourds, dont le coût n'est pas franchement
en rapport avec le besoin en énergie des
maisons récentes, très bien isolées.

L'éolien et le solaire ont le défaut d'être
des sources d'énergie intermittentes, ce
qui nécessite donc de prévoir un stockage,
sans pour autant pouvoir se passer d'une
énergie complémentaire, hélas ...

Enfin, le bois, s'il est renouvelable, produit
néanmoins de la pollution sous forme de
particules fines, qui deviendrait certainement
problématique s'il était généralisé. En outre
l'explosion de la demande en bois et granulés
fait flamber les prix, et certains se plaignent ...

On se retrouve ici à devoir faire des compromis.

D'un côté, pétrole, gaz, charbon et bois sont
capables de produire de la chaleur avec des
rendements excellents, mais il faut assurer
le stockage de ces combustibles (sauf gaz de
ville), et ils génèrent du CO2.

D'un autre côté, l'électricité, malgré sa formidable
souplesse d'utilisation, pêche par sa production
centralisée, et sa distribution qui engrange
d'énormes pertes par réchauffement des kilomètres
de câbles partout sur le territoire (environ 25%).

De plus, il y a quelque chose de profondément
illogique à utiliser l'électricité en vue de chauffer.
Quel que soit le type de centrale, on utilise un
combustible pour produire de la chaleur, qui va
chauffer de l'eau pour faire tourner des alternateurs,
pour produire de l'électricité, le tout avec un
rendement pas formidable. Cette électricité est
ensuite acheminée avec de grosses pertes sur le
réseau EDF, et la production de chaleur par cette
électricité se fait donc avec un rendement global
pitoyable (le facteur retenu par EDF est 2,6).

Ce point est donc à prendre en compte. Si le besoin
de chaleur est très important, sa production par
électricité n'est globalement pas satisfaisante.

Remarque : on peut compenser ces pertes quand
on utilise une pompe à chaleur (via le fameux COP).

5.3. L'assainissement

...

*** À compléter ***

6. Le chauffage au bois

6.1. Introduction

...

*** À compléter ***

6.2. Les poêles à bois

Aujourd'hui, inserts comme poêles sont presque
tous labellisés Flamme Verte, donc avec 70% voire
75% de rendement au minimum (selon les étoiles).

Pour obtenir ces rendements, les foyers de ces
appareils sont conçus pour provoquer la double
combustion du bois. La combustion du bois lui-
même constitue la combustion primaire, et le bois
en s'échauffant dégage de grandes quantités de
gaz à fort potentiel énergétique.

Dans les anciens foyers, ces gaz partaient avec
les fumées, d'où un rendement maximum de 40 %.
Dans les nouveaux foyers, de l'air frais (secondaire)
est injecté en partie haute du foyer, de façon à pouvoir
alimenter une combustion de ces gaz, juste au dessus
du bois. C'est ce qu'on appelle la double combustion,
qui permet des rendements jusqu'à plus de 90% ,
mais aussi de diminuer énormément les pollutions
liées à la combustion du bois : CO, particules ...

Mais attention : pour que cette double-combustion
s'enclenche, et accéder à tous ses avantages, il faut
absolument que plusieurs conditions soit respectées :
  • il faut du bois bien sec (ce n'est pas négociable) ;
  • il faut du bois coupé pas trop gros ni trop long,
    certains foyers sont très regardants sur ce point ;
  • il faut un foyer très chaud, donc un feu très vif, car
    les gaz ne s'enflamment qu'à hautes températures ;
  • conséquence de ce dernier point, il faut oublier tout
    ce qui ressemble de près ou de loin au feu continu ...
J'insiste sur ce dernier point, car j'ai vu de nombreux
vendeurs vanter ses avantages : ce sont des mensonges !
Avec les poêles et inserts modernes, la combustion doit
être impérativement "à donf" ! Dès que ce n'est plus
le cas, et en particulier en feu continu, la température
du foyer baisse, la double combustion cesse, le rendement
chute, et la pollution explose littéralement ...

Cette double combustion, se faisant à haute température,
diminue drastiquement la quantité de cendres et de suies.
Le conduit de cheminée reste donc propre, et cela diminue
les risques de feu de conduit (qui sont le fait d'accumulation
de suies et de goudrons), ce qui est très intéressant.

Par contre, cette double combustion génère des fumées
bien plus chaudes qu'un ancien foyer ou cheminée.
Les fumées sortant d'un poêle moderne peuvent être à
plus de 200°C tranquillou, avec des pointes à plus de 400°C.
Ceci explique que le conduit d'une cheminée ouverte, par
exemple, n'est pas du tout adapté aux foyers modernes
(les joints de ses constituants ne résisteraient pas).

Il reste maintenant à parler de la puissance des poêles,
notion très appréciée des vendeurs, bien que visiblement,
ils n'y comprennent pas grand chose. Le soucis de base
est que toute puissance est la division d'une énergie par
un temps, et donc, par définition, c'est trompeur.

On a le même chiffre de puissance avec un système qui :
  • délivre une petite énergie durant un temps très court ;
  • délivre une grosse énergie durant un temps très long.
Spoiler :  : 
Ainsi on trouve des petits poêles pour maisons passives
qui délivrent une puissance de 4kW, c'est à dire que leur
foyer est capable de brûler 1kg de bois en une heure
(puissance calorifique du bois sec : à peu près 4 kW/kg).

On trouve aussi de gros poêles de masse, qui brûlent 24 kg
de bois en une heure, mais qui stockent la chaleur dans leur
masse et la restitue sur 24 heures. Leur puissance de chauffe
est donc de 24*4=96 kWh, 96/24 = 4kW.

On voit donc que si on s'en tient à la seule puissance,
on considèrerait que ces deux poêles sont équivalents ...
En plus de ça, la puissance d'un poêle n'est pas constante,
on a un pic d'énergie au plus fort de la flambée, puis, plus
le poêle est massif, plus l'énergie diffusée baisse lentement.

Les questions intéressantes à se poser sont énergétiques :
  • quelle quantités minimum et maximum de bois le foyer accepte-t-il ?
  • combien de flambées journalières le foyer accepte-t-il ?
Les réponses à ces deux questions permettent de déterminer
l'énergie minimum et maximum que le foyer est capable de
diffuser journellement, ce qui permet de mettre en rapport
ces données avec les déperditions de l'enveloppe de la maison ...


Modifications :
  • 10/06/2015 : Ajout du chapître 6 (Chauffage).
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: La construction écologique

#14 Message par Astragale » dimanche 15 juin 2014 à 13:23

Tu n'as pas fini mais merci mille fois Tugdual c'est vraiment très intéressant... et utile ! Je m'aperçois que j'ai pas mal d'idées préconçues et que je vais devoir bien étudier la situation avant de me lancer.

J'attends la suite avec impatience !
Aspie HPI

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http://isolde-h.wixsite.com/photographie

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Re: La construction écologique

#15 Message par Astragale » dimanche 15 juin 2014 à 13:27

Rose a écrit :Pour le logiciel c'est Autocad qui est utilisé le plus par les architectes. Connais-tu la revue : la maison écologique? C'est vraiment une excellente revue qui traite uniquement de la construction-rénovation écologique. une mine d'or pour les adresses, archis, fournisseurs et si on veut se lancer dans l'auto-construction un indispensable.
Terre-vivante édite aussi de nombreux livres sur la construction écologique: chauffage, matériaux, différentes techniques de construction... Dans le Morbihan il existe plusieurs entreprises qui proposent leurs services dans ce domaine.
Perso, si je devais déménager et recommencer, je choisirais l'ossature bois et la maison-paille.
Bon courage.
Oui je connais Autocad mais il est assez cher, non ? J'expérimente celui conseillé par Laurent.

Sinon je ne veux surtout pas me lancer dans l'autoconstruction ! Je suis seule, débordée par mon entreprise et surtout affublée d'un problème de manque de résistance physique. Je cherche surtout à faire les bon choix. Ensuite, un maitre d’œuvre s'occupera de tout pour moi. Je suis aussi à 500 km de mon lieu de construction qui ne sera pas en Bretagne.

Du coup, j'aimerais envisager le bois massif mais je crains de ne pas en avoir les moyens.

@Isra : oui c'est ça ! J'adore. Au moins pour les vacances... :lol:
Aspie HPI

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