[Index] Sociologie : L'homophobie, un phénomène à combattre !

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EnHans
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Re: L'homophobie, un phénomène à combattre !

#226 Message par EnHans » mardi 21 mai 2019 à 21:58

J'ai aimé un garçon vers 14 ans, il avait 2 ans de plus que moi... un amour platonique, juste des caresses...vu mon âge c'était mieux comme ça... il a toujours été très correct avec moi, un mec en or. Mes parents m'ont changé d'école pour que je ne le vois plus mais notre histoire était fini de toute façon. C'est le seul garçon pour qui j'ai eu des sentiments. Je l'ai revu ensuite et comme moi, il s'est marié et a 2 garçons ! Ma femme est au courant, ça ne lui pose aucun problème évidemment ! (pas certain de laisser ce com, c'est vachement personnel :mryellow: ) Si l'un des mes gars est homo, il n'y aura aucun soucis !
début d'une démarche diag pour moi
un enfant diag en 2012

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hazufel
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Re: L'homophobie, un phénomène à combattre !

#227 Message par hazufel » mardi 21 mai 2019 à 22:01

Mikkel, je trouve que c’est une belle histoire :kiss:
Et je ne comprendrais jamais comment on peut rejeter son enfant / ami / parent parce qu’il aime quelqu’un. Vraiment jamais.
Diagnostiquée TSA type Asperger,
3 fils dont des jumeaux diagnostiqués TSA type Asperger, dyspraxiques, dysgraphiques, dysexécutifs.

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Re: L'homophobie, un phénomène à combattre !

#228 Message par freeshost » mardi 21 mai 2019 à 23:37

Bubu a écrit :
mardi 21 mai 2019 à 20:19
Le problème encore sous-jacent, c'est qu'il y a des homosexuels (lles) qui sont homophobes.
Ils se haïssent eux même, se considèrent comme des abjections.
Ce sont les pires victimes dans cette histoire.
Oui, ce sont souvent des personnes qui ont intériorisé ("accepté") certaines normes (du type "il faut désigner comme boucs émissaires tels groupes, telles personnes qui ont telles caractéristiques").

Et ça mène à une sorte d'auto-culpabilisation, d'auto-flagellation.

Quand les habitudes deviennent des attentes, quand les normes descriptives deviennent des normes prescriptives, il faut commencer à faire attention à veiller à notre protection face à la tentation de désigner comme boucs émissaires les êtres vivants qui n'observent pas les habites auxquelles on s'attend.

Pourtant, une attitude nous permet de nous prémunir contre cette tentation : l'humanisme. L'humanisme va, bien sûr, au-delà des apparences ("j'veux pas côtoyer une personne grosse poitrine"), au-delà de la réputation ("j'veux pas être aperçue aux côtés d'une personne connue pour avoir fumé toute sa vie"), au-delà des intentions (j'veux pô qu'on m'voé avec une personne qui a affiché ses tendances antisémitistes").

Au fond, le procès d'intention est juste un glissement vers l'esclavagisme, biaisé, face à l'intention.

Il faut même aller au-delà du "c'est l'intention qui compte", dirais-je. Bon, ne serez-vous peut-être pas d'accord.

Après tout, qu'une personne homosexuelle ait choisi de l'être (ce qui est rarement ou jamais le cas, je ne sais pas) ou non, il n'y a pas matière à discuter (à la blâmer pour son orientation, un tant différente soit-elle).

Idem pour toutes les autres différences.
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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Re: L'homophobie, un phénomène à combattre !

#229 Message par freeshost » mardi 21 mai 2019 à 23:42

hazufel a écrit :
mardi 21 mai 2019 à 22:01
Et je ne comprendrais jamais comment on peut rejeter son enfant / ami / parent parce qu’il aime quelqu’un. Vraiment jamais.
Malheureusement, peuvent prendre beaucoup de "force" :

- les idéologies,
- la peur du qu'en-dira-t-on (la tyrannie de la réputation),
- l'homogénéisme (la tyrannie de l'homogénéité, la soi-disant importante identité, les excès de l'attachement à l'identité, à l'appartenance à un certain groupe [vous savez, ces débats sur "l'identité nationale" en France :lol: :lol: :lol: ),
- l'absence de curiosité et de promptitude à s'adapter à de nouvelles données (dans les champs, catégoriques).
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

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Re: [Index] Sociologie : L'homophobie, un phénomène à combattre !

#230 Message par freeshost » jeudi 23 avril 2020 à 20:50

Spitzensportlerin, lesbisch: Eine Porträtsammlung zeigt, mit welchen Schwierigkeiten homosexuelle Athletinnen kämpfen.
Spoiler : Zitat : 
Christine Steffen
23.04.2020, 11.30 Uhr

Die Sichtbarkeit von lesbischen Spitzensportlerinnen ist immer noch klein. Wie mit der Homosexualität umgegangen wird, hängt auch von der Sportart ab.

Als Lara Dickenmann 2004 in die USA reiste, hatte sie einen Vorsatz. «Ab jetzt stehe ich auf Männer», sagte sie sich. Die Fussballerin, damals 19 Jahre alt, hatte ein Stipendium der Ohio State University bekommen. Sie wusste, seit sie 13 war, dass ihr eigentlich Frauen gefallen, aber sie war «verwirrt», unsicher, wer sie sein wollte.

Dickenmann ist eine der 28 Frauen, die im Buch «Vorbild und Vorurteil – Lesbische Spitzensportlerinnen erzählen» ausführlich zu Wort kommen. Die fünf Autorinnen haben bei den Porträts auf Oral History gesetzt, die Sportlerinnen erzählen in Ich-Form ihre Geschichte. Der Raum, der ihnen gewährt wurde, hat nahe, sehr persönliche Einblicke ermöglicht.

Angst, Sponsoren zu verlieren

Die Porträtsammlung ist vielfältig, und sie ist in dieser Form einmalig: Auch wenn sich in den letzten Jahren etwas bewegt hat, ist die Sichtbarkeit von lesbischen Sportlerinnen immer noch klein. In der Konsequenz fehlt es Mädchen und Frauen an Vorbildern. Sie sind «verwirrt» wie Lara Dickenmann. Oder sie verstecken die Homosexualität wie die Bobfahrerin Sabina Hafner. Sie sagt: «Weder im Sport, im Job als Elektronikerin noch im Privaten habe ich mich geoutet. Im Sport hatte ich Angst, Sponsoren zu verlieren. Und dieses Risiko konnte und wollte ich nicht eingehen, denn ohne Sponsoren hätte ich nicht Bob fahren können.»

Die Angst, nach dem Comingout ohne Geldgeber dazustehen, ist unter den Athletinnen heute noch verbreitet. Sie ist einer der Gründe, den aktive Sportlerinnen nannten, die sich im Buch nicht porträtieren lassen wollten. Egal, ob diese Angst in jedem Fall berechtigt ist: Dass sie die Sportlerinnen umtreibt, ist ein Hinweis darauf, dass der Umgang mit homosexuellen Sportlern und Sportlerinnen längst nicht unverkrampft ist.

Wie mit dem Thema umgegangen wird, hängt auch von der Sportart ab. Der Frauenfussball ist heute von Offenheit geprägt. Megan Rapinoe, die beste Spielerin an der WM 2019, lebt nicht nur mit ihrer Freundin zusammen, sie ist auch charismatische Aktivistin im Kampf um gleiche Rechte. In Einzelsportarten, in denen die Athletinnen nicht von einer Bewegung getragen werden, kann die Selbstfindung schwieriger sein.

Wie die Sprachlosigkeit zu einer Entfremdung von sich selbst führen kann, beschreibt die Cross-Triathletin Renata Bucher. Sie fühlte sich in ihrem sportlichen Umfeld schlecht, ohne genau zu wissen, warum. Bucher erzählt, dass die Trainingslager der «Horror» für sie gewesen seien. Sie war so verunsichert, dass sie nicht wusste, wo sie sich beim Essen hinsetzen, was sie essen sollte. Sie fühlte sich dick, sie hatte niemanden, mit dem sie sich austauschen konnte. Ihr war unwohl in ihrer Haut; «ich wusste ja selbst lange Zeit nicht, warum ich irgendwie anders war», sagt sie.

Blickt man nur wenige Jahrzehnte zurück, werden die Furcht und die Verunsicherung erklärbar, die Frauen empfinden, die «anders» sind. Es ist 26 Jahre her, seit der FC Wettswil-Bonstetten für einen Skandal gesorgt hat. Der Regionalklub aus dem Kanton Zürich suspendierte seine Frauenabteilung. Die Begründung: «Der Verein wird ausgenützt für das Ausleben von abnormalen Veranlagungen.» Zwei Drittel der Spielerinnen seien lesbisch, es fänden «jugendgefährdende lesbische Aktivitäten» statt.

Der «Zischtigsclub» auf SRF fragte betont naiv: «Lesben im Damenfussball: Angst vor homosexueller Ansteckung?» Was uns vorkommt wie eine Anekdote aus zutiefst verstockten Zeiten, hat die Sportlerinnen mitgeprägt. Die Episode zeigt, von wo die Kämpferinnen für Gleichheit vor nicht allzu langer Zeit aufgebrochen sind.

«Und ausgerechnet du wirst Sportlehrerin.»

Es ist eines der gängigsten diskriminierenden Klischees, dass Lesbischsein quasi übertragbar sei. Und noch schlimmer: dass Lesben hinterrücks jüngere unschuldige Mädchen mit ihrer sexuellen Ausrichtung bedrängten. Als die frühere Handball-Nationalspielerin Jacqueline Blatter ihrer Mutter sagte, sie sei homosexuell, antwortete diese: «Und ausgerechnet du wirst Sportlehrerin.» Die Unterstellung, sie könnte die Schülerinnen ausnutzen, hat Blatter nicht nur verletzt, sie hat auch ihr Auftreten als Berufsfrau über Jahre geprägt.

Das Bild der Homosexualität als fast pathologische Abweichung zeigt sich auch im Sprachgebrauch einzelner Protagonistinnen. Renata Bucher, die Beziehungen mit Männern einging, erzählt, dass sie «immer wieder rückfällig wurde» – als sei die Anziehung von Frauen eine Sucht. Mehrere Sportlerinnen wünschten sich, dass ihre Gefühle für Frauen «eine Phase» seien.

Das Buch erzählt mehr als berührende Geschichten von lesbischen Sportlerinnen. Es zeigt auch, wie radikal Frauen aus dem Spitzensport ausgeschlossen waren – und wie beharrlich sich die Pionierinnen eine Position in der patriarchalen Sportwelt eroberten.

Die Bob-Weltmeisterin Katharina Sutter berichtet, wie sie zu Beginn der 1990er Jahre mit Klebebändern die ausrangierten Schlitten der Männer zusammenflickte, weil es für die Frauen keine Sportgeräte gab. «Wir waren Sportlerinnen zweiter Klasse und wurden von manchen Männern belächelt», sagt sie. Es waren Pionierinnen wie sie, die überhaupt erst die Voraussetzungen für einen weiblichen Spitzensport schufen.

Verlust der Weiblichkeit

Wie eng Sportlichkeit mit Männlichkeit verknüpft ist, zeigt die Mitautorin, Historikerin und Sportpädagogin Marianne Meier in ihrer Einführung. Sie schreibt: «Traditionellerweise werden bei Heldinnen Fürsorglichkeit, Güte und Mütterlichkeit betont, Helden hingegen werden an ihrem Mut, ihrem Selbstbewusstsein, an ihrer Stärke und an ihrem Durchsetzungsvermögen gemessen. Wenn nun aber eine Frau im Sport erfolgreich sein möchte, muss sie männliche Attribute an den Tag legen. (. . .) Dies führt zum vermeintlichen Widerspruch zwischen dem ‹Frausein› und dem ‹Sportlerinsein›.» Die Einordnung ergänzt die persönlichen Geschichten erhellend.

Patricia Purtschert, Professorin für Geschlechterforschung an der Uni Bern, analysiert, dass die Figur der Lesbe in einer patriarchalen Sportwelt, in der Frauen weiblich bleiben und männlich definierte Höchstleistungen erbringen sollen, für eine besondere Gefahr stehe. Besonders in Sportarten, die als «hart» gälten, verkörpere sie in abwertender Weise eine Athletin, die ihre Weiblichkeit zu verlieren und zu «vermännlichen» drohe. Sie umreisst damit präzis das Spannungsfeld, in dem sich die lesbischen Sportlerinnen zurechtfinden müssen.

Lara Dickenmann sagt in ihrem Text: «Im Nachhinein denke ich, dass ich das Comingout anders hätte machen sollen – früher darüber reden oder dazu stehen.» Das Buch mag jungen Sportlerinnen helfen, genau dies zu tun.
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Re: [Index] Sociologie : L'homophobie, un phénomène à combattre !

#231 Message par freeshost » jeudi 14 mai 2020 à 21:11

Droits des personnes LGBTI: la Suisse mauvaise élève
Spoiler : Citation : 
AFP
14.05.2020, 16:38

La Suisse figure au 23e rang du classement européen en matière de droits des personnes LGBTI, établi par l’organisation ILGA Europe. Ce résultat s’explique par «un manque de protection flagrant» des personnes trans et intersexes.

La Suisse est à la traîne en matière de droits et d’égalité des personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans et Intersexes (LGBTI). Elle se classe au 23e rang sur les 49 pays européens évalués par l’organisation ILGA Europe.

La Confédération ne remplit que 36% des mesures visant à une égalité complète et un respect des droits humains, indiquent jeudi les organisations de défense des LGBTI de Suisse dans un communiqué. Elle gagne quatre places, mais reste loin des meilleurs élèves: Malte (89%), la Belgique et le Luxembourg (tous deux 73%).

Ce résultat s’explique par «un manque de protection flagrant» des personnes trans et intersexes. Les organisations dénoncent aussi «l’absence de mesures fondamentales pour l’égalité dans le cadre du travail ou le domaine du mariage ou de la famille».

Les progrès enregistrés sont le «oui» à la norme anti-homophobie lors des votations fédérales du 9 février et l’arrêt du Tribunal fédéral qui prend l’identité de genre en compte dans la Loi sur l’égalité et dans la Constitution fédérale.

Malgré cela, la Suisse n’agit pas suffisamment face aux crimes et aux discours de haine, l’un des six domaines étudiés par ILGA Europe. Dans ce domaine, son score n’est que de 13%, affirme le communiqué.

Simplifier le changement de sexe

Les organisations LGBTI helvétiques exigent que les personnes trans et intersexes, y compris les mineurs, puissent changer de sexe officiel dès que possible, de manière autodéterminée et selon une procédure simplifiée. Elles demandent également une meilleure protection pour les réfugiés LGBTI.

D’autres revendications concernent la protection des personnes intersexuées en Suisse: il est notamment nécessaire d’interdire explicitement les opérations et les traitements hormonaux non vitaux et non consentis visant à altérer les caractéristiques sexuelles des personnes et plus particulièrement des enfants intersexués

Les associations appellent également à la «dépathologisation» des variations du développement sexuel, en insistant sur le fait que les personnes intersexuées ne sont pas malades. Elles critiquent par ailleurs les caisses maladie: Les personnes trans se voient régulièrement refuser l’accès à des soins médicaux adaptés ou sont refoulées par les assurances-maladie qui devraient couvrir leurs frais médicaux.
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#232 Message par freeshost » mardi 19 mai 2020 à 21:35

La Hongrie interdit le changement de sexe à l’état civil.
Spoiler : Citation : 
AFP
19.05.2020 20:49

Les personnes transgenres et intersexes ne peuvent plus demander un changement de sexe auprès de l’état civil en Hongrie. Le Parlement a voté ce mardi une loi qui prévoit l’inscription non modifiable du sexe des personnes.

La Hongrie a interdit mardi l’inscription du changement de sexe à l’état civil et la reconnaissance juridique de l’identité de genre des personnes transgenres. Le projet de loi avait soulevé de nombreuses protestations internationales.

Un amendement législatif définissant le genre par le «sexe biologique basé sur la naissance et le génome», a été voté par le parlement hongrois. Le gouvernement du Premier ministre souverainiste Viktor Orban y dispose de la majorité des deux tiers.

Le texte prévoit l’inscription non modifiable du sexe des personnes à leur naissance dans un registre national et sur les documents d’identité, empêchant les personnes transgenres et intersexes de changer de nom et d’obtenir des papiers correspondant à leur identité de genre.

Auparavant, elles étaient autorisées à demander un changement de sexe auprès de l’état civil, dans ce pays membre de l’Union européenne depuis 2004.

«Triste et scandaleux»

«Il est triste et scandaleux que le Parlement ait décidé d’adopter cette loi odieuse au mépris des préoccupations soulevées par des dizaines d’organisations de la société civile et d’organismes internationaux, dont le Conseil de l’Europe, le Parlement européen et divers organes des Nations unies» a réagi auprès de l’AFP Tamas Dombos, membre du conseil d’administration de l’Alliance hongroise LGBT.

«Nous utiliserons toutes les voies juridiques possibles pour contester cette loi devant les tribunaux hongrois et internationaux», a-t-il ajouté. L’ONG Amnesty International a estimé que les dispositions «vont à l’encontre des obligations internationales et nationales de la Hongrie concernant plusieurs droits humains».

Promotion des «valeurs chrétiennes et traditionnelles»

Après avoir limité l’indépendance de la justice et des médias suite à son retour au pouvoir en 2010, Viktor Orban a lancé depuis sa réélection en 2018 un projet de «nouvelle ère» culturelle visant à promouvoir les valeurs chrétiennes et traditionnelles.

Début mai, le parlement hongrois avait déjà rejeté la ratification d’un traité international visant à mieux protéger les femmes de la violence, mais perçu par le gouvernement hongrois comme promouvant «l’idéologie destructrice du genre». Budapest avait déjà retiré les études de genre de la liste des enseignements universitaires officiellement proposés en Hongrie.

Le Parlement européen a activé en septembre 2018 une procédure dans le cadre de l’article 7 du traité de l’Union pour violation des valeurs de l’UE, qui peut en théorie déboucher sur des sanctions.
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Re: [Index] Sociologie : L'homophobie, un phénomène à combattre !

#233 Message par freeshost » mardi 16 juin 2020 à 15:19

Une actrice transgenre déchire son contrat pour ne plus toucher le moindre centime de J. K. Rowling.
Spoiler : Citation : 
Cécile Breton
16 juin 2020

Elle refuse de s'associer à une personne niant l'existence des personnes transgenres.

Les tweets de J. K. Rowling jugés transphobes continuent de soulever l’indignation sur la toile de la part des internautes mais également des célébrités. Après Daniel Radcliffe, Emma Watson ou encore Evanna Lynch, c’est désormais au tour de l’actrice transgenre Ela Xora de réagir et de s’exprimer à ce sujet.

J. K. Rowling continue de faire parler d’elle suite à ses tweets considérés comme transphobes publiés le 6 juin dernier. Après que de nombreuses célébrités, dont des acteurs ayant interprété des rôles dans les films Harry Potter, ont réagi à ces tweets, c’est désormais au tour de l’actrice transgenre anciennement employée par le parc à thème The Wizarding World of Harry Potter à Orlando, Ela Xora, de s’exprimer. Pour cela, elle est allée jusqu’à déchirer son contrat, exige que ses scènes soient retirées du parc et démontre les défauts de l’idéologie binaire de genre que défend J. K. Rowling. “Des gens comme J. K. Rowling estiment que la féminité est une catégorie qui leur appartient, que c’est quelque chose qui n’est que la leur et que la féminité, biologiquement, n’est qu’une nuance de rose”, rapporte tout d’abord Ela Xora.

« Des femmes comme Maya [Forstater] ont depuis des décennies attisé ce sentiment de droit aux transgenres et aux personnes intersexuées, en particulier les femmes. Vous regardez ce qui se passe derrière le comportement des gens quand ils commencent à vous malmener, et souvent ils se glissent rapidement dans la violence verbale et nous humilient, nous ridiculisent en public… Les gens m’ont menacée de différentes manières, simplement pour sortir par ma porte d’entrée. Au cours des deux dernières années, moi-même et beaucoup de mes amis qui sont comme moi, nous sommes presque devenus des reclus parce que nous avons peur de sortir en public. J’ai juste pensé, regardez, je n’ai pas besoin de ça. J’ai déjà assez de persécutions de la part des membres de ma propre famille, et aussi de la religion dans laquelle je suis née, qui a été ininterrompue. [C’est] essayer de mettre ma vie en danger et de mettre en danger mon existence dans ce monde, pour qui je suis vraiment », ajoute Ela Xora en précisant que lorsque des personnalités influentes commentent les droits des personnes trans, comme l’a fait J. K. Rowling, cela peut risquer un changement d’opinion publique.

Ela Xora avait auditionné pour le rôle de Cormac McLaggen en 2007 pour les films Harry Potter et avait été encouragée par Natalia Tena, ayant interprété Nymphadora Tonks. Même si elle n’avait pas réussi l’audition, elle a ensuite été appelée pour faire une joueuse de Quidditch dans le parc à thème d’Orlando. Ses scènes étaient d’ailleurs diffusées sur grand écran dans le parc à thème. Après les polémiques concernant les affirmations de J. K. Rowling, elle a donc décidé de s’exprimer, comme nous vous l’avons expliqué plus haut. En plus d’être une actrice, Ela Xora est aussi une experte en histoire de l’art trans et intersexuel et il s’agit de la première femme trans à avoir donné des conférences au Royal College of Art de Londres. Elle sait donc bien que l’idée du sexe et du genre en tant que concept binaire n’est tout simplement pas vraie. Une idée que l’être humain sait d’ailleurs depuis des milliers d’années. Dès le IVe siècle avant J.-C., Hippocrate avait effectivement déjà “enregistré médicalement une échelle de gris de genre ordonnée dans une hiérarchie de genre” dans The Hippocratic Corpus.

« Hippocrate a été très explicite sur le fait qu’il n’y avait pas seulement deux cases en termes de [sexe]. Il a présenté un éventail de genres qu’il a classés en trois catégories d’hommes et trois catégories de femmes. Il définit très clairement les catégories moyennes comme transgenres ou intersexués, et il appelle les gens comme moi dans ces catégories “androgynes”. Des siècles plus tard, le philosophe et médecin romain Galien discutait des idées de “changements transgenres” et d’un “troisième sexe” de personnes intersexes », a commenté à ce sujet l’actrice. Le fait que ces anciens comprenaient déjà les personnes transgenres suggère d’ailleurs que le spectre du genre existe comme une partie fondamentale de l’expérience humaine.

« L’idée de Rowling du sexe biologique est quelque chose qui est une boîte noire et une boîte blanche, et c’est immuable. Quiconque essaie de s’écarter de ces boîtes binaires traditionnelles est en quelque sorte soit quelqu’un qui cherche de l’attention ou ment et est un pervers… Et c’est juste un énorme mensonge. Nous ne pouvons pas continuer d’ignorer l’histoire. Nous ne pouvons pas continuer d’ignorer la biologie. Nous ne pouvons pas continuer d’ignorer la vie de gens comme moi. Réduire le sexe et le genre à un binaire, c’est nier l’expérience vécue des innombrables personnes trans et intersexuées à travers l’histoire », conclut finalement Ela Xora.
If you want to understand what TERF is, read here.

There are also differrent feminist views on transgender topics.
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Re: [Index] Sociologie : L'homophobie, un phénomène à combattre !

#234 Message par Lilette » mardi 16 juin 2020 à 16:42

Merci FH :bravo:
TSA.

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Re: [Index] Sociologie : L'homophobie, un phénomène à combattre !

#235 Message par freeshost » mercredi 17 juin 2020 à 20:58

De rien. :mrgreen:

Et je vais remettre le sujet sur la table cette semaine. :lol:
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