Pour parler d'écologie, d'environnement

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freeshost
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Re: Pour parler d'écologie

#451 Message par freeshost » dimanche 11 mars 2018 à 14:38

Tugdual a écrit :Source : Le pull, plus écolo que le chauffage central ...
Comment se fait-il qu'il y ait autant de commentaires en langue anglaise ?
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Re: Pour parler d'écologie

#452 Message par Tugdual » lundi 12 mars 2018 à 21:55

Il faudrait mieux questionner l'auteur du blog ...

Peut-être parce que des chiffres concernent des villes américaines ?
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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olivierfh
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Re: Pour parler d'écologie

#453 Message par olivierfh » mardi 13 mars 2018 à 6:17

Spoiler : (hors sujet: anglais) : 
Tugdual a écrit :Peut-être parce que des chiffres concernent des villes américaines ?
Non, tout ce qui n'est pas la même année que l'article c'est des robots qui font leur pub (certains mal réglés avec les différents textes possibles :)) parce qu'il manque un anti-spam.
Ma présentation - HQI (11/2016), TSA de type syndrome d'Asperger (03/2017).
4 grands enfants avec quelques traits me ressemblant, aucun diagnostic lancé.

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Re: Pour parler d'écologie

#454 Message par Tugdual » mardi 13 mars 2018 à 8:57

Spoiler :  : 
Ok.

Je ne regarde quasiment jamais les commentaires des blogs ...

:roll:
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: Pour parler d'écologie

#455 Message par Tugdual » jeudi 19 avril 2018 à 21:34

Rapport de la cour des comptes sur les énergies renouvelables :
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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#456 Message par Tugdual » mercredi 25 avril 2018 à 20:51

Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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#457 Message par Tugdual » jeudi 10 mai 2018 à 9:01

Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: Pour parler d'écologie

#458 Message par freeshost » samedi 26 mai 2018 à 17:47

Svart, le premier hôtel à énergie positive du monde
L’agence norvégienne Snohetta conçoit le premier hôtel à énergie positive, au surcroît dans une région arctique. Délicatement posé sur un fjord, idéal pour l’observation des aurores boréales, Svart ouvrira en 2021.

Un hangar quelconque sur le port d’Oslo. Situés au rez-de-chaussée du bâtiment, les locaux de Snohetta contrastent avec les réalisations spectaculaires du bureau d’architecture norvégien. Dont, à dix minutes de marche, l’opéra d’Oslo qui paraît glisser dans la mer, tel un monumental iceberg.

Un bureau d'architecture qui compte 200 collaborateurs

C’est la période de Pâques: il n’y a pas beaucoup de monde dans le grand atelier, sans séparation aucune. Pourtant, Snohetta a une cinquantaine de projets en cours, répartis entre ses bureaux d’Oslo, Stockholm, New York, San Francisco, Paris, Innsbruck et Adélaïde. Avec ses 200 collaborateurs – des architectes, mais aussi des designers, ingénieurs, urbanistes, sociologues ou psychologues, l’agence ne ressemble plus à celle qui, à la surprise générale, a gagné en 1989 son premier concours: la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie.

Les deux fondateurs, le Norvégien Kjetil Thorsen et l’Américain Craig Dykers, avaient alors moins de 30 ans. Ils avaient si peu de moyens qu’ils étaient contraints d’occuper un petit espace dans une résidence pour personnes âgées à Los Angeles, où ils aidaient les locataires à ouvrir leurs conserves. Le concours égyptien gagné, les deux associés ouvraient la même année leur bureau à Oslo.

Des architectures marquantes ont suivi: le musée mémorial du 11 septembre à New York, l’extension du MoMA de San Francisco, Lascaux IV en Dordogne. Le nouveau bâtiment du journal Le Monde à Paris, la bibliothèque de Calgary au Canada, le réaménagement de Times Square à New York, un restaurant sous-marin sur la côte sud de la Norvège sont en cours de réalisation. Snohetta a également conçu l’une des faces des récents billets de banque norvégiens et une maison de poupées. Voire la villa-ovni du peintre excentrique Bjarne Melgaard qui jouxtera l’ancien atelier d’Edvard Munch à Oslo, si les autorités donnent leur feu vert. La villa comportera entre autres une «pièce pour les drogues» suspendue au plafond. Elle est baptisée «maison pour y mourir», conçue comme une architecture antidurable.

Vision écologique

C’est l’exception qui confirme la règle Snohetta, respectueuse de l’environnement, peu énergivore, en accord avec l’histoire et la culture d’un lieu. Le style de l’agence privilégie l’arête et la ligne brisée, mais sait s’arrondir lorsqu’il le faut, comme dans l’extension du SFMoma, à l’allure calquée sur les bancs de brouillard de la baie de San Francisco. Snohetta, qui tire son nom d’une montagne du centre de la Norvège, s’est allié avec d’autres entreprises norvégiennes pour créer le standard de construction Powerhouse, à énergie positive. Entendez des bâtiments qui, grâce à leur conception, produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

Y compris sur le cercle polaire boréal, un exploit jusqu’ici inédit. Dans un des rares bureaux fermés de Snohetta à Oslo, Zenul Khan dévoile les plans de Svart, qui veut dire à la fois «noir» et «bleu» en norvégien. Bleu comme la glace vive du Svartisen, un glacier côtier à mille kilomètres au nord d’Oslo, à proximité duquel l’hôtel Svart ouvrira ses portes en 2021. Zenul Khan est le responsable des six architectes qui travaillent sur le projet, une commande du groupe hôtelier Arctic Adventure of Norway.

«Le tourisme arctique en Norvège est actuellement en pleine expansion, avec 1,8 million de visiteurs enregistrés l’an dernier, note l’architecte. Mais les infrastructures d’accueil manquent. Surtout, il s’agit de tout faire pour préserver l’intégrité de la nature sur place, en particulier la faune et la flore. Le tourisme n’y a de sens que s’il est durable. Les eaux du fjord sur lequel sera posé l’hôtel Svart sont si cristallines que c’en est presque choquant.»

Pour réduire son empreinte sur l’extrémité du fjord, Svart prendra la forme d’un anneau posé sur des pilotis. Ces derniers supporteront une promenade circulaire en bois qui permettra d’y marcher l’été ou d’y mettre les canoës à sec l’hiver. Les pagayeurs pourront passer sans encombre sous l’hôtel, par exemple pour aller pêcher le saumon et la truite. Fidèle à l’esprit Snohetta, la construction se fond dans le paysage. Elle s’inspire du fiskehjell, une structure en «A» pour le séchage du poisson, et du rorbue, l’habitat traditionnel des pêcheurs à la belle saison.

Régime énergétique

La forme annulaire de l’établissement permettra aux occupants des 150 chambres d’avoir une vue panoramique sur l’environnement arctique. Elle résulte aussi de la modélisation du rayonnement solaire tout au long de l’année dans ce lieu montagneux, de manière à emmagasiner un maximum d’énergie. Le toit est couvert de panneaux solaires fabriqués non loin grâce à l’hydroélectricité. Les façades protègent le corps vitré du bâtiment en été, lorsque le soleil est haut dans le ciel, ce qui permet de se passer de climatisation. En revanche, les mêmes façades laissent passer l’énergie thermique du soleil quand celui-ci est bas en hiver. L’hôtel utilise aussi des pompes à chaleur pour se chauffer, «même si les températures hivernales ne sont pas si sévères que cela en raison de la proximité du Gulf Stream», relève Zenul Khan.

L’un dans l’autre, Svart consommera 85% moins d’énergie qu’un hôtel contemporain. Il sera même capable d’en restituer au réseau électrique de la région, en particulier lors des longues journées d’été. A l’exemple des cellules photovoltaïques du toit, un soin particulier a été apporté à l’énergie grise, celle requise pour la production, le transport, la construction ou le remplacement des matériaux de l’hôtel. L’acier et le béton, à forte énergie grise, seront utilisés ad minima dans l’hôtel, lequel tirera en revanche beaucoup parti du bois. Les déchets seront évacués par bateaux électriques, les eaux usées filtrées. Aucune route ne mène à l’extrémité du fjord: pour accéder à l’établissement, les clients prendront la mer depuis la ville proche de Bodo.

Des activités dans la nature

Ils viendront l’été pour profiter de la nature environnante, pêcher, marcher, pagayer, faire du vélo tout-terrain, récolter des baies ou des coquillages pour le chef du restaurant, qui apprêtera des mets à bases locales. «Mais l’hiver est aussi spectaculaire dans la région, ajoute Zenul Khan. Ne serait-ce qu’en raison des aurores boréales qui attirent de plus en plus de touristes dans le grand Nord. Ou des pistes de ski de fond.»

«L’hôtel ne sera pas luxueux au sens traditionnel du terme, conclut l’architecte. Il sera plutôt simple et fonctionnel. Le vrai luxe, aujourd’hui, c’est la durabilité. Svart fonctionnera en circuit fermé, presque comme une machine à mouvement perpétuel.»
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Re: Pour parler d'écologie

#459 Message par KoaKao » mercredi 6 juin 2018 à 0:09

Deux reportage réalisé par Le Tatou en Guyane française :

Un récif corallien en face du delta de l'amazone menacé par les compagnies pétrolière BP et Total.
Spoiler :  : 


Contre l'orpaillage légal et illégale dans la jungle, polluant les eau au mercure.
Spoiler :  : 
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Re: Pour parler d'écologie

#460 Message par Siobhan » mercredi 6 juin 2018 à 23:35

Tugdual a écrit :Rapport de la cour des comptes sur les énergies renouvelables :
Oui... Pour l'instant la seule chose qui me semble vraiment renouvelable dans l'éolien et le photovoltaïque c'est l'énergie des lobbies qui vantent ces moyens de générer de l'électricité comme une panacée.
(ex-MudBloodKnowItAll)

Homme avec autisme, autisme diagnostiqué officiellement par un psychiatre en libéral

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Re: Pour parler d'écologie

#461 Message par hazufel » lundi 11 juin 2018 à 9:52

Dans le journal du CNRS, rapport édifiant sur les espèces menacées, et accablant sur la biodiversité :(
Diagnostiquée TSA SDI,
3 fils dont des jumeaux diagnostiqués TSA SDI.

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Re: Pour parler d'écologie

#462 Message par freeshost » samedi 16 juin 2018 à 20:04

La brique Lego devient biodégradable.
Malgré des temps difficiles marqués par des revenus en baisse en 2017, le géant du jouet investit pour se passer du plastique.

À Billund, au cœur de l’empire Lego, une nouvelle ère est sur le point de démarrer. Celle d’un monde où la célèbre brique ne sera plus en plastique. Appelé par les scientifiques «acrylonitrile butadiène styrène», le polymère à l’origine du succès du géant danois n’a plus vraiment la cote au sein de l’entreprise. Il pèse en effet lourd dans le bilan carbone de cette dernière – jusqu’à 90% de ses émissions de CO2 – et va ainsi à l’encontre des objectifs écologiques fixés en 2017.

L’année dernière, en partenariat avec le WWF, Lego s’est en effet engagé à diminuer l’impact environnemental de ses briques d’environ 10% d’ici à 2020. «Après avoir réalisé de solides progrès en n’utilisant par exemple plus que des sources d’énergie renouvelables, nous sommes conscients qu’il nous reste encore beaucoup d’efforts à faire pour produire nos briques de manière totalement durable», concédait alors Marjorie Lao, directrice financière et responsable du développement durable au sein du groupe.

Dans cette optique, Lego a investi près de 130 millions d’euros (152 millions de francs) pour ouvrir un centre de recherche et trouver une alternative à cette substance issue du pétrole et utilisée pour fabriquer annuellement quelque 30 milliards de briques. La solution? Le polyéthylène.

Produite à partir de l’éthanol de la canne à sucre, cette matière permet la fabrication de plastiques végétaux et donc d’objets biodégradables. Lego se donne un peu plus d’une décennie pour transformer toute sa production et n’utiliser que cette ressource «dite durable». «Ce projet n’est pas en soi le pire exemple en matière d’utilisation de plastique végétal, notamment au regard de la longue durée de vie des briques Lego et des efforts de l’entreprise en matière de réutilisation et de recyclage. Mais il serait faux de croire que l’industrie des plastiques issus de végétaux est forcément plus propre que celle issue de ressources fossiles», réagit Mathias Schlegel, porte-parole de Greenpeace.

Selon l’ONG – qui avait déjà taclé le fabricant de jouets en raison de ses alliances avec des groupes comme Shell ou Ferrari – Lego ne ferait donc que déplacer le problème vers des matériaux loin d’être perçus comme durables. «La culture de la canne à sucre, qui servira de matière première au nouveau plastique de Lego, est un des principaux vecteurs de la déforestation au Brésil», rappelle Mathias Schlegel.

Une année 2017 compliquée

Qu’elle finisse ou non par s’attirer les bonnes grâces des ONG, cette transformation survient dans une période compliquée pour Lego. Après avoir frôlé le désastre entre 2002 et 2004, le fabricant danois fait à nouveau face à des vents contraires. Pour la première fois depuis quatorze ans, ses revenus ont baissé en 2017, ce qui a contraint l’entreprise à se restructurer en licenciant 1400 personnes ou l’équivalent de 8% de ses forces.

À l’inverse de son principal concurrent (le groupe Mattel), passé dans le rouge l’année dernière avec une perte nette de 1 milliard de dollars, le fabricant de briques reste largement rentable. En une année, son bénéfice a atteint 7,8 milliards de couronnes danoises (1,2 milliard de francs).

Cette nouvelle crise s’est également répercutée sur le management du groupe. En moins d’un an, la multinationale danoise a changé deux fois de patron. Lego peine visiblement à trouver un digne successeur à Jorgen Vig Knudstorp. Aujourd’hui président du conseil d’administration, cet économiste de formation est à l’origine de la renaissance de l’entreprise. C’est lui qui, en 2004, avait compris quelque chose de fondamental: la nécessité pour Lego de replacer la brique au cœur de ses affaires.

Après avoir connu une situation catastrophique au début du siècle, l’entreprise danoise est aujourd’hui bien positionnée. «Nous avons commencé 2018 en meilleure forme et durant l’exercice en cours nous prévoyons de stabiliser nos affaires en continuant à investir sur de nouveaux produits, en améliorant notre efficacité et en lançant une campagne de marketing mondiale. Il n’y aura toutefois pas de réponse facile et nous aurons besoin de temps pour renouer sur le long terme avec la croissance», expliquait le 8 mars son nouveau CEO, Niels Christiansen, en présentant les résultats annuels du groupe.
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Re: Pour parler d'écologie

#463 Message par freeshost » samedi 16 juin 2018 à 20:11

Neuchâtel veut interdire les pailles en plastique.
Neuchâtel est la première ville en Suisse à viser un abandon complet des pailles en plastique d'ici janvier 2019.

La Ville de Neuchâtel fait un geste pour l'environnement inédit en Suisse. Elle veut bannir les pailles jetables en plastique des bistrots d'ici début 2019. Pour leur sirop ou mojito, les clients recevront des pailles biodégradables ou lavables, en inox ou en bambou.

«Neuchâtel est fière d'être la première ville de Suisse à prendre des dispositions pour interdire les pailles en plastique dans les établissements publics», s'est félicitée la conseillère communale Violaine Blétry-de Montmollin (photo). L'interdiction devrait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2019.

Pour préparer les restaurateurs à cette échéance, Neuchâtel a lancé une campagne d'incitation et de sensibilisation, a souligné vendredi la conseillère communale. Les établissements publics peuvent se faire livrer gratuitement un kit de 400 pailles compostables, ainsi que des affiches et autocollants pour sensibiliser les clients.

La décision de bannir les pailles est le fruit d'une réflexion menée en partenariat avec l'association neuchâteloise «En Vert et contre tout» qui milite pour le développement durable. Cette démarche a aussi obtenu le soutien de GastroNeuchâtel et rencontré un accueil positif auprès des restaurateurs.

Opération «Papaille»

C'est en avril que l'association «En Vert et contre tout» a lancé en Suisse romande le projet «Papaille» destiné à bannir les pailles en plastique. Depuis lors, une quinzaine d'établissements publics de Neuchâtel ont décidé de s'associer à cette démarche.

Ce sont les résultats de cette opération qui ont convaincu le Conseil communal neuchâtelois de franchir le pas et de s'engager en faveur de l'interdiction pure et simple des pailles en plastique dans tous les établissements publics du territoire communal.

«La paille est le symbole de la société du tout jetable», a expliqué Leïla Rölli (à gauche sur la photo), fondatrice de l'association «En Vert et contre tout» et initiatrice du mouvement «Papaille». Elle relève que cette démarche pour l'environnement est facile, économique et permet à tout un chacun de faire un petit geste au quotidien.

Pour satisfaire les enfants et les amateurs de frappés, Leïla Rölli propose des alternatives à la paille en plastique: il existe ainsi des pailles comestibles à base d'algues parfumées à différents arômes, des pailles lavables en inox, verre, bambou ou plastique dur, ainsi que des pailles biodégradables en papier.

Prise de conscience

Chaque jour, les Américains utilisent 500 millions de pailles, selon des chiffres avancés par la revue National Geographic. Mais depuis quelques années, des Etats et des villes se mobilisent contre ce fléau et sensibilisent leurs citoyens à la problématique des objets jetables.

La reine Elisabeth II a ainsi déclaré la guerre au plastique jetable en bannissant ce matériau des domaines de la propriété royale, pailles comprises. A Toronto et Vancouver au Canada, de plus en plus d'établissements abandonnent les pailles jetables en réaction à un mouvement populaire croissant.

Pour les organisations de protection de l'environnement, les pailles en plastique sont un fléau pour la planète, contribuant à la pollution des sols et des cours d'eau. Elles font partie des objets les plus couramment retrouvés sur les rivages.
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Re: Pour parler d'écologie

#464 Message par freeshost » samedi 16 juin 2018 à 20:14

Distribution et industrie peinent à se désintoxiquer du plastique.
Tout en disant prendre le problème à cœur, les grands groupes restent opaques sur leur consommation de matière synthétique.

Depuis quelques semaines, en mode quasi commando, des militants écologiques débarquent dans les grandes surfaces. Leurs courses terminées et payées, ils déballent leurs achats et abandonnent sur place leurs déchets. Venu d’Angleterre, ce mouvement baptisé «Plastic Attack» est en train de se répandre en Europe avec le soutien de Greenpeace.

Une première tentative vient d’être menée en Suisse romande par des membres de l’association environnementale. «Nous n’avons pas vraiment suivi le modèle anglais, car nous avions pour but de sensibiliser la population à la problématique des emballages à usage unique, notamment plastiques, mais aussi d’inciter les grands distributeurs à réduire massivement leur production de suremballages», explique Anne-Sophie Blanc, la bénévole en charge de l’opération qui s’est déroulée à la Migros de Pully le samedi 21 avril.

Le succès de ce type d’initiative traduit un agacement public croissant contre le suremballage des produits disponibles dans les supermarchés, lequel contribue à la pollution des océans. À elle seule, l’industrie de l’emballage utilise la majeure partie du plastique produit annuellement. Jusqu’à 40% d’après certaines statistiques récentes. Concrètement, cela représente le double du secteur de la construction (20% environ) et jusqu’à quatre fois plus que la branche automobile (8,3%). Et ce marché est en plein boom! L’étude «Repenser l’avenir du plastique» de la Fondation Ellen MacArthur indique en effet que la branche affiche une croissance de 5% par année. Si cette industrie poursuit sur cette voie, elle pourrait générer 310 millions de tonnes de plastique en 2050 (contre 78 millions en 2013).

Dans un contexte de pollution déjà massive de la planète, ces prévisions semblent enfin éveiller certaines consciences. À Bali, lors d’un sommet mondial sur les océans, une campagne a été lancée pour pousser gouvernements et industriels à repenser totalement leur manière d’emballer les produits. «Nous avons joué le rôle de spectateur pendant trop longtemps et le problème n’a fait que s’aggraver. Cela doit cesser!» déclarait à cette occasion Erik Solheim, le directeur de l’ONU Environnement.

Conscients du dégât d’image que provoque leur utilisation de ressources plastiques, les grands groupes et marques multiplient les annonces. Nestlé dévoilait il y a quelques semaines son ambition de ne proposer plus que des emballages 100% réutilisables ou recyclables d’ici à 2025. Pour ce faire, la multinationale évoque plusieurs pistes, dont tout un travail sur le packaging de ses produits. Lequel inclut notamment «l’élimination de certaines combinaisons d’emballage compliquées mélangeant par exemple plastique et papier ou l’utilisation de couleurs plus faciles à recycler».

Même tendance chez Danone, qui prévoit que sa marque d’eau Evian n’utilisera plus que des bouteilles à base de plastique 100% recyclé d’ici à 2025. Dans cette optique, l’entreprise française s’est associée à une start-up dont la technologie permettrait de réutiliser sans fin le PET (actuellement la matière synthétique ne peut être recyclée qu’un nombre de fois limité).

Manque de transparence

Ces préoccupations, la grande distribution assure les avoir depuis plusieurs années. «En 2009, Migros a émis des lignes directrices en matière d’emballage basées sur le principe éviter, réduire et recycler», explique une porte-parole, en assurant que le géant orange a des objectifs ambitieux d’optimisation de ses emballages. Idem chez Coop, qui affirme en plus avoir économisé quelque 2675 tonnes d’emballages depuis 2012.

Seulement, ce chiffre ne signifie rien si on ne connaît pas l’évolution de la consommation de plastique du groupe durant la même période. «Nous ne collectons pas ces chiffres», prétend Andrea Bergmann, porte-parole de Coop. Difficile à croire. Comment en effet Coop peut-elle estimer ses économies en matière plastique sans connaître sa consommation totale?

Pourtant, aucune des entreprises contactées pour cet article n’a été à même de fournir une quelconque statistique. Nestlé, par exemple, déclare «avoir réduit de 100 000 tonnes ses processus de production à la fin de l’année dernière, soit l’équivalent de dix tours Eiffel». Mais comme chez Coop, les statistiques se limitent aux économies. «Nous surveillons le matériel que nous utilisons et rendrons compte régulièrement des progrès réalisés dans le respect de nos engagements», explique, sans plus de détails, Rumjhum Gupta, porte-parole de Nestlé.

Ce manque de transparence permet de supposer que la consommation de plastique a explosé ces dernières années, tant dans l’industrie que dans la grande distribution. «Les plastiques que le consommateur voit en rayon ne sont que la face cachée de l’iceberg, car bien des emballages sont utilisés avant même la mise en rayon des produits», rappelle Marco Pfister, chargé de campagne plastique pour Greenpeace Suisse.

«La faute» au consommateur

Quant à la mise en place d’une économie circulaire du plastique, tant plébiscitée actuellement par l’industrie et dont le concept central est de limiter le gaspillage de ressources à l’aide du recyclage, elle ne convainc qu’à moitié. «Une grande partie des déchets d’aujourd’hui est déjà recyclable, mais elle n’est pas pour autant recyclée», regrette Marco Pfister. Cette réalité fait le jeu de l’industrie et des distributeurs puisqu’elle leur permet de reporter la faute sur les consommateurs ou les États.

Nestlé estime du reste que ces derniers auront «un rôle essentiel à jouer» en éliminant correctement les déchets plastiques ainsi qu’en construisant les infrastructures suffisantes pour les recycler. L’attitude de la multinationale révulse les défenseurs de l’environnement. «En voulant éduquer les consommateurs à mieux trier et en poussant les États à améliorer leurs systèmes de gestion des déchets, les entreprises oublient que prévenir est mille fois mieux que guérir», explique Marco Pfister. Lequel estime que la seule solution viable est de réduire massivement les emballages.

Dans un monde où deux milliards de gens n’ont pas encore accès à un système de traitement des déchets, on peut effectivement se poser des questions sur la stratégie des industriels.
Le plastique... manque de transparence ? :mrgreen:
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#465 Message par Tugdual » jeudi 5 juillet 2018 à 11:53

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