[Index] Féminisme : Pour parler des droits des femmes

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Bubu
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Re: Pour parler des droits des femmes

#196 Message par Bubu » vendredi 27 juillet 2018 à 17:54

Manichéenne a écrit :Il y a des hommes qui ne peuvent pas porter des sacs de ciment de 50kg, et des femmes qui le peuvent sans difficulté.
L'important c'est de se baser sur les capacités individuelle de la personne.
C'est absolument vrai.
Quand j'étais au lycée, on mettait des poids de 50kg sur les deux barreaux du filet.
Comme par hasard, c'était à moi que la tâche revenait de les ramener ! Les salauds ! Ça devait les amuser !
Je suis filiforme. Vous voyez à quoi ressemble un phasme ? L'insecte mimétique ? Oui. Bah imaginez un phasme * 50 qui essaie de porter des poids de 50 kg. Vous aurez tout compris.
Diagnostiqué autiste asperger, diagnostic établi à mes 33 ans par le CRA de ma région.
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pédeuceu
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Re: Pour parler des droits des femmes

#197 Message par pédeuceu » vendredi 27 juillet 2018 à 18:47

lkjhgfdsdfghjk
Modifié en dernier par pédeuceu le mercredi 31 octobre 2018 à 21:12, modifié 1 fois.

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freeshost
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Re: Pour parler des droits des femmes

#198 Message par freeshost » lundi 30 juillet 2018 à 15:14

Militantes féministes et queer, elles ont décidé de hacker le patriarcat
C’est un groupe d’activistes qui chiffrent leurs mails et explorent toutes les formes possibles de vulves. À Paris, le Reset propose des activités militantes. Le combat de ses membres va des cours de code pour toutes et tous aux ateliers de clitoris en pâte à sel.

Voilà deux ans que les hacktivistes geek, queer et féministes à la fois se sont installé·e·s à la Mutinerie à Paris. Derrière la devanture rouge vitrée de ce bar féministe fait par et pour les « meufs gouines, bies, trans’, queers », le Reset a imaginé un hackerspace féministe ouvert tous les dimanches, proposant des activités ouvertes à tout le monde, à prix libre.

Le Cryptobar, qui est organisé plusieurs fois par an, permet par exemple aux participant·e·s d’apprendre à chiffrer leurs mails, leur PC ou leurs clés USB mais aussi à communiquer en sécurité sur son smartphone. « On a aussi une imprimante 3D dans la réserve du bar. Ça fait quelques mois qu’on a commencé à l’utiliser, notamment pour imprimer des clitoris en 3D », nous explique Zora, en robe pixellisée noir et blanc, avec dans le creux de sa main, une version en caoutchouc bleu de l’organe féminin.

A priori, difficile de comprendre le lien entre la maîtrise du code HTML et les combats féministes ou queer. « Pas évident de se sentir à l’aise dans les hackerspaces classiques, qui sont composés en majorité d’hommes, quand on est une femme ou une personne trans. On ne se sent pas pris au sérieux, voire illégitime. Voilà pourquoi on a décidé de créer notre propre espace, sans misogynie, ni transphobie, ni homophobie. »

Il y a quelques mois, plusieurs témoignages sur le sexisme au sein de l’Ecole 42, spécialisée dans la formation en informatique, faisaient état du climat misogyne dans le milieu de la tech. « C’est paradoxal parce qu’on se dit que la technologie est la même pour tous, qu’on est tous égaux face à une ligne de code. Mais en réalité pas du tout. C’est comme dans le reste de la société. »

Un environnement safe et bienveillant

À l’écart des préjugés et parfois d’une certaine hostilité, le groupe peut se concentrer sur les projets qui lui paraissent le plus utile. Zora avait déjà participé à plusieurs crypto-parties, des initiations au chiffrement pour protéger ses documents, mais en était ressortie déçue. « Nous les femmes et les queer, la principale menace contre laquelle nous voulons nous défendre, ce n’est pas la NSA. C’est peut être un mari violent qui nous traque sur internet ou des parents qui nous rejettent. »

Les ateliers proposent aussi d’apprendre à créer un serveur mail, de s’initier à l’électronique avec un fer à souder ou encore de créer soi-même des jeux vidéo à l’atelier QueerGames, où il est possible de créer et jouer à des jeux dans lesquels les minorités sont mieux représentées que dans les blockbusters classiques. Le tout, toujours ouvert à tout le monde, même aux personnes qui n’y connaissent rien.

« Beaucoup de hackerspaces se disent ouverts aux débutants mais en réalité, on est juste perdu si on n’a pas les bases. Ici on peut arriver sans rien connaître. On s’assure qu’à côté des activités un peu plus poussées, il y a toujours des ateliers pensés pour les personnes qui démarrent de 0 », explique Anne-Marie, une autre membre de l’équipe.

Renverser les rapports de pouvoir

L’important pour elles et eux, c’est que les femmes et les queers prennent toute leur place dans le monde de la tech. Tout est fait pour que les participant·e·s osent poser les questions qui leurs passent par la tête. « Quand on est élevé en tant que fille, on nous fait bien comprendre que l’informatique n’est pas pour nous. Les femmes ne sont pas poussées vers les études techniques ou scientifiques. De toute façon, la figure du hacker est toujours la même : un informaticien qui fait des prouesses tout seul devant son ordinateur. Nous, on préfère relever des défis ensemble. »

Une solidarité qui vaut aussi avec les propriétaires du bar la Mutinerie, qui a décidé de les prendre sous leur aile. « Quinze jours avant de lancer notre mouvement, on s’est retrouvées sans local. Et la Mutinerie a gentiment accepté de nous héberger », se souvient Zora. Depuis, tout fonctionne sur un échange de bons procédés. En échange du prêt des locaux, le Reset leur rend de petits services, en faisant des petits travaux de réparation ou en leur installant un meilleur Wi-Fi par exemple. « La dernière fois, le bar a du faire face à un acte homophobe. Quelqu’un avait glué la serrure de la porte d’entrée. On s’en est occupées et on a réussi à bidouiller ça seules pour ne pas devoir payer de serrurier. »

Car les hacktivistes valorisent aussi les compétences manuelles. À coté de Python ou de JavaScript, elles proposent d’apprendre à créer des affiches féministes, à sculpter des vulves en pâte à sel ou encore à se lancer dans le tricot. « L’idée, c’est de se réapproprier la technique, peu importe qu’elle soit numérique ou manuelle. Le tricot fait partie des activités que nous proposons et nous ne considérons pas que ce soit une activité moins noble que le code par exemple. Tous les deux restent de la tech à nos yeux et ça nous plaît d’interroger cette dichotomie », s’amuse Anne-Marie.

Pour sa rentrée, le Reset prépare de nouveaux ateliers, certains plus poussés pour les personnes confirmées et toujours des activités accessibles à tous, même aux débutants. En plus d’être un refuge pour les femmes et les personnes LGBTQ, le groupe ne perd pas sa mission première de vue : l’apprentissage et la transmission du « plaisir de résoudre une ligne de code. »
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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Re: Pour parler des droits des femmes

#199 Message par pédeuceu » vendredi 3 août 2018 à 11:07

lk,jnhgfdsqzedftghyuj

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Bubu
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Le féminisme.

#200 Message par Bubu » vendredi 16 novembre 2018 à 8:06

C'est un sujet important. Et je suis heureux qu' il soit porté à l'ordre du jour.
Pour moi, ce n'est pas considérer que la femme est l'égale de l'homme, mais que les deux sexes ont les mêmes droits.
Les deux sexes doivent avoir les mêmes droits.
Exactement. Ce n'est pas le cas encore aujourd'hui et c'est un scandale. (Les genres masculins et féminins n'ont pas, pour travail égal, le même salaire).

Par contre par respect, il faut respecter son employé, une femme qui travaille dans le bâtiment ne peut pas (en moyenne) porter des sacs de 50 kilos de plâtres. C'est son propre poids ! :naugty:

Je trouve qu'il y a une confusion. Le féminisme c'est respecter les sexes dans le monde du travail.
Pas de supposer que l'homme est l'égale de la femme.( sauf en droits).

D'ailleurs il faudrait vraiment être con pour insinuer le contraire.

Les hommes sont (en moyenne) plus grands et plus forts que les femmes.
Les femmes sont plus précises, et meilleures que les hommes dans les travaux qui exigent une grande précision.
Ce n'est pas du machisme (ça m'insulterait et irait à l'encontre du message que je cherche à donner).

Par contre pour les domaines où les conditions physiques ne comptent pas, on est tous pareils. (Il n' y a plus à différencier l'Homme de la Femme).

Chacun son domaine. Mais pour le même salaire. Et la même reconnaissance.

Après les détracteurs du féminisme disent que les femmes revendiquent qu'elles sont les égales des hommes ... jamais ! ce sont des abrutis. Alors qu'elles revendiquent les mêmes droits c'est différent.
Même les féministes ne disent pas que les hommes sont égaux aux femmes.
Les femmes réclament la plus simple des justices : à travail égal, salaire égal. Quoi de plus juste ? Rien.
Je suis triste, car vu les conjonctures politiques actuelles, on est loin que ce soit le cas.

(Je croies que les anti-féministes sont des réactionnaires en deuil de la représentation de la femme au foyer qui n'a pas son mot à dire, un peu comme les islamistes fondamentalistes).
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Re: Le féminisme.

#201 Message par Bubu » vendredi 16 novembre 2018 à 9:07

Savez-vous que le voile existe aussi chez les catholiques ?
Pendant la messe, les femmes (catholiques) se voilent la face avec un foulard, pour ne pas tenter les hommes.
Je parle des messes Tridentines (en Latin).
Les femmes sont soumises, et soumises à être mères au foyer.
A être des pondeuses.

Modération (Manichéenne) : fusion de sujets (2 messages)
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Re: Pour parler des droits des femmes

#202 Message par freeshost » samedi 17 novembre 2018 à 3:59

En fait, dans pas mal de contextes, on fait encore du sexe, du genre et de l'orientation sexuelle un critère pertinent, alors que ce n'est pas un critère pertinent.

Des personnes développent des croyances en des corrélations entre, d'un côté, le sexe, le genre ou l'orientation sexuelle et, de l'autre côté, une compétence - validisme !

Ce n'est pas parce que A est une personne meilleure que B dans le domaine D que la seule et meilleure solution est que A s'occupe de D et que B n'apprenne pas D.
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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Re: Pour parler des droits des femmes

#203 Message par freeshost » mardi 28 juillet 2020 à 18:42

L’avocate et figure féministe Gisèle Halimi est décédée à 93 ans.
Spoiler : Citation : 
28.07.2020, 12:51

L’avocate franco-tunisienne Gisèle Halimi est décédée à l’âge de 93 ans. Elle avait notamment fait reconnaître le viol comme un crime.

L’avocate et ancienne députée Gisèle Halimi, est décédée mardi, au lendemain de son 93e anniversaire, a annoncé sa famille. Elle avait consacré sa vie à la cause des femmes et au droit à l’avortement.

«Elle s’est éteinte dans la sérénité, à Paris», a déclaré à l’AFP l’un de ses trois fils, Emmanuel Faux, estimant que sa mère avait eu «une belle vie». «Sa famille est autour d’elle», a ajouté M. Faux. «Elle a lutté pour arriver à ses 93 ans».

Issue d’une famille modeste, Gisèle Halimi est née le 27 juillet 1927 à La Goulette en Tunisie. Avocate engagée, elle se fait notamment connaître lors du procès emblématique de Bobigny, en 1972, où elle défend une mineure jugée pour avoir avorté suite à un viol.

Dépénalisation de l’avortement

Elle obtient la relaxe de la jeune femme et parvient à mobiliser l’opinion, ouvrant la voie à la dépénalisation de l’avortement, début 1975, avec la loi Veil.

Fondatrice en 1971 avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir de l’association pour le droit à l’avortement «Choisir la cause des femmes», elle est la même année l’une des signataires du célèbre manifeste des 343 femmes disant publiquement avoir avorté.

Élue députée de l’Isère (apparentée PS) en 1981, elle poursuit son combat à l’Assemblée, cette fois-ci pour le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), finalement voté en 1982. Avant de prendre ses distances avec le Parti socialiste après son élection à l’Assemblée.

En 1998, elle fait partie de l’équipe qui crée Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne).

Carrière d’écrivain

Parallèlement à sa carrière d’avocate, elle a mené une carrière d’écrivain. Parmi sa quinzaine de titres, figurent «Djamila Boupacha» (1962), du nom d’une militante emblématique du FLN, et une oeuvre plus intimiste comme «Fritna», sur sa peu aimante mère (1999), «pratiquante juive totalement ignorante».

Mère de trois garçons, dont Serge Halimi, directeur de la rédaction du Monde diplomatique, elle a confié qu’elle aurait aimé avoir une fille pour «mettre à l’épreuve» son engagement féministe. «J’aurais voulu savoir si, en l’élevant, j’allais me conformer exactement à ce que j’avais revendiqué, à la fois pour moi et pour toutes les femmes», a-t-elle dit au Monde en 2011.

Dans une longue interview accordée au journal Le Monde en septembre 2019, la nonagénaire s’étonnait encore que «les injustices faites aux femmes ne suscitent pas une révolte générale».
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

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