[Livre] Bric-à-brac psy

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Djinpa
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Re: bric-à-brac psy

#61 Message par Djinpa » dimanche 9 octobre 2016 à 22:54

Jean a écrit :Extrait d'un cours à l'Institut de formation des psychomotriciens de Rouen, établissement public ouvert l'an dernier.
booooofffff... :(

c'est de la psychomot' basée sur ce genre de discours qui est proposée aux adultes avec trouble de latéralisation/dyspraxie?
et dire qu'il y a des étudiants qui doivent étudier ca comme cours...
peut-être Aspie, en attente d'un premier rdv demandé au CRA.
premier rdv le 04/07, demande de bilans ergo/neuro en cours
Premier diag Asperger posé par un neurologue expert juillet 2016, communiqué en décembre

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Jean
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Re: bric-à-brac psy

#62 Message par Jean » vendredi 28 octobre 2016 à 1:11

Un commentaire :

Un pédopsychiatre de CMPP a fait un mauvais rêve : "Sur la grille il y a trois panneaux de chantier où il est écrit « interdit aux juifs », « interdit aux chiens », « interdit au packing »…" L'occasion d'insulter les associations de parents d'autistes, puis de hurler à la censure par les technocrates de l'ARS, au totalitarisme.

Sur cette base, il s'est cru autorisé à décrire les associations de parents d’autistes comme étant d'extrême-droite, représentants des lobbys « fortunés », de mettre dans le même sac les films antisémites des nazis et « Le Mur ». Il a parlé de pensée totalitaire, de régime nazi, de dictatures militaires, de lobotomie et de camps.

Les confrères ne seront pas épargnés : « (pédo)psychiatres techno-numérisés, neuro-pédiatres évangélisateurs ou neuropsychologues asser(vis)mentés (…) apprentis-sorciers obscurantistes »

Critiquer la culpabilisation des mères reviendrait à critiquer la « juiverie internationale ».

C'est incroyable ! Vous pouvez encore consulter ce délire dans les archives du Web.

https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/ ... no-pasaran
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Re: bric-à-brac psy

#63 Message par Jean » jeudi 26 octobre 2017 à 18:26

La principale thèse centrale de Cyrulnik

Image
Conformément à la tradition freudienne, la plupart de ses explications renvoient au passé, à ceci près qu’il use et abuse du concept mis à la mode par John Bowlby : l’attachement. Ainsi “Dieu est une figure d’attachement” (p.96). Notre attachement à Dieu dépend du type d’attachement dont nous avons bénéficié dans l’enfance. Il y a, dit Cyrulnik, “transfert d’attachement”. Ceux qui ont bénéficié d’un bon attachement sont ouverts à d’autres croyances que celles de leur milieu d’origine. Ceux qui ont eu un développement difficile ont besoin de certitudes et sont fermés à toute autre croyance. La radicalisation des islamistes est due à un mode d’attachement particulier. Le rapport à la femme est une question d’attachement : « La vue du corps d’une femme déclenche chez l’homme qui a acquis un attachement sécure : ”La simple présence d’une femme est un moment de bonheur”. Mais s’il a acquis un attachement insécure, il risque de juger : “Cette femme déclenche en moi un désir qui m’angoisse. Si, par malheur, je me laisse aller à l’immanence sexuelle, cette femme me mènera à la souffrance éternelle” » (p.164). L’autisme : idem. “Il n'y a pas d'autisme initial, comme le soutenaient les psychanalystes, mais au contraire il y a une perception privilégiée de signaux émis par sa figure d'attachement dans une relation intersubjective” (p.233). Le plaisir de retrouver un objet utile ? Une affaire d’“attachement” : “Il suffit de constater le bonheur qu’on éprouve en retrouvant les clés de sa voiture qu’on cherchait depuis une demi-heure. Quel plaisir donne ce rebond d’attachement” (p.203).

Boris Cyrulnik, “demi-analyste”, publie la “Psychothérapie de Dieu”


12 oct. 2017 Par Jacques Van Rillaer

https://blogs.mediapart.fr/jacques-van- ... ie-de-dieu?
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Re: bric-à-brac psy

#64 Message par Jean » mardi 30 janvier 2018 à 18:06

Article d'Elisabeth Roudinesco : "Plusieurs auteurs français contemporains, parmi lesquels Geneviève Haag, Pierre Delion et Henri Rey-Flaud, ont pris le risque de déchiffrer la pensée de ces enfants qui, à la manière de Jorge Luis Borges, lancent un défi à toute forme de rationalité.

Telle est aussi la visée du livre de Martin Joubert. Pédopsychiatre et membre de la Société psychanalytique de Paris (SPP), l’auteur raconte ici la vie inversée ou illogique de plusieurs enfants incapables d’entrer dans l’univers de la raison commune : Laurent, Jérémie, Hector et quelques autres encore
."
http://www.lemonde.fr/livres/article/20 ... _3260.html

Je ne peux m'empêcher de penser aux propos de Charles Melman, sur l'autiste comme Golem ou ordinateur.

Un extrait du livre :

« C'est d'ailleurs pour cela qu'il est beaucoup plus confortable de s'occuper d'enfants psychotiques que d'enfants autistes, car avec les premiers, qui ont accès à des formes d'identification, et à un langage qui s'en fait plus ou moins le support, on peut se bercer de l'illusion de les comprendre et d'être compris par eux : illusion aussi, que le langage nous permettrait de nous comprendre, parce que nous parlerions le m^me, c'est-à-dire le langage de l'expérience affectée du vécu humain. Or, avec les autistes nous ne pouvons plus faire fonctionner cette illusion. Toujours, ils nous renvoient au non-sens et à l'inanité de nos propos. On est, avec eux, à côté de la plaque, toujours. Le désinvestissement de la relation nous guette et l'épuisement de notre vitalité psychique, éprouvée par cette incommunicabilité radicale, nous expose au découragement et au vide de la pensée.

C'est une des clés de la possibilité d'un traitement pour eux que la capacité des soignants à supporter le non-sens, à tolérer de se trouver perdus sans chercher à se raccrocher aux branches du premier arbre théorique venu, à supporter leur propre perplexité et leur désarroi, le temps qu'il faudra.
»

p.20 « A quoi pensent les autistes » Martin Joubert
https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fw ... =&r=&f=pdf
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Re: [Livre] Bric-à-brac psy

#65 Message par Tugdual » lundi 23 avril 2018 à 11:01

Jean a écrit :Boris Cyrulnik, “demi-analyste”, publie la “Psychothérapie de Dieu”
La conclusion du même auteur, sur Pseudo-Sciences :
Jacques Van Rillaer a écrit :Boris Cyrulnik écrit joliment, c’est un merveilleux conteur.
Sa rigueur, hélas, est toute « freudienne ».
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: bric-à-brac psy

#66 Message par Jean » mercredi 10 octobre 2018 à 19:31

Jean a écrit :
jeudi 5 mai 2016 à 19:02
Dictionnaire de l'académie française
http://dictionnaire.academie-medecine.fr/?q=autisme
autisme n.m.
Version précédente : viewtopic.php?f=9&t=786&p=292289&hilit= ... ie#p292289
Version 2018 : http://dictionnaire.academie-medecine.f ... ?q=autisme

autisme n.m.

autism

L'autisme et les troubles apparentés constituent un ensemble de syndromes actuellement regroupés dans les classifications internationales des maladies sous les termes «troubles envahissants du développement» (CIM 10) et plus récemment « troubles du spectre de l’autisme » (DSM 5), caractérisés par des fonctionnements particuliers qui altèrent dès les premières années de vie, avant 3 ans, la socialisation, la communication et l'adaptation.
Dans le domaine de la socialisation et de la communication, l'enfant semble seul dans son monde et pourrait faire penser qu'il est sourd. Il réagit avec les personnes comme si elles étaient des objets. Son contact oculaire est atypique. Sa mimique est pauvre. Le partage émotionnel lui est difficile. Il ne parle pas, ou, si son langage existe, il ne s'inscrit pas dans un échange, un dialogue avec autrui.
En ce qui concerne les facultés d’adaptation : le moindre changement dans son environnement peut provoquer chez lui angoisse et agressivité ; l'enfant est attaché à «l'immuabilité». Le répertoire de ses activités est réduit, répétitif. Il est parfois animé de mouvements stéréotypés, battements, rotations ou balancements d'une partie ou de l'ensemble du corps. Des réactions témoignant d’hyper ou hypo-réactivité sensorielle sont également très caractéristiques
Tous ces traits persistent à l'âge adulte. La variabilité de l'expression clinique résulte non seulement du degré d'autisme mais aussi de son association à d'autres troubles (retard mental, troubles moteurs, sensoriels et perceptifs, épilepsie...).
La prévalence de ce syndrome est l’objet de discussion ; le chiffre désormais admis est de 1 pour 150 avec classiquement 4 garçons pour une fille.
L'identification des signes précoces est un enjeu majeur de santé publique. Les symptômes peuvent être discrets ou méconnus. Vers trois ans, le tableau d'autisme peut être confirmé, défini par les altérations qualitatives du comportement qui constituent les critères de diagnostic des classifications internationales. La CIM10 doit être obligatoirement appliquée en France selon les recommandations de la Haute autorité de santé. Le diagnostic est clinique. Il n'existe aucun marqueur biologique validé à ce jour.
L’autisme touchant différents domaine du développement, il est essentiel de favoriser une prise en charge globale qui aura pour objectif l'acquisition de compétences sociales, du langage ou de moyens alternatifs de communication, d'autonomie…
Chaque individu avec autisme a son propre profil qui peut varier au cours de sa vie. Aucun protocole standard n'existe, toutefois plusieurs principes fondamentaux guident les stratégies éducatives, rééducatives, les pratiques de soins et d'intégration sociale :
- précocité de l'intervention,
- accessibilité des services éducatifs et de soins,
- diversité des méthodes et moyens mis en œuvre,
- évaluation des besoins tout au long de la vie,
- l'implication de la famille partenaire et continuité du suivi garanti par un dossier personnalisé régulièrement mis à jour.
Le Comité consultatif national d’éthique a souligné, en 2007, la nécessité d’appuyer les pratiques sur un socle de connaissances issues de la recherche.


L. Kanner, pédopsychiatre américain d’origine allemande (1943) ; H. Asperger, pédopsychiatre autrichien (1938 et 1944)

Étym. gr. autos : soi-même

Syn. troubles envahissants du développement, troubles du spectre de l’autisme

→ autisme (modèles physiopathologiques)

[H3]

Édit. 2018
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Re: [Livre] Bric-à-brac psy

#67 Message par Ixy » mardi 16 octobre 2018 à 8:53

Bon. C'est quand même mieux.
Etudiant en doctorat maths&info, 26ans. Je n'ai pas de diagnostic /!\
Ce que tu as la force d'être, tu as aussi le droit de l'être - Max Stirner

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