[Conseil] Bric-à-brac psy

Livres, publications, films en rapport avec l'autisme : donnez ici votre avis.
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Jonquille57
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Re: bric-à-brac psy

#46 Message par Jonquille57 » mercredi 24 août 2011 à 13:05

Je mets malgré tout un bémol à ton dernier message. Si on parle de l'autisme, il faut que ce soit bien clair que l'on ne soigne pas l'autisme.

Mais essayer d'aider la personne à être bien dans sa peau et à agir de façon correcte malgré son autisme ( je pense à la violence, aux énervements, au stress, etc etc ), c'est sans doute bénéfique. Mais beaucoup trop de médecins ne pensent que médicaments, alors que les solutions sont souvent ailleurs....

C'est comme pour le diabète, tant qu'on ne saura pas soigner cette maladie, il faut bien s'occuper des conséquences.... Et c'est vrai pour toutes les maladies pour lesquelles on n'a pas encore de remèdes.

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Murielle
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Re: bric-à-brac psy

#47 Message par Murielle » mercredi 24 août 2011 à 14:46

Je suis d'accord Jonquille, tes remarques sont justes, je parlais de façon générale: on pense immédiatement à éradiquer les symptômes AVANT même de chercher le pourquoi de la douleur.! :?
Mais dans les cas que tu as cité, bien entendu....Pas le choix.! :kiss:
Murielle,
Maman de Pauline 21 ans,Léo (asperger) 17 ans et demi .
Savoir profiter du moment présent ,
Savoir vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever maintenant.

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Jean
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Re: bric-à-brac psy

#48 Message par Jean » jeudi 5 mai 2016 à 18:53

Il est urgent de dédoltoïser les esprits !(Danièle Langloys)

Dolto, F. (1989) L’échec scolaire. Essais sur l’éducation. Ergo Press, 188 p.

Lecture, écriture, calcul : causes de la difficulté de leur apprentissage
« Il arrive que des enfants soient consciemment désireux d’étudier, d’écrire, de lire et de compter, mais qu’ils n’y arrivent pas. C’est ceux-là qui intéressent les psychanalystes. […] Je ne peux pas vous raconter ici tous les cas particuliers, mais j'ai vu des centaines, pour ne pas dire des milliers d'enfants, au cours de ma carrière, qui étaient envoyés en consultation pour des troubles de la scolarité. Ceux qui étaient motivés consciemment et qui n'y arrivaient pas, c'était très facile de les sortir de ces barrages, par la méthode psychanalytique.

Vous savez qu'elle consiste pour le psychanalyste à écouter les associations libres de l’enfant, à propos de ses dessins, de ses fantasmes et de ses rêves de sommeil, et à lui faire chercher des analogies entre ses imaginations et ses désirs ou des souvenirs de sa vie passée. C'est principalement l'enfant — assisté de son psychanalyste -—, qui assume ainsi sa propre cure. Je vous citerai quelques cas » (p. 18).

« Mais d'abord le mot “lire” est un mot qui, pour certains enfants, éveille quelque chose de totalement tabou : c’est le lit conjugal des parents. Au moment où l’enfant est en train d’élaborer son interdit de l’inceste, le verbe du “lit” que leur paraît être le mot “lire” rend ce mot banni, et les activités qui entourent le fait de lire sont quelque chose qui le met dans un très grand trouble. Bien sûr, les maîtresses d'école ne le savent pas et cela doit rester inconscient. C'est le rôle du psychanalyste de découvrir cela avec l'enfant, à l'occasion de dessins » (p. 19)

« La logique en développement chez l'enfant, qui est celle du faire, bute sur la loi de l'interdit de l’inceste, qui s'accompagne du trouble concernant ce qui se passe au lit des parents. Je vous l'ai signalée dans le fait du trouble que crée, chez certains enfants, le mot “lire”, de même que le mot “écrire” qui, pour certains d’entre eux, signifie les cris qu'ils entendent entre les parents. Les mots de “lire” et “écrire”, pour certains enfants, sont des signifiants inconscients de l'union sexuelle dont on ne leur a pas clairement parlé et qui, à cause de cela, les empêche de dépasser le trouble que ces mots induisent dans leur vie imaginaire.

« Guérisons » en psychanalyse


« Pour ce qui est des “guérisons”, il est impossible de parler statistiques. Nous ne savons même pas ce que veut dire le mot “guérison”... Je dois dire que j'ai eu des occasions de ne pas être très heureuse d'avoir guéri des enfants et de m'être dit “J'aurais mieux fait de ne pas les soigner”. Je pense en particulier à un enfant que j'ai guéri d'une névrose très précoce, qui a par la suite très bien suivi l'école et qui, à treize ans, est devenu prédélinquant. Finalement, il a mal tourné, comme on dit... alors que s'il était resté
débile, il n'y aurait rien de tout cela. Cela a été pour moi une des premières épreuves.

Or beaucoup d'enfants ont une attitude perverse, camouflée par une débilité. Celui-ci, je l'ai aidé à devenir intelligent et voilà ce que ça a donné... Il faudrait continuer les traitements après la disparition de symptômes, mais peu de parents le comprennent et ils cessent de nous amener l'enfant lorsqu'il ne leur pose plus, à eux, de problème immédiat. Quand on parle d'enfants guéris… je dirai qu'un enfant ne peut être considéré comme guéri que sept ans après avoir été soigné » (p. 54)
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Jean
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Re: bric-à-brac psy

#49 Message par Jean » jeudi 5 mai 2016 à 19:02

Dictionnaire de l'académie française
http://dictionnaire.academie-medecine.fr/?q=autisme
autisme n.m.

autism

Détachement de la réalité extérieure accompagné de la prévalence de la vie intérieure.

Décrit initialement par E. Bleuler (1911) comme la conséquence de troubles associatifs, puis remis en cause par cet auteur en tant que symptôme spécifique des états schizophréniques (1919), l’autisme fut replacé au rang d’élément central par son fils M. Bleuler. Il a été défini de façon proche par E. Minkowski comme la perte ou la rupture du contact avec la réalité (1926).

L’autisme est souvent considéré comme à la base d’un surinvestissement des fantasmes, d’une reconstruction délirante du monde, du repliement sur soi-même, de difficultés de communication, voire d’hermétisme ou de mort psychique apparente.

E. Bleuler, psychiatre suisse (1911-12-16)

Étym. gr. autos : soi-même


autisme infantile l.m.

early infantile autism

Distinguée des arriérations mentales par L. Kanner (1943), affection rare (fréquence de 0,5 à 4 p.10000) qui atteint trois à quatre garçons pour une fille.

Contrairement à la classification de l’OMS, la classification française situe l’autisme infantile précoce dans la catégorie générale des psychoses infantiles.

Le tableau clinique regroupe: le retrait autistique, qui se traduit par une perte massive du contact avec la réalité; l’exigence d’immuabilité ("sameness"), besoin impérieux qu’a l’enfant de maintenir stable et inchangé son environnement habituel; des stéréotypies gestuelles très caractéristiques, d’aspects cliniques variables; des troubles du langage constants et divers. Le langage peut être absent; lorsqu’il se développe, il se caractérise souvent par une écholalie, une inversion des pronoms, un débit et un rythme particuliers, une modulation anormale de la voix. Le pronostic est fonction du développement du langage à cinq ans.

L’étiopathogénie est fortement discutée entre organogenèse et psychogenèse, très vraisemblablement en interaction permanente. Au

seul plan génétique, le risque d’un autre enfant autiste dans une famille en comportant déjà un, serait 50 fois plus élevé que dans la population générale. Un site X fragile a été observé chez 20 p.100 des garçons autistes. Une association avec l’oncogène HRAS, situé à l’extrémité du bras court du chromosome 11, à proximité du gène codant pour la tyrosine hydroxylase, a été également retenue.

L. Kanner, pédopsychiatre autrichien d’origine ukrainienne (1941)

Étym. gr. autos : soi-même

autisme infantile (évolution de l’) l.f.

early infantile autism (evolution)

Malgré les multiples controverses engagées, l’étiopathogénie vraisemblablement multifactorielle de l’autisme incite à une prise en soins interdisciplinaire aussi précoce que possible, adaptée à chaque enfant.

Elle est généralement poursuivie dans le cadre des inter-secteurs de psychiatrie infantojuvénile, permettant le maintien dans la famille et une aide psychologique à cette dernière.

Cette prise en charge à temps plein ou partiel s’effectue à l’hôpital, en centre médicopsychologique (CMP) ou dans un centre d’accueil thérapeutique à

temps partiel (CATTP). Divers traitements sont possibles: surtout rééducatifs (langage, psychomotricité), éducatifs, pédagogiques, psychothérapiques, psychotropes, ceux-ci essentiellement symptomatiques et d’indications encore discutées.

Des psychothérapies ou des entretiens familiaux sont proposés aux parents. Des classes thérapeutiques sont intégrées dans les écoles

À 12 ans, la prise en charge est plus limitée; la plupart des adolescents sont admis en institut médico-éducatif (IME). Pour les adultes, sont proposés des foyers, lieux de vie, centres d’aide par le travail, ateliers protégés.

Les études épidémiologiques montrent qu’il s’agit d’un handicap qui dure toute la vie, principalement sous forme de névrotisation, de maintien des caractéristiques de l’autisme, d’évolution schizophrénique, mais aussi d’enlisement déficitaire. Une amélioration du pronostic peut s’observer en clinique, mais les travaux validés sont rares. L’absence d’études comparatives ne permet aucune conclusion solide sur l’éventuelle supériorité d’un type de prise en charge.

Si vous n'êtes pas satisfaits de ce dictionnaire, écrire à dictionnaire@academie-medecine.fr
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Jean
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Re: bric-à-brac psy

#50 Message par Jean » mercredi 15 juin 2016 à 15:36

Françoise Dolto par un de ses biographes, Willy Barral :

« Son apport pour moi, qui dirigeais alors un hôpital de jour pour enfants psychotiques et autistes, c’était sa capacité à humaniser les liens avec ces enfants dont on disait qu’ils étaient hors de toute relation humaine du fait de leur mutisme. “L’autisme, disait-elle, est un mot que la psychiatrie a dû inventer pour dire notre impuissance à entrer en contact avec ces enfants-là. Les autistes se sont comme ‘escargotés’ en eux-mêmes.” Et pourtant, avec quelle maestria elle entrait en contact avec eux ! Pour elle, “le corps de l’enfant est le langage de l’histoire de ses parents”. Ainsi recevait-elle longuement les parents avec l’enfant pour que ce dernier entende parler, pour la première fois, de son histoire depuis sa conception.
Elle a été la première psychanalyste en France à concevoir que lorsque les parents prennent conscience de l’impact d’un roman familial souvent dissimulé, c’est de leur bouche que l’enfant a besoin d’entendre ce qui va le libérer de son rôle dans cette histoire. On lui adressait des enfants pour des symptômes rétifs à tout traitement. Elle disait : “Il faut travailler sur trois générations pour comprendre un enfant autiste ou psychotique.” Elle a initié toute une génération de psychanalystes à ce que l’on nomme aujourd’hui le travail de l’inconscient transgénérationnel. »

Françoise Dolto interrogée par la revue Choisir, en novembre 1979
" Choisir - Mais enfin, il y a bien des cas de viol ?
F.Dolto - Il n'y a pas de viol du tout. Elles sont consentantes.
Choisir - Quand une fille vient vous voir et qu'elle vous raconte que, dans son enfance, son père a coïté avec elle et qu'elle a ressenti cela comme un viol, que lui répondez-vous ?
F.Dolto - Elle ne l'a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l'aimait et qu'il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l'amour avec lui. "
page 53
La juge : Oui. Les enfants se sentent tellement coupables! C'est leur donner la permission de grandir de leur dire qu'ils ne sont pas responsables de leurs parents.
F. Dolto : Ils sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avilit dans leur relation à leurs enfants.
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Re: bric-à-brac psy

#51 Message par Lilette » mercredi 15 juin 2016 à 16:03

Image
Dire que ma mère a lu des tas de bouquins de cette femme ......
(j'ai lu vite fait qqs résumés sur la 4ème de couverture à l'époque, ça me semblait tellement tarabiscoté que j'ai préféré laisser ça de côté, je m'en félicite !)
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Re: bric-à-brac psy

#52 Message par freeshost » jeudi 16 juin 2016 à 15:19

Jette ces livres au recyclage papier et remplace-les par ceux de Tony Attwood, Peter Vermeulen, Lorna Wing, Laurent Mottron, Temple Grandin, Josef Schovanec, etc. :mrgreen:
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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Re: bric-à-brac psy

#53 Message par Lilette » jeudi 16 juin 2016 à 15:30

J'ai déjà des livres de Temple, Josef et Attwood en effet, mais ce sont les miens, pas ceux de ma mère ^^
J'ai bien essayé de lui prêter, mais ils n'ont pas reçu le succès escompté, notamment celui d'Attwood, ça me désole un peu (bcp) je dois dire :/
TSA.

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Re: bric-à-brac psy

#54 Message par Salicorne » mardi 21 juin 2016 à 18:35

Un peu plus réjouissantes, les définitions trouvées dans l'Abécédaire de psychiatrie positive du Pr. Antoine Pelissolo :

Freud
"Freud est le père de la psychanalyse. Elle n'a pas de mère." Germaine Greer

Psychanalyse
"La psychanalyse s'arrête quand le patient est ruiné." Carl Gustav Jung

Ce sont les définitions les plus courtes de l'ouvrage. Les termes Asperger, Autisme et Neurotypique ont été plus approfondis... :mryellow:
Modifié en dernier par Salicorne le lundi 10 octobre 2016 à 18:58, modifié 1 fois.
Bilan clinique évoquant un possible Syndrome d'Asperger

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Jean
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Re: bric-à-brac psy

#55 Message par Jean » jeudi 11 août 2016 à 9:37

Catherine Stef
Psychiatre et psychanalyste
Qui pour sauver les institutions et services publics de la santé mentale à la dérive?
Publication: 03/08/2016 11h54 CEST Mis à jour: 03/08/2016
La succession des actes terroristes ne peut pas être réduite à ce constat de carence des pouvoirs publics à organiser les réseaux de soins en santé mentale.

Mais cet accroissement spectaculaire doit absolument attirer l'attention sur la l'état des lieux dans ce domaine. L'heure n'est ni à supprimer les subventions des associations psychanalytiques, ni à fermer les CMP ou les unités d'hospitalisation, ni à confier la gestion des flux de patients à des automates.

L'heure est à un retour à une clinique digne de ce nom, et à des soins qui soient placés à la hauteur de l'enjeu qui est redevenu en moins de deux décennies un véritable enjeu de santé publique et de sécurité des personnes.
Un acte fou n’est pas l’acte d’un fou

1 août 2016 Par Paul Machto Édition : Contes de la folie ordinaire

« Pour des esprits sécularisés, tout fou de Dieu est un fou tout court », a publié Jean Birnbaum le 21 juillet 2016 dans le journal Le Monde. Mais ne mêlons pas la folie à toutes les horreurs du dérèglement du monde et de notre société. Ce serait une insulte à la folie. La folie mérite mieux que ça. Et le risque est grand que le recours préventif à l'enfermement soit si commode...

https://blogs.mediapart.fr/edition/cont ... e-d-un-fou
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Re: bric-à-brac psy

#56 Message par Djinpa » jeudi 18 août 2016 à 16:03

.... çà ne s'appellerait pas de la récup, ce genre de manoeuvre?
Ben voyons: la cure psychanalytique en prévention du passage à l'acte terroriste....
...quoique, si ca les faisait passer sous les fourches caudines d'une évaluation scientifique de l'impact thérapeutique et du service médical rendu....comme je suis assez sûre du résultat que ca produirait, tout compte fait, pourquoi pas...
peut-être Aspie, en attente d'un premier rdv demandé au CRA.
premier rdv le 04/07, demande de bilans ergo/neuro en cours
Premier diag Asperger posé par un neurologue expert juillet 2016, communiqué en décembre

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Re: bric-à-brac psy

#57 Message par Jean » mardi 20 septembre 2016 à 19:15

Citation de Lacan sur le crocodile :

"« Je vais commencer par la fin, en vous donnant tout de suite ma visée, parce que je ne vois pas pourquoi je n’abattrais pas mes cartes. Ce n’est pas ainsi que je comptais tout à fait vous en parler, mais au moins, ce sera clair. Je ne suis pas du tout en train de dire que l’Œdipe ne sert à rien, ni que cela n’a aucun rapport avec ce que nous faisons. Cela ne sert à rien aux psychanalystes, ça c’est vrai, mais comme les psychanalystes ne sont pas sûrement des psychanalystes, cela ne prouve rien. De plus en plus, les psychanalystes s’engagent dans quelque chose qui est, en effet, excessivement important, à savoir le rôle de la mère. Ces choses, mon Dieu, j’ai déjà commencé de les aborder. Le rôle de la mère, c’est le désir de la mère. C’est capital. Le désir de la mère n’est pas quelque chose qu’on peut supporter comme ça, que cela vous soit indifférent. Ça entraîne toujours des dégâts. Un grand crocodile dans la bouche duquel vous êtes — c’est ça, la mère. On ne sait pas ce qui peut lui prendre tout d’un coup, de refermer son clapet. C’est ça, le désir de la mère. Alors, j’ai essayé d’expliquer qu’il y avait quelque chose qui était rassurant. Je vous dis des choses simples, j’improvise, je dois le dire. Il y a un rouleau, en pierre bien sûr, qui est là en puissance au niveau du clapet, et ça retient, ça coince. C’est ce qu’on appelle le phallus. C’est le rouleau! qui vous met à l’abri, si, tout d’un coup, ça se referme. »
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Re: bric-à-brac psy

#58 Message par Jean » samedi 8 octobre 2016 à 22:25

Extrait d'un cours à l'Institut de formation des psychomotriciens de Rouen, établissement public ouvert l'an dernier.

"La tonicité rachidienne primitive : la mère rachidienne (Suzanne Robert-Ouvray)
Le rachis maternel ou mère rachidienne est l’axe hypotonique du début de la vie. Cette hypotonicité primitive du rachis s’associe au mou de la relation, étayant les sensations douces, agréables, que vit l’enfant dans les bras accueillant et chaleureux de son parent.
L’hypotonicité innée et l’hypotonie relationnelle s’associent, faisant du rachis et du ventre le premier lieu d’intégration de soi, du corps, et du bon objet.
Cette hypotonicité, ce mou sensoriel, sont indispensables a l’enfant. Ils lui permettent d’accumuler de bonnes sensations et des tensions douces, de faire des « provisions » pour ensuite être capable de traiter les choses dures de la vie.
Cela nourrit un noyau de base narcissique, source de sécurité émotionnelle : l’hypotonicité reste associée au relâchement, a la confiance en soi et en l’autre, a la relation, vers le vécu d’un intérieur et un extérieur sécurisants et apaisants. Sur cette base de sécurité, l’enfant peut aller vers l’extérieur, sans avoir besoin de la présence réelle de l’objet sécurisant (permanence de l’objet), et intègre les variations toniques vers davantage d’acceptation des frustrations et de la réalité.

Le passage vers le père rachis (Suzanne Robert-Ouvray)
Le tonus axial se renforce progressivement grâce a la maturation du SNC mais aussi grâce aux bonnes sensations de détente relationnelle, aux sensations tonifiantes des rapports joyeux et excitants avec son entourage, et a la prévalence des bonnes expériences sur les mauvaises.
Au niveau psychique, c’est le Moi entier de l’enfant qui se fortifie et s’érige dans son espace intérieur.
La transition de l’axe hypotonique (mère rachidienne) a l’axe tonique (père rachis) se fait également lors des expérimentations motrices que l’enfant effectue au sol et dans son lit.
Ainsi, vers la fin de la première année, l’enfant découvre que sa mère est différente et séparée de lui : c’est la période « de la peur de l’étranger ». Cette différenciation psychique (moi/non moi) s’associe a la verticalisation du rachis et a l’horizontalité du regard. L’enfant découvre alors la présence d’autrui, le Tiers, quel qu’il soit.
Ainsi, pour Bébé « entre maman et moi il y a un écart, un Tiers qui me permet de ne pas être confondu avec elle ». Plus que concrétiser cette séparation Moi/Maman, Papa est celui qui amène la différence, l’altérité…
Le rachis est alors un rachis paternel, qui régit la loi corporelle et permet l’accès à la réalité externe…"
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Lilette
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Re: bric-à-brac psy

#59 Message par Lilette » samedi 8 octobre 2016 à 22:29

A ses souhaits.
TSA.

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Re: bric-à-brac psy

#60 Message par Daredevil » dimanche 9 octobre 2016 à 22:33

Voilà ceux de qui mes parents m'ont préservé !
Ça fait froid dans le dos, c'est à pleurer de rire jaune :P
Vieux geek non diagnostiqué
CIM10 F84
Insight Aspie (?) +Aphantasie, prosopagnosie, écholalie, mutisme électif....
Fan de super héros, Daredevil le pygmalion de mon fonctionnement social
Mes doigts sur un clavier communiquent plus de mots que ma bouche...

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