Sur les adultes autistes

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Jean
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Sur les adultes autistes

#1 Message par Jean » dimanche 3 janvier 2016 à 17:05

Il y a le sujet avec la traduction d'un article de Spectrum News :autisme : la génération manquante

Ci-dessous la traduction d'un nouvel article :
Adults with autism are at risk for host of health problems
Les adultes avec autisme sont à risque pour de nombreux problèmes de santé
par Jessica Wright / 16 mai 2015

Les adultes autistes ont un risque accru de diabète, de dépression et un certain nombre d'autres problèmes de santé, selon une vaste enquête sur les dossiers électroniques de santé publiée le 24 avril dans Autism (1).

"La prévalence de maladies médicales et psychiatriques concomitanttes est très élevée chez les adultes atteints d'autisme dans presque toutes les catégories globalement», explique le chercheur principal Lisa Croen, directeur du Programme de recherche sur l'autisme au Kaiser Permanente à Oakland, Californie.

Le nombre d'adultes sur le spectre est en hausse. Les Centers for Disease Control and Prevention ont estimé en 2010 que 1 enfant sur 68 enfants était autiste contre 1 sur 150 seulement huit ans avant. Donc, ces problèmes de santé auront une incidence sur une fraction croissante de la société. "Ceci est un problème majeur de santé publique, et sera exacerbé par le vieillissement de nos populations occidentales», dit Joseph Piven, professeur de psychiatrie à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, qui n'a pas participé à l'étude.

Croen et son équipe ont examiné les dossiers médicaux de 1.507 adultes autistes âgés de 18 ans ou plus et 15.070 adultes sans le désordre. Parmi les personnes autistes, 143 ont 50 ans ou plus. L'étude est le premier regard à grande échelle à un éventail de conditions médicales chez les adultes avec autisme au-dessus de 35 ans.

Les problèmes de santé qui accompagnent l'autisme, selon l'étude, comprennent des troubles immunitaires telles que les allergies ou l'asthme; les maladies métaboliques telles que le diabète; des maladies cardiaques; et des troubles moteurs tels que la paralysie cérébrale. Curieusement, les adultes autistes ne présentent pas un risque accru de cancer, malgré un certain chevauchement génétiqueentre les conditions.


Certains de ces problèmes de santé peuvent être liées à des symptômes de la maladie. Par exemple, les personnes atteintes d'autisme sont 1,4 fois plus susceptibles d'être obèses et environ 3 fois plus susceptibles d'être constipés. L'obésité pourrait être liée au fait d'être difficile pour se nourrir, qui découle des intérêts restreints, une caractéristique de l'autisme. Mais c'est aussi un effet secondaire fréquent de médicaments utilisés pour apaiser les symptômes de l'autisme, explique Edwin Cook, professeur de psychiatrie à l'Université de l'Illinois à Chicago.

Certaines des augmentations de risque les plus frappantes sont pour d'autres troubles psychiatriques. Les femmes autistes sont 46 fois plus susceptibles de souffrir de schizophrénie et les hommes 17 fois plus, comparativement à leurs homologues qui n'ont pas d'autisme. Cette différence entre les sexes peut être due au fait que les médecins associent l'autisme avec les hommes et sont plus susceptibles de considérer à tort, les femmes qui ont de l'autisme comme ayant la schizophrénie.

Qui plus est, un diagnostic à la fois de schizophrénie et d'autisme est susceptible d'être une erreur, dit Cook. Il dit qu'il connait des adultes qui ont été mal diagnostiquées avec une psychose, simplement parce qu'ils se sont comportés de façon bizarre.

D'autre part, les cliniciens peuvent rater des signes de dépression sévèrechez les hommes et les femmes atteints d'autisme. Les adultes autistes sont trois fois plus susceptibles d'être déprimés et cinq fois plus susceptibles de tenter de se suiciderque les autres adultes. Pourtant, des 27 personnes dans l'étude qui ont tenté de se suicider, seulement 14 avaient été diagnostiquées avec une dépression.

D'autres conditions qui affectent les adultes autistes peuvent refléter un manque de soins médicaux préventifs. Ceux-ci incluent le diabète et l'hypertension artérielle - qui sont deux fois plus susceptibles de se produire chez les adultes atteints d'autisme - et les maladies cardiaques, qui sont plus de deux fois plus fréquente, par rapport aux témoins.

Aller chez le médecin peut être stressant pour les personnes atteintes d'autisme, dit Croen. Elle prévoit d'examiner les dossiers pour trouver des indices que les adultes autistes utilisent le système de soins de santé différemment que les autres adultes. Les personnes avec autisme peuvent se méfier des examens de prévention tels que les coloscopies, par exemple, et peuvent ne pas trouver facilement un médecin qui traite les adultes après avoir été suivis par un pédiatre.

«Nous voulons développer des outils et des ressources qui pourraient améliorer cette transition,» dit-elle.

Références:
1. Croen L.A. et al. Autisme Epub ahead of print (2015) PubMed


Graphique avec les différents troubles
https://infogr.am/_/i9mkWqHdbJK4hJp66gPF
Graphique avec la différence de genre
https://infogr.am/_/bvdliyp0Jx0irxnf0QRX
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#2 Message par Jean » dimanche 3 janvier 2016 à 17:42

Extrait de la lettre de l'ARAPI, n°71 - Automne 2015 - compte-rendu de l'Université d'Automne - p.4

Mohammad Ghaziuddin, professeur de psychiatrie à l'Université du Michigan aux Etats-Unis, s'est intéressé aux évolutions psychiatriques durant l'adolescence. Il a d'abord insisté sur l'importance de ne pas négliger les troubles qui peuvent coexister avec les TSA comme les déficiences intellectuelles ou l'épilepsie dont la survenue culmine autour de la puberté. Bien que le niveau de fonctionnement intellectuel reste stable, la forme des symptômes des TSA évolue. De nombreuses vignettes cliniques lui ont permis d'illustrer cette période délicate de transition caractérisée par une vulnérabilité accrue aux difficultés sociales comme le harcèlement et aux maladies psychiatriques associées comme la dépression ou les troubles bipolaires. Ces troubles sont parfois difficiles à diagnostiquer ou à différencier des signes autistiques. Lorsqu'ils sont avérés, ils doivent être traités comme chez tout un chacun. Enfin, il a terminé sur les cas de violence criminelle liés à des TSA qui ont fait récemment la une des journaux outre-Atlantique. Bien que le pourcentage des jeunes délinquants présentant des symptômes évoquant les TSA interroge, il s'agit de situations extrêmement rares.
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#3 Message par freeshost » dimanche 3 janvier 2016 à 20:58

Ah ! mais s'ils ne font pas montrer trop régulièrement trop vite leur taux de glycémie, ils réduisent la probabilité de devenir diabétique, non ?
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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#4 Message par FinementCiselé » lundi 4 janvier 2016 à 3:33

freeshost a écrit :Ah ! mais s'ils ne font pas montrer trop régulièrement trop vite leur taux de glycémie, ils réduisent la probabilité de devenir diabétique, non ?
Rien a voir. Y'a pas de cause a effet entre une prise erratique de sucre et un déclenchement de diabète quelque soit le type.

Quand tu te rend compte que beaucoup de problèmes proviennent du fait de manger déséquilibré pour un autiste et que c'est souvent de la malnutrition (ne pas confondre malnutrition et sous nutrition merci :O).. M'enfin l'étude est intéressante aussi sur sa largeur, 1507 autistes, 15070 "témoins", ça fait un sacré échantillon.
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#5 Message par freeshost » lundi 4 janvier 2016 à 9:36

Ah ! mais je ne parlais pas de prise erratique, mais de "trop régulièrement".

Cette malnutrition viendrait des spécificités alimentaires (par exemple la sélectivité, ou une néophobie qui dure plus longtemps) de pas mal de personnes autistes ?
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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#6 Message par FinementCiselé » lundi 4 janvier 2016 à 13:04

Le diabète, c'est la pompe a glucose (le foie) qui se dérègle (accompagné parfois des reins). Peu importe la raison et peu importe le type de diabète. (=soit ça fourni pas assez, soit ça fourni trop). Mais ce n'est pas la prise de sucre régulière a (trop) forte dose qui le provoque. Ça, ça peut provoquer une crise de diabète. Le symptôme n'est pas la maladie ;)

Et oui, la malnutrition (a prendre dans le sens de nutrition provoquant des carences/intolérances), c'est principalement ça.
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#7 Message par Tugdual » mercredi 6 janvier 2016 à 21:03

À propos de risque de diabète :
-> Pommes de terre et risque de diabète ...
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: Sur les adultes autistes

#8 Message par FinementCiselé » jeudi 7 janvier 2016 à 3:24

C'est sur que l'amidon, c'est pas une protéine. Et que la cuisson des aliments amidonnés, c'est fait pour casser les chaines glucidiques longue dans les pomme de terre et qu'il ne faut pas abuser des féculents. La même étude sur les haricots de Soissons (entre autre) pourrait montrer que l'augmentation du taux de glucose dans le sang augmente. Voir même que la consommation de glucose augmente le risque de diabète de type 2.
Sur 199181 suivis, 15362 ont développé un diabète de type 2. Soit 0.8%, pas plus que la prévalence de la maladie dans la population normale d'un pays civilisé comme la France. Moins que dans un pays comme les USA. Donc en gros, cette étude ne montre rien qui n'était déjà connu. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pou ... A9torique)

Faut comprendre une chose, c'est que le diabète est l'une des plus grosses mânes de l'industrie pharmaceutique. Et qu'il y a clairement plusieurs lobbys en présence, les pro et les anti, voir des coups bas entre laboratoire et qu'au milieu, c'est le patient qui trinque généralement. Exemple de lobbyisme (plutôt positif, sachant que 80% du papier est avéré avec des sources et des justifications un poil plus sérieuses que juste dire "y'a du sucre dans la patate") http://www.dur-a-avaler.com/federation- ... coca-cola/
On peut rajouter l'alcool (un verre de whisky a plus de sucre potentiel qu'un verre de coca, mais personne en parle :D)

Bref, il faut partir du principe que rien n'est bon, mais tout est bon. (!)
Rien n'est bon, parce que la moindre consommation de nourriture qui sort de se que l'évolution du corps humain peut assimilé tirera sur l'organisme, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, on y peut rien. C'est comme ça, notre alimentation nous tue, qu'elle soit équilibrée, ou autre, notre organisme produira nécessairement de l'énergie (ATP, cycle de krebs, glycolyse, beta-oxy) et donc cette énergie (ATP) utilisable par nos muscles (don un qui fonctionne en permanence) générera des radicaux (= déchets) plus ou moins libre qui iront user la machine. Et nos mitochondries n'ont pas une durée de vie, ou un taux de multiplication infini (estimé a 150 ans environs sans modifications majeures = sans déficiences mortelles). On est de toutes façon programmé génétiquement pour mourir. Notre alimentation ne fait qu'accélérer notre mort si elle est mauvaise. C'est un faux secret mais en l'état actuel de la recherche on peu déterminer l'âge de notre mort a notre naissance grâce a ce potentiel de nos mitochondries et tout au plus, on ne peut que s'approcher de cet optimal, mais on ne pourra dans tout les cas le dépasser (en l'état actuel de la recherche). Imaginez le choc si toute la population savait ça ? Ben en fait, elle le sait, mais elle ne veux pas l'entendre. Bref ...
Tout est bon, parce qu'il faut bien vivre, et pour vivre, ben faut manger. Et une perte de poids trop rapide va nous faire tirer sur nos réserves, et l'organisme, quand il se cannibalise (c'est le cas lors d'un régime) va encore plus libérer de radicaux qu'il ne le fait en utilisant de l'énergie externe. L'organisme va d'abord commencer par détruire les protéines avant d'attaquer les chaines de stockage (=les graisses). Si vous avez une crampe quand vous faites du sport, c'est "normal". C'est juste que votre organisme est en train de dégrader le muscle pour continuer l'effort. "YAY" ... (genre youpi jaune quoi), donc ben pour que l'organisme continue de fonctionner, il faut manger.

Alors il y a une règle simple, pour faire du sport dans de bonnes conditions et avoir une alimentation normale, voir riche, sans pour autant grossir. Avant toute activité physique, il faut avant démarrer l'activité glucomynergique du corps. C'est a dire que l'organisme a une règle d'utilisation des énergies a sa disposition. Il va d'abord chercher le glucose présent dans le sang, puis le glucose présent dans la masse musculaire (pas bon) et compléter au besoin en dégradant le cholestérol, ensuite seulement, il va aller puiser dans les réserves, mais il ne va jamais utiliser se que vous venez d'ingérer (faut déjà le transformer et ce processus complet prend environs 3/4 jours) excepté le glucose (sous certaines formes). Se qu'il faut éviter, c'est le passage par le "je bouffe mon glucose dans mes muscles", donc il faut mettre le foie et le pancréas en fonction 10 minutes avant de faire du sport, et comment on fait ça ? En bouffant un truc sucré avant qui va provoquer un pic glucidique dans le plasma sanguin au moment de l'effort. Une fois le foie et le pancréas en fonction, ils vont pouvoir remplir leurs rôle de transformation des graisses présentes dans l'organisme sans passer par la case "muscle qui se cannibalise". (= glycogènese-lipolyse)

C'est très schématisé et résumé hein. Mais le mieux, c'est d'aller voir un préparateur sportif et/ou un nutritionniste (de préférence affilié a aucuns mouvements). Voir un endocrinologue.
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#9 Message par WinstonWolfe » jeudi 7 janvier 2016 à 8:34

15362 cas déclarés sur un échantillon de 199181, je calcule une prévalence de 7,7%. Comment es-tu arrivé au 0,8% ?

Du reste, ce chiffre est proche de la prévalence estimée (car une proportion non négligeable de diabètes de type 2 s'ignorent). C'est normal et ce n'est pas un effet épouvantail : l'échantillon choisi se montre possiblement homogène à la population générale. C'est le reste de l'article qui détaille l'étude des risques ; sur cet échantillon représentatif, l'étude montre l'augmentation de prévalence du diabète de type 2 suivant certaines habitudes alimentaires. On n'a pas l'article d'origine, donc on ne sait pas les marges d'incertitude associées aux risques avancés. Mais l'ampleur de l'échantillon laisse présumer que les augmentations rapportées de prévalence de 19% et de 33% sont significatives.

Maintenant, l'article montre une corrélation, pas une causalité ; c'est donc le début d'un travail plutôt qu'une conclusion.
(Diagnostiqué aspie en 2013, à 40 ans)

Je sème des cailloux, ils m'échappent des doigts,
Mais je prends bien garde qu'ils ne mènent à moi.

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Re: Sur les adultes autistes

#10 Message par Flower » jeudi 7 janvier 2016 à 8:46

Ouais, c'est ça... Manger des pommes de terre augmente le risque de diabète, manger du riz aussi, manger des céréales, c'est pas bon non plus, faut pas manger gras, oh et la viande rouge est cancérigène... Faut arrêter à un moment, l'être humain ne peut pas survivre en ne mangeant que des légumes, ce n'est pas assez nourrissant. On a besoin de graisses, de protéines et de glucides, faut juste pas abuser, quoi.
Accessoirement dans les pays qui consomment le plus de pommes de terre, on ne les considère justement pas comme un légume. :wink:
Détectée HQI dans l'enfance, diagnostiquée TSA de type syndrome d'Asperger en juillet 2015.

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Re: Sur les adultes autistes

#11 Message par FinementCiselé » jeudi 7 janvier 2016 à 8:50

WinstonWolfe a écrit :15362 cas déclarés sur un échantillon de 199181, je calcule une prévalence de 7,7%. Comment es-tu arrivé au 0,8% ?

Du reste, ce chiffre est proche de la prévalence estimée (car une proportion non négligeable de diabètes de type 2 s'ignorent). C'est normal et ce n'est pas un effet épouvantail : l'échantillon choisi se montre possiblement homogène à la population générale. C'est le reste de l'article qui détaille l'étude des risques ; sur cet échantillon représentatif, l'étude montre l'augmentation de prévalence du diabète de type 2 suivant certaines habitudes alimentaires. On n'a pas l'article d'origine, donc on ne sait pas les marges d'incertitude associées aux risques avancés. Mais l'ampleur de l'échantillon laisse présumer que les augmentations rapportées de prévalence de 19% et de 33% sont significatives.

Maintenant, l'article montre une corrélation, pas une causalité ; c'est donc le début d'un travail plutôt qu'une conclusion.
Me suis trompé d'une virgule (m'apprendra a faire ça de tête -_-). Mais c'est bel et bien un argument de l'homme de paille, dans le sens ou ça ne montre pas qu'il influence le diabète T2 rapport a se que la population générale, juste par rapport a la population des diabétiques (ou une population a risque, donc ayant déjà une prédisposition latente). I.E. ça n'augmente pas les chances d'avoir un diabète de T2 de manière intrinsèque, ça l'accentue. Sachant qu'un T2 est avant tout d'origine génétique, ou ayant une plus forte chance de se développé avec un terrain génétique favorable.
Ça n’empêche pas que les conseils soient bon, juste l'argument qui est tiré par les cheveux.
Flower a écrit :Ouais, c'est ça... Manger des pommes de terre augmente le risque de diabète, manger du riz aussi, manger des céréales, c'est pas bon non plus, faut pas manger gras, oh et la viande rouge est cancérigène... Faut arrêter à un moment, l'être humain ne peut pas survivre en ne mangeant que des légumes, ce n'est pas assez nourrissant. On a besoin de graisses, de protéines et de glucides, faut juste pas abuser, quoi.
Accessoirement dans les pays qui consomment le plus de pommes de terre, on ne les considère justement pas comme un légume. :wink:
Justement c'est se que je dis en substance : l'argument est fallacieux, le risque existe déjà. Il ne fait que l'accentuer. ;)
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Re: Sur les adultes autistes

#12 Message par Flower » jeudi 7 janvier 2016 à 9:42

Oui, j'avais compris. Mais ce genre d'articles finit parfois par m'exaspérer et je ne peux alors plus me retenir de dire à quel point c'est n'importe quoi. :oops:
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Re: Sur les adultes autistes

#13 Message par WinstonWolfe » jeudi 7 janvier 2016 à 9:52

Ce sont souvent des articles de recherche de routine (des études épidémiologiques) sortis de leur contexte par des journalistes, ou des parties prenantes. Ce genre d'études est utile, ne serait-ce que par veille sanitaire. Mais le traitement "grand public" est souvent criticable.
(Diagnostiqué aspie en 2013, à 40 ans)

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Re: Sur les adultes autistes

#14 Message par FinementCiselé » jeudi 7 janvier 2016 à 15:51

WinstonWolfe a écrit :Ce sont souvent des articles de recherche de routine (des études épidémiologiques) sortis de leur contexte par des journalistes, ou des parties prenantes. Ce genre d'études est utile, ne serait-ce que par veille sanitaire. Mais le traitement "grand public" est souvent criticable.
Malheureusement et le publique se laisse gentiment berner. :|
Edit : genre les articles qui te sortent des trucs sans aucunes relations de cause à effet.
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Re: Sur les adultes autistes

#15 Message par freeshost » jeudi 7 janvier 2016 à 16:17

Diabetes business. :) Now you now : everything is business. Tout est affaires. L'argent est le nerf de toutes les guerres et concurrences. Tout se monnaie, jusqu'à une certaine asymptote.

Bon, les patates, c'est mieux que les carambars. Je parle des patates non frites, juste cuites à l'eau.

De toute façon, en termes d'alimentation, c'est mieux de développer une vision globale, au lieu de focaliser sur un aliment. :)

Mais... au fait, les difficultés alimentaires chez les personnes autistes (la plupart) ... sont-elles des spécificités psychiques ou carrément des spécificités physiologiques ?
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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