Question sur l aah, le renouvellement et l esat

Tout ce qui concerne les prestations (AAH, AEEH, AJPP, PCH …), les relations avec les MDPH (démarches administratives), l'assurance maladie etc …
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Albert
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Re: Question sur l aah, le renouvellement et l esat

#16 Message par Albert » lundi 24 septembre 2018 à 12:38

Merci pour votre réponse Mr jean

Quand vous dite que la RSDAE n est plus valable si on occupe un emploi a mi temps de manière stable, un petit travail de caissier ou a décharger des camions pendant 4-5 mois ce serait considéré comme stable par la mdph ?

Concernant la fusion des prestation sociale ca fait très peur car apparemment l aah va etre fusionner avec le rsa, et si l on se retrouve au meme niveau que le rsa l aah va forcément baissé :sick: ca m etonnerait qu ils donnent les 900 euros actuel de l aah au bénéficiaire du rsa

Concernant les apl cela fait des mois qu ils cherchent a les supprimé sans y parvenir (vu la vague d indignation des 5 euros en moins) cette fusion qui comprend les apl n augure rien de bon

Et si je travail en esat par exemple, je peux etre sur que mon renouvellement sera accepter vous pensez ?

Merci

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Jean
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Re: Question sur l aah, le renouvellement et l esat

#17 Message par Jean » vendredi 2 novembre 2018 à 12:26

Albert a écrit :
lundi 24 septembre 2018 à 12:38
Quand vous dite que la RSDAE n est plus valable si on occupe un emploi a mi temps de manière stable, un petit travail de caissier ou a décharger des camions pendant 4-5 mois ce serait considéré comme stable par la mdph ?
Je pense que ce ne sera pas considéré comme stable, mais on ne peut savoir à l'avance qu'elle sera la décision de la MDPH. Cela peut dépendre du moment où le renouvellement de votre droit sera étudié : est-ce que l'emploi est déjà terminé, ou est-ce qu'il est encore en cours.
Albert a écrit :
lundi 24 septembre 2018 à 12:38
Concernant la fusion des prestation sociale ca fait très peur car apparemment l aah va etre fusionner avec le rsa, et si l on se retrouve au meme niveau que le rsa l aah va forcément baissé :sick: ca m etonnerait qu ils donnent les 900 euros actuel de l aah au bénéficiaire du rsa

Concernant les apl cela fait des mois qu ils cherchent a les supprimé sans y parvenir (vu la vague d indignation des 5 euros en moins) cette fusion qui comprend les apl n augure rien de bon
On ne sait pas vraiment si l'AAH sera fusionnée avec le RSA, mais on peut s'attendre à ce qu'il y ait des dispositions spécifiques pour les personnes handicapées, qui leur permettront de garder le même niveau de prestations.
Albert a écrit :
lundi 24 septembre 2018 à 12:38
Et si je travail en esat par exemple, je peux etre sur que mon renouvellement sera accepter vous pensez ?
Pas de problème pour garder l'AAH quand on est en ESAT.
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Marisol
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Re: Question sur l aah, le renouvellement et l esat

#18 Message par Marisol » mercredi 9 octobre 2019 à 11:05

helene-22 a écrit :
mercredi 19 septembre 2018 à 9:07
Sans vouloir faire peur, mais en 2020 l'aah risque bien de disparaitre, fusionnée avec tous les autres revenus minimums dans ce fameux RUA de Macron dans son plan pauvreté....
et ca risque de faire mal car le but est de supprimer les apl (les fusionner avec les autres aides, mais bon je doute qu'on garde les apl au max comme aujourd'hui....) et vu les propos de Macron sur le travail des personnes bénéficiant de ce RUA, les personnes handicapées pourront bien subir dans ce domaine les mêmes controles que tout le monde...
enfin perso, avec un petit boulot précaire de quelques heures par semaine, si le rua est mis en place et donc fusionné avec les allocs logement, je vais perdre 250 euros de revenus.... 15 % de moins... ( et encore au minimum car on ne sait rien du futur cumul rua + revenus du travail....)et ça remettra en cause mon accès à certains soins...
J'espère que ça ne passera pas, mais peu d'espoir...

https://www.faire-face.fr/2018/09/17/le ... ober-laah/


Aujourd'hui le travail en esat, n'empeche pas le renouvellement de l'aah (un couple d'amis est dans cettte situation). Mais en 2020 tout cela va changer...


Consultation pour ou contre la réforme RUA : Revenu Universel d'Activité qui doit regrouper TOUTES les allocs existantes : APL, RSA, AAH, ...

Sous couvert de simplifications, d'égalité (?) et d'économies attention aux dégâts !

https://www.consultation-rua.gouv.fr/
maman d'un ado TED

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Jean
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Re: Question sur l aah, le renouvellement et l esat

#19 Message par Jean » mercredi 9 octobre 2019 à 23:27

lemonde.fr
Les associations de personnes handicapées en colère contre le futur revenu universel d’activité

Le comité d’entente des cinquante-cinq associations de handicapés et de leurs familles est en colère et ne cache pas son inquiétude à propos de la nature du futur revenu universel d’activité (RUA), en cours de discussion. Il s’agit d’une promesse du président de la République qui, le 13 septembre 2018, dévoilant, au Musée de l’homme, sa stratégie de lutte contre la pauvreté, annonçait notamment :

« Je souhaite que nous créions, par une loi, en 2020, sur la base d’un travail collectif, un revenu universel d’activité qui fusionne le plus grand nombre possible de prestations et dont l’Etat sera entièrement responsable. »

Cela signifiait le « droit à être aidé et accompagné, selon les spécificités de chacun, avec ce service public de l’insertion. En contrepartie, nous veillons à ce que les devoirs soient respectés, c’est-à-dire que chacun s’efforce réellement de retrouver une activité qui devra, bien entendu, être adaptée aux caractéristiques de chacun. »

Or, c’est ce dernier point qui choque les associations, à travers la formule « il faut que le travail paie » – sous-entendant que « le travail » doit rapporter plus que la somme des aides accordées. Au cours des négociations, qui se sont intensifiées depuis la rentrée, l’argument est en effet répété à l’envi par Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, et Fabrice Lenglart, rapporteur général à la réforme du RUA.

Compenser une inégalité de destin


Pour Roselyne Touroude, vice-présidente de l’Union nationale de familles et amis des personnes malades ou handicapées psychiques (Unafam), qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, mardi 8 octobre :

« L’allocation aux adultes handicapés [AAH] n’est pas un minima comme les autres. C’est un revenu d’existence pour ceux qui sont dans l’incapacité totale ou partielle de travailler en raison de leur handicap, un revenu garanti par la solidarité nationale et non la solidarité familiale, même si celle-ci a évidemment une place. »

Pour ces acteurs de terrain, l’AAH est bien une conquête pour l’autonomie, durement obtenue avec la loi du 30 juin 1975 et renforcée en 2005. D’un montant mensuel porté à 900 euros au 1er novembre 2019, elle bénéficie à 1,1 million de personnes handicapées, dont le nombre a doublé entre 1990 et 2017.

« Il n’est pas pertinent que cette allocation soit fusionnée avec d’autres aides, abonde Pascale Ribes, administratrice d’APF France Handicap. Sa philosophie n’est pas d’être un levier pour accéder à l’emploi ou sortir de la pauvreté, mais de compenser une perte de chance, une inégalité de destin. »
Lire aussi Cinq questions sur le « revenu universel d’activité » annoncé par Emmanuel Macron

Simplicité, transparence, responsabilité

Le comité d’entente démonte d’ailleurs un à un tous les arguments avancés par le gouvernement pour créer ce RUA censé apporter plus de simplicité, de transparence, de dignité et de responsabilité. « Cela ne concerne pas les handicapés, balaie Mme Touroude. L’obtention de l’AAH est simple, fondée sur des critères médicaux et sociaux objectifs et précis, délivrée par un guichet unique, les Maisons départementales des personnes handicapées, que tout le monde connaît, qui examinent les dossiers avec rigueur puisque seules 45 % des demandes sont acceptées. Il n’y a donc ni fraude, ni effet d’aubaine, ni non-recours », insiste-t-elle.

Ainsi, 72 % des allocataires sont des personnes seules et 80 % ne peuvent pas travailler. Seuls 20 % ont un emploi, le plus souvent à temps partiel, dont la moitié en milieu ordinaire, l’autre en milieu protégé dans des établissements et services d’aide par le travail.

« Exiger des contreparties en termes d’emploi est un non-sens, s’insurge Mme Ribes. Beaucoup de personnes handicapées aimeraient travailler plus, mais elles subissent de multiples discriminations et freins à l’emploi, ne serait-ce que des difficultés de transport, aucunement liés à la perception de l’AAH ». « Nous voulons que la singularité des personnes handicapées soit reconnue. Or, nous n’avons pas de réponses claires du gouvernement », s’inquiète Mme Touroude.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les acteurs du logement inquiets du futur revenu universel d’activité

Isabelle Rey-Lefebvre
Contribution_RUA__collectif_Handicaps_VDEF.pdf
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Re: Question sur l aah, le renouvellement et l esat

#20 Message par Artautiste » jeudi 10 octobre 2019 à 9:31

Jean a écrit :
mercredi 9 octobre 2019 à 23:27
lemonde.fr
Les associations de personnes handicapées en colère contre le futur revenu universel d’activité

Le comité d’entente des cinquante-cinq associations de handicapés et de leurs familles est en colère et ne cache pas son inquiétude à propos de la nature du futur revenu universel d’activité (RUA), en cours de discussion. Il s’agit d’une promesse du président de la République qui, le 13 septembre 2018, dévoilant, au Musée de l’homme, sa stratégie de lutte contre la pauvreté, annonçait notamment :

« Je souhaite que nous créions, par une loi, en 2020, sur la base d’un travail collectif, un revenu universel d’activité qui fusionne le plus grand nombre possible de prestations et dont l’Etat sera entièrement responsable. »

Cela signifiait le « droit à être aidé et accompagné, selon les spécificités de chacun, avec ce service public de l’insertion. En contrepartie, nous veillons à ce que les devoirs soient respectés, c’est-à-dire que chacun s’efforce réellement de retrouver une activité qui devra, bien entendu, être adaptée aux caractéristiques de chacun. »

Or, c’est ce dernier point qui choque les associations, à travers la formule « il faut que le travail paie » – sous-entendant que « le travail » doit rapporter plus que la somme des aides accordées. Au cours des négociations, qui se sont intensifiées depuis la rentrée, l’argument est en effet répété à l’envi par Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, et Fabrice Lenglart, rapporteur général à la réforme du RUA.

Compenser une inégalité de destin


Pour Roselyne Touroude, vice-présidente de l’Union nationale de familles et amis des personnes malades ou handicapées psychiques (Unafam), qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, mardi 8 octobre :

« L’allocation aux adultes handicapés [AAH] n’est pas un minima comme les autres. C’est un revenu d’existence pour ceux qui sont dans l’incapacité totale ou partielle de travailler en raison de leur handicap, un revenu garanti par la solidarité nationale et non la solidarité familiale, même si celle-ci a évidemment une place. »

Pour ces acteurs de terrain, l’AAH est bien une conquête pour l’autonomie, durement obtenue avec la loi du 30 juin 1975 et renforcée en 2005. D’un montant mensuel porté à 900 euros au 1er novembre 2019, elle bénéficie à 1,1 million de personnes handicapées, dont le nombre a doublé entre 1990 et 2017.

« Il n’est pas pertinent que cette allocation soit fusionnée avec d’autres aides, abonde Pascale Ribes, administratrice d’APF France Handicap. Sa philosophie n’est pas d’être un levier pour accéder à l’emploi ou sortir de la pauvreté, mais de compenser une perte de chance, une inégalité de destin. »
Lire aussi Cinq questions sur le « revenu universel d’activité » annoncé par Emmanuel Macron

Simplicité, transparence, responsabilité

Le comité d’entente démonte d’ailleurs un à un tous les arguments avancés par le gouvernement pour créer ce RUA censé apporter plus de simplicité, de transparence, de dignité et de responsabilité. « Cela ne concerne pas les handicapés, balaie Mme Touroude. L’obtention de l’AAH est simple, fondée sur des critères médicaux et sociaux objectifs et précis, délivrée par un guichet unique, les Maisons départementales des personnes handicapées, que tout le monde connaît, qui examinent les dossiers avec rigueur puisque seules 45 % des demandes sont acceptées. Il n’y a donc ni fraude, ni effet d’aubaine, ni non-recours », insiste-t-elle.

Ainsi, 72 % des allocataires sont des personnes seules et 80 % ne peuvent pas travailler. Seuls 20 % ont un emploi, le plus souvent à temps partiel, dont la moitié en milieu ordinaire, l’autre en milieu protégé dans des établissements et services d’aide par le travail.

« Exiger des contreparties en termes d’emploi est un non-sens, s’insurge Mme Ribes. Beaucoup de personnes handicapées aimeraient travailler plus, mais elles subissent de multiples discriminations et freins à l’emploi, ne serait-ce que des difficultés de transport, aucunement liés à la perception de l’AAH ». « Nous voulons que la singularité des personnes handicapées soit reconnue. Or, nous n’avons pas de réponses claires du gouvernement », s’inquiète Mme Touroude.
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Isabelle Rey-Lefebvre
Contribution_RUA__collectif_Handicaps_VDEF.pdf
Merci d'avoir relayé cet article, en effet moi aussi je suis très inquiet par rapport au RUA, qui ne me semble pas aller dans le sens d'une amélioration mais d'une stigmatisation supplémentaire des handicapés (qui n'avaient pas besoin de ça, étant déjà stigmatisés). On leur reproche tout bonnement d'être handicapés, en leur reprochant de toucher trop d'aides qui ne font pourtant que compenser le handicap.

Mais de toute manière il fallait s'y attendre, avec monsieur Macron et sa clique à la solde des plus riches. D'ailleurs en ESAT aussi on (les travailleurs handicapés, donc) nous faisait sentir la nécessité d'être productifs, de surpasser nos limites, on nous engueulait sans arrêt car il fallait être rentable : en cela, mon expérience au travail à la chaîne (en milieu ordinaire) n'était pas bien différente. Bien sûr on avait moins d'heures mais on le payait cher, on nous faisait payer notre "privilège" d'être handicapés. Exemple, au début si j'avais besoin de faire une pause pour évacuer le stress et éviter l'effondrement ils me laissaient faire, puis petit à petit ils m'ont moins laissé faire...
TSA (syndrome d'Asperger), diagnostiqué depuis 2012

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