Articles divers sur les TSA

Toutes discussions concernant l'autisme et le syndrome d'Asperger, leurs définitions, les méthodes de diagnostic, l'état de la recherche, les nouveautés, etc.
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TheTrucker
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Re: Articles divers sur les TSA

#946 Message par TheTrucker » mercredi 21 novembre 2018 à 23:23

Les difficultés rencontrées par les frères et soeurs d'enfants autistes:

http://comprendrelautisme.com/les-diffi ... -autistes/
Détectée HP en décembre 2017 suite au passage du test WAIS IV.
Pré-diagnostic par le psychologue du CRA de ma région en avril 2018 pour un trouble du spectre autistique.
Sur liste d'attente pour le diagnostic officiel courant 2020.
J'ai 41 ans.

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hazufel
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Re: Articles divers sur les TSA

#947 Message par hazufel » jeudi 22 novembre 2018 à 18:54

Cerveau & Psycho de décembre avec un grand dossier consacré à l’autisme Autisme - cerveau et psycho.
Je crains un peu la tournure mais je vais le lire.
Diagnostiquée TSA type Asperger,
3 fils dont des jumeaux diagnostiqués TSA type Asperger.

martine_75
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Re: Articles divers sur les TSA

#948 Message par martine_75 » jeudi 22 novembre 2018 à 19:54

Dans Sciences et Vie Junior ce mois-ci (décembre 2018) :


AUTISTES ET BRILLANTS COMME « GOOD DOCTOR »

Shaun Murphy, le héros de la série Good Doctor, est un jeune chirurgien autiste. Il comprend les maladies mais pas les personnes, leurs émotions ni certaines formes d'humour. Le point sur ce trouble nommé « syndrome d'Asperger ».

1 UN AUTISTE PEUT-IL DEVENIR CHIRURGIEN ?
« Bien sûr ! Il y a des autistes chirurgiens, astrophysiciens, généticiens, informaticiens, prévient le psychiatre David Gourion. En fait, il existe beaucoup de formes d'autisme. » Elles ont toutes en commun un cerveau qui s'est construit un peu différemment (voir question 5). Avec deux conséquences principales : d'une part, les autistes ont beaucoup de mal à échanger avec les autres, même avec leur famille. D'autre part, ils ont des routines, des habitudes auxquelles ils tiennent. Certains peuvent se balancer des heures sur une chaise.
Pour d'autres, impossible de changer de chemin pour aller à la boulangerie.
Ceci dit, ces troubles du comportement ne touchent pas tous les autistes avec la même intensité. Certains restent dans leur monde, ne parlent pas ou très mal, ne lisent pas, n'écrivent pas…et souffrent parfois, en plus, d'#épilepsie#. « Mais il arrive aussi que la forme soit tellement légère qu'on a du mal à la repérer », précise David Gourion. Dans la série Good Doctor , Shaun Murphy est du côté léger. Il a le syndrome d'Asperger. C'est un « Aspie », comme on surnomme ceux atteints de ce trouble, ou autiste de « haut niveau ». Généralement, mais pas toujours, les Aspies apprennent à parler très jeunes, avec un vocabulaire précis, du genre « petit professeur ».
En revanche, ils sont maladroits, peu doués en sport. Ils ont souvent la vue, l'ouïe et l'odorat hyperdéveloppés. Ainsi qu'une mémoire exceptionnelle.
En résumé, les Aspies ont un cerveau qui fonctionne bien, mais différemment du nôtre. Et si leurs troubles ne les empêchent pas de suivre des cours - ou qu'ils sont aidés -, ils peuvent très bien devenir chirurgiens, mathématiciens…

# Zoom
Quand beaucoup de neurones s'activent en même temps dans le cerveau, cela provoque une crise d'épilepsie, sorte de choc électrique causant convulsions soudaines, évanouissement…

2 QU'EST-CE QUI EST DIFFICILE POUR UN ASPIE ?
« Dans la série, Shaun doit faire d'énormes efforts pour décoder les émotions et sous-entendus de ses patients et collègues. Habituellement, les expressions du visage ou le ton de la voix suffisent pour décrypter si un interlocuteur est triste, en colère ou satisfait. Un Aspie, lui, ne remarque rien et prend tout au pied de la lettre. À la question « Est-ce que tu as l'heure ? », il répondra juste « Oui » !
Et si vous demandez « Est-ce que ce pantalon me grossit ? », il peut vous dire : « Non, tu es juste en surpoids » sans comprendre pourquoi vous avez l'air fâché. Comme, en plus, ils ne savent pas mentir (même pour ne pas vexer) et qu'ils ont beaucoup de mal à regarder les autres dans les yeux, les Aspies passent facilement pour froids et insensibles. Voire insolents : « Un jour, en classe, un Aspie peu intéressé par le cours faisait autre chose, relate le psychiatre David Gourion. Le professeur lui a dit “Tu suis le cours ou tu sors ! ” Il est sorti. Il a vraiment cru que l'enseignant lui laissait le choix alors que les autres élèves savaient que c'était juste une façon de parler. » Autre difficulté : à cause de leur sensibilité aux bruits et aux lumières fortes, les Aspies se sentent mal dans les endroits trop animés. Parfois jusqu'à paniquer.
Pas facile, dans ces conditions, de prendre le bus, d'aller en cours ou à une soirée.
Toutefois, la plupart arrivent à sortir de chez eux, à côtoyer un peu de monde. Mais vu l'énergie que ça leur demande, ils s'isolent ensuite pour récupérer.

3 TOUS LES ASPIES SONT-ILS SURDOUÉS ?
Non, tous n'ont pas un Q.I.hors norme.
Mais s'ils se passionnent pour un domaine - la chirurgie dans le cas de Shaun -, ils se donnent à fond. Et grâce à leur formidable mémoire photographique et/ou auditive, ils deviennent parfois des cadors de la discipline. Évidemment, le fan des maths ou de musique a plus de chances de faire une brillante carrière que le passionné des horaires des métros. Par ailleurs, leur super mémoire n'est pas toujours un atout.
Certains Aspies peuvent retranscrire mot pour mot une conversation, mais ont aussi enregistré en même temps les à-côtés de la discussion, le nombre de pas faits, de voitures croisées… Trier l'important dans cette masse de données les épuise. Si on ajoute à cela les relations sociales difficiles et leur incapacité à bosser des matières qui ne les branchent pas, on comprend pourquoi ces autistes de haut niveau ont souvent du mal avec les études. « Raphaël est allé jusqu'en terminale S, raconte sa mère, Miriam Sarbac, présidente de l'association Asperger Amitié. Aujourd'hui, à 25 ans, il cherche du travail. Mais ce n'est pas simple. Même comme bénévole dans une association de protection animale, dès qu'on a su qu'il était Asperger, on n'a pas voulu qu’il continue. » Néanmoins, la situation des Aspies pourrait s’améliorer. Microsoft et des start-up de la Silicon Valley s’intéressent à leurs compétences. En France, le programme Aspie Friendly a été lancé pour permettre à ces autistes de mener des études universitaires, par exemple via des cours en ligne, et les aider à s’intégrer en entreprise.

# Zooms
Le quotient intellectuel (ou Q. I.) permet de mesurer uniquement l'intelligence logico-mathématique et verbale.
Une start-up est une jeune entreprise innovante. La Silicon Valley , aux États-Unis, accueille de nombreuses entreprises spécialistes des nouvelles technologies.

4 LES ASPIES TOMBENT-ILS AMOUREUX ?
« Les autistes ont les mêmes émotions que les non-autistes, clarifie le psychiatre David Gourion. Ils ressentent la douleur, la haine, l'amour sauf qu'ils les vivent de façon différente. » Shaun Murphy, lui, craque sur sa voisine et ce n'est pas gagné d'avance ! Car qui dit drague, dit petits sourires, regards en coin, blagues… et autres gestes discrets qu'un Aspie ne repère pas d'instinct. Ou qu'il comprend mal. Il peut très bien prendre un simple prêt de gomme ou de stylo pour une déclaration. Ceci dit, certains ont trouvé comment parler de sentiments : par messagerie, avec des émojis. « J'envoie des smileys quand je suis content, des émojis fâchés quand je ne suis pas content, détaille Raphaël. Et j'utiliserai les fleurs, les baisers ou les cœurs pour une copine. » Mais être en couple reste compliqué, surtout si seulement l'un des deux est Aspie. Parce que les autistes ne supportent pas qu'on les touche ? Non, car tous n'ont pas des problèmes avec le contact physique. En revanche, les deux amoureux doivent faire d'énormes efforts. L'Aspie pour deviner les humeurs et les sentiments de l'autre, le non-autiste pour accepter pas mal de « bizarreries ».
Il n'empêche, malgré leur apparente froideur, les Aspies ont besoin d'amour…et d'amis. Et ils sont très blessés lorsqu'ils sont harcelés (c'est le cas de 80 % d'entre eux à l'école). Pourtant, « ils sont de très bons amis, souvent pour la vie », assure David Gourion.

5 COMMENT SE RETROUVE-T-ON AUTISTE ?
L'origine de ce trouble reste un mystère, alors qu'il touche une personne sur cent. Il y aurait une part d'hérédité (une famille compte parfois plusieurs autistes). Il pourrait aussi avoir une origine extérieure : par exemple, une exposition, avant la naissance, à des substances nocives ou des microbes. Quoi qu'il en soit, la conséquence est qu'une étape du développement du cerveau ne se fait pas normalement. Sans doute celle où sont éliminés les neurones cérébraux, et leurs connexions, qui sont toujours en trop grand nombre en début de vie. Trop câblé, le cerveau des autistes serait en surrégime permanent, allant jusqu'à « buguer » chez certains. Voilà qui expliquerait les capacités hors norme des Aspis. Les chercheurs suspectent également un problème au niveau des « neurones miroirs ». Grâce à ces neurones particuliers, à la simple vue d'une personne effondrée, vous ressentez un peu de tristesse. Rien de tel chez les autistes : ils ne partageront votre douleur que si vous leur dites clairement que vous allez mal. L'autisme n'étant pas une maladie - c'est une différence, un handicap -, on ne pourra pas « guérir » les Aspies. Mais on espère mieux les identifier. Car beaucoup ignorent qu'ils sont autistes. Et c'est dommage, car une fois le diagnostic posé, les Aspies et leur entourage se comprennent mieux. Des bizarreries comme la franchise sans filtre de Shaun Murphy sont alors acceptées. Parfois même recherchées.

# Bonus
À lire. Deux livres témoignages : Parcours atypique d'un autiste , d'Aurélien et Catherine Rosse (éd. du Panthéon, 2018) et Dans ta bulle ! de Julie Dachez (éd. Hachette Livre/Marabout).
Un ouvrage écrit par les spécialistes David Gourion et Séverine Leduc : Éloge des intelligences atypiques (éd. Odile Jacob).


Source : https://junior.science-et-vie.com/
Diagnostic "TSA sans déficience intellectuelle ni retard de langage"

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Tugdual
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Re: Recherches sur l'autisme

#949 Message par Tugdual » dimanche 25 novembre 2018 à 10:46

Modération (Tugdual) : Déplacement de messages faisant suite à ceci (début).


Différence psychologique entre hommes et femmes et traits autistiques :
Extrait :
Dans la population typique, les femmes obtenaient, en moyenne, de meilleurs résultats que les hommes pour l'empathie, et les hommes obtenaient, en moyenne, des résultats plus élevés que les femmes pour la systématisation et les traits autistiques.

Ces différences entre hommes et femmes étaient réduites chez les personnes autistes. Sur toutes ces mesures, leurs scores étaient, en moyenne, « masculinisés ». Elles avaient des scores plus élevés pour les traits autistiques et la systématisation et des scores plus faibles pour l'empathie, par rapport à la population typique.

[...]

Enfin, les hommes, en moyenne, avaient des scores de traits autistiques plus élevés que les femmes.

[...]

Les auteurs soulignent l'importance de garder à l'esprit que les différences observées ne s'appliquent qu'aux moyennes de groupe, et non aux individus. Ces données ne disent rien sur une personne en particulier en fonction de son genre, de son diagnostic d'autisme ou de sa profession. « "Ne pas tenir compte de ce point constitue un stéréotype et une discrimination" ».

Ils réitèrent aussi que les deux théories ne s'appliquent qu'à deux dimensions des différences typiques entre les hommes et les femmes : l'empathie et la systématisation. Extrapoler les théories au-delà de ces deux dimensions serait une mauvaise interprétation.

Enfin, les auteurs soulignent que bien que les personnes autistes ont plus de difficulté, en moyenne, avec l'empathie cognitive (reconnaître les pensées et les sentiments des autres), elles ont une empathie affective intacte (elles s'intéressent aux autres).
Spoiler : 
Le "En collaboration avec la chaîne télévisuelle Channel 4" m'inquiète un peu...
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

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Re: Recherches sur l'autisme

#950 Message par Carapa » dimanche 25 novembre 2018 à 22:52

Cette étude a déjà été évoquée ici: viewtopic.php?f=6&t=7188&start=915

Et je réitère ma méfiance quand aux résultats obtenus par auto-questionnaires, tout particulièrement pour ce qui concerne les différences entre les sexes - ceci pour les raisons déjà mentionnées dans le fil ci=dessus.
Diagnostiqué SA (septembre 2016).

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Tugdual
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Re: Recherches sur l'autisme

#951 Message par Tugdual » dimanche 25 novembre 2018 à 22:53

Ah, mince...


Modération (Tugdual) : Déplacement de messages faisant suite à ceci (fin).
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

martine_75
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Re: Articles divers sur les TSA

#952 Message par martine_75 » lundi 26 novembre 2018 à 21:12

Diagnostic "TSA sans déficience intellectuelle ni retard de langage"

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freeshost
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Re: Articles divers sur les TSA

#953 Message par freeshost » samedi 1 décembre 2018 à 21:46

J'allais le dire.

Bon, elle peut être bénéfique pour diverses personnes (spectro-autistes ou non, pour diverses raisons).

Comme souvent, je lis des fichiers pdf et parcours le forum tout en écoutant des fichiers audio. :mrgreen:

La première maison pour autistes «Véro et Louis» à Varennes en service en 2020
MONTRÉAL - La construction de la première maison de la Fondation Véro et Louis pour les adultes de 21 ans et plus vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) a débuté ce mois-ci à Varennes, et Louis Morrissette et Véronique Cloutier sont venus en présenter les plans et la maquette, mercredi, à Montréal.

Bien qu'il y ait encore des objectifs importants de financement à combler pour l'aventure qui doit mener à la construction de cinq maisons, les deux artistes ont été catégoriques en entrevue à savoir que ce premier «milieu de vie» à Varennes accueillera ses 16 premiers résidants en décembre 2019 ou dans les premiers mois de 2020. La maison en Montérégie doit pouvoir accueillir jusqu'à 20 résidants.

Le coût de la construction et de l'entretien de cette première maison est évalué à 4,2 millions $, et il manque encore 3 millions $ de financement.

Louis Morrissette a indiqué que la fondation était encore à la recherche de «grands partenaires», de «citoyens corporatifs» - Lowe's, La Capitale et Le manoir Saint-Sauveur sont actuellement impliqués dans le projet - et qu'elle gardait le cap sur l'objectif plus vaste de 15 millions $ sur cinq ans. Selon le site internet de la fondation, environ 2,4 millions $ ont été amassés dans la campagne à ce jour.

Avec cette initiative lancée il y a plus de deux ans, Louis Morrissette et Véronique Cloutier ont dit vouloir créer des établissements permanents pour les autistes adultes, alors que les familles au Québec ne peuvent compter actuellement que sur des maisons de répit et des services intermédiaires.

Brigitte Collin, mère d'un jeune homme autiste de 29 ans et conseillère municipale à la Ville de Varennes, a souligné qu'elle aurait désormais, comme bon nombre d'autres parents s'occupant de leur enfant à domicile, une importante solution de rechange.

Il était «impensable» pour elle que son enfant aille dans «une ressource alternative ou dans un CHSLD». Mais aujourd'hui, elle songe sérieusement à inscrire son enfant qui nécessite des soins constants pour une place dans cet établissement permanent, disant souhaiter avoir «l'esprit tranquille s'il m'arrive quelque chose».

«Les parents vont avoir une option qui change vraiment la dynamique», a-t-elle confié en entrevue en marge de la conférence de presse à Montréal.

La conception de la maison a été confiée à la firme d'architectes Atelier TAG, avec une attention particulière à la lumière, à la température, à l'acoustique et aux matériaux pour répondre aux «besoins sensoriels uniques des adultes avec un TSA».

L'architecte Manon Asselin, conceptrice du pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal, a imaginé les plans de cette première maison.

Note aux lecteurs: Version corrigée. Il faut bien lire la conseillère Brigitte Collin, et non Brigitte Colin, comme il était écrit précédemment.
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.

- Ah ! j'ai été diagnostiqué Asperger Haut Potentiel à Cery (CH) en l'été 2014, mais tu le savais. :)

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Re: Articles divers sur les TSA

#954 Message par lepton » lundi 3 décembre 2018 à 20:09

Diagnostiqué TSA/Asperger.

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Re: Articles divers sur les TSA

#955 Message par Tugdual » lundi 3 décembre 2018 à 20:35

Et pour les non-anglophones :
Spoiler : 
Le magasin où il n'y a pas de mal à être différent

Deux frères sur le spectre autistique cherchaient du travail quand l'un d'eux a eu l'idée d'ouvrir un magasin de bandes dessinées. Ce fut un choix inspiré.

Quand Adam Makey a dit à sa mère qu'il voulait ouvrir un magasin de bandes dessinées, elle a ri tout haut.

L'idée semblait "ridicule", dit Angela Makey. Elle savait qu'il était obsédé par les BD depuis son enfance. Mais comment traiterait-il avec les clients, les fournisseurs et tous les autres emplois qu'implique l'exploitation d'une entreprise ? Son syndrome d'Asperger serait un gros obstacle, pensait-elle.

D'un autre côté, on ne savait pas très bien ce qu'Adam ferait d'autre dans la vie.

Il était diplômé en philosophie et avait appris à vivre de façon autonome, mais il ne semblait pas y avoir d'emplois convenables.

La famille avait espéré que lui et son jeune frère Guy, également autiste, trouveraient du travail qui corresponde à leurs forces : fiabilité, ponctualité et souci du détail. Mais toutes les occasions qui se présentaient semblaient impliquer un travail occasionnel par quarts - et ils avaient besoin d'une routine régulière.

Angela avait vu les statistiques de la National Autistic Society, qui a déclaré que seulement une personne autiste sur six environ avait un emploi à temps plein. Moins nombreux étaient ceux qui avaient encore trouvé un emploi correspondant à leurs capacités.

"Nous savions que les cartes étaient empilées contre eux, dit-elle.

C'est ainsi que l'idée d'un magasin de bandes dessinées "risible" a commencé à prendre de l'ampleur.

Finalement, elle a utilisé ses économies pour acheter un magasin Tudor pittoresque à Huntingdon dans le Cambridgeshire, et il y a sept ans, Niche Comics est né.

Comme beaucoup de personnes atteintes d'autisme, Adam et Guy aiment les bandes dessinées pour leur univers riche en détails et en expression visuelle. Pour certains, il est utile que les émotions des personnages soient si clairement signalées.

Il y a aussi quelque chose d'attrayant dans les histoires qu'ils racontent.

"La bande dessinée est devenue très importante pour moi lorsque mes parents m'ont parlé de mon diagnostic du syndrome d'Asperger, explique Adam Makey.

"Ils me rappellent que c'est normal de ne pas être comme tout le monde."

----------
Autisme et travail
  • Le trouble du spectre autistique (TSA) est le nom d'une gamme de troubles, y compris le syndrome d'Asperger, qui affectent l'interaction sociale, la communication, les intérêts et le comportement d'une personne.
  • Il peut être difficile pour les personnes atteintes de TSA de trouver un emploi - par exemple, elles peuvent trouver l'environnement de travail trop bruyant, ou se rendre au travail peut être trop stressant à cause de la foule... des changements soudains dans la routine peuvent aussi être bouleversants.
  • Un rapport de la National Autistic Society estime que seulement 16 % des adultes autistes ont un emploi rémunéré à temps plein.
----------

Adam avait sept ans à l'époque et venait tout juste de passer d'un intérêt pour Beano et Dandy aux héros comiques de Marvel à la télévision. Il a maintenant 30 ans, et les bandes dessinées et leurs héros ont fait partie de sa vie tout ce temps.

Il y a aussi l'élément fantastique de l'évasion, dit Guy. Il s'arrête pour réfléchir à autre chose. Les super-héros plus grands que nature qui ont une mission morale sont attrayants. "Leurs motivations sont plus faciles à comprendre, leurs buts et objectifs sont plus faciles à déchiffrer que, disons, quelqu'un que vous avez rencontré dans la rue."

Adam dit qu'il était particulièrement attiré par Spiderman. "C'est à cause de l'ensemble du thème " le pouvoir s'accompagne d'une grande responsabilité ", dit-il. "C'était juste une personne ordinaire qui avait des pouvoirs et voulait aider les gens."

Selon Angela, un autre facteur important est que les bandes dessinées "ne sont pas perçues comme des jugements, il n'y a pas de limite d'âge, il n'y a pas de mesure des capacités". Un adulte est aussi bienvenu dans le monde de la bande dessinée qu'un enfant.

Les amateurs de bandes dessinées peuvent également se délecter de connaissances encyclopédiques sur les personnages, les éditions, les éditeurs, les auteurs, les illustrateurs, les collaborations ponctuelles - et c'est une chose à laquelle les frères sont habitués.

Intéressé par les bandes dessinées sur les vampires dans le genre de l'horreur ?

Adam suggère humblement American Vampire de Vertigo Comics.

"A l'origine, il s'agissait d'une collaboration entre Scott Snyder qui fait certains des trucs actuels de Batman pour DC et Stephen King, le célèbre écrivain d'horreur," souligne-t-il.

Il continue sans faire de pause : "Vertigo était la maison de Hellblazer, qui est la maison de John Constantine, qui est un personnage très populaire, au point où il a eu sa propre émission de télévision pendant un certain temps et il est toujours un personnage dans Legends of Tomorrow, la série DC TV. Et ils ont aussi fait le film de Keanu Reeves, qui est très différent de la bande dessinée. Et ils font aussi Sandman, qui est le grand comique de Neil Gaiman."

Les frères se délectent d'agir comme guides dans cet univers, en introduisant les clients à de nouvelles bandes dessinées.

"La beauté, c'est qu'on peut choisir les bandes dessinées dans son propre magasin. C'est un embarras de la richesse ", dit Guy, 26 ans.

"Nous avons un système de chaos organisé."

Mais les frères peuvent localiser où se trouve chaque bande dessinée et conduire les clients directement à eux.

Il y a une certaine rivalité amicale quand il s'agit de générer des ventes et de convertir les nouveaux venus à leurs genres préférés : pour Guy, les classiques des années 40 et 50, avec Superman et Captain America, par exemple ; pour Adam, de nouveaux comics comme Black Panther et Sandman.

Au début, des problèmes de calcul et de communication - avec les clients et les fournisseurs - menaçaient l'existence même du magasin.

Généralement, avec l'autisme, on ne trouve pas des niveaux uniformes de capacité dans toutes les matières, explique Angela, mais des pics dans certaines d'entre elles et des creux dans d'autres.

"Adam et Guy sont tous les deux très visuels, incroyablement intéressés par la littérature et les pièces de théâtre ", dit-elle. "Cependant, l'un de leurs abreuvoirs est les mathématiques. Lâcher deux jeunes adultes autistes était une entreprise risquée."

Les paiements des clients étaient un gros problème. Les frères ont lutté pour entrer les prix dans la caisse, puis pour entrer le même total sur la machine à lire les cartes.

"Les chiffres sont allés dans le mauvais sens, ou il manquait un zéro, se rappelle Angela.

Pour contourner ce problème, le magasin a investi dans une caisse où sont intégrés les codes à barres, les prix et le lecteur de cartes et où aucun numéro n'est entré au point de vente.

Il y a également eu des problèmes avec les entreprises qui fournissent des stocks. Les personnes autistes ont besoin d'instructions très claires et littérales et n'aiment pas l'incertitude, dit Angela. Les informations importantes doivent être bien signalées, alors que dans la conversation quotidienne, les phrases sont souvent incomplètes et les pensées inachevées.

Une boîte aux lettres électronique commune est devenue nécessaire pour qu'Angela puisse intervenir si elle voyait la moindre confusion s'installer.

Aujourd'hui, Angela décrit son rôle principal dans la boutique comme étant celui d'une " interférente ".

Travaillant à temps plein pour une entreprise de services en TI à l'extérieur de Huntingdon, elle ne peut consacrer autant de temps à l'entreprise de ses fils. Elle s'occupe des comptes, des déclarations fiscales et des ventes en ligne, mais ils s'occupent de la gestion quotidienne du magasin.

Sur le plan financier, il est toujours resté dans le noir, bien que les frères ne touchent qu'un petit salaire.

Bien sûr, la majorité des clients qui viennent au magasin ne sont pas autistes. Mais les frères reçoivent un flux constant de clients, hommes et femmes, des jeunes enfants aux retraités. Ces personnes peuvent délibérément rechercher le magasin en raison de sa réputation d'offrir une expérience d'accueil.

"Le fait d'être nous-mêmes sur le spectre autistique nous aide beaucoup à traiter avec les personnes neurodiversifiées, dit Adam.

Ce ne sont pas tous les clients autistes qui veulent discuter de leur état, mais les frères sont bons pour repérer les signes.

"C'est une chose instinctive", dit Adam.

"C'est peut-être le ton de la voix, le mouvement de la main, dit Guy. "De petits détails que la plupart des gens n'apprendront pas et que j'ai peut-être compris : frottement des doigts, agitation, ou juste un sentiment de distraction."

Le magasin a été aménagé en fonction de ces clients. Les personnes autistes ressentent très vivement les textures, les sons et la lumière, au point de devenir accablantes.

"Nous nous assurons qu'il n'y a pas trop de distractions et nous sommes conscients que les personnes atteintes d'autisme peuvent avoir des intérêts très spécifiques ", dit Adam.

L'une des raisons pour lesquelles la boutique s'appelle Niche est qu'elle possède des coins et recoins où les clients peuvent se retirer pour lire en toute tranquillité, loin des stimulations sensorielles indésirables.

Une fois que le magasin s'est établi, les frères ont également commencé à tendre la main aux personnes atteintes d'autisme au-delà du magasin.

Il y a trois ans, Adam a commencé à donner des conférences à des jeunes qui ont des difficultés d'apprentissage. En conséquence, certains enseignants ont réalisé que les romans graphiques étaient un excellent moyen d'atteindre les gens sur le spectre.

S'appuyant sur ces liens, les frères ont commencé à recevoir régulièrement des "références" d'écoles et de collèges pour des expériences de travail.

L'idée est que les personnes handicapées peuvent pratiquer leur vie professionnelle dans un espace sûr.

C'est une façon pour l'atelier de servir la communauté, dit Angela, en offrant des possibilités que des employeurs moins sympathiques ne le feraient pas.

"Les handicaps cachés de la communication et de l'autisme sont oubliés ou négligés par de nombreuses personnes ", dit-elle.

"Les individus sur le spectre peuvent s'exprimer, avoir des opinions, être d'excellents résolveurs de problèmes, mais aussi être incroyablement fiables."

Bref, d'excellents employés, si on leur donne le bon soutien.

Les jeunes en stage sont d'abord mis à l'écart, souvent en triant les bandes dessinées à l'arrière de l'atelier, ce qui est répétitif et méthodique. Ils finiront par travailler derrière la caisse.

"Après quelques jours, dit Angela, les gens qui ne communiquaient peut-être pas du tout sortent d'eux-mêmes et commencent à s'engager.

"C'est la joie, de voir le changement."

Sept ans plus tard, Angela est heureuse d'avoir pris le risque d'aider ses fils à créer leur boutique de rêve.

"Si j'avais su ce que je sais maintenant, j'aurais dû creuser profondément pour aller de l'avant ", dit-elle.

"Mais c'était la bonne décision. Ce magasin a une âme."

Traduit avec www.DeepL.com/Translator
Bilan le 24/09/2014 : TCS = trouble de la communication sociale.

martine_75
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Re: Articles divers sur les TSA

#956 Message par martine_75 » jeudi 13 décembre 2018 à 14:41

Dans le Quotidien du Médecin ce jour (vu le public cible et le taux de pénétration, ça peut peut-être éveiller des consciences)

L’autisme de haut niveau au féminin
Avez-vous vu les « Aspergirls » ?
Le repérage des troubles du spectre autistique est plus complexe chez les filles, qui les camouflent mieux socialement. Pourtant, les « Aspergirls » (1) souffrent tout autant que les garçons, et constituent de surcroît des cibles de choix pour les prédateurs.

La prévalence des troubles du spectre autistique (TSA) est élevée (environ 1 personne sur 60), et l’on en dépiste mieux aujourd’hui les formes partielles ou légères. Le ratio de 1 femme pour 4 hommes est discuté. De plus en plus d’études récentes suggèrent un sous-diagnostic chez les femmes, dont les capacités à masquer leurs difficultés via des stratégies de « camouflage social » sont supérieures à celles des hommes.

Si l’enfance des filles ayant un TSA est marquée par les symptômes typiques (absence d’intérêt pour les relations sociales et les jeux symboliques, flapping, hypersensorialité, évitement du regard, rigidité, absence de réciprocité sociale…), à leur adolescence, notamment chez celles qui ont QI élevé, les « Aspergirls » (1), se mettent souvent en place des stratégies de compensation visant à une meilleure intégration (notamment à éviter le harcèlement scolaire qui est malheureusement plus la règle que l’exception pour ces jeunes). Elles résultent d’un apprentissage intensif des comportements sociaux qui passe par l’observation et l’imitation, mais également par de nombreuses recherches sur Internet et l’entraînement à des mimiques faciales.

Ces jeunes filles deviennent alors de véritables « caméléons sociaux » capables d’adopter un comportement de façade destiné à les faire passer inaperçues. Du fait de l’acquisition de ces stratégies, il n’est pas rare qu’elles soient en dessous des seuils classiquement utilisés par les outils d’évaluation des TSA, rendant malaisé le diagnostic.

Épuisement psychique progressif

Malgré cette adaptation de façade, les difficultés sociales, les intolérances sensorielles et les difficultés de gestion émotionnelle restent bien présentes, induisant progressivement un épuisement psychique et des troubles anxieux ou dépressifs qui conduisent finalement les Aspergirls à consulter, souvent bien plus tard que leurs homologues masculins, le bon diagnostic n’étant pas toujours établi, y compris à cette étape.

Il n’est pas rare non plus que les intolérances sensorielles présentées par les personnes autistes conduisent à une hypersélectivité alimentaire, du fait d’une sensibilité accrue aux textures ou aux odeurs, et on estime que 20 % des adolescentes présentant une anorexie mentale souffriraient d’un TSA.

Vulnérables aux agressions sexuelles

Le taux d’agressions sexuelles est particulièrement élevé chez les Aspergirls. Leur naïveté et leur difficulté à interpréter les signaux peuvent induire des réponses comportementales inadéquates. Leur capacité à se préserver de situations dangereuses est mise à mal, et peut les conduire à être plus facilement la cible de prédateurs, et leur aptitude à porter plainte ou à demander de l’aide est encore plus fragile que chez le neurotypiques.

L’enjeu du repérage du TSA est donc majeur si l’on veut les aider à se prémunir de difficultés ultérieures et à surmonter un passé souvent lourd de conséquences psychiques.

(1) Nom affectueux que se donnent entre elles les jeunes femmes autistes de haut niveau, en référence au syndrome d’Asperger
Diagnostic "TSA sans déficience intellectuelle ni retard de langage"

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Lilette
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Re: Articles divers sur les TSA

#957 Message par Lilette » vendredi 14 décembre 2018 à 13:23

À propos de l'auto-diagnostic.
À lire, vraiment !

https://autism-squad.fr/autour-de-l-aut ... e-obscure/
TSA.

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Zebra3
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Re: Articles divers sur les TSA

#958 Message par Zebra3 » vendredi 14 décembre 2018 à 14:20

martine_75 a écrit :
jeudi 13 décembre 2018 à 14:41
Il n’est pas rare non plus que les intolérances sensorielles présentées par les personnes autistes conduisent à une hypersélectivité alimentaire, du fait d’une sensibilité accrue aux textures ou aux odeurs, et on estime que 20 % des adolescentes présentant une anorexie mentale souffriraient d’un TSA.
Je m'étais tapé la lecture d'une thèse sur les causes de l'anorexie mentale qui mentionnait les TSA, et la thèse sous-entendait que l'anorexie pouvait être une somatisation, en gros que l'absence de contrôle du monde social à cause du TSA soit somatisée en un hyper-contrôle de soi".
Par extension on peut aussi imaginer qu'une autiste qui s'ignore puisse prendre vraiment au pied de la lettre les injonctions de "beauté" des magazines et faire une fixation sur son poids, sans comprendre que ses difficultés à faire partie du monde social ne viennent pas de son poids/apparence mais du TSA qu'elle ignore.
Bref c'était juste pour apporter une nuance car tel que ce paragraphe est formulé ça donne l'impression que l'hypersélectivité expliquerait seule l'anorexie. Je peux imaginer qu'il y ait des hypersélectivités vraiment sévère, mais ça ne me semble pas être la seule explication.
Statut : Proche d'éventuel(s) aspie(s) et/ou TDA/H. Personnellement, probable tendance TDA, doué, zébré :mryellow: éventuellement tendance aspie. Je vais peut-être faire un bilan neuropsy...

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Re: Articles divers sur les TSA

#959 Message par martine_75 » vendredi 14 décembre 2018 à 14:38

Zebra3 a écrit :
vendredi 14 décembre 2018 à 14:20
Bref c'était juste pour apporter une nuance car tel que ce paragraphe est formulé ça donne l'impression que l'hypersélectivité expliquerait seule l'anorexie. Je peux imaginer qu'il y ait des hypersélectivités vraiment sévère, mais ça ne me semble pas être la seule explication.
Je valide. Dans les 20% d'anorexiques mentionnés, il ne peut y avoir uniquement des "anorexiques par hyper sélection". Ces cas sont très rares parmi les patients. La plupart des anorexiques (au sens du DSM IV : Refus de maintenir le poids corporel au niveau ou au-dessus d'un poids minimum normal / Peur intense de prendre du poids ou de devenir gros / Altération de la perception du poids ou de la forme de son propre corps) n'ont pas d'hypersélectivité alimentaire (sauf l'hypersélectivité relative aux calories, mais qui n'est donc pas sensorielle).
Les liens anorexie/TSA sont bien plus subtiles et profonds que cela.
La phrase de l'article est correcte, mais l’enchaînement des idées est à parfaire.
Diagnostic "TSA sans déficience intellectuelle ni retard de langage"

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lepton
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Re: Articles divers sur les TSA

#960 Message par lepton » vendredi 14 décembre 2018 à 16:32

Lilette a écrit :
vendredi 14 décembre 2018 à 13:23
À propos de l'auto-diagnostic.
À lire, vraiment !
Quoi !? Il y aurait des associations qui inviteraient les "auto-diagnostiqués" à créer un mouvement défendre la "cause" des autistes sur les réseaux sociaux !? :shock:
Ça me rappelle quelque-chose... :mrgreen:
Diagnostiqué TSA/Asperger.

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