Conseils pour l'université

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Comte_Pseudonyme
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Re: Conseils pour l'université

#196 Message par Comte_Pseudonyme » lundi 16 août 2021 à 12:41

Fluxus a écrit :
lundi 16 août 2021 à 11:28
Je sais pas trop si mon message a sa place ici mais depuis quelques jours, j'suis en train de repartir en effondrement total, sans parler de toute la pression et le stress pour la rentrée qui arrive, entre la situation actuelle et l'année qui vient qui s'annonce un peu comme un nouveau départ pour moi...

J'arrête pas d'alterner entre des phases où je peux me projeter, je me sens de nouveau motivée et des phases où malgré les efforts, ça ne passe pas, je me vois juste échouer, j'ai l'impression que j'arriverai jamais au bout de rien et je me résigne à penser au fait que je puisse ne jamais finir mes études ou alors, même si je les termine, ne pas être capable de me lancer dans la vie active plus tard, je ne m'imagine pas travailler, je me dis que si je n'ai même plus l'énergie de faire quoi que ce soit maintenant, je vois encore moins comment est-ce que je pourrai m'assumer dans la vie active, en autonomie totale et avec un travail...

La réflexion est en train de se poser autour de moi pour savoir s'il va falloir quelqu'un pour littéralement m'assister dans mon quotidien le temps que je puisse remonter un peu la pente, histoire de ne pas devoir encore une fois interrompre de nouveau tout, qui causerait pas mal de soucis administratifs...

J'ai l'impression d'être dans un cercle vicieux en continu duquel je vais jamais sortir... Encore une fois, toujours cette histoire de pression à avoir, sur le fait de me dire que j'aurai normalement du terminer mes études cette année si tout s'était bien passé et que je suis encore loin de mes objectifs principaux puisque je vais retaper mon bac+2 alors que j'suis censée rentrer en bac+5.

Et cette incapacité de ne pouvoir gérer qu'une seule chose à la fois, de ne pas pouvoir prévoir trop de choses dans une semaine parce que c'est trop en surcharge mentale alors qu'il y a des choses qui sont nécessaires pour que je puisse avancer...
Pour l'anxiété et la dépression (ce que tu décris y ressemble quand même un peu) la seule solution viable à ce jour que j'ai trouvé pour stabiliser mes humeurs est la prise de médicament. J'y suis allé à reculons. Je détestais l'idée. Mais au moins je ne fais plus de crise de panique. Il y a encore du yoyo dépressif, mais c'est globalement moins courant et moins violent qu'avant les médicaments. Corrélation n'est pas forcément causalité, mais bon. Hors médicaments, peut-être qu'une TCC ou quelque chose de la sorte pourrait t'aider. En tous cas, je te déconseille de rester seule avec ces pensées et d'effectivement trouver quelqu'un pour t'accompagner, que ce soit dans ton quotidien ou dans la recherche d'outils pour gérer ces pensées et ton quotidien en autonomie.

Sois dit en passant, ma situation est moins grave, mais je devrai moi aussi être à bac +5, or je ne suis qu'a bac +3, et n'aurait peut-être mon +4 qu'en seconde session, en septembre. Et alors ? Si un truc que ma marotte pour la bureaucratie m'a appris, c'est que le système d'examen ne valide qu'une chose, la capacité à passer l'examen. Avec un peu de chance, l'examen n'est pas trop mauvais et est indicatif de certaines choses. Mais quand bien même, on n'échappe pas à la courbe de gausse et la majeur part des gens qui passent sont médiocres. Du peu que j'ai eu le temps de lire de toi sur ce forum, tu es quelqu'un avec une remarquable intelligence et culture. Tu finira par retomber sur tes pattes. Le système ne t’accommode pas bien ? Qu'il aille se faire foutre. Mais avant d'aller au devant du monstre de papier, il me semble que tu dois dominer tes propres angoisses. En me relisant je me trouve hypocrite de dire ça. Peut-être que c'est avant tout à moi que je parle. Mais du reste, j'ai lu quelque part que discuter avec les autres c'est aussi discuter avec soi-même. Enfin.

J'espère ne pas trop tomber à côté, mais j'ai mes propres travaux et le temps m'a manqué pour lire ton fil en entier. Bon courage.
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Re: Conseils pour l'université

#197 Message par Jolteon » mardi 17 août 2021 à 0:43

Fluxus a écrit :
lundi 16 août 2021 à 11:28
Encore une fois, toujours cette histoire de pression à avoir, sur le fait de me dire que j'aurai normalement du terminer mes études cette année si tout s'était bien passé et que je suis encore loin de mes objectifs principaux puisque je vais retaper mon bac+2 alors que j'suis censée rentrer en bac+5.
Je ne pense pas que ce soit "normal" de faire des études bac+5 en 5 ans quand on est autiste. Ça serait intéressant s'il y a des statistiques sur le sujet d'ailleurs? Mais beaucoup de personnes autistes n'iront jamais en études supérieures. Parmi celles qui rentrent en première année, tout le monde ne parviendra pas jusque bac+5. Et parmi celles qui réussissent à obtenir un diplôme bac+ 5, je pense que celles qui y parviennent en 5 ans sont très minoritaires (bien inférieur aux NT j'imagine).
Spoiler : 
Pour ma part j'en suis à bien plus que 5 ans d'études supérieures et je n'ai toujours pas de bac+5.
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Re: Conseils pour l'université

#198 Message par Fluxus » mardi 17 août 2021 à 1:56

Jolteon a écrit :
mardi 17 août 2021 à 0:43
Je ne pense pas que ce soit "normal" de faire des études bac+5 en 5 ans quand on est autiste. Ça serait intéressant s'il y a des statistiques sur le sujet d'ailleurs? Mais beaucoup de personnes autistes n'iront jamais en études supérieures. Parmi celles qui rentrent en première année, tout le monde ne parviendra pas jusque bac+5. Et parmi celles qui réussissent à obtenir un diplôme bac+ 5, je pense que celles qui y parviennent en 5 ans sont très minoritaires (bien inférieur aux NT j'imagine).
Spoiler : 
Pour ma part j'en suis à bien plus que 5 ans d'études supérieures et je n'ai toujours pas de bac+5.
Oui c'est vrai. Concernant les autres TSA que j'ai pu avoir dans mon entourage, j'en ai connu 2 pour qui ça s'est passé plus ou moins sans accrocs (amis rencontrés au lycée), les 2 dans le secteur de l'informatique : L'un s'est arrêté à bac+3 après une L3, l'autre a continué en Master jusqu'à bac+5.

Ensuite, j'ai une connaissance qui lui, s'est arrêté à bac+2 me semble, après un BTS.

Et pour certains d'entre eux, ce sont des gens, à qui dès la petite enfance, on a dit aux parents qu'ils ne sauraient ni lire, ni écrire, ni compter, que l'accès à la scolarité serait impossible et ce sont les parents qui ont endossé le rôle de professeur.

Et une fois lancés, c'était parti. Ça existe bel et bien mais je pense qu'effectivement, ça ne garantit pas la poursuite ou la réussite dans le supérieur et que comme tu l'as dit, ça doit être quand même une minorité ces personnes là.

Puis à prendre en compte aussi le fait que c'est pas facile de trouver la bonne orientation du premier coup.

Je ne sais pas si le fait de faire des études très reliées à son intérêt restreint joue. Je pense que ça dépend aussi du type d'études d'un autre côté mais je ne peux pas en avoir la certitude.

Je remarque juste, sans généraliser bien-entendu, que ceux qui sont très passionnés par leur domaine d'étude ont tendance à s'en sortir sans trop de soucis et souvent, peuvent se servir de certains de leurs pics d'habiletés pour leur faciliter la tâche.

Parmi ceux qui réussissent aussi en faisant de longues études sans trop de soucis, on peut aussi citer ceux qui passent par les classes prépas.
Arrivé au bout de sa prépa, à la fin des 2 ans, quoi qu'on fasse, on a systématiquement une ouverture sur une grande école (dans le cas des CPGE) après les concours et à part le cliché du "petit génie" qui s'en sort super bien, on a aucune info sur ça. Je me demande comment certains supportent le cadre, la pression, le travail intensif, acharné etc. en tant qu'autistes.

Étant hypermnésique, je sais que, même en étant moins passionnée ça c'est certain, j'aurai sans doutes été beaucoup plus performante dans des études qui demandent beaucoup d'apprentissage par coeur (encore faut-il s'intéresser un minimum à la discipline pour pouvoir retenir quelque chose) mais ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Mais bon, encore une fois, y a cette question qui revient de privilégier l'épanouissement personnel et le plaisir à la capacité.

Perso ce qui me fout le seum, comme on dit, c'est qu'il y ait des règlements d'études qui imposent un seuil pour finir sa formation (5 ans pour une Licence dans mon cas) et je trouve ça dommage que pour le moment, on ait pas moyen d'agir dessus.

En tout cas, je ne compte pas me gêner maintenant que j'ai le diagnostic, pour essayer d'agir sur cet aspect là du règlement si j'en venais à me retrouver dans une situation où on me refuse l'accès à l'année suivante ou le redoublement une nouvelle fois (même si on va faire en sorte que ça n'arrive pas).

Je finirai ma Licence coûte que coûte...

Et bien-entendu, encore une fois, les gens n'y connaissent rien pour la plupart, à moins d'être spécialisé dans les TSA ou de vivre avec (en étant TSA ou ayant des TSA dans son entourage) mais je garderai toujours cette petite frustration d'avoir vu énormément d'enseignants croire en moi ou me dire que quoi que je ferai plus tard, je m'en sortirai dans ma vie...

Je trouve ça beau qu'on croit en moi, qu'on puisse penser que je vais pouvoir m'en sortir mais je suis tombée de bien haut en arrivant dans le sup' y a quelques années...

Au C.R.A. aussi, à la restitution des résultats et du compte-rendu des bilans, ils m'ont dit qu'ils ne se faisaient pas de souci pour moi pour la suite et qu'ils étaient très optimistes (sûrement au vu de mon parcours où il en ressort énormément de sur-compensation, de persévérance et de rage de réussir)... Mais bon, ça veut pas dire qu'ils me lâchent dans la nature non plus... Mais je veux plus qu'on me fasse de fausses joies de la sorte.

Puis y a aussi ce côté auto-sabotage où dès que je sens que je suis pas loin de la réussite, j'y renonce, presque l'impression de faire exprès de me rater mais contre ma volonté...
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Re: Conseils pour l'université

#199 Message par Comte_Pseudonyme » mardi 17 août 2021 à 13:36

Fluxus a écrit :
mardi 17 août 2021 à 1:56
Puis y a aussi ce côté auto-sabotage où dès que je sens que je suis pas loin de la réussite, j'y renonce, presque l'impression de faire exprès de me rater mais contre ma volonté...
Est-ce que tu peux développer là dessus ? Ici ou avec un professionnel qui pourrais t'aider.
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Re: Conseils pour l'université

#200 Message par Fluxus » dimanche 22 août 2021 à 11:15

Réflexion que je me faisais aussi récemment même si ça va pas directement dans le cadre d'un conseil pour l'université :

Pourquoi est-ce qu'on continue à alimenter le cliché comme quoi les personnes autistes sont des crack de l'informatique ?

J'ai pu le lire à plusieurs reprises sur le forum ces derniers temps. Et pour être une personne qui étudie l'informatique dans le cadre des études, qui a baigné dedans pendant l'enfance et dont ça a été l'objet de mes intérêts spécifiques étant plus jeune avant de finir par en être dégoûtée, je n'ai jamais performé dans ce domaine.

Au contraire, on me disait toujours que j'avais une pensée trop complexe pour l'informatique dans le sens où je me compliquais énormément la tache pour rien.

Je me trouvais nulle, passer des heures à chercher l'erreur dans un code ou un programme m'énervait plus que le reste.

Parfois je n'en comprenais pas la logique du tout et même après avoir passé énormément de temps sur des notions ultra basiques.

A chaque fois, j'étais obligée de tout réapprendre comme si ça n'avait pas été automatisé.

Parfois quand je code, j'ai l'impression de n'avoir aucune capacité de raisonnement et de ne pas comprendre ce que je fais alors qu'à d'autres moments, ça me paraît totalement fluide.

J'entends bien que l'informatique ne s'étale pas uniquement sur des activités de codage et de programmation et que c'est bien plus vaste que ça ! Je l'ai même vu de très près.

De manière générale, j'ai des perceptions plus proches de "l'a peu près" que de "l'exactitude" quand j'essaie d'apprendre et ça entrave énormément tous mes apprentissages et je ne parviens pas à y trouver de solution...

Bref, j'ai beau avoir un esprit qui peut souvent trier les informations et données de manière très "clean", autrement, j'ai un traitement des informations entravé par mes particularités sensorielles qui empêcherait la hiérarchisation des informations reçues...

En fait, l'informatique moi j'aimais ça pour m'amuser. Dans le cadre scolaire, telle qu'elle est enseignée et surtout en France, c'est différent, je trouve.

Comme ça fait toujours partie de mes études malgré les réorientations puisque mon but n'était pas de changer de domaine mais de type de formation, maintenant que je suis diagnostiquée j'ai l'impression que je vais devoir me mettre une certaine pression à cause de ce cliché entre l'autisme et l'informatique.

Heureusement ce n'est plus la partie majorante de mes études et pour moi, ce n'est plus qu'un outil pour l'appliquer à d'autres tâches, notamment de modélisation dans le cadre de domaines comme les mathématiques ou la physique même si j'étudie encore de l'informatique très théorique dans le tronc commun...
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Re: Conseils pour l'université

#201 Message par Cardamome » dimanche 22 août 2021 à 11:30

Spoiler : 
Pourquoi est-ce qu'on continue à alimenter le cliché comme quoi les personnes autistes sont des crack de l'informatique ?
Je n'en sais rien!
Tout comme "il est donc fort en maths"
:?
J'avais appelé le CIO l'an dernier pour prendre rdv pour mon fils. J'explique sa situation au tel.
"Ah! !! Il est brillant alors?"
Moi " :shock: :? Il est bon élève mais pas vraiment brillant"
Ensuite elle enchaîne sur des clichés "ahah profil scientifique donc
Spoiler : 
mon fils avait choisi des spés scientifiques mais en hésitant avec histoire géo géopolitique et autre...
Et le clou: la dame du CIO me dit "il n'a qu'à faire des études d'informatique, il est crack non? ?"
maman d'un ado diagnostiqué avec TSA.

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Re: Conseils pour l'université

#202 Message par Fluxus » dimanche 22 août 2021 à 11:45

Cardamome a écrit :
dimanche 22 août 2021 à 11:30
Spoiler : 
Pourquoi est-ce qu'on continue à alimenter le cliché comme quoi les personnes autistes sont des crack de l'informatique ?
Je n'en sais rien!
Tout comme "il est donc fort en maths"
:?
J'avais appelé le CIO l'an dernier pour prendre rdv pour mon fils. J'explique sa situation au tel.
"Ah! !! Il est brillant alors?"
Moi " :shock: :? Il est bon élève mais pas vraiment brillant"
Ensuite elle enchaîne sur des clichés "ahah profil scientifique donc
Spoiler : 
mon fils avait choisi des spés scientifiques mais en hésitant avec histoire géo géopolitique et autre...
Et le clou: la dame du CIO me dit "il n'a qu'à faire des études d'informatique, il est crack non? ?"
C'est un peu "bête" à dire même si je n'aime pas faire ce genre de généralités sur un profil ou un autre mais j'ai beau faire des études scientifiques, initialement, je n'ai pas un profil "scientifique" (d'autant plus que j'ai un bac technologique STI où au-delà des maths et de la physique, la majorité de la formation ce sont des sciences de l'ingénieur et sciences industrielles et ça demande parfois ce qu'on appelle "du bon sens", tout ce que je n'ai pas).

Ça n'a pas de sens dit comme ça mais en terme d'aptitudes et de performances, je suis faite pour emmagasiner de l'information par cœur et "classer"/"trier" par catégories ce que j'ai vu ou entendu, retranscrire, reformuler autrement ou argumenter mais c'est tout, après y a plus rien.

La logique ce n'est pas mon fort, le traitement des informations visuelles et la perception visuelle, c'est complètement entravé par mes troubles, d'où le fait que je pars souvent du principe que je ne partais pas du tout avec des prédispositions dans le domaine, loin de là malgré le fait d'avoir pu rester dans le domaine, en m'accrochant et par le biais d'énormément d'efforts.

Mais je suis quelqu'un qui fait les choses par passion, par amour pour une discipline, qui persévère et qui combat le mal par le mal en allant explorer des terrains qui ne m'offrent pas accès à la facilité. Tout simplement parce que ce qui me serait "simple" d'accès ne m'intéresse pas.

(J'en connais qui font des études scientifiques juste pour gonfler l'égo parce que c'est à la mode et que les disciplines scientifiques ont cette réputation d'être compliquées :crazy: )

Au sens où ce sont des domaines qui ne me plairaient pas autant que le reste à étudier et dont je pourrai me lasser parce que j'en aurai rapidement fait le tour même si je prendrai sûrement du plaisir à emmagasiner des informations sur d'autres sujets que mes intérêts spécifiques de par ma curiosité.

Bref, j'en ai marre d'entendre ces clichés. Si je m'écoute, je n'ai aucune prédisposition pour rien, pour aucun domaine particulier, je ne suis performante nul part dans une tache à part ce qui touche à la mémoire.
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Re: Conseils pour l'université

#203 Message par Jolteon » dimanche 22 août 2021 à 13:31

Fluxus a écrit :
dimanche 22 août 2021 à 11:15
Pourquoi est-ce qu'on continue à alimenter le cliché comme quoi les personnes autistes sont des crack de l'informatique ?
J'ai l'impression que beaucoup de monde ne voit pas cela comme un cliché. Dont ma psy qui connait l'autisme. À plusieurs reprises pendant mon suivi elle m'a parlé d'études en informatique...

Par exemple je lui explique que mes aménagements ne sont pas respectés, que le cursus n'est pas du tout adapté par rapport à mes difficultés, beaucoup trop de travaux écrits type dissertations ou dossiers etc... elle me dit qu'en informatique c'est beaucoup plus adapté à la façon de penser des personnes autistes, et qu'ils ont l'habitude d'avoir des étudiants autistes dont c'est bien aménagé pour eux. (Ça a l'air presque "trop beau pour être vrai").
Spoiler : 
Je suis compétente dans les domaines qui m'intéressent et que je travaille par rapport à des personnes qui ne s'y intéressent pas et n'y connaissent rien. :lol: Par rapport à ceux qui s'y intéressent ça va me demander plus de temps, d'efforts et de travail.
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Re: Conseils pour l'université

#204 Message par Comte_Pseudonyme » dimanche 22 août 2021 à 13:36

Fluxus a écrit :
dimanche 22 août 2021 à 11:15
Pourquoi est-ce qu'on continue à alimenter le cliché comme quoi les personnes autistes sont des crack de l'informatique ?
https://www.arretsurimages.net/emission ... adversaire

47 minutes et 13 secondes, début de la présentation du film, The Big Short. Le cerveau d'un autiste est apparenté à un ordinateur vivante (48 minutes et 19 secondes). Ce n'est pas la seule occurrence du phénomène que j'ai rencontré.
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Re: Conseils pour l'université

#205 Message par Fluxus » dimanche 22 août 2021 à 14:21

Jolteon a écrit :
dimanche 22 août 2021 à 13:31
J'ai l'impression que beaucoup de monde ne voit pas cela comme un cliché. Dont ma psy qui connait l'autisme. À plusieurs reprises pendant mon suivi elle m'a parlé d'études en informatique...
Les autres Asperger (je me permets l'utilisation de l'appelation parce qu'ils ont été diagnostiqués plus petits et donc, selon les anciennes conventions) que je connais, dont je parlais plus haut, sont dans les "clichés" de l'autiste qui fait des études d'informatique (même si eux, c'est vraiment juste parce que c'est leur intérêt spécifique, sans qu'ils excellent non plus dans le domaine pour autant mais ils s'en sortent) et passe son temps à défaire et refaire ses rubik's cubes. Bon, malheureusement de mon côté aussi, c'est la même chose au vu de mes intérêts spécifiques et aussi parce que s'amuser à apprendre des décimales de constantes mathématiques, j'ai appris tardivement que c'était une chose "fréquente" et cliché dans l'autisme.

J'avais justement vu que certains parlaient du fait que le cerveau autiste avait tendance à avoir un mode de pensée informatique, d'où le fait que certains étaient performants dans ce domaine et pourtant, il se trouve que ce n'est pas du tout le cas de tout le monde.

De même, si je prends l'exemple de la résolution de casses-têtes et rubik's cubes qui reste pas mal dans le cliché aussi, une personne avec des soucis de coordination et qui ne peut pas visualiser les mouvements ne serait pas performante du tout là-dedans, bien qu'elle soit autiste. De même pour le fait de s'amuser à mémoriser certains éléments, la mémoire n'est pas systématiquement un atout chez tout le monde etc.

D'où le fait que je trouve ça plus que correct d'employer le mot "cliché" parce que ce n'est pas forcément une réalité.
Jolteon a écrit :
dimanche 22 août 2021 à 13:31
Par exemple je lui explique que mes aménagements ne sont pas respectés, que le cursus n'est pas du tout adapté par rapport à mes difficultés, beaucoup trop de travaux écrits type dissertations ou dossiers etc... elle me dit qu'en informatique c'est beaucoup plus adapté à la façon de penser des personnes autistes, et qu'ils ont l'habitude d'avoir des étudiants autistes dont c'est bien aménagé pour eux. (Ça a l'air presque "trop beau pour être vrai").
Pour être passée par le domaine, en fait le truc c'est qu'à part dans le cadre de matières théoriques dans le tronc commun d'une formation avec une majorité d'informatique, les 3/4 du temps, tu es face à un écran.

Donc en terme d'aménagements, papier/crayon, c'est quasiment plus nécessaire et l'élément principal dans le cadre de tes études, c'est ton PC.

Mais c'est juste le fait que le domaine ne nécessite pas énormément de matériel qui le rend adapté en fait. Après pour ce qui est du fait que le domaine en lui-même soit adapté à la façon de penser, ça rejoint ce que j'ai dit plus haut.

Et puis en réalité, étudier l'informatique, ça dépend énormément des établissements aussi !

L'informatique, initialement, c'est une discipline qui peut en fait, s'apprendre "tout seul", par soi-même. C'est peut-être en ce sens là aussi que ça peut correspondre, dans le sens où t'as pas forcément de "cadre spécifique" à respecter et qui pourrait ne pas convenir à ton rythme de travail ou autre.

Et c'est là que ça dépend des établissements dans lesquels tu étudies.

Le premier établissement où j'ai étudié avant ma réorientation, au-delà d'être élitiste et de se vanter comme un des meilleurs de France dans ce secteur, ils avaient des conventions dans l'apprentissage de certaines disciplines informatiques, qui n'étaient absolument pas obligatoires en elles-mêmes, où la notation et l'évaluation étaient influencées directement par les conventions, donc littéralement, une façon de faire, imposée par l'établissement.

En mode "marque de fabrique" et si on ne s'y pliait pas, fallait pas aller pleurer si on avait pas les points.

Après, il existe des établissements, notamment de grosses écoles d'informatique en France, qui privilégient d'autres types de pédagogie.

En fait, l'avantage de l'informatique, c'est vraiment le fait que ce soit une discipline qui reste accessible à tout le monde grâce à Internet et l'infinité de ressources qu'il propose.

Selon moi, de manière globale, ça reste un gros stéréotype. Ce n'est pas parce qu'il y a des autistes pour qui ça fonctionne que ça doit en être une généralité, d'où le terme de "cliché". :innocent:
Jolteon a écrit :
dimanche 22 août 2021 à 13:31
Spoiler : 
Je suis compétente dans les domaines qui m'intéressent et que je travaille par rapport à des personnes qui ne s'y intéressent pas et n'y connaissent rien. Par rapport à ceux qui s'y intéressent ça va me demander plus de temps, d'efforts et de travail.
Spoiler : 
En terme d'attitude, je me suis en partie toujours démarquée dans le cadre des études ou de la scolarité, au-delà du fait de juste réussir, par le fait que je portais justement un certain intérêt à ce que j'étudiais en comparaison à d'autres gens qui ne s'intéressaient pas à ce qu'ils faisaient. C'est un peu le même délire aussi d'être le seul bon élément dans une promo ou une classe de personnes qui se comportent comme des animaux. Forcément, on se démarque. A chaque réunion parents-profs au lycée, mes profs disaient toujours "Si je pouvais en avoir 30 comme elle, ce serait top".
Comme ça a été cité précédemment aussi, rester dans le cliché de la personne autiste qui a une très grande logique, sera forcément bonne en mathématiques ou en informatique, en fin de compte, ça revient au cliché du "Autiste Asperger = Génie".

Or, il me semble que c'est aussi ce genre de clichés, qu'on essaie d'éviter dans l'autisme.

A mon sens, dire qu'une personne autiste va forcément se sentir mieux dans l'informatique, ça revient exactement à dire que toute personne autiste est génie dans ce domaine.

J'ai connu des autistes complètement réfractaires au numérique où il n'est même pas question de toucher à un ordinateur.

Ça ne reste que mon avis mais je pense qu'il faut plutôt le prendre par l'autre bout : Il existe des exceptions de personnes très douées dans le domaine de l'informatique qui ont contribué à la généralisation de ce cliché.

Être excellent de base dans ce domaine, être reconnu pour ça et en faire son métier, c'est différent de devoir aller vers ce domaine parce que des gens ont excellé dedans et donc, que ça va forcément être mieux ou plus adapté. La différence se fait dans la facilité/difficulté et de l'intérêt et de la passion qu'on porte au domaine en question.

Et quant au fait de dire que ce sont des caractéristiques spécifiques à l'autisme comme la vision en détail, l'hyperconcentration ou le besoin d'avoir de l'ordre dans les informations ou la mémoire incroyable qui font qu'une personne autiste arrivera dans un domaine adapté dans le milieu de l'informatique, ça peut remettre en question le fait que chaque personne autiste soit différente et on sort complètement du cadre de 1 personne = 1 autisme.

A mon sens, ce cliché fait juste l'objet d'une sorte de mélange de désinformation, et de mix entre l'autisme, le HQI et d'exemples qui font l'objet d'exceptions et ça remet encore une fois, en question certaines définitions de l'autisme, je trouve.

Certainement encore une fois, à cause des Américains... Parce que oui, j'ai failli oublier ce détail, selon d'où l'on vient, ça va énormément varier.

C'est pas forcément bien exprimé mais je pense que c'est plus ou moins clair. Même si j'ai dévié un peu du sujet initial ! :mrgreen:
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Re: Conseils pour l'université

#206 Message par Controleur » mardi 24 août 2021 à 16:55

Fluxus a écrit :
mardi 17 août 2021 à 1:56
Jolteon a écrit :
mardi 17 août 2021 à 0:43
Je ne pense pas que ce soit "normal" de faire des études bac+5 en 5 ans quand on est autiste. Ça serait intéressant s'il y a des statistiques sur le sujet d'ailleurs? Mais beaucoup de personnes autistes n'iront jamais en études supérieures. Parmi celles qui rentrent en première année, tout le monde ne parviendra pas jusque bac+5. Et parmi celles qui réussissent à obtenir un diplôme bac+ 5, je pense que celles qui y parviennent en 5 ans sont très minoritaires (bien inférieur aux NT j'imagine).
Spoiler : 
Pour ma part j'en suis à bien plus que 5 ans d'études supérieures et je n'ai toujours pas de bac+5.
Oui c'est vrai. Concernant les autres TSA que j'ai pu avoir dans mon entourage, j'en ai connu 2 pour qui ça s'est passé plus ou moins sans accrocs (amis rencontrés au lycée), les 2 dans le secteur de l'informatique : L'un s'est arrêté à bac+3 après une L3, l'autre a continué en Master jusqu'à bac+5.

Ensuite, j'ai une connaissance qui lui, s'est arrêté à bac+2 me semble, après un BTS.

Et pour certains d'entre eux, ce sont des gens, à qui dès la petite enfance, on a dit aux parents qu'ils ne sauraient ni lire, ni écrire, ni compter, que l'accès à la scolarité serait impossible et ce sont les parents qui ont endossé le rôle de professeur.

Et une fois lancés, c'était parti. Ça existe bel et bien mais je pense qu'effectivement, ça ne garantit pas la poursuite ou la réussite dans le supérieur et que comme tu l'as dit, ça doit être quand même une minorité ces personnes là.

Puis à prendre en compte aussi le fait que c'est pas facile de trouver la bonne orientation du premier coup.

Je ne sais pas si le fait de faire des études très reliées à son intérêt restreint joue. Je pense que ça dépend aussi du type d'études d'un autre côté mais je ne peux pas en avoir la certitude.

Je remarque juste, sans généraliser bien-entendu, que ceux qui sont très passionnés par leur domaine d'étude ont tendance à s'en sortir sans trop de soucis et souvent, peuvent se servir de certains de leurs pics d'habiletés pour leur faciliter la tâche.

Parmi ceux qui réussissent aussi en faisant de longues études sans trop de soucis, on peut aussi citer ceux qui passent par les classes prépas.
Arrivé au bout de sa prépa, à la fin des 2 ans, quoi qu'on fasse, on a systématiquement une ouverture sur une grande école (dans le cas des CPGE) après les concours et à part le cliché du "petit génie" qui s'en sort super bien, on a aucune info sur ça. Je me demande comment certains supportent le cadre, la pression, le travail intensif, acharné etc. en tant qu'autistes.

Étant hypermnésique, je sais que, même en étant moins passionnée ça c'est certain, j'aurai sans doutes été beaucoup plus performante dans des études qui demandent beaucoup d'apprentissage par coeur (encore faut-il s'intéresser un minimum à la discipline pour pouvoir retenir quelque chose) mais ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Mais bon, encore une fois, y a cette question qui revient de privilégier l'épanouissement personnel et le plaisir à la capacité.

Perso ce qui me fout le seum, comme on dit, c'est qu'il y ait des règlements d'études qui imposent un seuil pour finir sa formation (5 ans pour une Licence dans mon cas) et je trouve ça dommage que pour le moment, on ait pas moyen d'agir dessus.

En tout cas, je ne compte pas me gêner maintenant que j'ai le diagnostic, pour essayer d'agir sur cet aspect là du règlement si j'en venais à me retrouver dans une situation où on me refuse l'accès à l'année suivante ou le redoublement une nouvelle fois (même si on va faire en sorte que ça n'arrive pas).

Je finirai ma Licence coûte que coûte...

Et bien-entendu, encore une fois, les gens n'y connaissent rien pour la plupart, à moins d'être spécialisé dans les TSA ou de vivre avec (en étant TSA ou ayant des TSA dans son entourage) mais je garderai toujours cette petite frustration d'avoir vu énormément d'enseignants croire en moi ou me dire que quoi que je ferai plus tard, je m'en sortirai dans ma vie...

Je trouve ça beau qu'on croit en moi, qu'on puisse penser que je vais pouvoir m'en sortir mais je suis tombée de bien haut en arrivant dans le sup' y a quelques années...

Au C.R.A. aussi, à la restitution des résultats et du compte-rendu des bilans, ils m'ont dit qu'ils ne se faisaient pas de souci pour moi pour la suite et qu'ils étaient très optimistes (sûrement au vu de mon parcours où il en ressort énormément de sur-compensation, de persévérance et de rage de réussir)... Mais bon, ça veut pas dire qu'ils me lâchent dans la nature non plus... Mais je veux plus qu'on me fasse de fausses joies de la sorte.

Puis y a aussi ce côté auto-sabotage où dès que je sens que je suis pas loin de la réussite, j'y renonce, presque l'impression de faire exprès de me rater mais contre ma volonté...
Comment le système prépa a été supporté?

Et bien je vais te le dire c'est une claque par rapport à ce que tu connais au lycée même étant un bourreau de travail. Tu rajoutes à celà le fait que dans ta promotion t'a 2/3 d'étudiants de médecine qui ont de tels méthodes de travail que ça ne leur pose aucun problème d'avoir un bon niveau en deux mois, quand toi petit bachelier avec ton bac STG CFE tu bûche pour rattraper ton niveau d'anglais des affaires , tu bûche l'économie et l'introduction au droit et aussi le système d'informations et de gestion ou tu coules. Et mi octobre du premier semestre tu te prends une putain de baffe ou même en ayant beaucoup donné pour essayer d'avoir une vie social, la majeur partie de la promo ne veux pas en tenir compte et te renvoit tout le temps en miroir ton inadaptation. Alors le temps que t'es censé passer sur des matières tu dois aussi le passer pour savoir d'ou ça vient et creuser les pistes: autisme , haut potentiel via le bouquin de jeane-siaud fachin . Tu tombes sur une bande-annonce de ben x après avoir eut un bad moment ou tu explose dans le bureau de l'infirmière ou t'es à deux doigts d'aller aux urgences psychatriques.

Diagnostic posé, le gap se rattrape. La deuxième année en DCG c'est la plus dure parce que les matières enseignés sont techniques et que t'a presque pas le temps de faire autre chose que de bosser sauf pour un footing au rythme de trois à quatres par semaine. et puis au final tu valides les examens haut la main pour renpiler en troisième année pour du droit social, du management, du contrôle de gestion et ton rapport de stage sur tes huits semaines en cabinet comptable.

Diplôme validé mais tu te rend pas compte que pour la suite en master c'est plus chaud et surtout vu que t'es censé le faire en alternance, y'a une pression qui s'abat parce que 2/3 de ta promo as trouvé un contrat et te fait savoir nerveusement que vu que t'a pas de contrat pro ca sert un peu même beaucoup à rien de discuter avec eux. L'année passe et les examens sont ric-rac. Après pour l'alternance sa se passe bien même si pas de cdi ensuite à la clé.

Soirée de clôture avec ta promo ou beaucoup parlent mariage, achat d'appartement quand toi tu te demandes comment tu va faire pour trouver quelque chose. Stage à l'autre bout de la france pendant six mois ou enfin tu peux souffler et ne plus entendre parler de tes matières parce que tu réalise que même si tu bosse pour les examens, un dscg en poche, ca fera jolie sur le cv mais dans le domaine de la comptabilité c'est pas le bac+5 qui convaincra un responsable financier de t'embaucher toi au lieu de quelqu'un moins diplômé que toi mais qui a plus d'expérience. Et toute façon tu te rend compte qu'en fait le microcosme comptable n'a jamais fait grand chose pour te faciliter ta vie, tout a été fait pour ne pas te faciliter la vie mais te la barrer .

Je me suis arrété donc à bac+4 au final en étant pas vraiment dans les clichés qu'on véhiculait de l'autisme et surtout j'ai finis par me faire à l'idée que fallait d'abord rentrer dans certaines cases pour être payé et avoir un CDI d'ou ensuite pourquoi j'ai passé le concours de contrôleur des finances publiques et que je l'ai réussi. Et dans ma promotion à l'école nationale des finances publiques, quelque part ca m'as rassuré de voir d'autres de mon âge qui sont partit du microcosme pour aller travailler dans le public.

Je constate que les années passent et le cursus de l'expertise comptable n'as rien fait a destination des étudiants autistes. C'est pas comme le ministère des armées qui as osé prendre un peu de ce que faisait tsahal pour recruter des autistes dans son armée.

J'ai vu aussi des témoignages de gens très brillants passés par ce cursus dont l'un a du faire carrière au luxembourg pour ensuite repasser dans une formation de cadre médical, il bossait dans un big four (deloitte je crois) . Un autre avait obtenu je crois son DSCG, je sais même pas si il est allé jusqu'au diplôme d'expert comptable ( aux dernières nouvelles il était en alternance dans une association....)

Je connais mais en raison du secret défense je ne veux pas laisser de quoi les trahir, des autistes ont réussi sans le dire officiellement à devenir policiers. Je ne parle que des gardiens de la paix, ca m'étonnerait qui y'en ai côté sous -officiers voir même jusqu'à commissaire de police
Diagnostique autiste par le CRA en mars 2009

Si vi pacem, para bellum

Traduction Latine: Si tu veux la paix, prépare la guerre

Contrôleur des finances publiques 2ème classe en trésorerie municipale.

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Jolteon
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Re: Conseils pour l'université

#207 Message par Jolteon » dimanche 29 août 2021 à 12:32

Je me demande s'il y a ici des étudiants qui ont déjà testé de faire des devoirs écrits grâce à un logiciel de dictée vocale? Et qui seraient d'accord pour partager leur expérience?

Je suis dans un cursus où il y a beaucoup d'écrits (mémoire, dissertations et dossiers divers...) et c'est vraiment l'enfer pour moi. Mon orthographe, ma grammaire sont plutôt bonnes mais l'écrit me demande beaucoup d'efforts et je suis très lente.

Je me demande si ça pourrait m'aider. Existe t'il des logiciel gratuits ou des versions d'essai pour tester?
Diagnostiquée TSA.

Cardamome
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Re: Conseils pour l'université

#208 Message par Cardamome » dimanche 29 août 2021 à 18:40

Mon fils ne s'est pas emparé du logiciel de reconnaissance vocale, en partie à cause de l'ordi très peu réactif et fiable dont il est doté...

En revanche, nous utilisons dès que possible, la fonction du clavier du téléphone portable qui permet de dicter ce qui ensuite, s'écrit.
Il suffit de passer par une appli type bloc note par exemple ou de traitement de texte.

Ça peut être une première approche pour voir si ça t'aide ou pas.
Mon fils devait écrire une lettre assez longue. Nous étions passés par cette fonction puis copie de l'appli bloc note sur Word. Et impression.
Il s était ainsi affranchi de la fatigue de sa dysgraphie et avait pu se consacrer au fond même de la lettre.

Il y a quelques mots à rectifier, ça ne saurait remplacer un logiciel comme Dragon, mais c'est gratuit. Ça peut permettre de tester.
maman d'un ado diagnostiqué avec TSA.

"Caminante, no hay camino, se hace camino al andar."
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Re: Conseils pour l'université

#209 Message par Curiouser » mercredi 6 octobre 2021 à 13:26

Je le mets également ici :

Aspie-friendly organise depuis avril 2021 des café Asperger en ligne (sur Zoom) dédié aux étudiants autistes, chaque vendredi, de 17h30 à 19h.

Pour plus d'infos : sujet dédié dans la partie "Actualités".
Diagnostiquée TSA en janvier 2021.
Conjoint diagnostiqué TSA en octobre 2020.

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Re: Conseils pour l'université

#210 Message par Fluxus » vendredi 8 octobre 2021 à 14:57

Bon... Grosse période des premiers exams qui approche (je suis sur un système de contrôles continus + partiels en session d'exams)... Je suis beaucoup trop bien partie pour commencer à glandouiller malgré le fait que j'ai pas eu besoin de bosser pour le moment pour réussir à suivre. Je ne me sens pas noyée, sauf dans une UE où j'ai fait une impasse récemment et où je l'ai allègrement regretté ensuite mais ça va se régler tout de suite...

Bref, j'ai pas de stratégie d'organisation pour commencer à bosser, j'ai quand même une certaine pression cette année, donc voilà... :crazy:

Je ne sais pas quoi faire. A part foncer dans le boulot sans me poser de questions.

Aussi, "nouveau" concept qui commence à se développer dans les univ, du moins dans ma fac, ça se fait depuis l'an dernier : On a la possibilité de signer un contrat pédagogique de réussite avec l'Université. Il me semble que le concept a commencé à se développer via l'Université de Grenoble-Alpes puis ça s'est répandu ensuite dans d'autres établissements.

En gros, de ce que j'en ai compris et pour l'avoir rempli pour la deuxième année consécutive (bien que l'an dernier, au final, j'ai pas signé en retour puisque j'étais partie en année blanche), ça sert uniquement à avoir un suivi "individualisé" comme ils disent, dans le cadre d'un diplôme de 1er cycle. On demande simplement d'y renseigner le projet de formation, les aménagements qu'on a si on a des besoins spécifiques (type compensation de handicap) et si l'établissement ou la filière en question, propose d'autres aménagements supplémentaires permettant d'apporter des aides supplémentaires (dans le cadre de ma filière, visiblement, rien n'est proposé chez nous), ils peuvent être mis en place.

Bref, de mon côté du coup, je ne sais pas si ça va vraiment me servir, ni si je bénéficierai de plus de suivi que les autres étudiants n'ayant pas ce contrat mais voilà...

Si je cite les infos que j'ai trouvé :
L’objectif de ce contrat est:
De rendre plus lisibles les accompagnements individualisés qui pourront vous être proposés tout au long de votre parcours de licence.
De vous rendre acteur de la construction de votre projet de formation
TSA sans déficience intellectuelle et sans altération du langage avec trouble anxio-dépressif associé - C.R.A. (2021)

Dyspraxique : Trouble développemental de la coordination + trouble neurovisuel (2020)

HPI (2018)

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