La solitude chez les autistes
La solitude chez les autistes
Alors voilà,
Je suis TSA (asperger) et assez souvent je vais me faire hospitaliser et je participe à une association soignant, soignés tenue par mon psychiatre libéral et deux autres psychiatre.
On a des activités, lundi cuisine, jardin et cuisine, on mange ensemble et ensuite jeux de société.
Mardi c'était le journal l'après midi. Mais ça va s'arrêter car la psychiatre qui s'occupait de ça va partir en retraite.
Mercredi matin il y a pâtisserie et après midi la cafétéria où on discute avec tous les psychiatres de l'association.
Jeudi matin visite de la ville.
Vendredi promenade, jeux et philo.
La solitude me pèse beaucoup car j'ai été diagnostiquée tard je n'ai pas fait ma vie j'ai décroché très vite de l'école parce que j'étais harcelée et j'ai passé un titre d'agent de restauration en 2016 mais je ne travaille pas et la solitude est pesante. Le soir surtout et le matin.
Ressentez vous cette solitude ? Avez-vous des choses qui vous aide, des routines par exemple ?
Je suis TSA (asperger) et assez souvent je vais me faire hospitaliser et je participe à une association soignant, soignés tenue par mon psychiatre libéral et deux autres psychiatre.
On a des activités, lundi cuisine, jardin et cuisine, on mange ensemble et ensuite jeux de société.
Mardi c'était le journal l'après midi. Mais ça va s'arrêter car la psychiatre qui s'occupait de ça va partir en retraite.
Mercredi matin il y a pâtisserie et après midi la cafétéria où on discute avec tous les psychiatres de l'association.
Jeudi matin visite de la ville.
Vendredi promenade, jeux et philo.
La solitude me pèse beaucoup car j'ai été diagnostiquée tard je n'ai pas fait ma vie j'ai décroché très vite de l'école parce que j'étais harcelée et j'ai passé un titre d'agent de restauration en 2016 mais je ne travaille pas et la solitude est pesante. Le soir surtout et le matin.
Ressentez vous cette solitude ? Avez-vous des choses qui vous aide, des routines par exemple ?
TSA type Asperger
Diagnostiquée au CRA de Tours
Diagnostiquée au CRA de Tours
Re: La solitude chez les autistes
Pour ma part, je ressens aussi souvent de la solitude. Je ne trouve personne dans mon entourage pour parler de ce que je ressens ou de ce qui m’intéresse. Le small talk m’insupporte au plus haut point. Depuis plusieurs années, je consomme des podcasts avec frénésie, principalement sur certains thèmes tels que la géopolitique, la paléoanthropologie ou les vieux films de science-fiction . Je trouve cela très stimulant et beaucoup plus intéressant que des discussions superficielles avec mes voisins ou mes collègues.
TSA diagnostiqué en 2025
- ikh
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Re: La solitude chez les autistes
Je ne souffre pas d'autisme. J'en ai.
Je souffre des gens, de ne pas les comprendre. Nul besoin d'autisme pour cela. Même si ça aide, faut reconnaître.
Je ne souffre pas de solitude non plus.
J'ai la chance (ou pas) d'avoir un boulot et les interactions avec les collègues suffisent à ne pas me sentir esseulé.
Les autres jours, les quelques phrases types échangées avec mes habituelles commerçantes me suffisent.
Certaines semaines, c'est même trop.
Ces derniers temps, je passe des heures au calme chez moi, dans dans le silence, à mater du contenu humoristique (pour le régurgiter ici).
Sinon, j'ai toujours de quoi m'occuper. Seul. Sans dépendre de personne (pour le moment encore, un luxe).
Je souffre des gens, de ne pas les comprendre. Nul besoin d'autisme pour cela. Même si ça aide, faut reconnaître.
Je ne souffre pas de solitude non plus.
J'ai la chance (ou pas) d'avoir un boulot et les interactions avec les collègues suffisent à ne pas me sentir esseulé.
Les autres jours, les quelques phrases types échangées avec mes habituelles commerçantes me suffisent.
Certaines semaines, c'est même trop.
Ces derniers temps, je passe des heures au calme chez moi, dans dans le silence, à mater du contenu humoristique (pour le régurgiter ici).
Sinon, j'ai toujours de quoi m'occuper. Seul. Sans dépendre de personne (pour le moment encore, un luxe).
Cogito, ergo seum(1).
TSA niveau 1 (ex-Asperger) avec contexte HPI (hétérogène).
TSA niveau 1 (ex-Asperger) avec contexte HPI (hétérogène).
- lulamae
- Intarissable
- Messages : 5996
- Enregistré le : dimanche 25 février 2018 à 15:10
- Localisation : Nantes et environs (44)
Re: La solitude chez les autistes
Comme ikh, je travaille, donc je me contente largement des interactions avec mes collègues ; je sacrifierais même volontiers le temps de pause, mais elles le prennent mal, alors j'y vais et le m'éclipse quand on ne pense plus à moi.
J'ai aussi de rares échanges avec des voisins, ou de rares passages auprès de commerçants quand je fais les courses. J'aime bien quand c'est un voisin ou voisine qui a aussi un chien ou une chienne, ce sont les voisins que je connais un peu plus (ça dépasse un peu le bonjour bonsoir de rigueur).
Il est vrai que j'ai été mariée 18 ans, j'ai eu mes filles, qui sont jeunes adultes et étudiantes maintenant. Je passe donc l'essentiel de mon temps seule, sauf les WE, où je vois souvent ma fille aînée qui est à Nantes. Je vais aussi environ une fois tous les deux mois voir ma mère, qui habite à 2h de chez moi en voiture. Je vis avec ma chienne, elle ne parle pas, ça me repose, car je suis très fatiguée après une journée de travail. Il vaut mieux que je ne sois pas sollicitée dans ces moments.
J'ai mes routines à la maison, je ne sens pas la solitude, mais toutefois j'ai 4 proches que je peux appeler de temps en temps : mes filles, ma mère et mon frère. Quand je devais gérer mes journées de travail et la vie de famille (avec un conjoint), avec le recul je constate que je vivais en permanence dans une forme de sidération, alors qu'aujourd'hui je ressens la fatigue, mais je me sens aussi davantage maîtresse de mon esprit (ou cerveau).
J'ai aussi de rares échanges avec des voisins, ou de rares passages auprès de commerçants quand je fais les courses. J'aime bien quand c'est un voisin ou voisine qui a aussi un chien ou une chienne, ce sont les voisins que je connais un peu plus (ça dépasse un peu le bonjour bonsoir de rigueur).
Il est vrai que j'ai été mariée 18 ans, j'ai eu mes filles, qui sont jeunes adultes et étudiantes maintenant. Je passe donc l'essentiel de mon temps seule, sauf les WE, où je vois souvent ma fille aînée qui est à Nantes. Je vais aussi environ une fois tous les deux mois voir ma mère, qui habite à 2h de chez moi en voiture. Je vis avec ma chienne, elle ne parle pas, ça me repose, car je suis très fatiguée après une journée de travail. Il vaut mieux que je ne sois pas sollicitée dans ces moments.
J'ai mes routines à la maison, je ne sens pas la solitude, mais toutefois j'ai 4 proches que je peux appeler de temps en temps : mes filles, ma mère et mon frère. Quand je devais gérer mes journées de travail et la vie de famille (avec un conjoint), avec le recul je constate que je vivais en permanence dans une forme de sidération, alors qu'aujourd'hui je ressens la fatigue, mais je me sens aussi davantage maîtresse de mon esprit (ou cerveau).
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.
Re: La solitude chez les autistes
Je suis seul même si je suis entouré par une très grande famille. Très souvent (quotidiennement même) ma solitude me pèse et encore plus souvent je veux rester seul. Mais j'ai tendance agacer mes proches qui semblent préférer me voir 1 fois par mois. J'ai l'impression d'être gardé à tout de rôle par des proches qui sont contraints de "s'occuper de moi". Même si je pars en WE chez des proches, je ressens être un fardeau. Avec solitude+sentiment d'être un fardeau, c'est un cocktail explosif.
Lorsque je vais voir un proche il a 2 gros IR. je dis IR car c'est des interets classiques mais il en a fait une grande importance avec régularité, je ne sais pas si il a un TSA mais il a un trouble selon moi. Il m'en parle a chaque fois plusieurs fois. Par contre lorsque je parle du mien, il me dit que cela ne l'intéresse pas. Cela amplifie mon sentiment de solitude.
Mais je ne me fais pas d'illusions que je finirai seul cloîtré chez moi plus tard.
Et on découvrira que je suis mort quelques mois apres mon décès.
Je suis réaliste car j'ai étudié ma situation future.
Donc tout ce que je peux faire, c'est garder l'esprit occupé pour oublier ma solitude. Les autres solutions que l'on m'a proposé ne marchent pas pour moi car cela ne prend pas assez en compte ma santé.
Lorsque je vais voir un proche il a 2 gros IR. je dis IR car c'est des interets classiques mais il en a fait une grande importance avec régularité, je ne sais pas si il a un TSA mais il a un trouble selon moi. Il m'en parle a chaque fois plusieurs fois. Par contre lorsque je parle du mien, il me dit que cela ne l'intéresse pas. Cela amplifie mon sentiment de solitude.
Mais je ne me fais pas d'illusions que je finirai seul cloîtré chez moi plus tard.
Et on découvrira que je suis mort quelques mois apres mon décès.
Je suis réaliste car j'ai étudié ma situation future.
Donc tout ce que je peux faire, c'est garder l'esprit occupé pour oublier ma solitude. Les autres solutions que l'on m'a proposé ne marchent pas pour moi car cela ne prend pas assez en compte ma santé.
Ayant une maladie et des soucis en plus, on m'a pré-diagnostiqué Asperger et j'ai eu une confirmation assez incertaine depuis. Résultat, je continue de douter.
Re: La solitude chez les autistes
J'ai un enfant de 8 ans et une compagne avec laquelle on se sépare. Je n'avais de toute façon plus l'énergie pour donner le change.
Pour info je suis prof de mathématiques. Mon boulot me plaît énormément. J'ai introduit depuis quelques mois les jeux de logique de la marque smart game et ça marche merveilleusement bien ! J'en fait même un intérêt spécifique. Je les utilise aussi avec les enfants des voisins. Cela me permet souvent de me soustraire des conversations informelles des adultes
.
Sinon il y a aussi les constructions de briques qui sont chouettes je trouve: lego (mais c'est cher) cada cobi...
Si d'autres personnes partagent ces intérêts et habitent autour de Grenoble, welcome!
Pour info je suis prof de mathématiques. Mon boulot me plaît énormément. J'ai introduit depuis quelques mois les jeux de logique de la marque smart game et ça marche merveilleusement bien ! J'en fait même un intérêt spécifique. Je les utilise aussi avec les enfants des voisins. Cela me permet souvent de me soustraire des conversations informelles des adultes
Sinon il y a aussi les constructions de briques qui sont chouettes je trouve: lego (mais c'est cher) cada cobi...
Si d'autres personnes partagent ces intérêts et habitent autour de Grenoble, welcome!
Pré diagnostic TSA et TDAH par une neuropsychologue.
Diagnostic psychiatre octobre 2024.
Diagnostic psychiatre octobre 2024.
Re: La solitude chez les autistes
Modération (Lilas) :
Rappel : la section "Espace TSA", comme son sous-titre le précise, est dédiée aux témoignages des personnes diagnostiquées (voir les détails ici et la synthèse là).
Rappel : la section "Espace TSA", comme son sous-titre le précise, est dédiée aux témoignages des personnes diagnostiquées (voir les détails ici et la synthèse là).
Lilas - TSA (Diagnostiquée en 2015 par un Centre Expert)
Mes romans à découvrir : Et mon blog d'auteure : https://lilasnoir.over-blog.com/
Mes romans à découvrir : Et mon blog d'auteure : https://lilasnoir.over-blog.com/
Re: La solitude chez les autistes
Bonjour, personnellement la solitude me pèse énormément oui, mais surtout aux niveau de relations amoureuses. Avoir des ralation amicales ne m’intéresse plus vraiment car j’ai eu trop de mauvaise expérience. Et à part encaisser je n’ai pas vraiment trouvé de solution désolé.
Diagnostiqué TSA par un CRA
- freeshost
- Intarissable
- Messages : 38875
- Enregistré le : lundi 15 juillet 2013 à 15:09
- Localisation : CH
Re: La solitude chez les autistes
Je n'en souffre pas trop. Au contraire, j'ai plutôt tendance à apprécier les avantages de la discrétion. Je n'ai pas besoin d'une grosse dose d'interactions sociales - à chaque personne ses propres besoins (en quantités propres, en qualités propres, en contextes propres, etc.).
La vie en solo me va bien - pas de colocataire de quelque espèce que ce soit (hormis de temps à autres des araignées, plus rarement une punaise qui traîne).
J'ai voyagé la plupart du temps seul. Je peux aller à mon propre rythme, vite quand je veux aller vite, lentement quand je veux aller lentement.
Oui, je suis un adepte du nivellement individuel, du cas-par-cas-ïsme même si ça peut être plus coûteux cognitivement (et financièrement) par certains côtés.
Les personnes que je rencontre le plus ? Ma sœur et sa bergère australienne que je promène. Des personnes autistes en Suisse pour des rencontres touristiques sans se prendre la tête.
Je suis bien assez occupé avec les élèves (cours d'appui privés à domicile) et mes intérêts spécifiques (sciences sociales, droits humains, voyage voyage, langues, logiciels libres et vie privée, etc.).
(Je fais partie des personnes téléchargeuses de pdf et acheteuses de livres.
[Mais le budget argent tout comme le budget espace dans l'appartement sont limités.
])
La vie en solo me va bien - pas de colocataire de quelque espèce que ce soit (hormis de temps à autres des araignées, plus rarement une punaise qui traîne).
Oui, je suis un adepte du nivellement individuel, du cas-par-cas-ïsme même si ça peut être plus coûteux cognitivement (et financièrement) par certains côtés.
Les personnes que je rencontre le plus ? Ma sœur et sa bergère australienne que je promène. Des personnes autistes en Suisse pour des rencontres touristiques sans se prendre la tête.
Je suis bien assez occupé avec les élèves (cours d'appui privés à domicile) et mes intérêts spécifiques (sciences sociales, droits humains, voyage voyage, langues, logiciels libres et vie privée, etc.).
Pardon, humilité, humour, hasard, confiance, humanisme, partage, curiosité et diversité sont des gros piliers de la liberté et de la sérénité.
Diagnostiqué autiste en l'été 2014
Diagnostiqué autiste en l'été 2014
Re: La solitude chez les autistes
Je ne suis pas entièrement seule, car j'ai deux amis très proches, mon coloc, et un ami à distance rencontré par le biais de ce forum.
Je travaille aussi et vois donc des collègues toute la semaine.
Et pourtant, je souffre très souvent de solitude, principalement le week-end quand je me retrouve seule chez moi. J'ai beaucoup de mal à communiquer, même avec mes amis, ce qui me fait parfois me sentir très seule même en compagnie de quelqu'un.
Je travaille aussi et vois donc des collègues toute la semaine.
Et pourtant, je souffre très souvent de solitude, principalement le week-end quand je me retrouve seule chez moi. J'ai beaucoup de mal à communiquer, même avec mes amis, ce qui me fait parfois me sentir très seule même en compagnie de quelqu'un.
Lilas - TSA (Diagnostiquée en 2015 par un Centre Expert)
Mes romans à découvrir : Et mon blog d'auteure : https://lilasnoir.over-blog.com/
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-
painperdu
- Familier
- Messages : 133
- Enregistré le : lundi 10 février 2025 à 18:29
- Localisation : Alsace
Re: La solitude chez les autistes
Comme freehost, je ne souffre pas de la solitude, c'est plutôt un refuge, un endroit où je me sens en sécurité.
Pendant la quasi-totalité de ma vie, j'ai déployé des efforts inimaginables pour essayer de rentrer dans les clous de la société - travail, couple, amis.
Évidemment, j'ai enchaîné les accidents de vie et je me suis définitivement effondré avec mon 4ème burn-out, sur fond de COVID long.
Je n'ai eu mon diagnostic de TSA que 2 ans plus tard par un pur hasard et ça a expliqué bien des choses, mais trop tard.
Je me suis donc retrouvé seul par la force des choses, et tellement diminué qu'il m'est désormais impossible d'envisager de reprendre un travail ou de reformer un couple. C'est là que j'ai réalisé que j'ai le droit de rester seul, que ce n'est pas une tare, et que c'est pour moi une question de survie.
Je vois ma fille aînée et ma sœur quelques fois par an, j'ai des interactions sociales limitées dans le cadre d'un centre socio-culturel, c'est plus que suffisant !
Les relations avec les autres ont toujours été stressantes pour moi car je ne comprends pas comment ceux-ci fonctionnent et je me sens donc en insécurité avec eux. Du coup, je ne trouve pas de plaisir aux interactions sociales.
Si encore je tombais sur des gens avec un intérêt commun, je pourrais y trouver du plaisir, mais je me rends compte que le mot "intérêt", ou même "passion", revêt une intensité bien différente entre un neurotypique et un autiste.
Renoncer à la sexualité a été dur à avaler, mais repartir dans une relation amoureuse est tellement au dessus de mes forces que j'ai fini par me faire une raison.
Au final, j'ai accepté et j'assume pleinement ma solitude et je m'en trouve beaucoup mieux qu'avant.
Pendant la quasi-totalité de ma vie, j'ai déployé des efforts inimaginables pour essayer de rentrer dans les clous de la société - travail, couple, amis.
Évidemment, j'ai enchaîné les accidents de vie et je me suis définitivement effondré avec mon 4ème burn-out, sur fond de COVID long.
Je n'ai eu mon diagnostic de TSA que 2 ans plus tard par un pur hasard et ça a expliqué bien des choses, mais trop tard.
Je me suis donc retrouvé seul par la force des choses, et tellement diminué qu'il m'est désormais impossible d'envisager de reprendre un travail ou de reformer un couple. C'est là que j'ai réalisé que j'ai le droit de rester seul, que ce n'est pas une tare, et que c'est pour moi une question de survie.
Je vois ma fille aînée et ma sœur quelques fois par an, j'ai des interactions sociales limitées dans le cadre d'un centre socio-culturel, c'est plus que suffisant !
Les relations avec les autres ont toujours été stressantes pour moi car je ne comprends pas comment ceux-ci fonctionnent et je me sens donc en insécurité avec eux. Du coup, je ne trouve pas de plaisir aux interactions sociales.
Si encore je tombais sur des gens avec un intérêt commun, je pourrais y trouver du plaisir, mais je me rends compte que le mot "intérêt", ou même "passion", revêt une intensité bien différente entre un neurotypique et un autiste.
Renoncer à la sexualité a été dur à avaler, mais repartir dans une relation amoureuse est tellement au dessus de mes forces que j'ai fini par me faire une raison.
Au final, j'ai accepté et j'assume pleinement ma solitude et je m'en trouve beaucoup mieux qu'avant.
Diagnostiqué TSA en 2024
Re: La solitude chez les autistes
J'aime la solitude,je la chérie,pour moi c'est mon équilibre mental qui est en jeu si elle est menacée,
Je suis chanceuse parce que même avant mon diagnostic,je n'ai jamais eue besoin de compenser face à mon mari,du coup je ne suis pas fatiguée à la maison,je peut passer des heures et des heures sans parler,sans qu'on me le reproche,et mon manque de tact n'entameras jamais la positivité sans fond de mon mari,qui s'en fout royalement de la façon dont c'est dit,si c'est pertinent.
Quand j'ai lu la BD de Julie Dachez je me suis dit que j'avais bien de la chance,je sais que ça se passe pas toujours aussi bien entre NT et NAT, après c'est plus une question d'ouverture de la personne face a une personne au fonctionnement très différent du leur,qu'une question d'atypie,j'en suis fervente convaincue,
Sinon en dehors de mon mari j'ai beaucoup de mal à créer du liens avec les autres mais ça me manque pas du tout au contraire j'ai passé tellement de temps a essayer de ressembler a une personne NT, que je suis fatiguée d'essayer vainement donc ça fais des années que j'essaie plus.
Je me sens plus proche des animaux pas besoin de s'épuiser a passer les vitesses en boîte manuelle de son cerveau avec eux,pas de verbal,simple,et tellement agréable,
Je trouve les relations sociales trop abstraites et imprévisibles.ça me saoule plus qu'autre chose et je n'ai d'ailleurs pas beaucoup de patience à ce niveau.
En situation sociale je ne suis pas épanouie,j'ai l'impression de gâcher un moment de ma vie de la rater de passer à côté a faire quelques chose qui ne m'apporte rien et que je n'aime pas,de subir le moment,plutôt que de faire quelque chose dans mon coin lire sur les parfums,les animaux, lire tout court,tricoter,crocheter,soigner les animaux,qui m'apporte réel bien être et l'impression de vivre ma vie a fond à ma manière a moi,ça rejoint ce que je disais dans l'autre fil du coup.
Je suis chanceuse parce que même avant mon diagnostic,je n'ai jamais eue besoin de compenser face à mon mari,du coup je ne suis pas fatiguée à la maison,je peut passer des heures et des heures sans parler,sans qu'on me le reproche,et mon manque de tact n'entameras jamais la positivité sans fond de mon mari,qui s'en fout royalement de la façon dont c'est dit,si c'est pertinent.
Quand j'ai lu la BD de Julie Dachez je me suis dit que j'avais bien de la chance,je sais que ça se passe pas toujours aussi bien entre NT et NAT, après c'est plus une question d'ouverture de la personne face a une personne au fonctionnement très différent du leur,qu'une question d'atypie,j'en suis fervente convaincue,
Sinon en dehors de mon mari j'ai beaucoup de mal à créer du liens avec les autres mais ça me manque pas du tout au contraire j'ai passé tellement de temps a essayer de ressembler a une personne NT, que je suis fatiguée d'essayer vainement donc ça fais des années que j'essaie plus.
Je me sens plus proche des animaux pas besoin de s'épuiser a passer les vitesses en boîte manuelle de son cerveau avec eux,pas de verbal,simple,et tellement agréable,
Je trouve les relations sociales trop abstraites et imprévisibles.ça me saoule plus qu'autre chose et je n'ai d'ailleurs pas beaucoup de patience à ce niveau.
En situation sociale je ne suis pas épanouie,j'ai l'impression de gâcher un moment de ma vie de la rater de passer à côté a faire quelques chose qui ne m'apporte rien et que je n'aime pas,de subir le moment,plutôt que de faire quelque chose dans mon coin lire sur les parfums,les animaux, lire tout court,tricoter,crocheter,soigner les animaux,qui m'apporte réel bien être et l'impression de vivre ma vie a fond à ma manière a moi,ça rejoint ce que je disais dans l'autre fil du coup.
Diagnostic TSA avec suspicion de TDA associé,trouble anxio-dépressif de type épuisement.
Ma page perso fragrantica: https://www.fragrantica.fr/members/58816
Savoir,Vouloir,Oser,
Se taire.
Qui sait guérir sait maudire.
Ma page perso fragrantica: https://www.fragrantica.fr/members/58816
Savoir,Vouloir,Oser,
Se taire.
Qui sait guérir sait maudire.