Les grandes transitions de vie
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Les grandes transitions de vie
Hello, après quelques recherches sur le forum, j'ai vu que certains sujets existaient déjà sur les transitions mais pas dans le sens dans lequel je le voyais donc je propose d'ouvrir celui-ci. J'aimerais qu'on discute des grandes transitions qu'on peut être amenés à rencontrer dans la vie en tant que personne autiste... Et éventuellement qu'on puisse s'apporter des tips pour mieux les gérer...
J'entends par ces phases de grandes transitions de vie, la fin ou l'achèvement d'une longue période à laquelle on a pu mettre du temps à s'habituer, à trouver une sécurité et une zone de confort... Ou au contraire, le début d'une nouvelle période où il faut tout reconstruire. J'y inclus autant les périodes des actes du quotidien que les évènements un peu plus importants... Qu'ils soient joyeux ou plus tristes...
Donc ça peut être : La scolarité, les études, la prise d'indépendance, l'entrée dans la vie active, le travail, un déménagement, un départ en vacances, une fin de vacances, l'autonomie, les mariages, les séparations et ruptures, les naissances, les deuils... Enfin vraiment tout ce qui peut boulverser une période entière dans une vie et qui demande de reconstruire des habitudes, des rythmes, une zone de confort et la gestion émotionnelle qui va avec...
Vous l'aurez compris, au-delà de juste nos routines, nos rigidités ou les changements, je parle vraiment de choses encore plus profondes. Quelque chose qui amène vraiment une "reconstruction" d'un cadre de vie.
Voilà voilà, de mon côté, j'ai actuellement énormément de mal avec la transition entre la fin de mes études supérieures et la future entrée dans la vie active... Et j'aimerais aussi, au-delà de juste avoir ces discussions là avec les professionnels qui me suivent, avoir un vrai échange autour de tout ça avec d'autres personnes concernées.
J'entends par ces phases de grandes transitions de vie, la fin ou l'achèvement d'une longue période à laquelle on a pu mettre du temps à s'habituer, à trouver une sécurité et une zone de confort... Ou au contraire, le début d'une nouvelle période où il faut tout reconstruire. J'y inclus autant les périodes des actes du quotidien que les évènements un peu plus importants... Qu'ils soient joyeux ou plus tristes...
Donc ça peut être : La scolarité, les études, la prise d'indépendance, l'entrée dans la vie active, le travail, un déménagement, un départ en vacances, une fin de vacances, l'autonomie, les mariages, les séparations et ruptures, les naissances, les deuils... Enfin vraiment tout ce qui peut boulverser une période entière dans une vie et qui demande de reconstruire des habitudes, des rythmes, une zone de confort et la gestion émotionnelle qui va avec...
Vous l'aurez compris, au-delà de juste nos routines, nos rigidités ou les changements, je parle vraiment de choses encore plus profondes. Quelque chose qui amène vraiment une "reconstruction" d'un cadre de vie.
Voilà voilà, de mon côté, j'ai actuellement énormément de mal avec la transition entre la fin de mes études supérieures et la future entrée dans la vie active... Et j'aimerais aussi, au-delà de juste avoir ces discussions là avec les professionnels qui me suivent, avoir un vrai échange autour de tout ça avec d'autres personnes concernées.
TSA sans déficience intellectuelle et sans altération du langage + trouble anxiodépressif associé - CRA régional (2021)
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Re: Les grandes transitions de vie
Hello Fluxus, ce fil paraît une bonne idée !
De mon côté, j'ai l'impression que les choses se sont faites à la fois très tôt et très en douceur : il y a longtemps par exemple que je n'habite plus complètement chez mes parents, mais il n'y a que quelques mois que je n'y reviens plus toutes les semaines ou équivalents. Donc il y a une longue période d'entre-deux.
En revanche, en ce moment précisément, je suis en pleine recomposition concernant les vacances : comment ça s'organise, ce que c'est ou non pour moi, etc. Plus largement, cela signifie prendre en compte mes besoins. La transition actuelle de ma vie, c'est une prise de conscience du fait que je peux ne pas me faire du mal, voire me faire du bien. Pour les vacances, je vois par exemple que j'ai fait/me lance dans des projets que je n'aurais envisagés avant d'être orpheline de mère. Et que ces projets me font du bien. Mais d'un autre côté, je trouve profondément douloureux de constater que ce n'est que le décès qui me laisse l'espace de réaliser ces projets.
Je ne sais pas s'il y a des points particuliers dont tu as envie de causer !
De mon côté, j'ai l'impression que les choses se sont faites à la fois très tôt et très en douceur : il y a longtemps par exemple que je n'habite plus complètement chez mes parents, mais il n'y a que quelques mois que je n'y reviens plus toutes les semaines ou équivalents. Donc il y a une longue période d'entre-deux.
En revanche, en ce moment précisément, je suis en pleine recomposition concernant les vacances : comment ça s'organise, ce que c'est ou non pour moi, etc. Plus largement, cela signifie prendre en compte mes besoins. La transition actuelle de ma vie, c'est une prise de conscience du fait que je peux ne pas me faire du mal, voire me faire du bien. Pour les vacances, je vois par exemple que j'ai fait/me lance dans des projets que je n'aurais envisagés avant d'être orpheline de mère. Et que ces projets me font du bien. Mais d'un autre côté, je trouve profondément douloureux de constater que ce n'est que le décès qui me laisse l'espace de réaliser ces projets.
Je ne sais pas s'il y a des points particuliers dont tu as envie de causer !
TSA.
Je sens que je vous dis trop, mais trop a toujours été la mesure de mon monde intérieur. Marina Tsvetaïeva
Je sens que je vous dis trop, mais trop a toujours été la mesure de mon monde intérieur. Marina Tsvetaïeva
Re: Les grandes transitions de vie
Un peu comme Lapin, j'ai toujours fait des transitions très progressives.
Je n'en ai pas vécu beaucoup dans ma vie.
Je peux témoigner de la fin de mes études. Je me suis arrêtée à bac+4 parce que lors de cette dernière année j'ai totalement remis en cause mon choix d'orientation suite à un stage douloureux, et je ne supportais plus de cohabiter avec mes parents et voulais prendre mon indépendance au plus vite et donc travailler. A l'époque, j'étais en couple (avec celui qui est aujourd'hui mon coloc), et lui poursuivait ses études, comme la majeure partie de ma promo. Les premiers mois, avant que je ne trouve un travail, je me rendais sans arrêt à la fac pour les voir. J'étais totalement désorientée, et j'ai fait le projet de faire des missions d'intérim pendant un an puis de reprendre mes études là où je les avais laissées. Ca ne s'est pas passé comme ça car ma première mission d'intérim a débouché sur une proposition de CDI, que j'occupe toujours 25 ans après. Je suis incapable de changer de travail, même quand celui-ci se détériore à ne plus être vivable (je peux alors en venir à penser à des scénarios de suicide, plutôt que d'imaginer changer de travail).
Je garde pour des posts futurs les autres transitions évoquées.
Je n'en ai pas vécu beaucoup dans ma vie.
Je peux témoigner de la fin de mes études. Je me suis arrêtée à bac+4 parce que lors de cette dernière année j'ai totalement remis en cause mon choix d'orientation suite à un stage douloureux, et je ne supportais plus de cohabiter avec mes parents et voulais prendre mon indépendance au plus vite et donc travailler. A l'époque, j'étais en couple (avec celui qui est aujourd'hui mon coloc), et lui poursuivait ses études, comme la majeure partie de ma promo. Les premiers mois, avant que je ne trouve un travail, je me rendais sans arrêt à la fac pour les voir. J'étais totalement désorientée, et j'ai fait le projet de faire des missions d'intérim pendant un an puis de reprendre mes études là où je les avais laissées. Ca ne s'est pas passé comme ça car ma première mission d'intérim a débouché sur une proposition de CDI, que j'occupe toujours 25 ans après. Je suis incapable de changer de travail, même quand celui-ci se détériore à ne plus être vivable (je peux alors en venir à penser à des scénarios de suicide, plutôt que d'imaginer changer de travail).
Je garde pour des posts futurs les autres transitions évoquées.
Lilas - TSA (Diagnostiquée en 2015 par un Centre Expert)
Mes romans à découvrir : Et mon blog d'auteure : https://lilasnoir.over-blog.com/
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Re: Les grandes transitions de vie
Quand vous parlez de "transitions progressives", c'est parce que vous aviez la main dessus ? Parce que personnellement, j'ai l'impression que la plupart des transitions que j'ai pu vivre pour le moment, elles se sont en quelques sortes "imposées" à moi. Je peux plus ou moins maintenant décider du temps dont j'aurai besoin par rapport à mon état pour passer à l'étape suivante mais j'ai pas l'impression d'avoir la main sur le timing.
Genre par exemple, pour les études, ça faisait déjà un bon moment que j'anticipais en sachant que j'allais finir mes études supérieures et que je commençais à réfléchir à l'entrée dans la vie active, l'accès à l'emploi, un logement solo, mon permis de conduire qui est le saint Graal pour mon autonomie mais en pratique, je n'ai pas l'impression d'avoir complètement le choix sur ce que je vais faire... Je ne sais pas trop comment expliquer ça.
J'ai un ordre dans ma tête qui met d'abord la priorité sur le permis de conduire (essentiel car tous les postes où je compte postuler nécessitent un permis B -obligatoire-), puis ensuite la recherche d'emploi, éventuellement un nouveau logement pour me rapprocher de mon lieu de travail... Mais en terme de "timing", j'ai l'impression que je vais devoir faire ça rapidement.
Là, je sais que je suis dans une grosse phase de récupération avec énormément de fatigue accumulée, de stress et d'émotions en tout genre mais je suis pas certaine que simplement cet été sera suffisant pour m'en remettre. Initialement, j'avais prévu de faire une année sabbatique... Mais beaucoup de personnes me déconseillent de faire ça... J'avoue avoir un peu peur aussi, l'inactivité ne me correspond pas. Même si c'est ponctué de projets, j'ai trop peur de m'isoler et me retirer trop longtemps du système et de la vie sociale et que ça casse quelque chose ou me redemande trop de temps pour m'y intégrer de nouveau.
Puis je sens un peu la pression aussi quand on me parle de la vie active, de la paperasse administrative ou simplement quand je vois mes proches galérer avec les demandes de retraites, surtout quand le parcours a été "linéaire" et sans embuches... Alors avec des parcours atypiques...
Je pense qu'actuellement, ce que j'ai le plus de mal à vivre, c'est le retour au domicile familial à temps plein depuis que j'ai rendu mon logement étudiant... J'ai mis tellement de temps à me faire à ce lieu, à m'y adapter, j'y ai construit pas mal de choses pendant plusieurs annnées, c'est aussi avec lui que j'ai du tout réapprendre après ma grosse perte d'autonomie (Cf tous les évènements des 7 dernières années), c'était mon espace intime, loin de la maison où on vit à plusieurs générations les uns sur les autres... Et du jour au lendemain, c'est comme si je me retrouvais sans rien, sans espace personnel... Et en même temps, je ne me sens pas prête du tout à trouver autre chose ailleurs pour le moment et je sais que ça dépendra fortement de mon futur emploi.
Puis j'avoue avoir un peu peur de la vraie vie d'adulte aussi... Et quitter l'environnement de l'université, c'est pas simple non plus... Je crois que même si j'en avais marre des études et que j'avais hâte de finir, je pourrais encore y passer des années, juste pour assouvir ma soif d'apprendre.
Genre par exemple, pour les études, ça faisait déjà un bon moment que j'anticipais en sachant que j'allais finir mes études supérieures et que je commençais à réfléchir à l'entrée dans la vie active, l'accès à l'emploi, un logement solo, mon permis de conduire qui est le saint Graal pour mon autonomie mais en pratique, je n'ai pas l'impression d'avoir complètement le choix sur ce que je vais faire... Je ne sais pas trop comment expliquer ça.
J'ai un ordre dans ma tête qui met d'abord la priorité sur le permis de conduire (essentiel car tous les postes où je compte postuler nécessitent un permis B -obligatoire-), puis ensuite la recherche d'emploi, éventuellement un nouveau logement pour me rapprocher de mon lieu de travail... Mais en terme de "timing", j'ai l'impression que je vais devoir faire ça rapidement.
Là, je sais que je suis dans une grosse phase de récupération avec énormément de fatigue accumulée, de stress et d'émotions en tout genre mais je suis pas certaine que simplement cet été sera suffisant pour m'en remettre. Initialement, j'avais prévu de faire une année sabbatique... Mais beaucoup de personnes me déconseillent de faire ça... J'avoue avoir un peu peur aussi, l'inactivité ne me correspond pas. Même si c'est ponctué de projets, j'ai trop peur de m'isoler et me retirer trop longtemps du système et de la vie sociale et que ça casse quelque chose ou me redemande trop de temps pour m'y intégrer de nouveau.
Puis je sens un peu la pression aussi quand on me parle de la vie active, de la paperasse administrative ou simplement quand je vois mes proches galérer avec les demandes de retraites, surtout quand le parcours a été "linéaire" et sans embuches... Alors avec des parcours atypiques...
Je pense qu'actuellement, ce que j'ai le plus de mal à vivre, c'est le retour au domicile familial à temps plein depuis que j'ai rendu mon logement étudiant... J'ai mis tellement de temps à me faire à ce lieu, à m'y adapter, j'y ai construit pas mal de choses pendant plusieurs annnées, c'est aussi avec lui que j'ai du tout réapprendre après ma grosse perte d'autonomie (Cf tous les évènements des 7 dernières années), c'était mon espace intime, loin de la maison où on vit à plusieurs générations les uns sur les autres... Et du jour au lendemain, c'est comme si je me retrouvais sans rien, sans espace personnel... Et en même temps, je ne me sens pas prête du tout à trouver autre chose ailleurs pour le moment et je sais que ça dépendra fortement de mon futur emploi.
Puis j'avoue avoir un peu peur de la vraie vie d'adulte aussi... Et quitter l'environnement de l'université, c'est pas simple non plus... Je crois que même si j'en avais marre des études et que j'avais hâte de finir, je pourrais encore y passer des années, juste pour assouvir ma soif d'apprendre.
TSA sans déficience intellectuelle et sans altération du langage + trouble anxiodépressif associé - CRA régional (2021)
Re: Les grandes transitions de vie
Certaines m'ont été imposées et dans ces cas la transition a pu être très rapide, d'autres non et alors ce qui était censé être temporaire au départ peut durer de longues années, parce que je ne suis pas apte au changement.
Je ne sais pas ce qui est le mieux. Dans les deux cas, je crois que les choses se sont toujours faites dans la douleur, soit la douleur d'un changement brutal imposé, soit la douleur d'une situation négative qui persiste sans que je ne m'en échappe.
Pas très positif tout ça.
Lilas - TSA (Diagnostiquée en 2015 par un Centre Expert)
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Re: Les grandes transitions de vie
Je trouve que ce topic met le doigt sur quelque chose qui est finalement assez peu abordé : on parle beaucoup des "petits changements" chez les personnes autistes (changer de trajet, déplacer un meuble, modifier un planning...), mais beaucoup moins des grandes transitions de vie. Pourtant, à mon avis, c'est souvent là que ça devient le plus difficile.
Ce qui m'a marqué dans ton texte, c'est cette idée de reconstruction. Je pense que c'est le bon mot.
Pour beaucoup de gens, une transition consiste à remplacer une situation par une autre. Pour beaucoup de personnes autistes, il y a souvent une étape supplémentaire : reconstruire entièrement le système qui permet de fonctionner.
Par exemple, finir les études, ce n'est pas seulement perdre un emploi du temps.
Ce qui m'a marqué dans ton texte, c'est cette idée de reconstruction. Je pense que c'est le bon mot.
Pour beaucoup de gens, une transition consiste à remplacer une situation par une autre. Pour beaucoup de personnes autistes, il y a souvent une étape supplémentaire : reconstruire entièrement le système qui permet de fonctionner.
Par exemple, finir les études, ce n'est pas seulement perdre un emploi du temps.
Fils de 19 ans dont le diagnostic est confirmé.
-
painperdu
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- Enregistré le : lundi 10 février 2025 à 18:29
- Localisation : Alsace
Re: Les grandes transitions de vie
Tout à fait !Jiheu a écrit : mercredi 29 juillet 2026 à 14:54 reconstruire entièrement le système qui permet de fonctionner.
Pour ma part, les transitions de vie n'ont été qu'un empilement de traumatismes, je n'ai jamais pu m'adapter.
Maintenant que je suis seul et incapable de travailler, j'essaie de construire un cadre viable.
Dans mon cas, on ne peut en effet pas parler de reconstruction, c'est une construction tout court.
Quand on voit la violence de notre société et le chamboulement permanent dans lequel on vit, je suis content d'être un vieux machin.
Je plains de tout mon cœur ceux qui naissent autistes aujourd'hui...
Diagnostiqué TSA en 2024
Re: Les grandes transitions de vie
Très intéressant comme sujet.
Je tente de suivre.
J'avais commencé un livre sur l'auto détermination des personnes avec TSA, notamment sur la période charnière comme quitter la famille pour les études / commencer dans le monde du travail.
Je n'ai plus le titre en tête et je ne l'avais pas terminé. Faut que je m'y replonge.
Je tente de suivre.
J'avais commencé un livre sur l'auto détermination des personnes avec TSA, notamment sur la période charnière comme quitter la famille pour les études / commencer dans le monde du travail.
Je n'ai plus le titre en tête et je ne l'avais pas terminé. Faut que je m'y replonge.
maman d'un jeune homme diagnostiqué avec TSA.
"Caminante, no hay camino, se hace camino al andar."
Antonio Machado
"Caminante, no hay camino, se hace camino al andar."
Antonio Machado
Re: Les grandes transitions de vie
Je pense aussi que ces transitions sont compliquées parce qu'elles touchent plusieurs dimensions en même temps...
les habitudes
l'identité ("qui suis-je maintenant ?")
la sécurité psychologique
l'organisation quotidienne
la gestion sensorielle
les relations sociales
C'est un changement "global", pas juste un changement d'emploi du temps.
les habitudes
l'identité ("qui suis-je maintenant ?")
la sécurité psychologique
l'organisation quotidienne
la gestion sensorielle
les relations sociales
C'est un changement "global", pas juste un changement d'emploi du temps.
Fils de 19 ans dont le diagnostic est confirmé.