Tugdual a écrit : mercredi 29 avril 2026 à 9:41
L'un des « marqueurs » de l'autisme étant la présence de signes dans la petite enfance, il est tout simplement logique de faire appel à des témoins de cette petite enfance (qui ne sont pas forcément les parents, ça peut être d'autres membres de la famille, voire des amis).
Ça se comprend bien logiquement, mais ça reste assez inquiétant.
Je suis entre deux entretiens de cette sorte en tant que parent (et ait remplis aussi bien des questionnaires normalisés).
Il y a tant de questions qui chacune sont difficiles à interpréter et pour lesquelles se souvenir est très problématique.
Je doute franchement de la qualité de mes réponses. En dehors d'anecdotes marquantes, c'est comme si ma mémoire s'était contentée de stockée "tout est normal" et "tiens, c'est curieux"... Et comme on a tendance à trouver normal tout ce qui nous ressemble... Pour chaque question, je dois faire l'effort de savoir si je parle de ma première fille, de moi, ou de la deuxième actuellement en cours d'évaluation.
Et chaque fois que je me questionne, je me demande aussi si la modération de ma réponse ne risque pas de travestir une vérité qui est devenue floue.
Je crois qu'il faut faire confiance et s'en remettre totalement au experts.
Ça apaise la trouille de se dire que les difficultés, délais, réticences apparentes, zones opaques... ont des raisons et que l'efficacité de leur travail les rend inévitables.