Les CMP : étude de cas.

Discussions portant plutôt sur le point de vue des parents d'enfants autistes ou Asperger, par exemple : j'ai un problème avec mon enfant, que puis-je faire ?
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seul
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Re: Les CMP : étude de cas.

#16 Message par seul » jeudi 1 octobre 2026 à 13:33

lulamae a écrit : jeudi 1 octobre 2026 à 11:03
seul a écrit : jeudi 1 octobre 2026 à 10:41 Dans les cmp il y a des gens plus ou moins bons et des gens plus ou moins médiocres.
J'ai eu plusieurs psychiatre au cmp, je me souviens de psychiatres agréables et d'autres à la limite de l'insupportable.
En tout cas ces "psys" m'ont tous affirmé que je n'étais pas autiste (les psys du cmp).
Quand tu décris ce que te dis la psychiatre, pour moi ça démontre de l'incompétence. A la base ce métier de psy est fait pour aider et non pour blesser comme tu en parles là.
Ils ne supportent pas qu'on mentionne l'autisme et ne veulent pas que ça existe. Ou alors, ça leur échappe complètement.

Je pense que cette psychiatre était vraiment focalisée sur la relation mère-fille. Elle nous considérait, ma fille et moi, comme deux ennemies naturelles, et jugeait capital de s'entretenir et d'en référer au père, sauf que celui-ci est farouchement anti-psy et ne donnait pas suite. Par la force des choses c'était moi qui étais là, et comme j'étais la mère, c'était du pain béni pour une psychiatre imbibée de théories psychanalytiques.

Dans l'exemple donné par l'article cité par @Jiheu, on voit que ça peut aller très loin, jusqu'à accuser la mère du syndrome de Munchaüsen. Quand la psychanalyse pointe son nez, il ne faut surtout pas la laisser engager le pied dans la porte.
C'est étrange de voir que des psychiatres semblent ignorer beaucoup de choses sur leurs propres sciences.
Peut-être que dans quelques années ou décennies, la psychiatrie aura évoluer, et que des personnes comme toi ou ta fille pourront être mieux aidées.
Ces pays savent que l'autisme existe, mais ils peuvent ne pas connaître vraiment de quoi il s'agit. Ou ils ont trop regardé Rain man je ne sais pas !
Diagnostic d'autisme chez un psychiatre. PQI (Petit QI :lol: ).
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PetitNuage
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Re: Les CMP : étude de cas.

#17 Message par PetitNuage » jeudi 1 octobre 2026 à 14:15

Je pense que peu de psychologues sont formés au TND.

Question posée à Chat GPT : Les TND sont-ils abordés en licence et master de psychologie ?
Point important : avoir une licence ou même un master de psychologie ne signifie donc pas automatiquement qu'un psychologue a reçu une formation approfondie sur tous les TND. Il faut regarder le parcours de master et les UE réellement suivies.

Par exemple, à Strasbourg, le master comporte une UE consacrée aux TND, avec 20 h de cours + 6 h de TD, portant notamment sur TSA, TDI et TDA/H.
Or le STRASAND propose de multiples ressources autour de l'autisme.
Est-ce lié au fait que les acteurs de ce pôle ont été formés dans une université qui consacre du temps aux TND ? ( ou la présence de ce pôle a-t-elle joué sur le contenu du master ?)

En même temps 20 h de cours et 6 h de TD semble peu à la fois pour aborder ces différents TND, leurs définitions, les diagnostics et surtout le suivi.
À Paris Cité, un enseignement de M2 est spécifiquement consacré à la clinique des troubles du neurodéveloppement, avec introduction aux TND, repérage, diagnostic, TSA, TDA/H, trouble du développement intellectuel et troubles de la communication.
A priori l'aspect thérapeutique n'y est pas abordé.
Et il existe même à Toulouse un master spécialisé « Autisme et autres troubles neuro-développementaux » (ATND), qui forme spécifiquement à l'évaluation psychologique et neuropsychologique et à l'accompagnement des personnes avec TND.
Donc les parcours proposant l'accompagnement des personnes avec des TND semblent rarissimes.

Il faut espérer que les choses finissent par bouger parce qu'au final c'est énormément de temps et d'énergie gaspillés...


La formation initiale en psychologie ne suffit pas toujours pour accompagner correctement l'ensemble des TND : le ministère souligne lui-même que certains professionnels ont reçu seulement des enseignements généralistes, voire aucun enseignement spécifique sur l’autisme/TND.


Et en 2026, il y a une nouveauté intéressante.

Le 15 septembre 2026, le gouvernement a publié des « Repères nationaux des attendus de la formation dans le champ des TND ». Ils concernent notamment l'autisme, le TDAH, les troubles Dys et le TDI et servent à définir des critères de qualité pour les formations. Ils sont fondés sur les recommandations de bonnes pratiques de la HAS et les données probantes.

"Diagnostic de traits obsessionnels handicapant les relations aux autres"

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L'oiseau bleu
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Re: Les CMP : étude de cas.

#18 Message par L'oiseau bleu » lundi 5 octobre 2026 à 16:06

Bonjour,

Je viens de lire tous les témoignages de parents qui ont eu à faire avec un CMP et je suis à la fois consternée et à la fois confortée dans mon idée, à savoir que rares sont les CMP compétents pour tout ce qui sort de la norme. La facilité pour eux est de prendre les raccourcis au lieu des chemins sinueux.
Je ne vais pas revenir sur la triste réalité qui nous a touché et qui nous touche encore mon mari et moi mais voilà après sa TS mon fils a été suivi dans un CMP . Après deux ou trois entretiens, la psychologue en a conclu que notre fils était un provocateur , un simulateur et qu'il voulait m'atteindre moi par ces paroles et ses actes... Nous lui avions pourtant expliqué le parcours de notre fils depuis sa naissance et nous lui avons indiqué que nous menions des investigations pour mettre un nom aux troubles de notre fils. Sa réponse a été claire: " vous allez perdre votre temps, faites ce que vous voulez mais je vous le dis votre fils n'a rien". Quinze jours après, notre fils était diagnostiqué avec un TSA.
Dans ce même CMP, mon fils participait à un CATTP où il était avec des jeunes à peu près de son âge. Il s'y sentait pas trop mal et acceptait d'y aller de plein son gré. Mais il ne voulait plus être suivi par cette psychologue car il disait qu'elle ne lui avait rien apportée, eh bien mon fils s'est vu exclu du groupe de parole... Elle lui a dit c'est soit avec moi, soit rien.
Alors voilà, mon expérience avec le CMP me fait dire que pour des cas d'école il se peut qu'ils soient compétents mais pour le reste, il ne faut pas y mettre un pied.
Parce que ces "professionnels" peuvent se révéler dangereux et traumatiser des familles.
Nous sommes la cible parfaite car nous avons trois enfants dont deux à particularités, TSA et TDAH. Et en plus j'ai eu le "malheur" de faire une dépression du postpartum lors de ma troisième grossesse. Je me suis retrouvée accusée d'être à l'origine du mal être des mes enfants parce que pour eux faire une dépression est signe de mauvais parent... Même après le diagnostic de TSA, rien n'a pu arrêter la machine à broyer...
Sachez aussi que mon fils étant devenu majeur, il a été "lâché" par tous ceux qui m'ont accusé de son mal être et de son isolement social.
Moi, mauvaise mère, j'affirme que j'en connais bien plus que sur le TSA de mon fils que ces pseudo professionnels qui donnent des leçons de vie et qui s'acharnent sur des parents qui traversent des moments difficiles.

Faites bien attention et réfléchissez y à deux fois avant de franchir le pas d'un CMP
TSA diagnostiqué en 2025

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lulamae
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Re: Les CMP : étude de cas.

#19 Message par lulamae » lundi 5 octobre 2026 à 18:54

L'oiseau bleu a écrit : lundi 5 octobre 2026 à 16:06 Je ne vais pas revenir sur la triste réalité qui nous a touché et qui nous touche encore mon mari et moi mais voilà après sa TS mon fils a été suivi dans un CMP . Après deux ou trois entretiens, la psychologue en a conclu que notre fils était un provocateur , un simulateur et qu'il voulait m'atteindre moi par ces paroles et ses actes... Nous lui avions pourtant expliqué le parcours de notre fils depuis sa naissance et nous lui avons indiqué que nous menions des investigations pour mettre un nom aux troubles de notre fils. Sa réponse a été claire: " vous allez perdre votre temps, faites ce que vous voulez mais je vous le dis votre fils n'a rien". Quinze jours après, notre fils était diagnostiqué avec un TSA.
Mais c'est criminel ! Comment un personnel soignant peut tenir de tels propos avec toute la prévention sur le suicide et le mal-être des adolescents ??! Je suis horrifiée.
L'oiseau bleu a écrit : Nous sommes la cible parfaite car nous avons trois enfants dont deux à particularités, TSA et TDAH. Et en plus j'ai eu le "malheur" de faire une dépression du postpartum lors de ma troisième grossesse. Je me suis retrouvée accusée d'être à l'origine du mal être des mes enfants parce que pour eux faire une dépression est signe de mauvais parent... Même après le diagnostic de TSA, rien n'a pu arrêter la machine à broyer...
Encore une fois, c'est tellement typique des dérives psychanalytiques qui semblent avoir cours encore dans les CMP. C'est double peine pour une mère, qui déjà aura tendance à culpabiliser.

Nous en avons fini avec cet environnement, mais tout le monde doit bien prendre conscience que pour l'autisme les recommandations de la HAS invalident l'approche psychanalytique. Il y a matière à se battre maintenant avec cette base.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.

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Re: Les CMP : étude de cas.

#20 Message par Soline » lundi 5 octobre 2026 à 20:16

Bon courage à votre fils et vous.

Quant à votre responsabilité dans le mal être de votre fils: vous auriez eu un post partum particulièrement tranquille et paisible, que cela aurait de toute façon était retenu contre vous.
Parent d’un adolescent, Albert, TSA diagnostiqué en avril 2024
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)

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L'oiseau bleu
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Re: Les CMP : étude de cas.

#21 Message par L'oiseau bleu » lundi 5 octobre 2026 à 21:48

Merci à vous pour vos messages.

Oui je ne pourrai pas changer ce qui a été fait et dit nous concernant. Et j'aurai bien d'autres choses à raconter sur l'enfer dans lequel "ils" nous ont fait basculer. Je n'aurai pas assez d'une vie pour me pardonner d'être aller demander de l'aide à tous ces gens là.
Nous sommes encore entrain d'essayer de nous sortir de cette galère monstrueuse qui est interminable et c'est pour cette raison que je ne peux vous témoigner qu'un petit bout de notre histoire.

Mais maintenant nous avons bien compris que quoi qu'il arrive à l'avenir, nous ne ferons plus confiance en personne. Mes parents sont traumatisés autant que nous. Mais malgré tout nous tenons tous le coup pour nos enfants et parce que le TSA de notre fils est sévère et qu'il a besoin de nous pour vivre.

Mais, je n'aurai de cesse de dénoncer cette histoire de fou qui a débuté parce que j'ai osé demander de l'aide pour mon fils...
TSA diagnostiqué en 2025

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Re: Les CMP : étude de cas.

#22 Message par Soline » mardi 6 octobre 2026 à 12:33

Est-ce que vous avez fait appel à un avocat?
Parent d’un adolescent, Albert, TSA diagnostiqué en avril 2024
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)

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Re: Les CMP : étude de cas.

#23 Message par cerise26 » mardi 6 octobre 2026 à 13:03

Ça me fait penser à cette chanson de Lynda Lemay
Spoiler : 
Cerise, non-diagnostiquée (mais "pré-diagnostiquée" par une psychologue), maman d'un enfant diagnostiqué et de deux autres non-diagnostiqués (mais avec forte présomption).

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