Comte_Pseudonyme a écrit : ↑samedi 1 octobre 2022 à 7:10
Plus sérieusement, ce qui m'amène ici [...]
Je suppose que j'aimerai dire que je suis désolé. Et pouvoir croire, sincèrement et avec raison, que j'ai été pardonné. Réellement.
Mais les ponts sont brûlés. Tout au plus, j'aurai des nouvelles via quelques débris dans la rivière. Gâchis.
Jean de la Bruyère, Les Caractères, De la Société, 51(iv) :
"Les provinciaux et les sots sont toujours prêts à se fâcher, et à croire qu'on se moque d'eux ou qu'on les méprise : il ne faut jamais hasarder la plaisanterie, même la plus douce et la plus permise, qu'avec des gens polis, ou qui ont de l'esprit."
Bon, je vais sûrement travestir en parti ce propos pour l'appliquer à ton cas, jusqu'à m'en demander pourquoi je voulais le citer, et je ne m'en excuse même pas auprès de La Bruyère.
Quand je te lis, il m'apparaît évident que tu es un peu dans ton monde pour ce qui relève des communications, ET des réflexions. Je te mets donc en marge des provinciaux et des sots (oublie les jugements de valeurs, qu'on attribue aujourd'hui à ces conditions). On peut considérer qu'en ironisant sur le passé d'un peuple voisin aujourd'hui largement amical, ces personnes qui comptaient pour toi se sont senties agressées dans leur personne : si tu avais plaisanté sur la rigidité du régime actuel nord-coréen, peut-être n'auraient-elles pas perçu d'agression. Ensuite, sans avancer que ces personnes proches n'ont pas d'esprit ou bien qu'il n'est pas alimenté de la culture qu'il se doit (poli), je pense que tu conviendras, quand bien même ces proches étaient décalés par rapport aux autres, que tu es décalé par rapport à eux, et que pour ce qui touche de l'Histoire, tu as certainement plus d'ouverture d'esprit que celles-ci.
Ca y est, le moment de regretter est arrivé, tant pis, je n'efface pas, en même temps, cela fait partie du compromis pour sa postérité, pour La Bruyère, que de voir travestie son œuvre.
L'humour noir est celui qu'il convient d'employer avec le plus de finesse. Moi je l'ai presque banni de certains sujets, tel la mort que je sais traiter sans le sérieux que la majorité estime qu'elle implique, et perçoit, dans la légèreté un forme d'irrespect. Maintenant, si c'est un carburant pour toi, tu peux prendre pour habitude de TOUJOURS préciser qu'il s'agit d'une raillerie SANS message, à seul titre de plaisanterie. La plaisanterie aide à prendre du recul dans certains sujets : elle a toute sa place dans les échanges d'idées. Personnellement, il m'est évident que tu ne considères pas l'éthique du peuple allemand d'aujourd'hui, celle même qui avait été entrée de force dans certains esprits, parmi certains nazis, parmi certains non contestataires du iiie Reich : cette plaisanterie m'a fait sourire.
J'en viens donc à ce qui t'intéresse, cette raillerie qui tourne en "procédure médicale". Je ne suis pas dans le milieu, mais comme pour tout, pour éviter les complications, il convient d'agir le plus tôt : si le SAMU était doté de téléporteurs à la place d'ambulances prioritaires, il m'est avis qu'il n'y aurait que beaucoup moins besoin de soins lourds, longs et parfois insuffisants devant la situation dont l'ampleur s'accroit naturellement (tout comme l'entropie d'un système, sans apport d'énergie, en physique) : qui ne peuvent prévenir des séquelles futures/décès.
Du peu que je connais de tes rapports avec ces personnes, et du peu que je sais de la vie et des relations : agis, précise la seule portée d'ajouter de la légèreté à la discussion de ton propos, de divertir, tout comme toi cela te divertit. Il n'y a RIEN dans ce que tu as dit, si la forme est adaptée, qui puisse blesser. Agir : ô je sais combien cela semble impossible, même hors de propos.
"Je suppose que j'ai le tempérament rêveur mélancolique. C'est un des traits d'humeur que j'ai de plus ancien et de plus constant" Le savent-ils, à savoir que c'est toi, et que tu ne peux rien y changer ? Il faut encore s'attendre à ce que certains perçoivent ton incapacité à changer comme de la paresse.
Peut-être connais-tu quelqu'un qui a ce tempérament, avec lequel tu pourrais t'enivrer de cet alcool, en toute liberté, sans risquer d'être rejeté ? Cela pourrait aussi te permettre de cloisonner ce tempérament à cette relation, pour ne pas risquer de le laisser porter atteinte aux autres relations, celles avec les personnes qui ne conçoivent pas cet humour ?