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Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : dimanche 23 mai 2010 à 8:59
par annemarie
Je m'étais interrompue, le temps d'un café. :)

Je crois que la notion de facteurs aggravants ne doit pas faire oublié les facteurs d'amélioration.

Je me demande dans quel état je serais aujourd'hui si ma mère n'avait pas eu la bonne idée de m'apprendre à lire quand à 3 ans la psy lui a conseillé de me faire faire des activités parce que j'étais anorexique et que je peinais à parler.

Le lien qui était cassé avec elle dans la vie de tous les jours, je sais que je l'ai un peu récupéré en lisant. Je ne la comprenais pas, j'avais très peur d'elle, mais j'ai appris à la connaitre, en sécurité dans tous les livres que j'ai lu, qui étaient à la maison, et qu'elle lisait.

Une façon distante et bizarre d'accéder à ma mère, mais un accès quand même; les enfants, même ayant des facteurs de risques ne ratent pas une occasion de se réparer si on leur offre des moyens de le faire.

Alors, bien sûr, je ne serai jamais comme tout le monde, mais ça pourrait être bien pire. :)

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : dimanche 23 mai 2010 à 9:37
par manu
bernard a écrit :Si elle rentre et qu'elle a un TED, je ne saurai jamais si l'éloignement en est la cause, ou si la partie génétique a pris le dessus.
Peut être qu'il peut y avoir une cause génétique commune aux deux.
Les connexion inter hémisphère (lié théoriquement au le rapport pensé globale, pensé analytique) sont relié dans certain cas aux ted.
Si j'en crois de vagues souvenirs d'embryologie, les connexions cérébrales et faciales entre les deux coté du corps sont lié a un moment précis du développement de l'embryon, selon un seul mécanisme de mise en place.
Ca signifie qu'un même facteur génétique (une mutation dans un gêne nécessaire à cette mise en place) pourrait entrainer l'un ou l'autre ou les deux. (c'est a vérifier).

Si c'est le cas, s'il peut y avoir un lien, peut être que ce type d'opération devrais se faire avec une prise en compte accentué du risque de rupture d'avec la mère.
annemarie a écrit :Je crois que la notion de facteurs aggravants ne doit pas faire oublié les facteurs d'amélioration.
Je pense aussi qu'entre l'époque ou les enfants était considéré comme des tubes digestif (qui n'est pas si lointaine), et les prise en considération actuelle (parler a l'enfant, le porter, laisser l'odeur de la mère a proximité, etc...), les risques sont quant même d'un autre ordre qu'il y a 50 ou même 20 ou 30 ans.

Autre facteur positif je pense : la proximité de personne qui utilisent des schéma de pensée déjà alternatif, ou compatible, ou complémentaire. Je crois que ces possibilités d'échanges crée de la capacité de communication, d'interaction sociale, et multiplie les centre d'intérêt (trois point pris pas tout a fait au hasard ;)).

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : samedi 4 juin 2011 à 11:29
par Jean
Je « réanime » ce sujet un an après car je suis tombé sur des e-mails envoyés lors de ma première « rencontre »avec les spécialistes de l'autisme, en avril 2005. Voilà ce que j'écrivais ensuite aux membres du CA (tout frais) d'Asperansa :de l'autisme de Kanner à l'autisme de scanner

C'est une formule utilisée par B. GOLSE aux "regards croisés sur l'autisme". Il fait référence au basculement du regard sur l'autisme provoqué par la publication à l'été 2004 d'une étude sur la reconnaissance des bruits par les autistes, dans "Nature", par Monica Zilbovicius et autres (je crois).

Dans le rôle du méchant psychanalyste, il a été plutôt bon.

J'ai assisté aujourd'hui à la première journée des "REGARDS CROISES".

Mes craintes n'ont pas été confirmées :
  • · je n'y connais rien, mais les intervenants ont été clairs (ce n'était pas toujours le cas dans la salle);
    · il n'y a pas eu dialogue de sourds entre 2 positions, mais échange (quelques vacheries de temps en temps, quand même);
    · le regard était suffisamment distant pour se sentir hors des soucis quotidiens : c'est facile pour moi avec une fille indépendante de 22 ans, mais je pense avoir peur de trop baigner dans l'autisme, comme d'autres parents.
Le Pr Lazartigues m'a autorisé à faire état du forum du 23/24.09 demain en matinée (ne pas le faire l'après-midi, cause effet RTT, dit-il).

Le public (une bonne centaine de personnes) est composé de professionnels : psy, CMPP, IME, généraliste etc...

BG avait dit un truc qui m'a fait réagir : il disait à Catherine Barthélémy, puisque "nous sommes entre nous", qu'il est justifié pour des raisons tactiques (travailler avec les parents) d'avoir un certain discours, mais qu'il faut distinguer l'utile du valide.

Je comprenais ce qu'il voulait dire, mais j'imaginais en même temps les cris de colère que cela aurait entraîné chez nous. J'ai donc signalé que j'étais parent d'une fille diagnostiquée Asperger, que je l'avais élevée au moment même où se nouerait la question (6 à 9 mois), que je pourrais me sentir mis en cause, mais que je pensais qu'il ne devait pas y avoir une vérité différente pour les spécialistes et pour les parents. J'ai essayé d'expliquer, maladroitement, parce que j'étais ému, qu'il fallait prendre mes remarques au second degré. B. GOLSE a créé en 2003 le CRAIF, qui a 5 centres d'évalaution : une charte est en cours pour éviter le nomadisme médical des parents entre les différents centres. J'ai fait remarquer que ce que disaient les parents dans les réunions d'ASPERANSA, c'est qu'ils étaient allés de médecin en médecin, de diagnostic en diagnostic, et que le prétendu nomadisme s'arrêtait quand enfin ils trouvaient un médecin capable de donner une signification au problème de leur enfant, sans se contenter de dire : "Puisque vous voulez le savoir, votre enfant est autiste, et il ne fera jamais rien de sa vie."

Malgré mes précautions de langage, le Pr Golse l'a manifestement mal pris, parce que pour lui, il n'avait rien dit qui me permettait de tenir ces propos. Ma collègue analyste [une copine qui était venue avec moi] m'a dit que cela ne se serait pas passé comme çà dans une réunion d'analystes, où l'écoute de l'autre - quel que soit son statut - est plus développée.

C. Barthélémy a eu une réponse plus sensible, car elle a retenu surtout la difficulté du parcours, quand on ne sait pas ce que notre enfant a.

Je me suis un peu vengé (parce que je suis quand même sorti de là avec une certaine culpabilité sur mon comportement dans la petite enfance de Lila) en faisant remarquer aux 2 conférenciers:
"Vous parlez des enfants, des mères... Mais quand vous présentez votre parcours, vous avez un père biologique [dont la profession a été déterminante : obstréticien ou psychopédagogue], des pères spirituels... mais pas de mère ?". C.B. s'en est tirée de façon élégante, et avec le sourire, ce qui est charmant chez une scientifique.

Je pense qu'avec les notes prises, il sera possible de résumer une partie de la conférence. Mais il y a peut-être un enregistrement ou un compte-rendu officiel.

C. Barthélémy (de Tours, présidente du comité scientifique de l'ARAPI) a un support (diapositives) de son exposé : j'espère qu'il pourra être diffusé entre nous.

Elle a très bien expliqué l'intérêt d'une association de parents, comme de la collaboration entre parents et praticiens. Les parents jouent un rôle de stimulant, tant envers les praticiens qu'envers les décideurs-financeurs. Les parents sont énergiques vers les financeurs, et poussent à s'occuper des adolescents et adultes. Une association de parents ou de malades, c'est une forme de contrôle social, démocratique, sur la médecine et la recherche.

Cette journée m'a conforté dans la nécessité - et le plaisir - de travailler ensemble.

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : lundi 9 janvier 2012 à 23:09
par Jean
Signalé par Soutenons le Mur

Un entretien entre Serge Lebovici et Bernard Golse (48mn17) :
http://rutube.ru/tracks/5180041.html
Présentation :
Le Pr Golse, chef de service pédopsychiatrie à Necker, psychanalyste, nous donne, dans ce document interne de la CNAM, confidentiel et jamais diffusé, un aperçu de ses "fantastiques compétences" en termes de diagnostic des troubles du developpement chez un jeune enfant. C'était il y a quelques années, mais hélas, comme vous le verrez bientôt, rien n'a changé ...

Commentaire : il ne faut s'imaginer que tous les pédopsychiatres répéteraient les mêmes conneries 14 ans après. En 2005, B. Golse a présenté aux "Regards Croisés" une consultation de S. Lebovici avec un enfant ayant le syndrome de l'X fragile qui était d’une violence insupportable. Je peux vous dire que çà a jeté un froid. Et Golse s'est excusé en disant qu'il y avait longtemps qu'il n'avait pas vu cette séquence.

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : mardi 10 janvier 2012 à 8:46
par Rose
Je n'ai pas tout regardé. Cela me fait froid dans le dos. Ils sont dans l'interprétation de chaque geste, c'est insupportable, des analystes quoi!!!
J'y retournerais quand j'aurais un peu de courage...

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : mardi 10 janvier 2012 à 21:37
par Jean
Ils sont non seulement dans l'interprétation, mais le professionnel pousse un parent à juger l'autre.

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : mardi 10 janvier 2012 à 22:26
par nicolew
les russes n'y comprennent pas grand chose!

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : mardi 10 janvier 2012 à 22:30
par Jean
nicolew a écrit :les russes n'y comprennent pas grand chose!
:mryellow: :mryellow:

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : mercredi 11 janvier 2012 à 9:23
par Rose
Ce qui me choque le plus c'est leur manière de se prendre pour Dieu. De quel droit jugent ils? Ils sont là en train de discéquer cette famille en se gargarisant de leurs connaissances supposées. Parce qu'un type un jour a "soigné" des bourgeoises qui s'ennuyaient ferme chez elles, à Vienne je crois, et que ce type a fait de ses "constatations" une généralité, une bande de moutons s'est engouffré dans la brèche et a fait de l'analyse une profession. C'est tout bonnement lamentable. Son "interprétation des rêves" que j'ai dû lire pour mes études m'a donné envie de vomir. Freud ramenait tout à lui (et à sa mère) et il en a fait une école...
Personnellement, je n'ai pas vu ce que ces "psy"voyaient. J'ai vu des personnes, une famille, intimidée, qui essayait de répondre le mieux possible à des gens ayant autorité, pour aider leur enfant. L'enfant, je n'ai pas eu l'impression qu'il gigotait et bougeait plus que ce qui est normal pour un enfant dont le travail est de jouer, pas d'écouter des grandes personnes dire des conneries. Il est parti faire pipi car un enfant a envie de faire pipi, c'est normal.
J'ai eu une stagiaire psy, un jour (façon de parler car elle est restée plusieurs mois au CHS). Elle m'a vu travailler avec une jeune femme autiste, qui jouait avec les robinets. Eau chaude, eau froide, pour fermer celui d'eau froide et garder les mains sous l'eau chaude. La stagiaire en a de suite déduit qu'un rapport phallique était évident, le robinet rouge étant lié à la masculinité... enfin... je lui ai finalement répondu que peut-être que tout simplement l'eau chaude est plus agréable que l'eau froide!!!
Ils ne me font plus rire ces gens là!

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : jeudi 12 janvier 2012 à 0:22
par Jean
Rose a écrit :La stagiaire en a de suite déduit qu'un rapport phallique était évident, le robinet rouge étant lié à la masculinité... enfin.
Le rose est lié à la féminité, le bleu à la masculinité. Voir les catalogues de jouets pour enfant.

Comme l'eau froide est liée à un robinet bleu et l'eau chaude est liée au robinet rouge, il est évident que l'eau chaude (rose = rouge = bleu) est lié à la masculinité, de la même façon, que l'hystérie est liée à l'eau froide - et donc à la féminité et au bleu.

Je patauge complètement dans l'argumentation. SVP, pouvez-vous demander une aide à Lacan, Miller ou Roudinesco ? :crazy:

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : jeudi 12 janvier 2012 à 17:57
par omega
Jean a écrit :
Rose a écrit :La stagiaire en a de suite déduit qu'un rapport phallique était évident, le robinet rouge étant lié à la masculinité... enfin.
Le rose est lié à la féminité, le bleu à la masculinité. Voir les catalogues de jouets pour enfant.
Eh bien à l'époque où Freud jouait encore en culottes courtes (sur les genoux de sa mère? :mryellow: ), il semble que c'était l'inverse. Entendu une émission sur "France cul" l'autre jour (France Culture!): il semblerait qu'au XIXème et même début XXème, les garçons étaient habillés en rose, et le bleu était plutôt réservé aux filles. C'était culturellement comme ça à l'époque, en attestent justement les catalogues pour enfants (habillement, jouets) de l'époque.
(l'invité expliquait pourquoi et quand l'inversion de couleurs avait eu lieu, mais j'ai oublié)

S'il y a des psychanalystes dans la salle qui auraient une théorie sur les causes et les conséquences de cette inversion des attributs sexuels, heu pardon, des couleurs... :lol:

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : jeudi 12 janvier 2012 à 19:04
par Rose
Il est né en quelle année Freud déjà??? les psys et étudiants psy sont restés coincés à cette époque j'ai l'impression...
( et à vrai dire, je n'ai pas trop cherché d'explications à ses délires à la demoiselle, je l'ai viré, j'aime bosser tranquille... les stagiaires en tous genres...)

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : vendredi 13 janvier 2012 à 10:48
par Murielle
Moi aussi cette vidéo m'a fait froid dans le dos....
Mais pour qui se prennent -ils en effet.!!!! :shock: :shock: :shock: :shock:
Seraient -ils capables de s'auto-analyser de la sorte???? :evil:
C'est absolument insupportable que chaque geste, parole soient analysées de la sorte.!Pffff.... :sick: :sick: :sick: :sick:

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : vendredi 13 janvier 2012 à 10:49
par Murielle
Oui, un enfant va faire pipi, parce qu'il a envie de faire pipi.! C'est tout.! :crazy:

Re: Bernard Golse sur l'autisme

Posté : mercredi 13 avril 2022 à 15:45
par josephtribulat
Jean a écrit : dimanche 2 août 2009 à 18:56 une vidéo
http://educationspecialisee.hautetfort. ... tisme.html
Bonjour,

Cette vidéo n’est plus disponible… Sauriez-vous m’indiquer où la retrouver ?