Manichéenne, ce que tu dis me fait réfléchir (ça m'arrive des fois...)

Depuis que j'ai le diagnostic, je ne sais pas si je dois le dire ou pas. Les 1ers jours, je m'y suis risquée, pensant que tout le monde serait un minimum au courant du S.A et bien... BIM ! Je me suis prise les pieds dans le tapis comme on dit !
Certaines anecdotes me font franchement rigoler : mon ancien chef (quand je lui ai dit qu'il y avait une suspicion de SA, à l'époque) m'a aussitôt parlé de son petit neveu trisomique...
Je respecte les personnes trisomiques comme n'importe qui d'autre mais... en quoi nos difficultés sont-elles comparables au travail ?
Du coup, je n'ai rien répondu à mon chef... j'étais un peu atterré pour tout dire...il a continué à me parler de son petit neveu et je n'écoutais plus que mon cerveau qui disait : "Et m..., qu'est ce que t'es allée lui dire encore ?"
D'autres anecdotes ont eu lieu un peu après le diag. Du coup, là, je ne dis plus rien à personne.
Mais, comme tu dis Manichéenne, si on n'informe pas les gens de ce qu'est le SA, leurs clichés vont perdurer ça ne fera pas avancer les choses.
Je reprends le travail lundi, je comptais parler de mon diag seulement aux 3 personnes qui m'évaluent et avec qui je travaille, mais finalement,... je vais emprunter un haut parleur et me poster sur le toit de mon lieu de travail pour annoncer à tout le monde que :
"JE SUIS AUTISTE ASPERGER !!!!
ET JE VAIS VOUS EXPLIQUER CE QUE C'EST..."
