Je n'ai jamais aimé apprendre des langues étrangères, ni même le français en fait.
J'ai appris "en parallèle", par nécessité, intégrées à d'autres activités.
J'ai un niveau de français correct uniquement parce que j'aime inventer des histoires depuis l'enfance et que j'ai progressé à force de les coucher sur le papier ou sur l'ordinateur pour les transmettre (ou en garder une copie au cas où ma mémoire partirait en vrille).
J'ai des notions de latin parce que ma prof de latin de collège faisait plus d'histoire/mythologie, j'ai donc réussi à tenir 3 ans sans me faire suer.
Je m'améliore petit à petit en anglais à force de lire des articles pour le boulot, de regarder des séries et VO sous-titrées et de traduire des paroles de chansons que j'aime bien, mais dès que j'essaye d'apprendre sans un objectif derrière ça me gave.
Le japonais c'est pareil, je m'imprègne de certains mots à force de lire des mangas et de regarder des films japonais.
Et en ce qui concerne les noms occidentaux, j'ai aussi beaucoup de mal à les retenir (les noms propres, comme les villes, les personnes ou les régions). Comme les sons me sont plus familiers c'est un peu plus facile, mais cette difficulté là se retrouve accentuée dès que je touche à une langue trop éloignée de la notre.
Du coup pour le japonais, à force de lire je retiens certains noms mais les syllabes s'embrouillent encore dans ma tête car la langue ne m'est pas familière et je vais confondre des noms approchants (comme je peux le faire - plus rarement - en français d'ailleurs).
C'est d'ailleurs pour ça que j'aime les arts visuels (cinéma, peinture, BD, jeux vidéos, culture mobilière, etc.) : je différencie beaucoup plus facilement deux personnages par leurs visages, leurs armures et armoiries, voire leurs châteaux, que par leurs noms.
Alors je cherche tous les trucs dans ce genre qui touchent à l'histoire de Nobunaga (quand j'aurai fini ma thèse et que j'aurai plus de temps pour rejouer aux jeux vidéos, j'investirai probablement dans des Nobunaga's ambition.)
Pour le cas de Yohann Jehanno, il nous avait expliqué qu'il a commencé sa thèse sans parler un mot de japonais. Il aimait les samouraï et le Moyen-Age japonais mais côté langue il partait de zéro. Donc il apprenait la langue tout en consultant ses premières sources.
Si j'ai bonne mémoire, il nous avait dit aussi que sa plus grande difficulté c'était surtout qu'il n'y avait quasiment aucun accès, même en s'aidant d'internet, aux sources en elles-mêmes depuis la France (aucun document stocké chez nous). Il fallait qu'il se rende au Japon pour la documentation. Il attendait d'avoir un niveau en japonais suffisamment et d'économiser assez d'argent pour pouvoir faire le voyage (sachant que ce n'est pas en 15 jours qu'il allait réussir à trouver ce qui l'intéressait et à tout enregistrer/photocopier... Si c'est comme en France, il faut faire la tournée des bibliothèques du pays.)
C'est peut-être pour toutes ces contraintes qu'il n'a pas pu aller jusqu'au bout.
Dans le même style, dans le manga "Suicide Island", l'auteur donne toujours sa bibliographie à la fin du tome. J'avais noté une référence francisée du coup (puisque publiée chez Kazé - FR): article de Satoru Tanabe, sur l'histoire du filet de pêche dans le n°106 de la collection "Histoire culturelle des hommes et des objets" - presses universitaires de Hosei.
Elle est totalement inaccessible pour moi, je n'ai pas le titre en japonais et si je l'avais je ne pourrais pas le lire.