Anahata a écrit :Faut déjà avoir ces notions freeshot pour s'avancer comme tu le fais. Moi je trouve ća bien de montrer un peu ce qui relève tout ça. Parce qu'il faut faire gaffe à pas glisser dans la déprime avec toutes cette désinformation qui nous traverse la tête.
Et puis s'il y a des pincettes à tenir, j'en déduis que ta connaissance du sujet te conduit à exprimer cette méfiance. Je trouverais donc juste que tu fasses part de ce que tu sais pour qu'on évite de se fourvoyer encore dans de l'info moyenne. Si tel est notre intérêt, de lire la littérature scientifique sur le domaine de l'autisme. Danke schön
Si tu es perdue dans tes informations sur l'autisme Anahata et que cela te fais du mal, essaye de faire une pause dans la documentation pour te protéger. (Si c'est un intérêt restreint ça risque d'être difficile mais c'est pour éviter de glisser dans la déprime justement.)
Comme mon anglais "auditif" est limité, est-ce qu'à un moment Lisa Feldman Barret parle clairement de l'autisme ou pas ?
J'ai surtout compris tout le passage sur les hommes et les femmes et les idées reçues qu'on a sur la perception de ce qui est propre au fonctionnement cérébral de chaque sexe.
Carapa a écrit :Si tu as deviné les premiers exemples de la vidéo tu es vraiment douée: je suis prêt à parier que 99% des gens se plantent dessus!
J'ai moi aussi fait le test "Reading the mind in the eyes" il y a quelques années et j'ai eu un score tout à fait dans la moyenne, mais je me demande de plus en plus si ce test sert vraiment à quelque chose.
Pour faire écho à Anahata qui est perturbée par toutes les infos contradictoires qu'on peut lire sur l'autisme : j'ai lu - je ne sais plus où mais à plusieurs reprises - que soit-disant ce test était un bon outils pour repérer des TSA potentiels.
J'ai été franchement déroutée de lire ça...
Mon avis personnel (et pas scientifique juste "instinctif") c'est que c'est une connerie. Il suffit de compiler vos posts et les miens pour s'en rendre compte :
- tous les autistes n'ont pas de difficultés à "voir"/"comprendre" les émotions (les leurs ou celles des autres)
- la vidéo montre que les NT aussi peuvent avoir des difficultés à lire les émotions sur les visages
- NT ou autistes, il est possible de s'entrainer à identifier les émotions sur les visages (par le théâtre, le cinéma, la photographie, l'observation anthropologique etc.)
(D'ailleurs, je crois que si je suis "douée" pour reconnaître les émotions c'est uniquement parce que j'ai une bonne mémoire visuelle - entre autre pour les visages - et que l'un de mes loisirs favoris c'est le cinéma, je suis une boulimique de films, donc des expressions faciales j'en ai vu à la pelle.)
Le test "Reading the mind in the eyes" est en plus mal fichu car dans les mots proposés pour expliquer les émotions il y a parfois des choses super subtiles, et là même quand tu as capté, dans les grandes lignes, l'émotion de la personne sur la photo, si tu n'as pas le vocabulaire qui va avec comment tu peux répondre juste ?
Et puis, je ne pense pas que les émotions s'expriment si naturellement que ça sur le visage des gens, une grande partie des émotions (y compris chez les NT) passe par l'imitation de ce qui est vu ailleurs, chez les parents, dans les médias, dans la société en générale... Donc même pour les expressions faciales il y a des codes qui deviennent des automatismes inconscients chez les NT et sans doute chez certains autistes.
Écrire un pavé m'a rappelé un truc que j'ai vu passer il y a quelques mois : c'était un colloque sur l'Histoire des émotions.
Google m'indique qu'il existe un livre en trois volumes chez Seuil :
http://www.seuil.com/ouvrage/histoire-d ... 2021177299
Je ne sais pas ce que ça vaut, j'aimerais bien y jeter un coup d'oeil.
Sinon j'ai aussi acheté ça récemment : Les larmes de Rome, le pouvoir de pleurer dans la Rome antique (je ne l'ai pas encore lu).
http://www.univ-valenciennes.fr/CALHIST ... es-de-rome
Même sans avoir lu ces livres, ils initient un truc qui est finalement évident (et qui transparaît à moitié dans la vidéo) : l'expression (et de fait la reconnaissance) des émotions passe par le filtre de la culture de chaque société. Évidemment les muscles du visages restent les mêmes, mais leur usage est conditionné par "l'entrainement" : si la personne a l'habitude de pleurer, de rire, de hausser les sourcils, de cligner des yeux, de découvrir ses dents, d'utiliser les muscles de ses pommettes, etc. Pour reconnaître les émotions, il faut connaître une partie de ces codes ou apprendre par cœur des images comme sur un catalogue.