@FinementCiselé :
Merci FinementCiselé.
J'ai pensé aux maîtres d'école aussi, j'espère qu'ils sont encore en vie.
TPL : (5 critères, minimum), je ne remplis qu'un critère "et demi" (parce que l'autre est vague) et franchement ... non, juste non.
SSPT : je reprends wikipedia, à défaut d'avoir des sources fiables :
Symptômes persistants
Le patient souffrant d'un TSPT se plaint d'un sentiment de désespoir ou d'horreur associés à une triade de symptômes persistants :
* intrusion : l'individu revit l’événement traumatisant. Il ne s’agit pas seulement de vagues réminiscences, mais d’incapacité à empêcher ces souvenirs de revenir le hanter. Certains parlent même de reviviscence pour dire à quel point il s’agit davantage de véritables flash-backs envahissants que de simples souvenirs. En effet, l'angoisse ressentie lors de l'expérience traumatisante peut être de nouveau éprouvée au moment du souvenir. Les cauchemars sont une autre manifestation de ce type de symptôme ;
* évitement : l’individu tente d’éviter les situations et les facteurs déclencheurs qui pourraient lui rappeler l’événement traumatisant. Il aura aussi tendance à éviter d’en parler pour éviter d’y être confronté directement. Cela peut conduire jusqu'à une amnésie partielle ou totale de l'événement. Un autre aspect de l’évitement est l’émoussement des émotions qui peut aller jusqu’à une insensibilité émotive. L'individu perd intérêt dans des activités qui autrefois le passionnaient, se replie sur lui-même et fuit ses proches. Il peut également avoir des difficultés de communication, qui se manifestent notamment par une difficulté à s'exprimer correctement, le fait d'utiliser des mots inexacts et imprécis lorsqu'il parle (notamment lorsqu'il s'agit d'évoquer l'événement traumatisant), et avoir de graves difficultés relationnelles et être incompris par son entourage à cause de cela. Lorsque les facultés mentales, relationnelles ou verbales sont fortement entravées par ces réflexes d'évitement, on parle d'état dissociatif. Ces comportements d'évitement sont des réflexes qui sont indépendants de la volonté du patient, ils présentent de nombreux points communs avec les symptômes négatifs observés dans la schizophrénie ;
* hyperstimulation : le patient souffre de plusieurs symptômes d’hypervigilance et a par conséquent de la difficulté à se concentrer et à mener à terme ses activités. Il peut avoir notamment de l’insomnie, de la nervosité, une tendance à s'effrayer facilement, une impression constante de danger ou de désastre imminent, une grande irritabilité ou même un comportement violent. Chez les enfants, un comportement désorganisé ou agité peut être perçu. Un sentiment intense de détresse psychique peut survenir lorsque l'individu est exposé à des éléments qui évoquent l'événement traumatisant.
Évitements et retrait
L'évitement de tout ce qui rappelle l'événement traumatique est la principale réponse à un traumatisme psychologique. Alors, éviter d'y penser devient un impératif chez des sujets traumatisés (Newman et al. 1996). Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux(DSM-IV) dresse une liste de différents types d'évitement, comme les activités, les conversations, les personnes, les endroits et les réminiscences reliées à l'événement traumatique. Tous ces types d'évitement servent à protéger le sujet du contact avec tout ce qui peut lui rappeler le drame[7]. Ce qui signifie qu'après avoir vécu l'événement traumatique, le sujet devient très sensible à tout ce qui peut lui rappeler cette expérience dramatique. Les indices de cette expérience dramatique peuvent avoir une double signification : le rappel de la souffrance lors de l'événement traumatique et le danger imminent d'un recommencement du drame. Pour Carlson, l'évitement post-traumatique peut se manifester sur les plans affectif, cognitif, comportemental et physiologique[7].
* Évitement affectif : à la suite d'un traumatisme psychologique, habituellement, le sujet présente une indifférence émotionnelle qui se manifeste sous la forme d’un détachement vis-à-vis d'autrui et de tentatives d’évacuer les émotions et sentiments[7]. L'évitement des émotions fortes protège le sujet d'une poussée émotive associée au drame. Un sujet peut éviter une situation où peuvent se présenter de fortes émotions, comme les disputes, les films d'horreur. L'évitement affectif peut prendre la forme d'isolement des affects et d'isolement social[7].
* Évitement comportemental : comme toutes les autres formes d'évitement, l'évitement comportemental consiste à s'éloigner de tout ce qui peut rappeler le drame, comme les conduites, les personnes, les endroits et les situations associées au drame. Cet évitement comportemental peut être intentionnel, mais le plus souvent il est involontaire.
* Évitement physiologique : l’évitement physiologique est une sorte d'anesthésie des sensations ou indifférence sensorielle. Les traumatisés rapportent avoir une atténuation des sensations de plaisir ou de douleur. L'évitement physiologique s'observe également dans l’annulation ou l’atténuation des sensations liées à l'expérience du traumatisme chronique (Herman, 1992). Les recherches cliniques menées auprès des sujets ont relevé, à la fois, la reviviscence et l'évitement des symptômes après des événements traumatiques singuliers (Fletcher, 1996 ; Nader, 1996 ; Putnam, 1996). Pynoos et al. (1996) font remarquer l'extrême complexité des réponses post-traumatiques chez les sujets. Ils soulignent aussi la nécessité d’une approche développementale pour comprendre ces réponses post-traumatiques. Tandis que le TSPT s'observe chez des personnes à la suite de toutes sortes d'événements traumatiques, la recherche clinique a montré qu'un TSPT complet et caractérisé se rencontre moins souvent chez des enfants que chez des adultes après un désastre (McNally, 1993 ; Ribbe, Lipovski et Freedy, 1995, cités par Carlson 1997)[7]. Par contre, les enfants sont plus sensibles que les adultes aux violences interpersonnelles. Ces réminiscences véhiculent un vécu renouvelé de terreur d'une façon tellement réaliste que naît le sentiment de la répétition imminente du drame.
* La peur d'avoir peur : elle peut conduire un sujet à éviter un nombre de plus en plus grand d’activités de façon à éviter des émotions, des sentiments et des souvenirs. Plutôt que d'aller de l'avant dans son développement, le sujet semble rester immobile sur place, évitant les risques normaux de l'aventure du développement et de la croissance (Pynoos et al. 1996). En mettant de tels efforts pour se protéger, il n’en reste plus beaucoup pour le travail, le jeu et tout ce qui fait la vie d'une personne. Les sujets évitent tout ce qui remet en mémoire ce qu'ils veulent oublier. L'évitement peut également, parfois, prendre la forme d’une agressivité nécessaire ou d’un attrait pour des activités risquées et dangereuses ou le retrait extrême.
Formes particulières
Le syndrome de stress post-traumatique complexe est une forme particulière de TPST qui survient lorsque le malade a été exposé à des violences physiques, verbales ou psychologiques répétées au cours desquelles il n'a pas eu la possibilité de se défendre. Il se manifeste par les symptômes suivants :
* une altération de la régulation des émotions, avec une impulsivité marquée et des comportements s'avérant nuisibles pour le malade lui-même ;
* des perturbations de l’attention ou de la conscience, pouvant entraîner des épisodes dissociatifs au cours desquels l'esprit est déconnecté : le patient a l'impression de ne plus exister, d'être comme mort (dépersonnalisation) ou ne parvient plus à s'intéresser au monde qui l'entoure (déréalisation) ;
* une altération de la perception de soi, avec des sentiments permanents de honte ou de culpabilité, et un sentiment de vide ;
* une altération de la perception de l’agresseur, qui peut être par exemple idéalisé. Par exemple, le patient se plie à contre-cœur au système de croyances et aux rationalisations de son ou de ses agresseur(s) et n'ose pas s'y opposer, sous peine de ressentir de la culpabilité ou de la honte. Il peut également éprouver une gratitude paradoxale envers son agresseur ; (voir Syndrome de Stockholm)
* des relations interpersonnelles perturbées, avec une incapacité à faire confiance ou à avoir une relation intime avec autrui ;
* des altérations cognitives avec une perte d’espoir.
Comorbidités
Ces troubles s’accompagnent parfois de :
* dépression ;
* de dépendance alcoolique ;
* d'idées suicidaires ;
* dans le très grand âge, il peut se combiner avec une démence de type Alzheimer[8] ;
* trouble de la personnalité.
* troubles du comportement alimentaire.
SSPT : c'est beaucoup plus possible, effectivement. L'évitement est transitoire.
Symptômes qui ne me concernent pas :
- Intrusion.
- Évitement comportemental (je n'évite que les concernés, les parents, ça compte quand même ou c'est du bon sens ?).
- Évitement physiologique.
Formes qui ne me concernent pas :
* une altération de la perception de soi, avec des sentiments permanents de honte ou de culpabilité, et un sentiment de vide.
* une altération de la perception de l’agresseur, qui peut être par exemple idéalisé. Par exemple, le patient se plie à contre-cœur au système de croyances et aux rationalisations de son ou de ses agresseur(s) et n'ose pas s'y opposer, sous peine de ressentir de la culpabilité ou de la honte. Il peut également éprouver une gratitude paradoxale envers son agresseur ; (voir Syndrome de Stockholm)
* Dépendance alcoolique.
Symptômes que j'ai, mais transitoires, à éclaircir :
- Évitement affectif.
- La peur d'avoir peur.
Formes à éclaircir :
* des perturbations de l’attention ou de la conscience, pouvant entraîner des épisodes dissociatifs au cours desquels l'esprit est déconnecté : le patient a l'impression de ne plus exister, d'être comme mort (dépersonnalisation) ou ne parvient plus à s'intéresser au monde qui l'entoure (déréalisation) ;
-> je ne fais pas de personnalisation mais j'ai effectivement du mal à m'intéresser au monde qui m'entoure.
* Une altération de la régulation des émotions avec une impulsivité marquée et des comportements s'avérant nuisibles pour le malade lui-même.
-> oui pour l'altération de la régulation des émotions avec impulsivité marquée mais non pour les comportements nuisibles pour moi-même.
Symptômes que j'ai :
- Hyperstimulation.
Formes :
* Dépression.
* des relations interpersonnelles perturbées, avec une incapacité à faire confiance ou à avoir une relation intime avec autrui (il ne me vient parfois pas à l'idée de relancer la personne pour poursuivre une relation, ce qui peut s'apparenter à de la schizoïdie, aussi que cela me fatigue alors j'ai la flemme).
* des altérations cognitives avec une perte d’espoir (oui pour la perte d'espoir car je suis dépressive).
* Troubles du comportement alimentaire.
Évidemment, cela mérite d'être tout autant creusé. Il me semble évident que j'ai été traumatisée, même si j'ai mis autant d'années avant de comprendre que certaines choses n'étaient pas saines dans mon enfance.
FinementCiselé a écrit :
Tu veux pas non plus le guide du parfait petit autiste pour pipoter les examens ? <_<
Parce que dans ta réflexion, t'en est pas très très loin.
Quelle est ma réflexion ?
En fait, avoir un autisme ou pas, peu m'importe pour le moment. J'aimerais surtout faire une démarche déductive formelle, savoir ce que j'ai avec certitude, savoir si je peux me soigner ou vivre avec. Je n'attends pas de reconnaissance. J'aimerais passer un diagnostique
honnête (qu'il soit positif ou négatif) et je mettrai toutes les chances de mon côté pour qu'il le soit. Seulement après, j'aviserai.
"Pipoter les examens" ? Je pense que ces insinuations ne me concernent pas, d'ailleurs, je n'ai jamais aimé l'école. Néanmoins, si tu aurais en ta possession le guide du "parfait petit autiste", cela m'intéresserait, le diagnostic irait plus vite à être confirmé ou infirmé.
Pour tout ce qui est mutisme, je m'explique puisque ma déclaration est visiblement sujette à interprétation. J'ai deux états : mutisme transitoire ou logorrhée transitoire.
Ici, je parle de mon mutisme, parler de mes traumatismes peut induire un mutisme car si je ne me contrôle pas, je peux déblatérer des horreurs aux oreilles des autres et j'ai appris qu'il fallait ménager l'empathie des autres (ce n'est pas comme si je faisais de la logghorée sur l'avenir des crypto monnaies).
Je ne veux pas cacher mon mutisme transitoire et je n'ai aucun problème à avouer mon mutisme transitoire. Quand je dis que je préfèrerai éviter le mutisme, c'est surtout parce que je n'aime pas l'état de mon mutisme. En état de mutisme, je ressens une frustration, j'ai envie de répondre mais ça va trop vite et je n'y arrive pas à prendre les mots dans un bon timing, je suis même incapable de relancer sur un autre sujet de conversation, j'ai juste envie qu'on me fiche la paix et je suis malade après.
C'est comme quand on va chez un psychologue, ça ne sert à rien d'y aller si on est pas capable de parler de ses problèmes : il ne les devinera pas (cela m'est déjà arrivé d'ailleurs).
Un mutisme m'empêchera tant d'avoir un diagnostic de SSPT que d'Asperger parce que les informations que je délivrerai seront limitées. Je n'imagine pas qu'on puisse diagnostiquer un SSPT rien qu'en regardant une personne mutique à moins d'être un X men.
@Lulumae :
J'ai appris ce qu'étaient des oncles et des tantes seulement il y a quelques années, ce qui me semble peu étonnant vu que je n'en ai pas.